ATLASTimor-Leste
environ 10 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.
Timor-Leste n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Timor-Leste
- Dernière valeur
- environ 10 000 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- valeur imputée par l'organisme récepteur
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- 14 500 tonnes en 2004, chiffre d'une organisation externe
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 19 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le café de Timor apparaît d'abord dans les sources comme une affaire de la moitié hollandaise de l'île. Ukers, en 1922, range Timor parmi les îles des Indes néerlandaises où les Hollandais ont étendu la culture du caféier, avec Sumatra, Célèbes et Bali, et note que les plantations y sont surtout tenues par des cultivateurs locaux, avec des méthodes en dessous de celles des domaines européens de Java et de Sumatra. Il place le « Timor » juste après le Corinchie de Sumatra parmi les cafés de plantations privées, moins beau à l'œil, à la torréfaction et en tasse, et son tableau des origines le décrit comme un grain moyen de bonne qualité, sous une seule ligne « Timor (hollandais et portugais) » et un seul port, Kupang, qui se trouve dans la partie hollandaise. La moitié orientale, portugaise, n'a pas de chapitre à elle dans le livre. Les chercheurs de l'université d'Évora placent l'introduction du caféier dans la colonie portugaise au milieu du XVIIIe siècle, les premières plantations au début du XIXe, et son véritable essor dans le dernier quart du XIXe siècle, quand le café devient la monnaie d'échange de la colonie avec l'extérieur [2][5][6].
Côté portugais, le café prend la place du santal, dont le commerce décline dans la seconde moitié du XIXe siècle, et l'administration en impose la culture. Sous le gouverneur José Celestino da Silva, de 1894 à 1908, le travail obligatoire devient une réalité, et le gouverneur fonde lui-même la Sociedade Agrícola Pátria e Trabalho, la SAPT. Dans les années 1920, d'après les rapports de la banque coloniale, le Banco Nacional Ultramarino, c'est la seule grande entreprise qui dure : elle a les meilleures plantations, essaie le quinquina, la vanille ou le thé, et vend directement à Rotterdam, Amsterdam et Singapour. Le café pèse 4,4 % des exportations en 1858, 60,7 % en 1920 et 81,5 % de la valeur embarquée en 1930, sur une surface estimée cette année-là à 17 000 hectares. Le reste du commerce passe par des négociants chinois, qui envoient le café se faire préparer à Makassar, dans les Célèbes hollandaises, avant les marchés européens, et les gérants de la banque notent une récolte irrégulière, plus forte une année sur trois [4][5].
La rouille orangée, le champignon Hemileia vastatrix, atteint la colonie vers 1886 selon la carte de McCook, qui écrit pourtant plus loin qu'elle y est arrivée au début du XXe siècle ; elle cantonne l'arabica au-dessus de 1 000 mètres. Les Portugais essaient le liberica à la fin du XIXe siècle puis le canephora au début du XXe, mais en 1930 celui-ci reste peu planté, faute d'intérêt des cultivateurs et de prix. C'est dans ce voisinage des deux espèces que naît l'hybride de Timor, un croisement spontané d'arabica et de canephora qui a gardé les 44 chromosomes de l'arabica et sa fertilité. Le pied d'origine se trouve dans une plantation de Typica appelée Mata Nova, à la feitoria, c'est-à-dire le domaine, de Fatu Bessi, plantée en 1917-1918 à 800 mètres dans l'actuelle municipalité d'Ermera, là où subsistent aussi les anciennes installations de la SAPT. Sa génétique et sa descendance, Catimors et Sarchimors, sont racontées dans la fiche Hybride de Timor de la carte des variétés. Ce qui compte ici, c'est qu'il reste une curiosité locale jusqu'aux années 1950, que l'office d'exportation du café de la colonie, la Junta de Exportação do Café, en envoie des graines au centre de recherche sur les rouilles d'Oeiras, au Portugal, en 1957, 1960 et 1966, et qu'il se répand dans les plantations timoraises à partir de 1956 sous le nom local de « Moka » [3][4][5][6].
