Le canephora
Coffea canephora est une espèce, décrite en 1897 ; « robusta » est le nom d'une de ses variétés, que le commerce a étendu à toute l'espèce. Cette planche suit l'espèce depuis les forêts du bassin du Congo jusqu'à la campagne 2025-26, où elle fournit pour la première fois près d'un sac de café sur deux dans le monde : découverte et baptême, génome, groupes génétiques, Kouilou et Conilon, l'Ouganda et ses clones, la trachéomycose, l'agronomie et le traitement, le Vietnam, les robustas fins, le prix record de 2025 et l'hybride de Timor par lequel le canephora a sauvé l'arabica. Sources principales : le manuel de l'Uganda Coffee Development Authority (2019) avec ses numéros de page, Ukers (1922), Coste (1955), les travaux de génomique de Denoeud (2014) et Salojärvi (2024), les revues de Kawuki (2026) et Davis (2026), les rapports USDA et ICO, et le livre inédit de Marco (LC).

Les 20 sections de cette planche
Chaque section a sa page. La première phrase dit ce qu'on y trouve.
- 01Une espèce, pas une variétéDans le commerce, le mot robusta désigne toute la production de Coffea canephora.
- 02Découverte et baptême, 1880-1900Presque en même temps, et sans lien avec Pierre, le botaniste belge Émile Laurent repère au Congo un caféier sauvage vigoureux.
- 03Java, 1900-1919 : la rouille fait le lit du canephoraLa rouille orangée a détruit les arabicas de Ceylan à partir de 1869 et atteint Sumatra en 1876 ; dans les Indes néerlandaises, elle chasse l'arabica de tous les districts situés sous 3 500 pieds, soit un peu plus de 1 000 mètres.
- 04Le génome : diploïde, allogame, parent de l'arabicaLe canephora est diploïde, avec 2n = 22 chromosomes et un nombre de base x = 11.
- 05Deux groupes, puis huit : la géographie génétiqueLa structure de l'espèce a été lue deux fois : d'abord au champ, à l'œil, puis dans l'ADN.
- 06Sélectionner un allogame : cinq stratégies en un siècle
- 07Kouilou, Niaouli, Conilon : la lignée guinéenne et atlantiqueLe nom Kouilou vient d'une rivière côtière du sud du Gabon et du Congo, là où l'espèce pousse spontanément.
- 08L'Ouganda : l'espèce sur son terrain natifLe croissant du lac Victoria est l'habitat d'origine du canephora ougandais, et ce n'est pas une figure de style : du canephora sauvage y pousse encore, dans les forêts du bassin du lac et dans les réserves de Kibaale et de Zoka-Adjumani, sur 150 à 400 hectares estimés.
- 09La trachéomycose, 1927-1993La maladie qui a redessiné le canephora africain s'appelle coffee wilt disease, ou trachéomycose.
- 10Agronomie : ce que l'espèce demandeLe manuel ougandais fixe les conditions du canephora, poste par poste.
- 11Multiplier, irriguer, recéper : les options du planteurLe plant. Deux matériels se vendent en pépinière certifiée.
- 12Récolte et traitement : le Kiboko et le lavéDeux récoltes par an, la principale et la « fly crop », décalées d'une région à l'autre (voir le tableau en marge).
- 13Un siècle de parts de marchéLa montée du canephora se lit par période, et chaque palier tient à un régime de marché.
- 14Le Vietnam depuis 1990Le décollage tient à une politique. Le Đổi Mới de 1986 ouvre le marché, autorise l'entreprise privée et la privatisation des terres.
- 15Les robustas fins et le protocole CQIL'idée qu'un canephora puisse être bon n'est pas neuve.
- 16Le prix : le record de 2024-2025Le canephora est coté à Londres, sur l'ICE, par contrats de dix tonnes.
- 17L'hybride de Timor : ce que le canephora donne à l'arabicaSur une plantation de la moitié portugaise de Timor, aujourd'hui Timor-Leste, un arabica et un canephora se sont croisés spontanément.
- 18Ce qui a changé, 2023-2026Quatre faits datés résument l'état de l'espèce.
- 19Planches d’archivesGravures et photographies de l’ouvrage de William Ukers, All About Coffee (1922), tombé dans le domaine public.
- 20Continuer la baladeAilleurs sur le site, les passages qui parlent des mêmes choses que cette planche.
Ailleurs sur le site, les passages qui parlent des mêmes choses que cette planche. Calculé sur le texte, pas choisi à la main.