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    Yémen

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Asie

    ATLASYémen

    environ 27 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Yémen n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Yemen
    Dernière valeur
    environ 27 000 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    valeur imputée par l'organisme récepteur
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    41 933 tonnes en 2021, chiffre d'une organisation externe
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 15 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t20 967 t41 933 tpic : 41 933 t en 2021 · source externeenviron 27 000 t en 2024 · imputé19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Point creux : la dernière valeur est imputée par FAOSTAT, pas déclarée par le pays. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    Le Yémen n'est pas le pays d'origine du caféier. Coffea arabica pousse à l'état sauvage dans les forêts du sud-ouest de l'Éthiopie et sur le plateau de Boma, au Soudan du Sud ; le Yémen en est le principal foyer de domestication, c'est-à-dire l'endroit où la plante sauvage est devenue une culture. La date de ce passage reste floue. Ukers cite des auteurs qui la font remonter à 575, sans les suivre, et ne voit de culture intensive qu'aux XVe et XVIe siècles. McCook place lui aussi le début de la culture au XVe ou au XVIe siècle et rapporte, d'après l'anthropologue Daniel Varisco, que le caféier serait arrivé d'Éthiopie à la même époque que le qat, l'autre plante stimulante du pays. Les textes arabes que rapporte Ukers rattachent l'usage de la boisson aux confréries soufies d'Aden vers 1454 [10][12][14]

    Pendant près de deux siècles, le Yémen est le seul pays qui cultive le café pour le commerce. Les Ottomans, qui conquièrent le pays à la fin des années 1530, en font un revenu d'État ; les imams qasimites, qui les chassent en 1635, continuent de vendre aux villes ottomanes et prélèvent, selon l'historienne Nancy Um citée par McCook, un quart du prix de vente. Ukers rapporte que les grains ne sortaient du pays qu'ébouillantés ou grillés, pour qu'ils ne puissent plus germer. Au XVIIIe siècle, le Yémen exporte selon McCook entre 12 000 et 15 000 tonnes par an. Le port de Moka, sur la mer Rouge, donne son nom au café sans en avoir jamais produit : en 1922, Ukers le dit sans importance commerciale, Aden et Hodeïda ayant pris le relais [12][14]

    Le marché que La Roque décrit de près est celui de Bayt al-Faqih, le « Betelfaguy » de La Roque, à trois lieues des montagnes d'où descend le café, où les marchands de Saint-Malo venus par mer au début du XVIIIe siècle installent une maison de commerce. Le récit publié en 1716 décrit un bazar tenu chaque jour sauf le vendredi, où les officiers des douanes notent le poids et le prix de chaque vente pour lever la taxe du roi, payée par le seul vendeur. Les paysans, note La Roque, n'apportent pas leur café quand le prix ne leur convient pas. Les marchands d'Égypte et de Turquie chargent deux balles de 270 livres par chameau vers un petit port de la mer Rouge. Ce monopole n'était que de fait : il s'effrite dès que les Hollandais, puis les Français, font pousser la plante à Java, à Bourbon puis aux Antilles, entre la fin du XVIIe siècle et les années 1720 [11][13][14]

    Ce que le monde a emporté du Yémen tient en peu de graines. Le catalogue de World Coffee Research de 2025 décrit deux départs. Le premier mène en Inde à la fin du XVIIe siècle ; le catalogue l'attribue à Baba Budan et le date de 1670, quand Ukers donnait 1600, ou 1695 selon une autorité qu'il jugeait meilleure. Le second mène à l'île Bourbon, où les Français tentent trois introductions, en 1708, 1715 et 1718. De là sortent les lignées Typica et Bourbon, c'est-à-dire la base de la plupart des arabicas cultivés hors d'Éthiopie. McCook relève une conséquence : la rouille du caféier, Hemileia vastatrix, ne s'est pas installée dans ce pays sec et sans forêt humide, et le botaniste Pierre Sylvain n'en trouve aucune trace dans les années 1950. Les plants partis du Yémen étaient sains, mais sans aucune résistance [11][12][14]

