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    La macération carbonique (carbonic maceration)

    Les fermentations dirigées.

    FamilleLes fermentations dirigées
    Aussi appelémaceración carbónica, maceração carbônica, CM, macération semi-carbonique, semi-carbonic maceration, anaérobie carbonique, washed carbonic maceration

    Où ça se pratique

    Le mot entre dans le café en 2015. Sasa Sestic gagne le championnat du monde de barista avec un Sudan Rume colombien. La presse spécialisée de l'époque l'attribue à la Finca Las Nubes, chez Camilo Merizalde, et décrit la technique comme empruntée au vin. Le détail du lot ne repose que sur cette presse, et rien de plus solide ne l'étaie.

    La recherche publiée, elle, vient de quatre foyers identifiés.

    • Brésil, Espírito Santo. Le groupe de Lucas Louzada Pereira publie sur l'arabica en 2021, puis sur le conilon. C'est le corpus le plus fourni.
    • Mexique, Veracruz. Un essai grandeur réelle à la ferme La Joya, sur des cerises de caturra jaune, récolte 2021/22.
    • Colombie, Huila. Cenicafé compare cuve ouverte et cuve fermée, sur fruits entiers et sur café dépulpé, et publie en 2025.
    • Asie du Sud-Est. Des essais paraissent entre 2023 et 2025 en Indonésie et en Thaïlande, dont un travail qui range sous ce nom des cuves inoculées.

    Commercialement, l'appellation circule plus large que ces quatre foyers. Une équipe slovaque a acheté des cafés de spécialité du commerce pour y doser les métaux lourds, dont des lots étiquetés macération carbonique. Les origines de cet échantillonnage étaient au nombre de sept.

    • Éthiopie, Kenya.
    • Rwanda, Burundi.
    • Guatemala, Nicaragua, Pérou.

    L'étiquette voyage donc plus vite que la méthode documentée.

    Une petite bouteille de gaz carbonique équipée d'un détendeur à deux manomètres et reliée à un tuyau vert
    Petite bouteille de gaz carbonique avec détendeur à deux manomètresLupus in Saxonia · CC BY-SA 4.0

    Le principe

    La macération carbonique vient du vin, et le principe y est précis. On enferme des grappes entières, non foulées, dans une cuve saturée de gaz carbonique. Privé d'oxygène, le grain de raisin cesse de respirer et bascule sur une fermentation intracellulaire. Ce sont ses propres enzymes qui travaillent, dans ses propres cellules, sans levure ajoutée. Le reste de la vinification ne commence qu'après, en phase liquide.

    Le transfert vers la cerise de café n'est pas automatique. L'exocarpe, la peau du fruit, fait barrière. Tant qu'elle est intacte, les micro-organismes de surface n'attaquent pas directement le mucilage, la couche de chair sucrée collée à la parche, l'enveloppe rigide qui entoure le grain. Cenicafé a mesuré cette barrière. Sur fruits entiers, la fermentation démarre plus tard que sur café dépulpé. L'acidité est plus basse à 24 heures, et il reste plus de glucose dans la masse tout au long du processus. La peau retarde le travail microbien. Elle ne crée pas pour autant un mécanisme nouveau.

    Deuxième écart avec le vin, et il porte sur le mot anaérobie. Dans les essais café lus ici, personne ne chasse l'air de la cuve. On la ferme, les micro-organismes consomment l'oxygène présent et rejettent du gaz carbonique. Le milieu devient anoxique par épuisement, pas par purge. Cenicafé nomme ce régime SIAF, self-induced anaerobic fermentation, et le distingue explicitement de l'injection de gaz depuis une bouteille. Les deux conduites portent pourtant le même nom commercial.

    La graine, elle, reste vivante. Bytof et Selmar ont montré qu'elle enclenche de vrais processus de germination pendant le post-récolte, puis un métabolisme de stress. C'est le seul métabolisme intracellulaire documenté chez le café. Aucun travail lu ici ne montre que la pulpe de cerise fabrique, comme le raisin, les marqueurs aromatiques propres à la macération carbonique.

    Une cuve n'est pas un milieu homogène, et la semi-carbonique n'a besoin d'aucune bouteille

    Deux mécanismes manquent à cette fiche, et ils se tiennent : le premier explique ce qui se passe à l'intérieur d'une cuve de macération carbonique, le second explique comment on obtient l'atmosphère de gaz carbonique sans en acheter.

