ATLASVenezuela
environ 58 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Amérique du Sud.
Venezuela n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Venezuela (Bolivarian Republic of)
- Dernière valeur
- environ 58 000 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- valeur imputée par l'organisme récepteur
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- 91 877 tonnes en 2001
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 27 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le caféier arrive au Venezuela par les Antilles, et tard. Ukers date l'introduction de 1784 : un prêtre, José Antonio Mohedano, sème près de Caracas des graines venues de la Martinique, et la première exportation part cinq ans plus tard, 233 sacs, soit environ 30 000 livres ou 14 tonnes. Thurber, en 1881, attribuait déjà à un prêtre catholique, la même année, l'arrivée de la plante dans la région de Maracaibo. Walsh, en 1894, garde 1784 mais nomme un autre homme, Bartholomew Blandin, qui ouvre une plantation dans la vallée de Chacao, à une lieue de Caracas, suivi d'un docteur Sligo autour de Maracaibo. La tradition du pays réunit ces noms : une allocution prononcée en 2025 à l'Université centrale du Venezuela évoque la « première tasse » bue en 1786 dans l'hacienda Blandín de Chacao. Des récits qui font arriver la plante avec des missionnaires dès les années 1730 circulent aussi, sans source primaire ; ils sont discutés dans les zones d'ombre [1][2][3][27].
Le XIXe siècle est celui de la croissance. D'après Ukers, la production passe d'environ 11 500 tonnes en 1830-1831 à près de 38 000 tonnes en 1850-1851, puis ralentit, autour de 43 000 tonnes en 1881-1882 comme en 1889-1890 ; les plantations couvrent 8 900 acres en 1839, soit 3 600 hectares, et 168 millions de caféiers sur 346 000 acres en 1888, soit 140 000 hectares. Thurber relève 33 400 tonnes exportées en moyenne en 1875 et 1876, une production estimée par les autorités à 50 000 tonnes et une consommation intérieure de l'ordre de 30 %, et il accuse l'instabilité politique et le manque de capitaux et de bras de freiner la culture. À partir des années 1850, des maisons de commerce allemandes s'installent à Maracaibo et tiennent la filière du financement de la récolte jusqu'à l'embarquement : cinq d'entre elles expédient 77 % du café qui sort par ce port, et le planteur leur livre sa récolte pour solder ses comptes. Une étude publiée par Cenicafé vers 1990 place le Venezuela, dans la dernière décennie du siècle, au deuxième rang des producteurs d'Amérique, avec 7 % de la production mondiale [1][3][4][5].
Vers 1920, les cafés vénézuéliens portent le nom de leur port. La Guaira couvre les environs de Caracas et de Cumaná, Puerto Cabello le centre, et Maracaibo les Andes de l'ouest, où Ukers classe en tête les Mérida, cultivés plus haut, puis les Táchira, dont la section de Rubio donne les meilleurs lavés, avant les Tovar, les Trujillo et les Boconó. Le café des Andes descend à dos de mule jusqu'au chemin de fer, puis par vapeur sur le Catatumbo et à travers le lac de Maracaibo. Le Táchira se vendait encore peu avant sous le nom de Cúcuta, la ville colombienne voisine, dont le café sort lui aussi par Maracaibo et se range parmi les Maracaibo. L'essentiel de la récolte est du trillado, c'est-à-dire du café séché dans sa cerise puis décortiqué, souvent dans une auge circulaire où des roues de bois tirées par des bœufs écrasent les cerises sèches ; la cueillette va de novembre à mars. Ukers compte près de 250 000 acres, soit 101 000 hectares, en plus de 33 000 plantations, avec un rendement moyen de 4 onces par arbre, environ 113 grammes. La main-d'œuvre, d'origine indienne et africaine, vient en partie de Colombie pour la récolte ; les résidents vivent sous un péonage, c'est-à-dire un travail retenu par la dette envers le magasin de l'hacienda [1].
