PXL Roasters
  • La chronique
  • Planche XX · section 10 sur 11

    Ce qu'on ne sait pas

    Une cuve cylindrique fermée, dessinée en coupe verticale, traversée de haut en bas par un faisceau de tubes ; à droite, la vue de dessus montre la plaque perforée qui porte ces tubes, et une troisième figure donne le détail d'un élément. Le liquide circule dans les tubes pendant que les grains occupent le corps de la cuve, dispositif d'échange thermique que l'on retrouvera dans les fermenteurs fermés.
    Cuve verticale de traitement du café vert de Lawrence K. Watrous, brevet américain n° 1 498 410, planche de dessin

    Une planche honnête se termine par ses trous. En voici cinq, et ce sont les mêmes qui reviennent dans toute la littérature récente.

    • Ce qui passe réellement dans le grainOn mesure des différences dans le grain vert après fermentation. On ne sait pas faire la part entre ce qui a diffusé depuis le bain, ce que le grain a produit lui-même, et ce qui n'est resté qu'en surface.
    • Qui dégrade le mucilageEnzymes du fruit, acides, levures : les trois mécanismes ont chacun une publication solide derrière eux, et aucune réplication indépendante ne les départage.
    • Les pressions et les gaz des cuves ferméesPresque jamais publiés, alors qu'ils commandent la solubilité et la diffusion. Chacun ferme sa cuve à sa façon.
    • La reproductibilité entre originesAucun protocole n'a été validé sur plusieurs origines avec témoins. Les durées circulent sans leur contexte.
    • La part de la sélectionLe tri et la conduite du séchage qui accompagnent les procédés expérimentaux ne sont presque jamais contrôlés séparément.

    La bonne nouvelle est que ce sont des questions ouvertes et non des impasses : toutes se règlent par une expérience avec témoin, et quelques équipes commencent à les faire.

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