    La cuve est stratifiée, et le brassage devient une variable

    Hackler et Särchen décrivent ce qui se produit pendant la fermentation microbienne, celle qui convertit le sucre en alcool et en gaz carbonique : les cerises éclatent sous l'effet de la pression produite, et des conditions différentes s'installent à différentes hauteurs de cuve, depuis des cerises intactes en haut jusqu'à des cerises éclatées fermentant submergées dans leur propre jus en bas.

    Ce n'est pas un détail descriptif, c'est la cause physique d'un gradient que le site mesure ailleurs sans pouvoir l'expliquer. La fiche sur la fermentation lactique rapporte cinq virgule zéro six grammes par litre d'acide lactique au bas d'une cuve de cent soixante-quinze kilogrammes, contre deux virgule dix-huit en haut, soit plus du double. Un empilement de cerises sous pression n'est pas un réacteur agité : c'est une colonne où la charge écrase le bas, où le jus s'accumule par gravité, et où l'oxygène résiduel, plus léger que le gaz carbonique, reste en haut. Trois gradients superposés, donc, de pression, d'humidité et d'oxygène, et trois flores différentes.

    La conséquence de conduite est nette : le brassage cesse d'être une commodité et devient une variable de procédé au même titre que la durée. Brasser rapproche les strates et homogénéise le résultat ; ne pas brasser produit dans un même contenant plusieurs fermentations dont la tasse fera la moyenne. Or aucune des sources consultées ne publie de protocole de brassage avec sa fréquence, ni d'essai comparant une cuve brassée à une cuve laissée en place. C'est un manque frappant, puisque c'est le geste le moins coûteux de tout le procédé.

    La semi-carbonique, expliquée

    Cette fiche range l'appellation semi-carbonique sans lui donner de mécanisme. Hackler et Särchen en fournissent un, emprunté à Jitjaroen, Kongngoen et Panjai : c'est une forme hybride où une partie des cerises est laissée intacte et fermente dans la même cuve que des cerises écrasées. Aucun gaz carbonique n'a besoin d'être ajouté, puisqu'il est produit par la fermentation des cerises dépulpées, et ce gaz crée l'atmosphère protectrice nécessaire en déplaçant l'oxygène vers le haut.

    Le détail du déplacement vers le haut est mécaniquement juste et vaut d'être explicité : le gaz carbonique est plus dense que l'air, il s'accumule donc par le bas et repousse l'oxygène vers la surface, exactement comme dans une cuve de vinification. C'est pourquoi la couche supérieure d'une telle cuve reste la plus exposée à l'oxydation, et pourquoi les cerises intactes y sont mieux placées que les cerises écrasées.

    L'intérêt de cette définition est qu'elle rend le procédé accessible sans matériel : une bouteille de gaz coûte cher, une fraction de cerises écrasées ne coûte rien. Elle explique aussi pourquoi tant de lots vendus comme carboniques n'ont jamais vu une bouteille : la semi-carbonique produit une atmosphère réelle de gaz carbonique, simplement elle la produit après coup et non avant, ce qui laisse aux premières heures un régime aérobie que la vraie macération carbonique n'a pas.

    Sources de ce passage : Hackler et Särchen, chapitre 3, p. 33 pour la stratification ; chapitre 3, p. 34 pour la semi-carbonique, d'après Jitjaroen, Kongngoen et Panjai, Coffee Science, 2023. Gradient mesuré : fiche 14.

    Le déroulé

    1. Récolte et tri. Cerises mûres, entières, non abîmées. Flottation pour retirer les fruits flottants et les corps étrangers. Le degré Brix mesure le sucre disponible dans le fruit. C'est le carburant de la fermentation, et une masse pauvre en sucre fermente mal. L'essai mexicain partait de caturra jaune à 14,5 degrés Brix.

    2. Mise en cuve fermée. En Colombie, 20 kg de cerises par bioréacteur en polyéthylène haute densité de 30 litres. Au Mexique, 16 kg par cuve inox de 19 litres. Le volume compte, parce qu'il fixe le rapport entre la masse de fruit et le ciel gazeux au-dessus d'elle.