La guerre de 1914 casse ce commerce. En 1913, le pays exporte 142 millions de livres, environ 64 400 tonnes, partagées surtout entre la France, les États-Unis et l'Allemagne ; les maisons allemandes, comme Kolster, cessent leurs envois vers Hambourg, les sacs s'entassent dans les ports, et leur déblocage porte les exportations de 1919 à 81 400 tonnes avant une chute à 33 400 tonnes en 1920. L'étude de Cenicafé situe le record d'exportation en 1918, avec plus de 1 373 000 sacs, puis un long déclin pendant que le pétrole prend le premier rôle. L'historienne Lorena Puerta Bautista en donne les causes : peu d'investissement dans la culture, des producteurs endettés auprès des maisons de commerce, un Banco Agrícola y Pecuario créé en 1928 sans moyens suffisants, puis la crise de 1929, qui frappe l'agriculture d'exportation dans une économie déjà tournée vers le pétrole. En 1934, l'État verse 10 millions de bolivars à 34 402 producteurs de café et de cacao parmi les plus démunis du Trujillo, du Mérida et du Táchira, pendant que le matériel pétrolier afflue vers le lac de Maracaibo. En 1955, Coste cite encore ces trois États comme régions caféières du pays [1][4][5][6].
Dans la seconde moitié du siècle, le café reste une culture importante mais devient une affaire intérieure. FAOSTAT inscrit 57 050 tonnes en 1961 sur 340 000 hectares récoltés, soit 168 kilos par hectare. D'après les séries du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), la production tourne autour d'un million de sacs de 60 kilos, mais les exportations de café vert tombent à 17 000 sacs en 1981, parce que la consommation du pays absorbe presque tout. Le Fondo Nacional del Café, Foncafé, créé comme organisme autonome en mai 1975 avec son siège à San Cristóbal, dans le Táchira, achète la récolte, la répartit entre les torréfacteurs selon leur historique, fixe l'excédent exportable, surtout en lavado fino et lavado bueno, et détient en pratique le monopole du café vert. Le prix de vente au consommateur est plafonné jusqu'en mars 1989. En 1988, le café ne pèse plus que 0,24 % des exportations du pays, pour 9 823 tonnes de vert ; le recensement de 1984-1985 compte 78 505 exploitations, le Typica occupe 72 % des surfaces, et la rouille du caféier, le champignon Hemileia vastatrix, est confirmée en octobre 1984 près de San Cristóbal [4][7][10].
Le contrôle des prix revient en 2003 : le café entre alors dans la liste des denrées de base dont le gouvernement de Hugo Chávez fixe le prix. Une dépêche de l'agence AP rapporte une saisie d'environ 330 tonnes chez des grossistes près de Caracas et un prix producteur fixé à 1,31 dollar la livre de grain, pour un coût après torréfaction de 1,58 dollar et un prix de vente imposé de 1,57 dollar. En août 2009, l'État occupe pour trois mois les usines de Fama de América et de Café Madrid, les deux plus grands torréfacteurs selon Chávez, en les accusant d'exporter illégalement vers la Colombie, où le café se paie plus cher ; les entreprises démentent. En novembre, le ministre de l'Alimentation annonce une entreprise mixte à majorité publique pour Café Madrid et l'expropriation de Fama de América. Les importations de café vert, qui n'avaient jamais dépassé 191 000 sacs selon l'USDA, passent de 310 000 sacs en 2009 à 685 000 en 2014, et Reuters écrit en mars 2015 qu'elles dépassent pour la première fois la production du pays : une partie vient du Nicaragua, payée en pétrole dans le cadre de Petrocaribe, et les exportations de café ont été interdites en août 2014. La série FAOSTAT ne garde presque aucune trace de cet effondrement : sa valeur la plus basse, 49 987 tonnes en 2015, n'est inférieure que de 12 % à celle de 1961 [7][10][14][15][16][17][18].



