PXL Roasters
  • La chronique
  • Annexe de la planche IX

    Les process, fiche par fiche

    Ce qu'on fait au café entre la cerise cueillie et le grain vert, procédé par procédé. Une fiche par process : le principe, le déroulé avec ses paramètres, ce que ça donne en tasse, ce qui rate. Et partout la même règle, séparer ce qui a été mesuré de ce qui est seulement annoncé.

    Une quarantaine de cueilleurs dispersée dans une plantation de caféiers à flanc de coteau, sous les grands arbres d'ombrage laissés debout. Les femmes, en corsage clair et jupe longue, portent leur panier sur la tête ou le calent contre la hanche ; des échelles de bois sont appuyées contre les caféiers les plus hauts. On mesure à la dispersion des silhouettes combien la récolte est un travail de main-d'œuvre nombreuse et étalée sur la parcelle.
    La cueillette à Las Nubes, Guatemala, 1875Eadweard Muybridge, campagne photographique au Guatemala, 1875, tirage albuminé sur négatif verre, Metropolitan Museum of Art, New York, n° d'inventaire 2005.100.781, 1875, Domaine public (CC0, Open Access du Metropolitan Museum)

    La voie sèche

    La cerise entière séchée sur son grain, sans qu'on lui retire rien. C'est la plus ancienne des voies et de loin la plus difficile : rien ne protège le grain pendant les trois semaines où il sèche dans son propre sucre.

    La voie lavée

    On retire la chair avant de sécher. Le mucilage, cette couche gluante collée à la parche, est dégradé dans une cuve puis lavé. C'est la voie qui donne les tasses les plus nettes, et celle qui consomme le plus d'eau.

    Les voies intermédiaires

    Entre les deux, tout un dégradé : on dépulpe mais on garde une part du mucilage, plus ou moins grande, et on sèche avec. Les honey et le pulped natural sont des degrés d'une même idée, pas des procédés distincts.

    Le séchage

    Une voie décide de ce qu'on retire au fruit ; le séchage décide de comment on évacue l'eau de ce qui reste. Les deux dimensions sont indépendantes, et c'est tout l'intérêt de les séparer : on sèche un lavé sur lit africain exactement comme on y sèche un nature, et le choix du support change la durée, la régularité et le risque de moisissure bien plus que le choix de la voie.

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