    3. Atmosphère. C'est ici que le mot se joue, et deux conduites très différentes le portent.

    • Injection réelle. Du gaz carbonique sort d'une bouteille et la cuve est tenue à pression constante. Le seul essai café lu ici avec ce dispositif tenait 1,50 bar. La pression chasse l'air et l'empêche de revenir.
    • Auto-génération. La cuve est seulement fermée, avec un barboteur qui laisse sortir le gaz sans laisser entrer l'air. L'oxygène présent est consommé par les micro-organismes, le gaz carbonique s'accumule. L'anoxie tarde donc à s'installer, le temps que cet oxygène soit épuisé.

    4. Macération. Les durées publiées vont de 24 heures à 15 jours. La température commande la vitesse de la fermentation, donc la durée utile.

    • 18 à 20 °C. Cinq à quinze jours. C'est le régime mexicain et le régime colombien.
    • 28 °C. Palier intermédiaire testé au Brésil, sur arabica et sur conilon.
    • 38 °C. Quatre à cinq jours. C'est le palier auquel les essais brésiliens obtiennent leurs meilleures notes.

    5. Surveillance. pH et température au minimum. La masse chauffe seule, et c'est le paramètre qui échappe le plus vite. Cenicafé a relevé 37 °C à 48 heures sur fruits entiers en cuve ouverte, alors que la pièce était tenue à 20 ± 1 °C. Passé ce cap, ces cuves sont restées au-dessus de 30 °C jusqu'à la fin de l'essai.

    Le fruit entier rend aussi du jus. Cenicafé a recueilli 1 400 mL de lixiviat, le liquide qui s'écoule au fond de la cuve, pour 20 kg de cerises à 144 heures en cuve fermée. En cuve ouverte, le pic est plus précoce, 1 250 mL à 72 heures.

    6. Sortie et séchage. Au Mexique, séchage sur lits suspendus pendant 21 jours. Cible : 10 à 11 % d'humidité et une activité de l'eau sous 0,70. L'activité de l'eau est la part d'eau libre, celle dont disposent les moisissures. Au-dessus de 0,70, le lot ne tient pas au stockage.

    7. Variantes. Une partie des lots vendus sous ce nom sont dépulpés puis lavés après la macération. Le lot de 2015 était présenté ainsi, sous le nom de washed carbonic maceration. Un travail indonésien range aussi sous macération carbonique des cuves où l'on ajoute un inoculant, ananas ou banane avec levure et sucre.

    Ce que ça donne en tasse

    Ce qui est mesuré, d'abord, avec ses désaccords.

    Au Mexique, sur caturra jaune, les auteurs concluent que la macération améliore la note dès le cinquième jour. Le témoin nature du jour 0 note 83,4 points SCA. Au quinzième jour, la cuve sous pression note 85,7 et la cuve à barboteur 86,2. L'injection de gaz carbonique à 1,50 bar n'a donc pas donné de meilleure note que le simple barboteur. Mais les mêmes auteurs concluent que la qualité physique du vert se dégrade aux dixième et quinzième jours. La note monte pendant que le grain s'abîme, et c'est le vrai résultat de cet essai.

    Les descripteurs se complexifient avec la durée. Au jour 0 :

    • canne à sucre, mélasse, mûre ;
    • cannelle, cardamome ;
    • corps léger.

    Au quinzième jour :

    • chocolat, cacao, vanille, noix ;
    • cerise, grenade ;
    • acidité citrique moyenne à haute, corps moyen à haut ;
    • une mention winey, vineuse.

    Au Brésil, sur conilon, le plan croisait cinq durées, de 24 à 120 heures, et trois températures, 18, 28 et 38 °C. La relation entre la note globale et la température y est significative à 24, 72 et 96 heures. Plus chaud, mieux noté, dans cette plage. Les notes rapportées vont de 78,64 à 83,25. L'étude de 2025 sur le même matériel identifie 92 composés volatils et associe les meilleures notes à des pyrazines et à des phénols. L'essentiel des pyrazines ne naît pas dans la cuve. Elles se forment à la torréfaction, par la réaction de Maillard, qui condense les sucres réducteurs avec les acides aminés.