    En 1922, Ukers ne trouve aucune statistique de production. Il cite l'estimation du plus ancien négociant d'Aden, 45 000 sacs de 176 livres par an, soit environ 3 600 tonnes (calcul fait ici). Le même ouvrage montre que plus de la moitié du café expédié d'Aden vient d'ailleurs : en 1917-1918, le port reçoit l'équivalent de 2 800 tonnes d'Éthiopie par Djibouti contre 3 000 tonnes de Moka et du Jizan. Le nom de Moka désigne alors un port de transit autant qu'un terroir. Le commerce vend le café sous des noms de districts, Yafei, Anezi, Mattari, Sanani, Sharki ou Haimi-Harazi pour les meilleurs. Le rapport de l'USAID de 2005 affirme qu'avant la fin des années 1940 le pays exportait 12 000 tonnes ou plus par an, sans dire d'où vient ce chiffre [6][12]

    La série FAOSTAT commence en 1961 à 6 300 tonnes, oscille entre 3 800 et 7 500 tonnes jusqu'en 1990, puis dépasse 10 000 tonnes à partir de 1996. Elle saute de 11 331 tonnes en 2005 à 17 292 en 2006, une hausse de 53 % en un an qui vient surtout du rendement, passé de 393 à 536 kg par hectare ; l'USAID notait fin 2005 qu'un recensement de 2004 venait de corriger les estimations de plusieurs provinces. Le dernier chiffre officiel, marqué A, est celui de 2019 : 20 812 tonnes sur 34 981 hectares. De 2020 à 2023, la FAO ne publie plus que des chiffres non officiels repris d'une autre organisation (marque X), puis une valeur imputée pour 2024 (marque I), 26 544 tonnes. Le maximum de la série, 41 933 tonnes en 2021, n'est pas une récolte : c'est une valeur non officielle calculée avec un rendement de 1 125 kg par hectare, le double de l'année précédente, retombée à 23 945 tonnes l'année suivante [1][6]

    Illustration en noir et blanc d'un ouvrage de voyage de 1893, légendée en anglais. Un escalier de terrasses étroites plantées de caféiers remonte un vallon vers un village accroché à la roche, dominé par un piton de grès couronné d'une tour de guet. Deux hommes travaillent à mi-pente sur une banquette ; au premier plan, un homme armé d'un bâton, un enfant et une femme voilée montent le sentier. La planche montre ce que les photographies du café montrent rarement : une caféiculture de montagne bâtie en gradins de pierre sèche.
    Caféiers en terrasses à Attara, près de Manakha, Yémen, 1893Planche hors texte de Walter Burton Harris, A Journey through the Yemen, and some general remarks upon that country · Domaine public

    Aujourd'hui

    Le café pousse sur les versants ouest des hautes terres, en terrasses soutenues par des murets de pierre ou au fond de vallées étroites. L'USAID situait en 2005 plus de 95 % de la production dans dix provinces de l'ouest ; la FAO et la Société financière internationale (IFC) en comptent quinze productrices en 2023. L'enquête de Montagnon et de ses coauteurs, menée en 2020 auprès de 148 exploitations, couvre cinq gouvernorats : Ibb, Raymah et Dhamar au sud, Al Mahwit et Sanaa au nord. Ukers nommait déjà les mêmes axes en 1922, entre Taïz, Ibb, Yarim et Sanaa, et sur la route de Hodeïda à Sanaa par Manakha. Les altitudes citées vont d'environ 1 000 mètres, plancher relevé par Sylvain dans les années 1950, à 2 500 mètres pour le type Bura'i [6][7][10][12][14]