Aujourd'hui
Aucune répartition récente et officielle de la production par État n'a été trouvée. En juillet 2025, le gouvernement disait le café cultivé dans 21 États et en nommait une partie, dont le Lara, le Portuguesa, le Táchira, le Mérida, le Trujillo, le Zulia, le Falcón, le Barinas, le Yaracuy et le Sucre. La dernière mesure trouvée date des environs de 1990 : 80 % des plantations au-dessus de 800 mètres, 44 % des caféiers dans les Andes du Trujillo, du Táchira et du Mérida, 24 % sur le piémont, c'est-à-dire les contreforts, du Portuguesa et du Lara, avec un glissement de la culture vers le Lara, le Portuguesa et l'Anzoátegui, au détriment du Táchira. Les expéditions annoncées en 2026 partent du port sec du Lara et du Portuguesa, et les cafés de spécialité mis en avant par la presse viennent du Mérida, du Páramo de Mariño, de Guaraque ou de Santa Cruz de Mora. FAOSTAT inscrit 166 792 hectares récoltés en 2023, pour un rendement de 351,5 kilos par hectare [4][7][23][24][25].
Le pays ne déclare que de l'arabica : l'Organisation internationale du café le classe en arabica, et l'USDA inscrit zéro pour Coffea canephora sur toute sa série. Vers 1990, le Typica couvrait encore 72 % des surfaces. Le catalogue de World Coffee Research retient deux variétés propres au pays : le Caripe, sélection de Typica à gros grains de l'État de Monagas, dans le nord-est, due à Gustavo Buonafina Parra, et le Monte Claro, un Sarchimor compact de l'Instituto Nacional de Investigaciones Agrícolas (INIA), issu du croisement de l'Hybride de Timor 832/2 et du Villa Sarchí CIFC 971/11, tolérant à la rouille et aux sols riches en aluminium ; tous deux ont leur fiche dans l'atlas du site. L'INIA conserve des collections vivantes de caféiers au Monagas, 51 accessions, et au Táchira, 254. Une marque de café de Caracas cite aussi le Castillo, le Catuaí jaune et le Maragogipe dans ses fermes du Mérida [4][8][10][12][13][25].
Ukers situait la cueillette de novembre à mars ; Fedeagro, la confédération des producteurs agricoles, dit qu'elle se concentre aujourd'hui en octobre et pouvait avancer à septembre en 2025 à cause du climat. Les exportations de Foncafé portaient surtout sur les lavés, et le contrat « C » de la bourse de New York accepte toujours le Venezuela lavé avec une décote de 100 points, soit un cent par livre, par rapport au prix de base, comme le Burundi, l'Inde et le Rwanda. Les lots de spécialité récents sont traités en lavé, en honey, c'est-à-dire séchés avec une partie du mucilage, ou en naturel : un Monte Claro cultivé à 1 770 mètres est vendu après trente jours de séchage en cerise [1][4][11][21][25].
Le marché est d'abord intérieur. La consommation du pays passe, selon le Centre du commerce international, de 716 000 sacs en 2000 à 1 077 000 en 2010 et 1 293 000 en 2015, soit de 43 000 à 77 600 tonnes ; en 2015, c'est plus que toutes les estimations de la production de l'année. L'exportation reprend depuis peu. En mars 2023, le ministère des Affaires étrangères annonce une première vente de café de spécialité au Japon, à l'importateur Coffee Rumba, sans en donner le volume. En août 2025, Fedeagro évalue les ventes à l'étranger à environ 110 000 quintaux, soit 5 000 tonnes au quintal de 46 kilos, 10 % de la production et près de 30 millions de dollars par an, pour une récolte attendue de 1 400 000 quintaux ; en septembre 2026, elle en annonce 1 800 000 pour 2026-2027, après un plancher de 350 000 quintaux en 2020. Le ministère de l'Agriculture déclare 4 000 tonnes exportées au premier trimestre 2026, dont 140 tonnes du Lara vers les États-Unis et une centaine de tonnes du Portuguesa vers la Chine [11][20][21][22][24].
La frontière colombienne règle une partie de la filière, et le sens du flux suit l'écart de prix. Vers 1920, le café colombien de Cúcuta sortait par Maracaibo. En 2009, le gouvernement accusait les torréfacteurs de faire passer du café vénézuélien en Colombie, où il se payait plus cher. L'étude de Cenicafé notait déjà, vers 1990, des échanges informels de café avec la Colombie, peu stimulés tant que les prix restaient proches. En 2021, puis en juillet 2023, le gouverneur du Táchira, Freddy Bernal, s'en prend au contraire au café colombien de contrebande qui envahit les commerces de son État, en visant deux marques vendues à bas prix qu'il dit faites de pasilla, le grain de rebut, brisé ou défectueux, que l'exportation écarte ; la Sundde, l'organisme de contrôle des prix, en fait retirer des rayons [1][4][16][19].