    Cenicafé ne retrouve rien de tout cela. À 20 °C sur 192 heures, en Huila, aucun facteur n'a eu d'effet significatif sur la note. Le p est la probabilité d'observer un tel écart si le facteur ne faisait rien. Au-dessus de 0,05, on ne conclut pas à un effet.

    • Type de matière première, fruit entier ou café dépulpé : p = 0,6669.
    • Fermeture de la cuve, ouverte ou scellée : p = 0,5740.
    • Durée de fermentation : p = 0,3338.

    Les échantillons sont restés entre 80,75 et 85,00 points. Un seul a montré un défaut phénol.

    Ce qui est revendiqué, ensuite. Aucun essai lu ici ne rattache un composé aromatique précis à la macération carbonique du café. Le vin, lui, rattache la sienne au benzaldéhyde et au cinnamate d'éthyle. Le profil vineux et fruits rouges décrit dans le commerce n'est isolé nulle part de l'effet de la durée de fermentation. Cette durée suffit à expliquer les écarts observés au Mexique.

    Enfin, l'étiquette elle-même agit. Une étude sur 180 consommateurs a servi le même café sous trois étiquettes. Celle qui portait macération carbonique a augmenté la nouveauté perçue, sans nuire à l'acceptation en bouche. Celle qui portait fermentation a créé une attente d'acidité plus forte et une appréciation plus basse. Cette baisse a tenu jusqu'à la dégustation. Une part de ce qu'on croit goûter est écrite sur le sac.

    Une cuve de fermentation en plastique alimentaire, fermée par un couvercle et surmontée d'un barboteur à bulles rempli d'eau
    Cuve de fermentation fermée surmontée d'un barboteur à bullesShermozle · CC BY-SA 3.0

    Ce qui rate

    Le vert se dégrade avant la tasse. C'est le risque le mieux documenté, et c'est la conclusion même de l'essai mexicain.

    Au Mexique, au quinzième jour, les défauts totaux montent à 12,97 % en cuve sous pression et 17,77 % en cuve à barboteur, contre 11,37 % au jour 0. Les défauts primaires, les plus pénalisants au classement, passent de 0,58 % à 1,96 % sous pression et 3,07 % sans pression. La part de grain sain tombe de 88,63 % à 82,23 %. La densité chute de 732 à 681 g/L, signe que le grain s'est creusé. La couleur vire du vert bleuté au jaune brun, surtout en cuve non pressurisée. Cenicafé cite ce même essai pour rappeler que les défauts montent au quinzième jour dans les deux conduites, avec ou sans injection.

    Le défaut phénol, ce goût de médicament ou de pansement, est le seul défaut nommé apparu dans le corpus lu. Cenicafé l'a trouvé sur des fruits entiers en cuve ouverte à 72 heures. La cuve ouverte laisse entrer l'air, et les bactéries acétiques ont besoin d'oxygène pour travailler. Elles représentaient de 20 à 57 % de la flore bactérienne dans cette condition, surtout des Acetobacter. Ailleurs, la flore lactique domine, Weissella d'abord, puis Leuconostoc et Lactiplantibacillus.

    L'emballement thermique est le mécanisme central. Une masse de fruits entiers se réchauffe seule jusqu'à 37 °C en 48 heures, dans une pièce tenue à 20 °C. Ce que cette chaleur fait à la tasse n'est pas tranché. Les Brésiliens notent mieux leurs lots à 38 °C, les Colombiens ne voient aucun effet à 20 °C. Ce qui est établi, c'est que la température de la cuve n'est pas celle de la pièce. Elle n'est donc pas pilotée tant qu'on ne la mesure pas.

    La graine meurt, et vite en cuve ouverte. Cenicafé a mesuré la viabilité de l'embryon au tétrazolium, un sel qui rougit au contact des tissus vivants. Le témoin est à 83,3 %, avec un écart-type de 12,2 points, ce qui est large. En cuve fermée, la viabilité reste au-dessus de 80 % jusqu'à 120 heures. En cuve ouverte, la dégradation s'enclenche dès 48 heures et descend à 25 % à 192 heures. La baisse dans le temps est significative (p < 0,0001). Dans cette même étude, la note en tasse n'a pas suivi cette chute. Le lien entre mort de l'embryon et défaut en tasse n'est donc pas établi ici. C'est un signal, pas une preuve.