La Seconde Guerre mondiale met la colonie entre les mains du Japon, et le Portugal ne la récupère qu'à la fin du conflit. La série de la FAO commence en 1961 avec des chiffres officiels jusqu'en 1973, de 1 023 à 6 602 tonnes selon les années, avec des sauts d'une année sur l'autre, de 6 602 tonnes en 1967 à 1 023 en 1968, que les sources lues n'expliquent pas. L'Indonésie envahit le territoire en 1975. Le café reste la première source de revenu et d'échanges, mais le commerce intérieur et l'exportation passent en monopole à des sociétés indonésiennes qui paient peu les producteurs. La principale, Denok, contrôlée par l'armée et liée à l'ancien chef des forces armées Benny Murdani selon la Far Eastern Economic Review, s'est constituée en saisissant de grandes plantations de l'époque portugaise. Les profits, écrivent les chercheurs d'Évora, ont souvent financé la guerre d'occupation, et le principal héritage de la période est le désintérêt des Timorais pour la culture : les paysans se contentent de récolter les vieilles plantations dont ils sont devenus les gardiens [1][3][5][7].
Le monopole se défait après le massacre de Dili de 1991, qui attire l'attention internationale ; Washington pèse sur Jakarta et, vers 1995, l'armée se retire du commerce. En 1994, l'agence américaine de développement, l'USAID, finance l'organisation de 450 caféiculteurs en coopérative par la National Cooperative Business Association, une fédération de coopératives américaines : c'est la naissance de la Cooperativa Café Timor, la CCT, dont Starbucks devient le principal acheteur. En 1999, la Far Eastern Economic Review annonce une récolte d'environ 13 000 tonnes, presque le double de 1998, sur 55 000 hectares en production, et estime qu'un cinquième des 830 000 habitants vit du café. Après la restauration de l'indépendance, en 2002, d'autres acheteurs entrent sur le marché, et en 2005 quatre exportateurs se partagent l'essentiel des ventes : Timorcorp 27,1 %, Timor Global 24,4 %, la CCT 21,4 % et ELSAA Café 11,4 %. Le pays ratifie l'Accord international sur le café de 2007 le 5 février 2009 et devient membre exportateur de l'Organisation internationale du café [5][6][7][8][9].
La série FAOSTAT n'est presque jamais une mesure. Après les chiffres officiels de 1961 à 1973, elle aligne onze années d'estimations identiques, 8 000 tonnes chaque année de 1979 à 1989, en pleine occupation, puis des chiffres officieux et d'autres estimations ; entre 1974 et 2011, seules 1996 et les années 2008 à 2011 portent le statut de chiffre officiel. Le maximum de la série, 14 500 tonnes en 2004 et 2005, est un chiffre officieux. De 2012 à 2019, les valeurs portent le statut X, chiffre d'un organisme extérieur : ce sont les estimations de l'Organisation internationale du café converties en tonnes, à la tonne près de 2014 à 2018 (111 000 sacs de 60 kilos pour 2014, soit 6 660 tonnes), et seule 2019 s'en écarte, 6 180 tonnes contre 6 900. La dernière année officielle est 2021, avec 13 314 tonnes ; 2020, 2022, 2023 et 2024 sont imputées, c'est-à-dire calculées par la FAO faute de déclaration du pays. La valeur courante, 9 522,52 tonnes en 2024, est de celles-là, et ses deux décimales ne disent rien de sa précision [1][11].
Aujourd'hui
Le café se cultive dans les treize anciens districts, mais quatre concentrent presque tout : Ermera, Manufahi, Liquiçá et Ainaro réunissaient en 2006 92,9 % des 51 989 hectares et 93,8 % de la production selon le ministère de l'Agriculture, Ermera à lui seul 56 % de la surface et 53 % de la récolte, avec 85 % de ses familles qui produisaient du café. Maubisse, sur les hauteurs du centre, est l'autre nom que l'on retrouve sur les sacs : la CCT y a l'une de ses deux usines, l'autre étant à Ermera. L'arabica domine largement, 53 816 hectares contre 2 574 pour le canephora d'après le ministère, et environ huit dixièmes de la production. Le canephora pousse entre 600 et 1 000 mètres, l'arabica entre 1 000 et 2 000 mètres. Dans les plantations, le vieux Typica côtoie l'hybride de Timor ; un calcul de 2010 donnait au second un taux de rentabilité de l'ordre de 30 % à la replantation contre un peu plus de 15 % pour le Typica, parce qu'il ne connaît pas l'alternance d'une bonne et d'une mauvaise année [5][6].