    Les cultivateurs nomment leurs arbres Udaini, Tufahi, Dawairi, Bura'i, Jaadi ou Buna, et l'USAID leur prête des étages différents, le Dawairi jusqu'à 1 700 mètres, l'Udaini et le Tufahi jusqu'à 2 000. Montagnon et ses coauteurs ont confronté ces noms en 2022 à la génétique de 88 arbres, typés par microsatellites, c'est-à-dire par de courtes séquences d'ADN répétées qui servent d'empreinte. Les noms suivent la géographie, pas la génétique : parmi les arbres appelés Udaini, 67 % relèvent du groupe New-Yemen, 19 % du groupe Typica-Bourbon et 14 % du groupe SL34. Ces trois groupes avaient été décrits en 2021 par la même équipe, sur 45 arbres yéménites comparés à 72 accessions éthiopiennes et à 20 variétés cultivées ailleurs ; le groupe New-Yemen n'a été trouvé qu'au Yémen. Le catalogue de World Coffee Research de 2025 ne contient aucune fiche de variété yéménite [6][9][10][11]

    Le café yéménite est presque entièrement traité en voie sèche : la cerise entière sèche au soleil, le plus souvent sur les toits plats des maisons, puis on décortique le fruit sec pour en séparer le grain. L'USAID notait en 2005 que la place manque, que les cerises s'empilent sur plusieurs couches et qu'on les retourne rarement, ce qui allonge le séchage et favorise moisissures et fermentations. La cueillette est manuelle, en trois à cinq passages par arbre. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) situe la floraison en février et mars et la récolte d'octobre à décembre, parfois jusqu'en janvier, avec un pic des ventes de novembre à janvier [6][8]

    Les exploitations sont minuscules : 0,291 hectare et 394 caféiers en moyenne, pour 114 kg de café par famille, selon les chiffres du PNUD repris par la FAO et l'IFC. Le recensement de 2000 comptait 99 056 ménages producteurs. Le concurrent direct est le qat (Catha edulis), un arbuste dont on mâche les feuilles pour leur effet stimulant. L'USAID lui attribuait en 2005 plus de 120 000 hectares contre moins de 30 000 pour le café ; le PNUD cite en 2022 les chiffres officiels de 166 745 hectares de qat pour 32 984 de café, soit environ 15 % des terres agricoles et près de 40 % de l'eau d'irrigation pour le qat. La FAO et l'IFC ajoutent que toute terre à café peut porter du qat, l'inverse n'étant pas vrai [6][7][8]

    La guerre ouverte en 2015 a coupé l'administration du café en deux. Au nord, deux organes gèrent la filière, l'autorité générale du café du ministère de l'Agriculture et une unité café rattachée à la Haute commission agricole d'Ansar Allah, qui exige deux certificats pour exporter ; au sud, le ministère de l'Agriculture n'a aucun organe équivalent. Le pays a deux banques centrales et deux taux de change. Les camions passent des barrages, rouler de nuit est dangereux, et l'embargo imposé par les pays voisins pèse sur les intrants comme sur les exportations ; Aden a gardé son port et son aéroport ouverts. Le Yémen a signé l'Accord international sur le café de 2007 et adhéré à l'ICO en 2008, mais selon la FAO et l'IFC il n'y est pas actif et ne paie pas sa cotisation. L'Arabie saoudite reste le premier client, avec 63 % des exportations en valeur en 2019, sur un total d'environ 20,2 millions de dollars [5][7]

    Ukers écrivait en 1922 que les Yéménites ne boivent pas le grain mais le kisher, une décoction des enveloppes séchées de la cerise, si bien que toute la récolte partait à l'export. Ce n'est plus le cas : la FAO et l'IFC estiment qu'environ 40 % du café reste sur le marché intérieur. Le qishr, l'autre nom du kisher, est devenu lui-même une marchandise d'exportation, environ 1 200 tonnes en 2019 pour 2,5 millions de dollars, dont 2,2 millions vers l'Arabie saoudite [7][12]

    Repères
    Espèce cultivée
    Coffea arabica, populations locales [6]
    Altitude de culture
    environ 1 000 à 2 500 m [6]
    Récolte
    octobre à décembre, parfois janvier [8]
    Traitement
    voie sèche, cerise entière séchée sur les toits [6]
    Dernière production officielle (FAOSTAT)
    20 812 t en 2019, sur 34 981 ha [1]
    Production selon l'ICO
    91 000 sacs de 60 kg en 2019/20 [2]
    Exploitation moyenne
    0,291 ha et 394 caféiers [7]
    Premier client
    Arabie saoudite, 63 % des exportations en valeur en 2019 [7]

