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16 623 tonnes (FAOSTAT 2024)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.
Thaïlande n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Thailand
- Dernière valeur
- 16 623 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- chiffre officiel
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- 86 450 tonnes en 1995
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 22 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le Siam est presque absent des sources anciennes de la bibliothèque. Ukers, en 1922, décrit le café de l'Indochine française, celui des États malais fédérés et signale même quelques plantations en Birmanie, mais ne nomme jamais le Siam ; Coste, en 1955, n'en parle pas davantage. La seule trace trouvée est plus ancienne et porte sur une autre espèce. En 1894, l'Américain Joseph Walsh écrit que la culture « systématique » du Coffea liberica, le caféier du Liberia, a commencé une dizaine d'années plus tôt au Siam, à Malacca et dans plusieurs petites îles malaises, qu'elle y a d'abord si bien réussi que les semences se sont arrachées, puis qu'elle a déçu à l'essai. Aucune source lue ne dit ce que sont devenues ces plantations [2][3][4].
Le récit qui sert d'acte de naissance au café du sud est plus tardif encore. En 1986, deux chercheurs du Department of Agriculture, le service de recherche agronomique de l'État, Arporn Tummakate et Wichit Thanomthin, rapportent qu'« on dit » qu'un musulman thaï nommé Nai Ti Mun a planté le premier Coffea canephora à Saba Yoi, dans la province de Songkhla, en 1904. Ils supposent que les graines venaient d'Indonésie, où les Hollandais avaient introduit l'espèce en 1900 et 1901, ou un peu plus tard de Malaisie, et ajoutent qu'aucune preuve ne permet de dire qui d'autre l'a fait entrer. Leur source pour ce récit est une brochure de la division du caoutchouc du ministère de l'Agriculture, datée de 1972, soixante-huit ans après les faits. En 1986, toujours selon eux, le canephora pousse dans presque toutes les provinces du sud et compte parmi les exportations du pays, mais les planteurs ressèment leurs propres graines sans sélection, si bien que des arbres à petites et à grandes feuilles se mêlent dans presque chaque jardin [5].
Le café du nord naît d'une autre histoire, celle de l'opium. Selon le ministère thaïlandais des Affaires étrangères, l'arrivée de migrants pendant la guerre civile chinoise fait croître la culture du pavot dans les montagnes du nord jusqu'à quelque 145 tonnes d'opium par an dans les années 1960, et l'interdiction de 1958 échoue faute de moyens. En 1969, le roi Bhumibol lance ce qui deviendra le Projet royal, une fondation privée chargée de trouver aux montagnards des cultures de remplacement ; en 1971, le projet s'associe au Fonds des Nations unies pour la lutte contre l'abus des drogues dans un projet de substitution des cultures et de développement communautaire. L'agronome Pongsak Angkasith, de l'université de Chiang Mai, date ce projet pilote de 1972 à 1979 et en résume la conclusion : l'arabica peut remplacer le pavot à long terme, parce que les terres et le climat lui conviennent, que le café se transporte et se stocke facilement et que la demande existe. Une étude publiée en 2025, fondée sur des entretiens avec des producteurs akha et lisu de la province de Chiang Rai, rappelle l'autre face de ce récit : ces programmes visaient aussi à mettre fin à l'essartage, la culture itinérante sur brûlis, chez des minorités des hautes terres, et la mise en marché du café les présente aujourd'hui comme des sujets loyaux et pittoresques en taisant la guerre froide, les inégalités et les dégâts écologiques [6][7][8].