Les entreprises achètent la cerise de mars à août ; ce qui est cueilli plus tard, ou que personne n'achète, est transformé à la ferme. Les cultivateurs ont trois façons de faire : la voie sèche, où la cerise sèche avec sa pulpe ; une voie humide « atténuée », où le café dépulpé fermente dans des paniers traditionnels ; ou, là où une station existe, la voie humide complète. Vers 2002, trois quarts du café passaient par la voie sèche et le reste par la voie humide, presque entièrement à la CCT ; dix ans plus tard le rapport s'était inversé, avec l'arrivée de nouvelles entreprises et la remise en état des stations de lavage. La CCT achète la cerise d'arabica, la transforme en parche dans ses usines de Maubisse et d'Ermera et la sèche dans ses entrepôts de Tibar, près de Dili, avant le déparchage, c'est-à-dire le retrait de l'enveloppe qui entoure le grain ; à la ferme, ce déparchage se fait encore au pilon. Les plantations reçoivent peu de soins, ni taille, ni désherbage, ni lutte contre les maladies, ni remplacement des vieux arbres, et 56 % des surfaces étaient jugées en 2006 vieilles et presque improductives. Le rendement national est estimé à moins de 200 kilos de café vert par hectare [5][6][15].
La CCT reste l'organisation de producteurs de référence. Elle comptait 24 000 membres en 2019 selon la fédération américaine qui l'a fondée, un nombre qui change selon les années et les documents, et gère un réseau de santé rurale, dix cliniques fixes et vingt-sept mobiles en 2010. Elle a été la première à obtenir les certifications biologique et équitable, qui lui valaient vers 2010 environ 0,10 dollar de plus par kilo de café vert exporté. En 2009, quatre exportateurs faisaient 90 % des ventes : Timorcorp, environ 4 700 tonnes surtout vers l'Allemagne, la CCT et Timor Global, environ 1 500 tonnes chacune, ELSAA Café, 450 tonnes surtout vers le Portugal. Une enquête publiée en 2012 auprès de 86 membres d'une coopérative de base de la CCT à Letefoho, dans Ermera, montre les limites du modèle : 76 % disent que leur qualité de vie ne s'est pas améliorée et 81 % ne participent pas aux décisions. L'État s'est donné avec la Banque asiatique de développement un plan national du café jusqu'en 2030, qui vise à doubler la production et à augmenter de 270 % la valeur des exportations, et un projet de 3 millions de dollars forme 2 000 ménages dans six municipalités, Aileu, Ainaro, Bobonaro, Ermera, Liquiçá et Manufahi [5][6][8][15][17].
Le café est la première exportation du pays hors pétrole. Selon l'Institut national de la statistique, le Timor-Leste en a vendu 4 191 tonnes en 2024 pour 17,7 millions de dollars, soit 88 % des 20,2 millions de dollars de produits exportés hors pétrole, et entre 5 895 et 7 521 tonnes par an de 2021 à 2023. Pour l'Organisation internationale du café, il était en 2016 le seul pays d'Asie et d'Océanie à dépendre fortement du café, qui faisait 77 % de ses recettes d'exportation de marchandises. Les destinations ont changé. En 2005, les États-Unis prenaient 43,6 % du café, l'Allemagne 29,4 % et l'Indonésie 12,6 % ; l'OIC donnait en 2018 l'Union européenne, 41,4 %, les États-Unis, 27,4 %, et le Canada, 13,7 %. En 2023, d'après les déclarations timoraises transmises aux Nations unies, l'Indonésie reçoit 2 706 des 4 682 tonnes de café vert exportées, soit 58 %, loin devant le Portugal et les États-Unis [6][10][12][13].
Une petite part du café reste dans le pays. La parche que personne n'achète est déparchée au pilon ou au mortier et devient du café vert que la famille boit ou vend sur les marchés locaux pendant la saison des pluies, quand l'argent manque pour acheter à manger. Dans les campagnes, la torréfaction se fait à la main ; à Dili, dans des ateliers industriels, dont celui de la CCT. Le ministère estimait la consommation intérieure à 1 500 tonnes en 2008, pour 14 000 tonnes produites et 12 500 exportées, et un autre chapitre la place autour de 1 000 tonnes par an. Pour les familles, le café est d'abord le revenu en argent : 90 % de l'argent du ménage selon une étude d'Oxfam de 2003, soit 264 dollars par an et par famille d'après un calcul fait sur 2006, en dessous du seuil de pauvreté national [5][6].