    Zones d'ombre

    Personne ne sait combien le Yémen produit. Pour la campagne 2019/20, l'ICO compte 91 000 sacs de 60 kg, soit 5 460 tonnes, quand FAOSTAT donne 20 812 tonnes pour 2019 : près de quatre fois plus. La série de l'ICO a ses propres ruptures : de 57 000 à 69 000 sacs par an de 1998/99 à 2002/03, soit 3 400 à 4 100 tonnes, un ordre de grandeur proche des exportations officielles de l'époque, puis 193 000 sacs en 2003/04, le chiffre de la FAO, que l'ICO reprenait alors pour ce pays non membre. Les deux séries se séparent ensuite au saut de 2006, que la FAO a gardé et que l'ICO n'a pas suivi : autour de 200 000 sacs, environ 12 000 tonnes, de 2004/05 à 2007/08. L'ICO estimait encore en 2008 la production moyenne à 250 000 sacs, et le guide de l'ITC de 2021 donnait pour 2018 et 2019 106 000 et 100 000 sacs, que les tableaux de l'ICO ramènent en 2024 à 86 000 et 91 000. Depuis 2020, FAOSTAT ne publie plus de chiffre officiel ; le pic de 2021 et la valeur imputée de 2024 ne se lisent pas comme des récoltes. Le PNUD le reconnaît : aucune source indépendante ne permet d'estimer de façon fiable les surfaces de café et de qat [1][2][3][4][5][6][8][15]

    Le rapport de la FAO et de l'IFC de 2023, la source la plus récente sur la filière, se contredit sur l'essentiel. Il écrit qu'environ 60 % du café vert est exporté, puis que moins d'un quart l'est, 3 600 tonnes sur 21 000 en 2019. Il annonce des exportations passées de 44 000 à 75 000 tonnes entre 2000 et 2005, plus que la production donnée par n'importe quelle source, chiffre la part du pays dans la production mondiale à 0,0000021 % et donne 21 639 tonnes pour 2021 quand FAOSTAT en publie 41 933. Sa surface et sa production de 2019 sont celles du ministère, que FAOSTAT reprend aussi : la concordance entre les deux est donc circulaire. Pour le passé, les ordres de grandeur ne s'accordent pas non plus : l'USAID avance 12 000 tonnes exportées par an jusqu'aux années 1940, quand l'estimation citée par Ukers en 1922 place la production autour de 3 600 tonnes [1][6][7][12]

    La génétique du café yéménite repose sur deux études d'une même équipe, financées par Qima Coffee, une entreprise qui vend du café yéménite et à laquelle deux des auteurs de la première sont rattachés, puis par les fondations Qima et Lavazza. Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêts et ne communiquent leurs données que sur demande. Le résultat n'en devient pas suspect, mais aucune étude indépendante qui le reproduise n'a été trouvée dans les sources consultées, et 45 arbres d'une population de sélection ne résument pas un pays. Le climat n'est pas mieux fixé : moins de 400 mm de pluie par an selon Montagnon, de 455 à 1 500 mm selon l'USAID, de 800 à 2 000 mm pendant la saison des pluies selon McCook. Enfin les dates d'arrivée du caféier, du VIe au XVIe siècle, et celle de la sortie des graines vers l'Inde, 1600, 1670 ou 1695, tiennent aux auteurs qui les écrivent plutôt qu'à des documents datés [6][9][10][11][12][14]

    Non traité : Pas de chiffre de production ou d'exportation fiable après 2020 : FAOSTAT ne publie que des valeurs non officielles ou imputées, les tableaux de l'ICO consultés s'arrêtent à la campagne 2020/21, les fichiers plus récents n'ayant pas été retrouvés sur le nouveau site de l'organisation, et le rapport FAO-IFC de 2023 se contredit. Pas de série d'exportations en volume tirée d'une base de commerce (Comtrade, ITC Trade Map), faute de quota de recherche et parce que les flux passent par l'Arabie saoudite et les Émirats sans être déclarés comme yéménites. Pas de source primaire sur les paramètres techniques du séchage (durée, épaisseur, humidité finale). La thèse de Greeney (Harvard, 2022), qui compare les estimations de la FAO et de l'ICO, n'a pas pu être lue (erreur 429 répétée) et n'est pas citée. Le rôle des négociants de spécialité installés depuis 2015 n'est pas traité, faute de source autre que leur propre communication.