- Arrivée du caféier
- 1784, graines de la Martinique semées près de Caracas (Ukers) [1]
- Espèce déclarée
- Coffea arabica seulement, aucune production de canephora inscrite [10]
- Régions principales vers 1990
- Andes (Trujillo, Táchira, Mérida) 44 % des caféiers, piémont (Portuguesa, Lara) 24 % [4]
- Altitude
- 80 % des plantations au-dessus de 800 m vers 1990 [4]
- Unité de compte
- le quintal de 46 kg de café vert [4]
- Variétés propres au pays
- Caripe (sélection de Typica, Monagas) et Monte Claro (Sarchimor de l'INIA) [12]
- Production selon l'ICO, 2020
- 500 000 sacs de 60 kg, soit 30 000 t [9]
- Valeur FAOSTAT 2024
- 58 268 t, valeur imputée par la FAO (statut I) [7]


Zones d'ombre
La production actuelle n'est connue qu'à un facteur trois près. FAOSTAT inscrit 58 268,29 tonnes pour 2024 avec le statut I, valeur imputée par la FAO elle-même : 166 453 hectares imputés multipliés par un rendement estimé de 350,1 kilos, qui reconduisent presque les 58 625 tonnes de 2023. Toutes les autres années, de 1961 à 2023, portent le statut A, chiffre officiel, et les valeurs de 1988 concordent avec celles des autorités publiées vers 1990, 273 000 hectares et plus de 70 000 tonnes : FAOSTAT recopie le pays, il ne le mesure pas. Or les autres comptes divergent. L'Organisation internationale du café donne 500 000 sacs pour 2015-2016 et pour 2020, soit 30 000 tonnes, quand FAOSTAT en inscrit 49 987 et 54 242, de 67 à 81 % de plus ; l'USDA reconduit 500 000 sacs chaque année depuis 2021, avec une consommation égale à la production et des échanges nuls, ce qui revient à ne plus suivre le pays ; Fedeagro parle d'un plancher de 350 000 quintaux en 2020, environ 16 000 tonnes ; et le gouvernement annonçait 4 325 420 quintaux pour 2024, près de 200 000 tonnes au quintal de 46 kilos. Les sources récentes ne définissent pas leur quintal ; celui de 46 kilos vient de l'étude de Cenicafé, et c'est le seul qui accorde les 1 400 000 quintaux de Fedeagro avec le « million de sacs » qu'elle y voit. Le maximum de FAOSTAT, 91 877 tonnes en 2001, n'est pas non plus celui de l'ICO, qui place le sien en 1998-1999 avec 1 597 000 sacs, environ 95 800 tonnes, et la série perd 31 % de sa surface entre 1994 et 1995 sans perdre de production, rupture qu'aucune note consultée n'explique [4][7][8][9][10][21][22][23].
Ni les exportations ni la contrebande ne sont mesurées. En 2023, le ministère des Affaires étrangères présente la vente au Japon comme la première exportation de café depuis 2001, alors que l'USDA inscrit 270 000 sacs exportés en 2002, 225 000 en 2007 et encore 30 000 en 2015 ; un article de 2025 cite au contraire un rapport de l'USDA selon lequel aucune exportation officielle n'aurait été enregistrée depuis 2004 pendant certaines périodes. L'accusation de 2009 contre Fama de Américaet Café Madrid n'a été suivie d'aucun chiffre public dans les sources consultées, et le ministre lui-même assurait en novembre que la matière première ne manquait pas ; une part de marché de 80 % prêtée à ces deux entreprises circule sans source vérifiable et n'est pas reprise ici. Le café colombien dénoncé au Táchira en 2023 ne l'est pas davantage, et les volumes annoncés pour 2025 et 2026 viennent tous du gouvernement ou des producteurs, sans série douanière publiée. Déjà vers 1920, Ukers notait que le café colombien expédié par le Venezuela rendait les exportations des deux pays difficiles à établir [1][10][15][17][19][20][25].