- Espèce dominante
- Coffea arabica, 53 816 ha contre 2 574 ha de canephora selon le ministère (vers 2009) [6]
- Zones principales
- Ermera, Manufahi, Liquiçá, Ainaro : 92,9 % de la surface en 2006, dont Ermera 56 % [6]
- Altitude de culture
- Canephora de 600 à 1 000 m, arabica de 1 000 à 2 000 m [6]
- Achat des cerises
- De mars à août [5]
- Production FAOSTAT 2024
- 9 522,52 t, statut I (valeur imputée) ; dernière valeur officielle 13 314 t en 2021 [1]
- Exportations 2024
- 4 191 t pour 17,7 millions de dollars, 88 % des exportations hors pétrole [12]
- Surface en café, recensement 2019
- 31 856 ha [14]
- Organisation internationale du café
- Membre exportateur, ratification de l'accord de 2007 le 5 février 2009 [9]



Zones d'ombre
Personne ne sait au juste combien de café produit le Timor-Leste. Pour 2004, l'année du maximum FAOSTAT, la FAO donne 14 500 tonnes, chiffre officieux, et le ministère de l'Agriculture 10 050 ; de 2002 à 2007, la série internationale dépasse la série nationale de 2 100 à 4 450 tonnes chaque année. Le chiffre officiel FAOSTAT de 2009, 10 122 tonnes, est exactement celui que le ministère publie pour 2006, sur 51 989 hectares : soit l'un des deux documents se trompe d'année, soit le même nombre a été reconduit. En 2021, seule année officielle récente, la FAO enregistre 13 314 tonnes sur 22 627 hectares, soit 588 kilos par hectare, trois fois le rendement de 195 kilos que citent le ministère et les études du secteur, quand les statistiques du commerce ne comptent que 7 521 tonnes exportées cette année-là et que la consommation intérieure tourne autour de 1 000 à 1 500 tonnes. L'OIC, dans le tableau repris par le Centre du commerce international, classe le pays comme producteur d'arabica seul, alors que le ministère compte 2 574 hectares de canephora. Le département américain de l'Agriculture, enfin, ne suit pas du tout le pays dans ses bilans [1][5][6][11][12][18].
Les surfaces et les familles sont tout aussi flottantes. Le ministère comptait 51 989 hectares en 2006, la presse 55 000 hectares en production en 1999, FAOSTAT des surfaces officielles de 52 182 à 54 341 hectares de 2008 à 2011 puis des surfaces imputées de 14 732 à 32 196 hectares ; le recensement agricole de 2019 mesure 31 856 hectares, 6,3 % de la surface cultivée par les ménages. Le nombre de familles va de 66 679 en 2006, 34 % des ménages, à 38 000 ménages qui vivent directement du café selon un chiffre de l'Organisation mondiale du commerce repris en 2026, sans que les définitions soient comparables. La part de l'arabica est de 86 % de la production dans un chapitre et de 79 %, plus 8 % de mélange des deux espèces, dans l'autre, tous deux d'après la même source de 2009. Enfin, le café déclaré vers l'Indonésie, souvent premier en tonnes depuis 2016 selon les pays importateurs, part en 2023 à environ 1,8 dollar le kilo, contre 4,5 dollars vers les États-Unis : aucune source lue ne dit s'il s'agit de canephora, de café déclassé ou d'un café revendu ensuite sous une autre origine [1][5][6][7][13][14][15].
Les débuts restent mal datés. L'hybride de Timor est « identifié en 1927 » pour les généticiens de 2024 et pour le ministère timorais, qui a célébré cette découverte à Fatubessi en 2017, mais McCook ne donne que « les années 1920 », une publication de 2026 écrit 1930, et aucun document d'époque consulté ne fixe l'année ; sa sortie de l'île varie aussi, 1956 pour les chercheurs d'Évora, 1957 pour le premier envoi à Oeiras selon McCook. McCook fait arriver la rouille vers 1886 sur sa carte et au début du XXe siècle dans son texte. Pour la période indonésienne, le rôle de Denok repose sur la presse et des témoignages militants ; aucune source universitaire lue ne date le monopole ni ne chiffre les prix payés. Les années 1990 de FAOSTAT sont des estimations qui ne s'accordent pas avec la presse : 11 000 tonnes pour 1998, quand la Far Eastern Economic Review annonçait pour 1999 environ 13 000 tonnes, « presque le double » de l'année précédente. Une série des exportations coloniales de 1947 à 1974, publiée en 1975 par Gonçalves et Mexia, existe mais n'a pas été consultée [1][3][5][6][7][15][16][19].