    Sources
    1. Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), Yemen : production, superficie récoltée, rendement, avec leurs marques, FAO, FAOSTAT, 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
      La série 1961-2024 et la marque de chaque année : X (chiffre non officiel d'une autre organisation) pour 1961-1969, 1982-1983 et 2020-2023, A (officiel) pour les autres années jusqu'en 2019, I (imputé) pour 2024 ; superficie et rendement, dont le rendement de 1 125 kg/ha qui produit le pic de 2021. Fichier de la publication du 23/12/2025, lu en local.
    2. Total production by all exporting countries, crop years 1990/91 à 2019/20 (tableau 1a), Organisation internationale du café (ICO), 2024, http://web.archive.org/web/20240415232356/https://ico.org/historical/1 niveau solide
      Production du Yémen en milliers de sacs de 60 kg : 0 de 1990/91 à 1997/98, 57 à 69 de 1998/99 à 2002/03, 193 en 2003/04, 198 à 207 de 2004/05 à 2007/08, 220 en 2008/09, 178 en 2014/15, 86 en 2018/19, 91 en 2019/20. Lu dans la capture d'archive du 15/04/2024, l'adresse d'origine renvoyant une 404 le 21/10/2026.
    3. Crop year production by country (Table 1), Organisation internationale du café (ICO), 2024, http://web.archive.org/web/20240724002100/https://www.ico.org/prices/p niveau solide
      Yémen : 132, 86, 91 et 100 milliers de sacs pour les campagnes commençant en 2017, 2018, 2019 et 2020. Capture d'archive du 24/07/2024.
    4. Coffee production in countries which are not Members of the International Coffee Organization (EB 3869/04), ICO, Conseil exécutif, 2004, https://ico.org/documents/eb3869e.pdf niveau solide
      En 2004, le Yémen n'est pas membre ; l'ICO lui attribue 191 650 sacs en 2003/04 et 123 516 en 1990/91, sur 33 545 ha, chiffres tirés de la FAO (identiques à FAOSTAT 1990 et 2002).
    5. Signature of the International Coffee Agreement 2007 (PR 271), ICO, 2008, https://ico.org/documents/pr271e.pdf niveau solide
      Le Yémen signe l'Accord international sur le café de 2007 avant le 31/08/2008 ; l'ICO estime sa production annuelle moyenne à environ 250 000 sacs de 60 kg.
    6. Moving Yemen Coffee Forward: Assessment of the Coffee Industry in Yemen to Sustainably Improve Incomes and Expand Trade, USAID, rapport rédigé par ARD Inc. (D. Giovannucci et al.), 2005, http://web.archive.org/web/20111023212240/http://pdf.usaid.gov/pdf_doc niveau solide
      99 056 ménages producteurs (recensement de 2000) ; plus de 95 % de la production dans dix provinces de l'ouest ; qat sur plus de 120 000 ha contre moins de 30 000 pour le café ; séchage sur les toits, trois à cinq passages de cueillette ; altitudes par type local ; exportations officielles d'environ 3 000 t ; pays non membre de l'ICO en 2005. Lu dans une capture d'archive, pdf.usaid.gov ne répondant plus le 21/10/2026.
    7. Coffee value chain in Yemen: export potential and investment opportunities, FAO et IFC (H. Fathallah, A. Al-Najjar, J. Santos Rocha), 2023, https://yemen.un.org/sites/default/files/2025-03/FAO%20Yemen%20-%20Cof niveau solide
      Organisation de la filière après 2015 (administration divisée, certificats, transports, embargo, port d'Aden), adhésion à l'ICO en 2008 sans activité, structure des exploitations, exportations de 2019 et part saoudienne, exportations de qishr. Plusieurs chiffres du même rapport se contredisent (voir zones d'ombre) : il est cité pour les faits d'organisation, pas pour les volumes.