Plusieurs récits courants ne tiennent pas devant les sources. Aucune ne fait du Venezuela le premier exportateur mondial : chez Ukers, le Brésil exporte déjà 64 millions de livres en 1830 quand le Venezuela en produit 25 millions, l'étude de Cenicafé le place au deuxième rang des seuls producteurs d'Amérique dans les années 1890, et Reuters le dit troisième exportateur mondial il y a deux siècles, selon certaines estimations qu'il ne nomme pas. Pour l'arrivée, les trois auteurs du tournant du siècle s'accordent sur 1784 mais pas sur l'homme : Mohedano chez Ukers, Blandin chez Walsh, un prêtre sans nom chez Thurber ; la tradition retient 1786 pour la première tasse, et des récits sans source primaire font venir la plante avec des missionnaires dès les années 1730. La chronique du site écrit que le café atteint le Venezuela, la Colombie et Cuba en 1748 en citant la chronologie d'Ukers, qui ne donne cette année que pour Cuba et date de 1784 l'arrivée au Venezuela : l'entrée mérite une correction. Ukers affirme aussi qu'aucune loi de péonage ni d'esclavage n'a jamais existé au Venezuela, alors que l'esclavage y a été aboli par une proclamation de José Gregorio Monagas en mars 1854 ; aucune source consultée ne mesure ce que les haciendas de café devaient au travail des esclaves avant cette date. Enfin, le contrôle du prix du café n'est pas une invention des années 2000 : il existait sous Foncafé jusqu'en mars 1989, et le monopole public du café vert date de 1975 [1][2][3][4][18][26][27].
Non traité : Le rapport annuel de l'USDA sur le café du Venezuela (pages fas.usda.gov refusées, archive Wayback hors service pendant la session) ; une série officielle récente par État, par surface ou par nombre de producteurs ; la définition du quintal dans les chiffres de Fedeagro et du gouvernement ; la part éventuelle de Coffea canephora, qu'aucune statistique ne compte ; l'état actuel de Fama de Américaet de Café Madrid après 2015 ; les volumes réels de contrebande dans un sens comme dans l'autre ; une source primaire datant précisément le moment où le pétrole a dépassé le café dans les exportations ; la place de l'esclavage dans les haciendas avant 1854 ; les effets sur la filière du changement politique de 2026, connu ici par une seule source faible ; les recettes de cafetería et les usages de consommation, sans source solide.
- All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Introduction en 1784 par Mohedano avec des graines de la Martinique et première exportation de 233 sacs cinq ans plus tard (p. 9, chronologie) ; production de 1830-1831 à 1889-1890 et exportations de 1904 à 1920, consommation intérieure (p. 276-278) ; surfaces de 1839 et 1888, plantations et rendement (p. 212-213) ; trillado, fermentation, péonage, main-d'œuvre colombienne, décortiqueuse à bœufs (p. 263) ; cueillette de novembre à mars ; transport par mule, Catatumbo et lac de Maracaibo (p. 308) ; exportations par destination 1906, 1913 et 1920 et effets de la guerre (p. 300) ; classement commercial, Táchira vendu comme Cúcuta (p. 348-349, 364-365) ; café colombien expédié par le Venezuela. Lu dans la copie texte de la bibliothèque, pages tirées de l'index du livre. - Coffee: Its History, Classification and Description, Joseph M. Walsh, 1894, https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/33348 niveau moyen
Plantation de Bartholomew Blandin dans la vallée de Chacao en 1784, puis d'un docteur Sligo autour de Maracaibo ; districts producteurs et ports ; La Guaira poli et vendu comme Rio ; le Venezuela fournit environ un dixième du café consommé aux États-Unis. Lu dans le PDF de la bibliothèque (Pepites_historiques_et_scientifiques), couche texte OCR. - Coffee: From Plantation to Cup, Francis B. Thurber, 1881, https://www.biodiversitylibrary.org/item/115824 niveau moyen