Non traité : La production de l'époque portugaise en tonnes avant 1961 (la série des exportations 1947-1974 de Gonçalves et Mexia, 1975, et le mémoire de Lains e Silva, 1956, n'ont pas été consultés) ; l'effet de l'occupation japonaise et des destructions de 1999 sur les plantations, qu'aucune source lue ne mesure ; la date exacte et le contenu des chiffres de l'OIC postérieurs à 2019, son fichier historique n'étant plus en accès libre ; la part actuelle de chaque variété (Typica, hybride de Timor, Catimor) dans les plantations, que seules des fiches d'importateurs citent, sans proportion ; les prix payés aux producteurs ; le nombre de membres de la CCT, donné de 19 600 à 26 700 selon des pages que je n'ai pas ouvertes ; le contenu détaillé du plan national du café, dont le texte n'a pas été trouvé ; l'origine du chiffre officiel FAOSTAT de 2021.
- FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
Série 1961 à 2024 lue dans pays_producteurs_complement.json (version du 23 décembre 2025) et, pour le statut de chaque année, dans la copie locale du fichier en vrac (Production_Crops_Livestock_E_All_Data_(Normalized).csv, extraite le 20 octobre 2026, valeurs identiques). Production : A de 1961 à 1973 (1 023 à 6 602 t), 8 000 t en E de 1979 à 1989, A en 1996 et de 2008 à 2011 (2009 = 10 122 t), X de 2012 à 2019, I en 2020, A en 2021 (13 313,98 t sur 22 627 ha), I de 2022 à 2024 (9 522,52 t en 2024). Maximum 14 500 t en 2004 et 2005, statut X (« unofficial figure »). Surfaces officielles 52 182 à 54 341 ha de 2008 à 2011, imputées de 14 732 à 32 196 ha ensuite. - All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Copie de la bibliothèque. Les Hollandais étendent le caféier à Sumatra, Célèbes, Timor, Bali ; Timor parmi les « Other East Indies » aux plantations surtout tenues par des cultivateurs locaux ; « Timor coffee » classé après le Corinchie ; tableau des origines : « Timor (Dutch & Portuguese) », port de Kupang, « Medium bean of good quality » ; index : Timor c., p. 355 et 376. Aucune mention distincte du Timor portugais. - Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019 niveau solide
Copie de la bibliothèque. P. 69 : rouille dans la colonie portugaise de Timor vers 1886. P. 104 : canephora introduit au Timor portugais. P. 134-135 : hybrides découverts dans les années 1920 dans une plantation d'arabica ; curiosité locale jusqu'au retour du Portugal après l'occupation japonaise ; Junta de Exportação do Café dans les années 1950 ; rouille arrivée « au début du XXe siècle », arabica limité au-dessus de 1 000 m ; graines envoyées au CIFC en 1957, 1960 et 1966 ; hybride tétraploïde et autofertile. - Timor Português, Produção e Mercados na década de 1920, Célia Reis, Revista Portuguesa de História, t. XLVII, 2016, https://impactum-journals.uc.pt/rph/article/download/0870-4147_47_20/5 niveau solide
D'après les rapports du Banco Nacional Ultramarino : café substitué au santal, culture obligatoire, travail obligatoire sous José Celestino da Silva (1894-1908), fondateur de la SAPT ; la SAPT seule grande entreprise durable, ventes à Rotterdam, Amsterdam, Singapour ; café 4,4 % des exportations en 1858, 60,7 % en 1920, 81,5 % de la valeur embarquée en 1930 ; 17 000 ha en 1930 ; récolte forte une année sur trois ; canephora introduit par le premier gouverneur républicain, peu cultivé ; négociants chinois qui préparent le café à Makassar. - O impacto do desempenho da Cooperativa Café Timor na satisfação e qualidade de vida dos seus membros, Carlos da Conceição de Deus, Pedro Henriques, Fátima Jorge, Vanda Narciso, dans M. Leach, N. Canas Mendes et al. (dir.), New Research on Timor-Leste, Swinburne Press, 2012, https://dspace.uevora.pt/rdpc/bitstream/10174/7071/1/chp_16.pdf niveau moyen