    Le dernier risque est le nom. Vendre comme macération carbonique une cuve simplement fermée, ou un café déjà dépulpé, n'est sanctionné par rien. Le guide d'achat de café vert de l'importateur américain Royal Coffee définit la macération carbonique du café par la cerise laissée intacte en cuve scellée. Il y décrit le gaz carbonique comme venant de l'activité microbienne, pas d'une bouteille. Ailleurs, des travaux publient sous le même nom des cuves inoculées à l'ananas ou à la banane.

    Les repères

    • Cenicafé, pic thermique sur fruits entiers en cuve ouverte37 °C à 48 heures, pièce tenue à 20 °C
    • Cenicafé, lixiviat recueilli pour 20 kg de cerises1 400 mL à 144 heures en cuve fermée
    • Cenicafé, effet sur la note à 20 °C sur 192 heuresaucun (p = 0,6669 ; 0,5740 ; 0,3338)
    • Cenicafé, viabilité de l'embryon au tétrazolium83,3 % au témoin, plus de 80 % à 120 heures en cuve fermée, 25 % à 192 heures en cuve ouverte
    • Cenicafé, bactéries acétiques en cuve ouverte20 à 57 % de la flore bactérienne
    • Mexique, note SCA83,4 au jour 0, puis 85,7 sous pression et 86,2 au barboteur au quinzième jour
    • Mexique, défauts primaires au quinzième jour1,96 % sous pression, 3,07 % sans, contre 0,58 % au jour 0
    • Brésil, conilonplan de 24 à 120 heures croisé avec 18, 28 et 38 °C
    • Indonésie, macération inoculée à 29 °C85,50 points pour le meilleur traitement, 79,00 pour le témoin
    • Étiquetage180 consommateurs, trois étiquettes, un seul et même café
    Zone d'ombreLe point le plus lourd d'abord. Aucun travail lu ici ne démontre chez la cerise de café la fermentation intracellulaire que la littérature décrit chez le raisin. Le seul métabolisme intracellulaire documenté pendant le post-récolte est celui de la graine, germination puis stress, et il n'est pas propre à la macération carbonique. Le mot est donc emprunté avant d'être prouvé. L'histoire du procédé en vin n'a pas pu être vérifiée dans cette passe. Le chapitre de référence est cosigné par Claude Flanzy. L'attribution courante à Michel Flanzy, et la date de 1934, ne se retrouvent dans aucune source de premier rang consultée ici. Les deux chiffres qui circulent avec, 1,5 à 2 % d'alcool formé et acide malique réduit de moitié, n'ont pas pu être relus dans le texte du chapitre, qui est sous abonnement. Ils sont donc retirés de la fiche. Les valeurs de tableau de l'essai mexicain n'ont pas pu être relues dans cette passe. Le site de la revue présente un certificat invalide. Le résumé de l'article confirme le plan expérimental, l'usage d'une pression de CO2 constante, l'amélioration au cinquième jour et la dégradation physique aux dixième et quinzième jours. Il ne confirme pas les décimales. Restent donc non revérifiés ici : les 144 kg de départ, le degré Brix, les cuves de 19 litres, les 1,50 bar, les 21 jours de séchage, les notes SCA, les pourcentages de défauts, la densité et les listes de descripteurs. La valeur p qui accompagnait l'effet de la durée a été retirée faute de relecture, l'article ne donnant dans son résumé qu'un seuil de 0,05. Le protocole exact des essais brésiliens n'a pas pu être lu non plus. Les articles sont sous abonnement et le serveur de l'un des éditeurs était en maintenance au moment de cette vérification. Leurs résumés parlent de conditions anaérobies sans confirmer une injection de CO2. Impossible donc de dire si le corpus brésilien mesure une vraie macération carbonique ou une cuve simplement fermée. Le plan expérimental et la relation entre note et température sont confirmés, les notes de 78,64 à 83,25 et la liste des 92 composés volatils ne le sont pas. Les chiffres 80,90 ± 1,47 à 85,15 ± 0,96, attribués à l'équipe brésilienne sur arabica, avaient