Exportations de 1875 et 1876 (moyenne de 33 401 773 kg), production estimée par les autorités à 50 000 000 kg, consommation intérieure d'environ 30 % ; introduction en 1784 par un prêtre dans la région de Maracaibo ; ombrage imposé par la longue saison sèche ; anarchie politique et manque de capitaux et de bras. Lu dans le PDF de la bibliothèque. - Evaluación de las consecuencias de la suspensión del régimen de cuotas del Convenio Internacional del Café en la economía de Venezuela (Venezuela y el Acuerdo Internacional del Café), Alfredo Van Kesteren, publié par Cenicafé (Ensayos sobre Economía Cafetera), doi 10.38141/10788/006-1-9, vers 1990, https://publicaciones.cenicafe.org/index.php/ecc/article/download/996/ niveau solide
Café pilier de l'économie de la fin du XVIIIe siècle aux années 1920 ; deuxième producteur d'Amérique et 7 % de la production mondiale dans les années 1890 ; record de plus de 1 373 000 sacs exportés en 1918 ; 80 % des plantations au-dessus de 800 m, 44 % des caféiers dans les Andes, 24 % au Portuguesa et au Lara ; production de plus de 70 000 t, quintal de 46 kg ; 273 000 ha récoltés en 1988 ; café à 0,24 % des exportations et 9 823 t exportées en 1988 ; 78 505 exploitations (1984-1985), 72 % de Typica ; Foncafé créé en mai 1975 à San Cristóbal, monopole du café vert, prix plafonné au consommateur jusqu'en mars 1989 ; rouille confirmée en octobre 1984 ; échanges informels avec la Colombie. Année déduite du texte, qui raisonne sur 1989 et 1990. - La inversión extranjera en Venezuela : de las casas comerciales a las compañías petroleras (1850-1975), Tiempo y Espacio n° 63, p. 15-33, Lorena Puerta Bautista, Universidad Pedagógica Experimental Libertador, 2015, https://ve.scielo.org/pdf/te/v25n63/art02.pdf niveau solide
Maisons allemandes à Maracaibo dès les années 1850, cinq d'entre elles exportant 77 % du café du port, crédit lié à la récolte (p. 18) ; arrêt des envois de la maison Kolster pendant la guerre ; manque d'investissement, Banco Agrícola y Pecuario de 1928, crise de 1929 dans une économie déjà orientée vers le pétrole, aide de 10 millions de bolivars à 34 402 producteurs de café et de cacao du Trujillo, du Mérida et du Táchira en 1934 (p. 23-24). - Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, René Coste, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
Táchira, Trujillo et Mérida cités parmi les régions caféières du Venezuela (p. 62 du livre). Lu dans le PDF de la bibliothèque. - FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green, Venezuela (Bolivarian Republic of), édition du 23 décembre 2025, FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
Production, surface et rendement de 1961 à 2024 avec leurs statuts année par année, lus dans le fichier complet déjà extrait sur la machine : 57 050 t et 340 000 ha en 1961, 71 040 t et 273 230 ha en 1988, maximum de 91 877 t en 2001, 49 987 t en 2015, 58 625 t en 2023, 58 268,29 t en 2024 ; statut A pour toutes les productions de 1961 à 2023, I pour 2024 (surface I, rendement E). - Total production by all exporting countries, crop years 1990/91 to 2019/20 (tableau 1a), Organisation internationale du café (ICO), 2020, http://web.archive.org/web/20240415232356/https://ico.org/historical/1 niveau solide
Production du Venezuela, classé en arabica, de 1990-1991 à 2019-2020 en milliers de sacs de 60 kg : 1 122 en 1990-1991, maximum de 1 597 en 1998-1999, 1 571 en 2006-2007, 932 en 2008-2009, 500 en 2015-2016, 650 en 2019-2020. Lu dans la capture Wayback du 15 avril 2024, lignes reconstruites par position des mots. - Crop year production by country (Table 1), Organisation internationale du café (ICO), 2020, http://web.archive.org/web/20240724002100/https://www.ico.org/prices/p niveau solide