Introduction au milieu du XVIIIe siècle, essor dans le dernier quart du XIXe ; liberica puis canephora après la rouille ; pied d'origine de l'hybride à « Mata Nova », feitoria de Fatu Bessi, 1917-1918, 800 m, Ermera (Ferreira et al. 1972) ; diffusion dès 1956, nom local « Moka » ; monopole indonésien, profits finançant la guerre ; arabica 86 % et canephora 14 % (Wahjudi 2009) ; achats de cerise de mars à août ; trois méthodes paysannes ; 75 % en voie sèche en 2002 (Oxfam 2003), rapport inversé ensuite ; tableau 2006 (51 989 ha, 10 122 t, 195 kg/ha) ; 56 % de vieux caféiers ; 1 500 t de consommation intérieure en 2008 ; revenu de 264 USD par famille ; enquête de 86 membres à Letefoho. Chapitre universitaire tiré d'un mémoire de master, d'où le niveau moyen. - Coffe Value Chain in Timor-Leste, dans Las redes de cadenas de valor alimentarias en el siglo XXI, Pedro Damião Henriques, Maria Raquel Ventura-Lucas, Maria Leonor da Silva Carvalho, Carlos de Deus, Editorial Agrícola Española, 2012, https://dspace.uevora.pt/rdpc/bitstream/10174/16098/1/Libro%20redes%20 niveau moyen
Treize districts ; canephora de 600 à 1 000 m, arabica de 1 000 à 2 000 m ; arabica 53 816 ha et canephora 2 574 ha (ministère) ; production 79 % arabica, 13 % canephora, 8 % mélange (Wahjudi 2009) ; 92,9 % de la surface et 93,8 % de la production dans quatre districts ; 66 679 familles, 34 % ; tableau 3 du ministère (DNPIA 2009) : production 9 787 t (2002) à 14 000 t (2008), exportations 12 500 t en 2008 ; consommation d'environ 1 000 t ; parts des exportateurs en 2005 et destinations 2005 ; exportations 2009 par entreprise ; usines CCT de Maubisse et Ermera, séchage à Tibar ; certifications et prime de 0,10 $/kg (Banque mondiale 2011) ; anciennes installations de la SAPT à Fato Bessi ; série 1947-1974 de Gonçalves et Mexia (1975) citée. - Ending military monopoly has revitalized E. Timor's coffee industry, Dan Murphy, Far Eastern Economic Review, reproduit par l'East Timor Action Network, 1999, https://www.etan.org/et/1999/february/15-21/20ending.htm niveau moyen
Denok, société contrôlée par l'armée et liée à Benny Murdani, formée en saisissant des plantations portugaises ; monopole défait après le massacre de Dili de 1991, retrait de l'armée avant 1995 ; coopérative avec la NCBA, Starbucks principal acheteur ; récolte 1999 d'environ 13 000 t, presque le double de 1998 ; 55 000 ha en production ; un cinquième des 830 000 habitants employé par le café. - Percolating profits: USAID helps brew Timor-Leste coffee into #1 agricultural export, U.S. Co-ops (NCBA CLUSA), 2019, https://us.coop/blog/percolating-profits-usaid-helps-brew-timor-leste- niveau moyen
En 1994, l'USAID finance l'organisation de 450 caféiculteurs en Cooperativa Café Timor ; 24 000 membres en 2019 ; cliniques. Organisme fondateur de la CCT, donc partie intéressée. - Membership of the International Coffee Agreement 2007, as at 2 February 2022, Organisation internationale du café, 2022, https://www.icocoffee.org/wp-content/uploads/2022/11/membershipica2007 niveau solide
Timor-Leste parmi les pays ayant achevé leurs procédures : ratification déposée le 5 février 2009. Le document ED 2409/22 Rev. 3 (2025) le range parmi les exportateurs admis à signer l'accord de 2022. - Identifying coffee sector challenges in selected countries in Asia and Oceania (PJ 125/18), Organisation internationale du café, Comité des projets, 2018, https://www.ico.org/documents/cy2017-18/pj-125e-challenges-asia-oceani niveau solide
Seul pays de la région à dépendre fortement du café : 77 % des recettes d'exportation de marchandises en 2016 ; café vert exporté surtout vers l'Union européenne (41,4 %), les États-Unis (27,4 %) et le Canada (13,7 %) ; données de l'OIC pour le pays seulement depuis le début des années 2000. - The Coffee Guide, 4e édition, Centre du commerce international (ITC), avec les données de l'Organisation internationale du café, 2021 niveau solide