    8. Qat and Coffee Value Chain Analysis in Yemen, PNUD Yémen (K. Khan, A. G. Al-Kirshi), 2022, https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2022-08/VC%20Analys niveau solide
      Calendrier de floraison et de récolte ; surfaces officielles de 166 745 ha de qat et 32 984 ha de café ; part du qat dans les terres agricoles et dans l'eau d'irrigation ; aveu qu'aucune source indépendante ne permet d'estimer ces surfaces.
    9. Unveiling a unique genetic diversity of cultivated Coffea arabica L. in its main domestication center: Yemen, C. Montagnon, A. Mahyoub, W. Solano, F. Sheibani, Genetic Resources and Crop Evolution 68 (2021), p. 2411-2422, 2021, https://doi.org/10.1007/s10722-021-01139-y niveau solide
      137 échantillons, dont 45 arbres yéménites de la population de sélection de Qima, 72 accessions éthiopiennes et 20 variétés cultivées ; cinq groupes génétiques, dont un groupe New-Yemen propre au Yémen. Financement : Qima Coffee.
    10. Vernacular Names and Genetics of Cultivated Coffee (Coffea arabica) in Yemen, C. Montagnon, V. Rossi, C. Guercio, F. Sheibani, Agronomy 12 (2022), 1970, 2022, https://doi.org/10.3390/agronomy12081970 niveau solide
      Enquête de 2020 sur 148 exploitations de cinq gouvernorats, 88 arbres génotypés ; aucune association significative entre nom local et groupe génétique ; Yémen principal centre de domestication ; pluviométrie inférieure à 400 mm par an. Financement : fondations Qima et Lavazza.
    11. Coffee Varieties Catalog, révision du 4 septembre 2025, World Coffee Research, 2025, https://worldcoffeeresearch.org/resources/coffee-varieties-catalog niveau solide
      Histoire des lignées Typica et Bourbon (p. 9-10) : départ vers l'Inde attribué à Baba Budan en 1670, trois introductions à Bourbon en 1708, 1715 et 1718 ; aucune fiche de variété yéménite dans le catalogue.
    12. All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Culture ancienne et sorties de graines (p. 5 d'après l'index), zones et altitudes, terrasses, kisher (ch. XX, p. 230-231), estimation de 45 000 sacs de 176 livres et provenance du café réexporté par Aden en 1916-1919 (ch. XXII, p. 282 d'après l'index), noms commerciaux et grades (ch. XXIV, p. 351), Baba Budan 1600 ou 1695.
    13. A Voyage to Arabia Felix through the Eastern Ocean and the Straits of the Red-Sea (trad. anglaise du Voyage de l'Arabie heureuse, 1716), Jean de La Roque, 1732, https://archive.org/details/voyagetoarabiafe00laro niveau solide
      Le marché de Betelfaguy (Bayt al-Faqih) vers 1712 : bazar quotidien sauf le vendredi, taxe du roi payée par le vendeur, paysans qui retiennent leur café quand le prix ne leur convient pas, deux balles de 270 livres par chameau (p. 103-106 de l'édition de 1732).
    14. Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019, https://ohioopen.library.ohio.edu/oupress/96/ niveau solide
      Culture au Yémen à partir des XVe-XVIe siècles, arrivée simultanée du qat d'après Varisco, conquête ottomane, imamat qasimite et sa part du prix, exportations de 12 000 à 15 000 t au XVIIIe siècle, absence de rouille constatée par Sylvain, culture dès 1 000 m (p. 23-25).
    15. The Coffee Guide, 4e édition, tableau 5, International Trade Centre (ITC), 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
      Production du Yémen d'après l'ICO, en milliers de sacs : 178, 156, 143, 132, 106 et 100 pour 2014 à 2019 (p. 87), soit une version antérieure à la révision publiée par l'ICO en 2024.
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