Venezuela : 572, 578, 550 et 500 milliers de sacs pour les campagnes commençant en 2017, 2018, 2019 et 2020. Capture Wayback du 24 juillet 2024. - Production, Supply and Distribution Online, fichier café (psd_coffee_csv), USDA, Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
Séries du Venezuela de 1960 à 2026 en milliers de sacs : production d'arabica seule (canephora à zéro), exportations de grains tombées à 17 en 1981, 270 en 2002, nulles depuis 2018 ; importations de 310 en 2009 à 685 en 2014 ; consommation de 1 133 à 1 305 de 2010 à 2018 ; valeur fixe de 500 de 2021 à 2026 avec consommation égale à la production. Fichier téléchargé le 21 octobre 2026. - The Coffee Guide, 4e édition, Centre du commerce international (ITC), 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
Consommation du Venezuela de 716 000 sacs (2000), 1 077 000 (2010) et 1 293 000 (2015) (tableau 9) ; production 2014-2019 d'après l'ICO (tableau 5) ; Venezuela lavé livrable sur le contrat C à moins 100 points. Lu dans le PDF de la bibliothèque. - Coffee Varieties Catalog, World Coffee Research, 2025, https://varieties.worldcoffeeresearch.org/ niveau solide
Caripe, sélection de Typica à gros grains du Monagas, obtenteur Gustavo Buonafina Parra (p. 24) ; Monte Claro, Sarchimor compact de l'INIA, Hybride de Timor 832/2 x Villa Sarchí CIFC 971/11, tolérant à l'aluminium du sol (p. 56). - Global Conservation Strategy for Coffee Genetic Resources, Paula Bramel et coauteurs, Crop Trust et World Coffee Research, 2017, https://www.croptrust.org/fileadmin/uploads/croptrust/Documents/Ex_Sit niveau solide
Collections ex situ de l'INIA au Monagas (51 accessions) et au Táchira (254 accessions) (p. 69 du PDF de la bibliothèque). - Coffee crisis brews in Venezuela, Natalie Obiko Pearson, Associated Press, reprise par Revista Cafeicultura, date non affichée, après 2003, https://revistacafeicultura.com.br/coffee-crisis-brews-in-venezuela/am niveau moyen
Contrôle des prix du café depuis le début de 2003 ; saisie d'environ 330 t chez des grossistes de Yaguara et Guacara ; prix producteur de 1,31 dollar la livre, coût de 1,58 dollar après transformation, prix de vente fixé à 1,57 dollar. - Chavez: Coffee plants to be expropriated, Associated Press, sur NBC News, 2009, https://www.nbcnews.com/id/wbna32302761 niveau moyen
5 août 2009 : annonce de l'expropriation de Fama de Américaet de Café Madrid, présentés comme les deux plus grands transformateurs, occupés depuis le début de la semaine ; enquête sur des sorties illégales de café pour échapper au contrôle des prix ; démenti des entreprises ; pénurie des semaines précédentes. - Venezuela to take permanent control of seized coffee companies, Latin American Herald Tribune, repris par Semana, 2009, https://www.semana.com/venezuela-to-take-permanent-control-of-seized-c niveau moyen
Le ministre Elías Jaua évoque un marché parallèle et du café vénézuélien de contrebande vendu en Colombie, où les prix sont plus élevés qu'au Venezuela. - Café Madrid será empresa mixta y Fama de América nacionalizada, Agencia Bolivariana de Noticias (ABN), reprise par Rebelión, 2009, https://rebelion.org/cafe-madrid-sera-empresa-mixta-y-fama-de-america- niveau moyen
Novembre 2009 : le ministre de l'Alimentation Félix Osorio annonce une entreprise mixte à majorité publique pour Café Madrid et l'expropriation de Fama de América, et affirme que la matière première ne manque pas. - Venezuela Swaps Oil to Import Beans as Coffee Output Sinks, Reuters, repris par Voice of America, 2015, https://voa.pangea-cms.com/preview/en-US/a/reu-venezuela-coffee-output niveau moyen
6 mars 2015 : selon l'USDA, importations record de 685 000 sacs et, pour la première fois, supérieures à la production ; près de 70 000 sacs nicaraguayens au dernier trimestre 2014 à 2,21 dollars la livre, payés par Petrocaribe ; maladie des feuilles, prix de détail bas, éleveurs qui abandonnent le café ; interdiction d'exporter en août ; 550 000 sacs exportés en 1998-1999 ; troisième exportateur mondial il y a deux siècles selon certaines estimations. - Venezuela recomienda evitar consumo de café colombiano que llega al país por contrabando, NTN24, 2023, https://www.ntn24.com/noticias-actualidad/venezuela-recomienda-evitar- niveau moyen