été lus dans la discussion de l'article mexicain, pas dans l'original. Ils sont retirés du corps de la fiche. L'espèce fongique dominante citée dans l'étude de 2024 sur la diversité des champignons n'a pas pu être vérifiée. Elle est retirée de la mention de source. Les marqueurs aromatiques de la macération carbonique du vin, benzaldéhyde et cinnamate d'éthyle, n'apparaissent comme marqueurs dans aucune des études café lues. Les composés qui discriminent dans l'étude conilon sont des pyrazines et des phénols, c'est-à-dire pour l'essentiel des produits de torréfaction. Cela n'exclut rien, mais rien ne le soutient non plus. Aucun recensement ne dit quelle part des lots vendus sous ce nom injecte réellement du gaz carbonique. Aucun organisme ne définit de seuil entre macération carbonique, semi-carbonique et anaérobie en cuve fermée. Deux producteurs ne vendent pas la même chose sous le même mot, et un travail publié range même sous ce nom des cuves inoculées. Le lot de 2015 de Sasa Sestic est décrit par la presse spécialisée comme washed carbonic maceration. Le nom de la ferme, la composition du service en cappuccino, l'atmosphère de la cuve et la durée ne reposent sur aucune source vérifiable de premier ou de deuxième rang. Sur le cadmium, la fiche corrige une lecture antérieure. L'étude slovaque rapporte bien un effet du mode de traitement sur le cadmium (p < 0,001), et la teneur la plus haute, 0,062 mg/kg, sur le lot en macération. Elle n'attribue pas cette valeur à une origine particulière, et le Guatemala n'y est cité que pour le mercure. Origine et procédé restent confondus dans un plan fait de cafés achetés dans le commerce. La cause n'est donc pas départageable.
    Peñuela-Martínez A.E., Osorio-Giraldo C.V., Buitrago-Zuluaga C., Medina-Rivera R.D., « Development of Fermentation Strategies for Quality Mild Coffee Production (Coffea arabica L.) Based on Oxygen Availability and Processing Time », Foods, vol. 14, n° 17, 3001, 2025, DOI 10.3390/foods14173001 (bioréacteurs polyéthylène haute densité de 30 L, 20 kg par cuve, pièce à 20 ± 1 °C, 192 h ; pic à 37 °C à 48 h puis maintien au-dessus de 30 °C ; lixiviats de 1 400 mL à 144 h en SIAF et 1 250 mL à 72 h en semi-anaérobie ; p = 0,6669, 0,5740 et 0,3338 sur la note, plage 80,75 à 85,00 ; défaut phénol sur fruit entier en semi-anaérobie à 72 h ; viabilité au tétrazolium 83,3 % ± 12,2 % au témoin, plus de 80 % jusqu'à 120 h en SIAF, 25 % à 192 h en semi-anaérobie, p < 0,0001 ; bactéries acétiques Acetobacter de 20 à 57 % en semi-anaérobie, flore lactique Weissella puis Leuconostoc et Lactiplantibacillus ; retard de fermentation et glucose résiduel plus élevé sur fruit entier ; distinction explicite entre injection de CO2 et SIAF) ; Hernández-Alcántara G., Alarcón-Gutiérrez E., Ronzón-Soto S., García-Pérez J.A., « Physical and sensorial quality of yellow caturra coffee after a carbonic maceration process », Coffee Science, vol. 18, e182134, 2023, DOI 10.25186/.v18i.2134 (ferme La Joya, récolte 2021/22, caturra jaune ; macération carbonique à pression de CO2 constante ; échantillonnage à 0, 5, 10 et 15 jours ; note améliorée dès le cinquième jour par rapport au témoin nature, différence significative des défauts primaires selon la durée, qualité physique dégradée aux dixième et quinzième jours ; sections 2.2 à 2.3 pour le protocole, tableaux 1 à 3 pour les défauts, les notes et les descripteurs) ; Gomes W. dos S. et al., « Changes in the Chemical and Sensory Profile of Coffea canephora var. Conilon Promoted by Carbonic Maceration », Agronomy, vol. 12, n° 10, 2265, 2022, DOI 10.3390/agronomy12102265 (plan 24, 48, 72, 96 et 120 h croisé avec 18, 28 et 38 °C ; relation linéaire significative entre