Copie de la bibliothèque, lue par coordonnées de mots (PyMuPDF). Tableau 5, page PDF 114 (source ITC et OIC) : Timor-Leste classé (A), campagne avril-mars, 111, 59, 82, 65, 139 et 115 milliers de sacs pour 2014 à 2019. P. 29 : le café fait environ 10 % des recettes d'exportation nationales (OIC 2019). - External Trade Statistics Timor-Leste 2024, Institut national de la statistique du Timor-Leste (INETL), ministère des Finances, 2025, https://www.laohamutuk.org/DVD/DGS/Trade-publication_2024.pdf niveau solide
Exportations de café, valeur en milliers de dollars et quantité : 19 009 et 7 034 (2019), 12 658 et 3 739 (2020), 28 072 et 7 521 (2021), 26 596 et 6 084 (2022), 15 402 et 5 895 (2023), 17 704 et 4 191 (2024). Produits exportés hors pétrole : 20 164 milliers de dollars en 2024. Copie hébergée par l'ONG La'o Hamutuk ; quantités supposées en tonnes (unité non écrite, cohérente avec Comtrade). - UN Comtrade, HS 090111 (café non torréfié, non décaféiné), Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=626&a niveau solide
Interrogé le 21 octobre 2026. Exportations déclarées par le Timor-Leste en 2023 : 4 682 t pour 12,6 millions de dollars, dont Indonésie 2 706 t (4,9 millions de dollars), Portugal 713 t, États-Unis 340 t (1,5 million de dollars). Déclarations des pays importateurs : Indonésie première en tonnes de 2016 à 2019 et en 2023-2024 ; Allemagne première de 2010 à 2014. Le pays ne déclare pas toutes les années. - Timor-Leste Agriculture Census 2019, National Report on Final Census Results, Direction générale de la statistique et ministère de l'Agriculture et de la Pêche, 2020, https://inetl-ip.gov.tl/wp-content/uploads/2023/03/FINAL-MAIN-REPORT-T niveau solide
Tableau A.14 : 31 855,8 ha de café cultivés pendant les douze mois précédant le recensement ; le café fait 6,3 % des 509 226 ha de surface brute cultivée par les ménages. - Hope in a Cup: Timor-Leste's Path to a Sustainable Coffee Future, Nuno Ridenio, Fondation Heinrich Böll, Asie du Sud-Est, 2026, https://th.boell.org/en/node/2683 niveau moyen
38 000 ménages vivant directement du café (OMC 2024) ; rendements de 195 à 204 kg de café vert par hectare ; plan national 2019-2030 (réhabilitation de 18 000 ha) ; hybride de Timor « découvert en 1930 » (d'après une source de 2023). - The genome and population genomics of allopolyploid Coffea arabica reveal the diversification history of modern coffee cultivars, Jarkko Salojärvi et al., Nature Genetics 56, 2024, https://doi.org/10.1038/s41588-024-01695-w niveau solide
Copie de la bibliothèque, p. 722 : hybride spontané canephora × arabica « identifié sur l'île de Timor en 1927 », d'après Clarindo et al. 2013. - Timor-Leste: Coffee and Agroforestry Livelihood Improvement, projet 51396-001, Banque asiatique de développement, 2020, https://ewsdata.rightsindevelopment.org/files/documents/01/ADB-51396-0 niveau solide
Fiche du projet : don de 3 millions de dollars, 2 000 ménages formés à Aileu, Ainaro, Bobonaro, Ermera, Liquiçá et Manufahi, à l'appui du plan national du café ; objectifs : production doublée et valeur des exportations augmentée de 270 % d'ici 2030. Copie archivée par un site de veille, la page de la Banque ayant refusé l'accès. - Production, Supply and Distribution Online, fichier café (psd_coffee.csv), USDA Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
Fichier téléchargé le 21 octobre 2026 pour un autre dossier et relu ici : aucune ligne pour le Timor-Leste. - 2017-10-25 Fatubessi.jpg, description de la photographie du Festival Café Timor-Leste, Cabinet du ministre de l'Agriculture et de la Pêche (GAB MEMAP), sur Wikimedia Commons, 2017, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2017-10-25_Fatubessi.jpg niveau faible
Le ministère lance le 21 octobre 2017 à Fatubessi, municipalité d'Ermera, un festival du café qui commémore la découverte de l'hybride de Timor à Fatubessi « en 1927 ». Communiqué officiel, mais simple légende de photographie.