11 juillet 2023 : le gouverneur du Táchira Freddy Bernal dénonce le café colombien de contrebande, deux marques qu'il dit faites de pasilla, retraits par la Sundde ; campagne semblable en 2021. Aucun volume. - Venezuela comienza la exportación de café de especialidad a Japón, EFE, repris par Finanzas Digital, 2023, https://finanzasdigital.com/venezuela-comienza-la-exportacion-de-cafe- niveau moyen
31 mars 2023 : le ministère des Affaires étrangères annonce une vente de café de spécialité à Coffee Rumba (Japon), présentée comme la première exportation de café depuis 2001, sans volume ni montant. - Exportación de café venezolano 2025 : producción e ingresos, Finanzas Digital, d'après Vicente Pérez (Fedeagro) sur Unión Radio, 2025, https://finanzasdigital.com/exportacion-cafe-venezolano-2025-produccio niveau moyen
24 août 2025 : environ 110 000 quintaux exportés, 10 % de la production, près de 30 millions de dollars par an ; récolte attendue de 1 400 000 quintaux, « plus d'un million de sacs » ; cueillette concentrée en octobre, avancée possible à septembre. - Producción de café en Venezuela recupera niveles históricos, Finanzas Digital, d'après Fedeagro et Fedecámaras Radio, 2026, https://finanzasdigital.com/produccion-cafe-venezuela-recupera-niveles niveau moyen
30 septembre 2026 : récolte projetée de 1 800 000 quintaux pour 2026-2027 ; plancher de 350 000 quintaux en 2020. - Maduro ponderó aumento de producción de café en Venezuela, Prensa Latina, 2025, https://www.prensa-latina.cu/?p=1601339 niveau moyen
17 juillet 2025 : chiffres gouvernementaux de 1 670 000 quintaux en 2018 et 4 325 420 en 2024, unité non définie ; café cultivé dans 21 États, dont une liste partielle ; débouchés annoncés vers la Turquie, l'Inde, la Chine et la Russie. - Il Venezuela ha esportato quattromila tonnellate di caffè verde nel primo trimestre del 2026, Assocamerestero, contribution de la Cámara de Comercio Venezolano-Italiana, 2026, https://www.assocamerestero.it/notizie/venezuela-ha-esportato-quattrom niveau moyen
27 mai 2026 : 4 000 t exportées au premier trimestre selon le ministère de l'Agriculture (Julio León Heredia) ; 140 t du port sec du Lara vers les États-Unis ; une centaine de tonnes du Portuguesa vers la Chine ; 90 conteneurs vendus depuis le Lara vers les États-Unis, les Émirats et l'Italie. - Tributo Café: A Homage To Venezuela's Coffee Past, And A Search For A New Future, Rafael Tonon, Sprudge, 2025, https://specialprojects.sprudge.com/?p=793 niveau moyen
23 octobre 2025 : fermes du Mérida (Páramo de Mariño, Guaraque, Santa Cruz de Mora) ; Monte Claro à 1 770 m séché trente jours en cerise ; Castillo, Catuaí jaune, Maragogipe ; traitements lavé, honey, naturel ; 86 000 quintaux exportés au premier semestre 2025, sans source ; citation d'un rapport de l'USDA de 2015 sur l'absence d'exportations officielles depuis 2004. - Monagas, José Gregorio (1791-1858), Encyclopedia of Latin American History and Culture, Winthrop R. Wright, sur Encyclopedia.com, consulté en 2026, https://www.encyclopedia.com/humanities/encyclopedias-almanacs-transcr niveau moyen
Abolition de l'esclavage par proclamation présidentielle le 25 mars 1854. - Discurso de Diplomado de Café, Universidad Central de Venezuela, Noticiencias, 2025, https://noticiencias.ucv.ve/wp-content/uploads/2025/08/Discurso-de-Dip niveau faible
Seulement la tradition d'une première tasse de café bue en 1786 à l'hacienda Blandín de Chacao, et le café présenté comme premier produit d'exportation au XIXe siècle jusqu'au pétrole. Allocution de fin de formation, sans références.