note globale et température à 24, 72 et 96 h) ; Brioschi Junior D., Guarçoni R.C., da Silva M. de C.S., Veloso T.G.R., Kasuya M.C.M., Oliveira E.C. da S., da Luz J.M.R., Moreira T.R., Debona D.G., Pereira L.L., « Microbial fermentation affects sensorial, chemical, and microbial profile of coffee under carbonic maceration », Food Chemistry, vol. 342, 128296, 2021, DOI 10.1016/j.foodchem.2020.128296 (corpus arabica du groupe d'Espírito Santo) ; dos Santos Gomes W. et al., « Fermentation time and temperature induce changes in the volatile and sensory profile of Coffea canephora var. Conilon subjected to carbonic maceration », Journal of Food Composition and Analysis, vol. 143, 107636, 2025, DOI 10.1016/j.jfca.2025.107636 (notes de 78,64 à 83,25, 92 composés volatils, pyrazines et phénols associés aux meilleures notes) ; Entringer T.L. et al., « Genetic diversity of the fungal community that contributes to the sensory quality of coffee beverage after carbonic maceration and fermentation », 3 Biotech, vol. 14, n° 11, 272, 2024, DOI 10.1007/s13205-024-04099-z (dynamique fongique sous macération carbonique) ; Bytof G., Knopp S.-E., Kramer D., Breitenstein B., Bergervoet J.H.W., Groot S.P.C., Selmar D., « Transient Occurrence of Seed Germination Processes during Coffee Post-harvest Treatment », Annals of Botany, vol. 100, n° 1, 2007, p. 61-66, DOI 10.1093/aob/mcm068 (isocitrate lyase, reprise du cycle cellulaire, pic de germination à deux jours en voie humide) ; Carvalho F.M., de Sousa M.M.M., Nadaleti D.H.S., « Label Information About Fermentation Processing Affects Consumers' Sensory and Hedonic Judgements of Specialty Coffee », Foods, vol. 15, n° 8, 1287, 2026, DOI 10.3390/foods15081287 (180 participants, trois étiquettes sur un café identique ; l'étiquette fermentation crée une attente d'acidité plus haute et une appréciation plus basse qui tient à la dégustation ; l'étiquette macération carbonique augmente la nouveauté perçue sans réduire l'acceptation) ; Reta R., Zaimar Z., Poerwanty H., « Hybrid Carbonic Maceration Techniques for Enhancing Arabica Coffee Flavor Profiles », Coffee Science, vol. 20, e202326, 2025, DOI 10.25186/.v20i.2326 (quatre traitements à 29 °C sur 2 à 4 jours avec inoculants ananas, banane ou rose ; 85,50 points pour le meilleur, 79,00 pour le témoin sans inoculant) ; Jitjaroen W., Kongngoen R., Panjai L., « Aroma profiles and cupping characteristics of coffee beans processed by semi carbonic maceration process », Coffee Science, vol. 18, e182119, 2023 (semi-carbonique à 15 et 20 °C pendant dix jours) ; Várady M., Borzíková J., Popelka P., « Effect of processing method (natural, washed, honey, fermentation, maceration) on the availability of heavy metals in specialty coffee », Heliyon, vol. 10, n° 3, e25563, 2024, DOI 10.1016/j.heliyon.2024.e25563 (cafés de spécialité du commerce d'Éthiopie, du Kenya, du Rwanda, du Burundi, du Guatemala, du Nicaragua et du Pérou ; effet du mode de traitement sur le cadmium, p < 0,001 ; teneur la plus haute sur le lot en macération, 0,062 mg/kg) ; Tesnière C., Flanzy C., « Carbonic Maceration Wines: Characteristics and Winemaking Process », Advances in Food and Nutrition Research, vol. 63, 2011, p. 1-15, DOI 10.1016/B978-0-12-384927-4.00001-4 (fermentation intracellulaire du raisin entier, phases du procédé) ; Royal Coffee, guide d'achat de café vert, chapitre sur la macération carbonique et la fermentation anaérobie (cerise laissée intacte, cuve étanche à soupape, CO2 d'origine microbienne) ; presse spécialisée du championnat du monde de barista 2015 (Sudan Rume attribué à la Finca Las Nubes, Camilo Merizalde, service en washed carbonic maceration).
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