Le premier cultivar diffusé par le projet des Nations unies, le Caturra, succombe à la rouille orangée, le champignon Hemileia vastatrix. En 1974 arrivent des descendances de Catimor, des croisements avec l'Hybride de Timor qui portent sa résistance à la rouille, triées ensuite pour la taille de l'arbre, le rendement, le grain et la tasse. Le Department of Agriculture a gardé la trace d'une lignée de ce type, un croisement de Mundo Novo et de Catimor : obtenue en 1960 au Centre de recherche sur les rouilles du caféier d'Oeiras, au Portugal, elle est éprouvée en Thaïlande dès 1975 à Mae Lod, dans la province de Chiang Mai, puis sélectionnée pendant quarante-cinq ans de station en station jusqu'à devenir en 2021 la variété recommandée DOA Chiang Rai 2. La filière reste petite. Un classement des grains verts d'arabica est fixé en 1985, et environ 500 tonnes d'arabica de qualité arrivent sur le marché en 1990-1991 avec l'appui des projets de développement des hautes terres ; la chute des cours de 1990 à 1992, qui coïncide avec la fin de ce soutien, pousse des planteurs à arracher leurs caféiers, et la culture se replie vers l'ombrage et l'agroforesterie, c'est-à-dire le café planté sous des arbres fruitiers ou forestiers. Le projet de développement de Doi Tung, initiative royale de 1988 destinée à reboiser la montagne et à combattre les stupéfiants, choisit lui aussi l'arabica parmi les cultures de substitution [6][9][14].
La série FAOSTAT suit surtout le canephora du sud. Elle part de 60 tonnes en 1961, dépasse 1 000 tonnes en 1971 et atteint 9 120 tonnes en 1980, puis 71 483 tonnes en 1990 et un maximum de 86 450 tonnes en 1995, encore 86 009 en 2001. En 1995, l'Office of Agricultural Economics, le service statistique du ministère de l'Agriculture, compte 85 371 tonnes de canephora récoltées sur 69 914 hectares au sud et 863 tonnes d'arabica sur 1 509 hectares au nord : l'arabica pèse alors 1 % du café thaïlandais, et vers 2000 Angkasith estime que 63 % du café vert est exporté, vers les États-Unis, la Corée du Sud, l'Allemagne, le Japon et la Pologne. La série descend ensuite presque sans pause, 48 955 tonnes en 2010, 26 089 en 2015, 16 623 en 2024, soit 81 % de moins qu'au maximum. Ce qu'elle ne montre pas, c'est que la baisse est celle d'une seule espèce : de 1995 à 2023, le canephora a été divisé par dix et l'arabica multiplié par plus de neuf, au point que les deux pèsent aujourd'hui presque autant [1][6][11].
Aujourd'hui
Les deux cafés thaïlandais ne se touchent presque pas. Le canephora pousse dans le sud, dans les provinces de Chumphon, Surat Thani, Nakhon Si Thammarat, Krabi, Phang Nga et Ranong, qui en comptaient ensemble 423 947 rai en 1997-1998, soit 67 832 hectares, un hectare valant 6,25 rai. Le Department of Agriculture le recommande sous 700 mètres d'altitude et décrit une culture surtout intercalaire, plantée dans les vergers de durians et de longkongs ou sous des arbres d'ombrage installés six à douze mois avant les caféiers, comme le sator, Parkia speciosa. L'arabica occupe les montagnes du nord, entre 800 et 1 700 mètres selon les cahiers des charges de Doi Tung et de Doi Chaang, deux montagnes de la province de Chiang Rai, et une étude de marché de 2021 cite aussi les provinces de Chiang Mai, Nan et Tak. En 2023, l'Office of Agricultural Economics situe 54,49 % des surfaces en rapport au nord, 39,56 % au sud, 4,11 % au centre et 1,84 % au nord-est [6][9][10][11][12][22].
En 2023, l'Office compte 104 682 rai d'arabica en rapport, environ 16 750 hectares, pour 7 991 tonnes, et 99 529 rai de canephora, environ 15 925 hectares, pour 8 583 tonnes, sur un total de 16 574 tonnes ; le sud n'en fournit plus que 6 896. Le rendement du canephora, 1 221 kilos par hectare au sud en 1995, n'est plus que d'environ 540 kilos. Le Department of Agriculture parle d'une production « en récession » : à Chumphon et à Ranong, les planteurs abattent les vieux caféiers intercalés dans les vergers pour faciliter l'entretien des durians, tandis que des caféiers plantés en 2020 sous les hévéas et les théiers d'Assam du nord entrent en production. La sécheresse et la chaleur de février et mars 2023, qui ont fait sécher les fruits sur l'arbre, et le scolyte des fruits, un petit coléoptère qui pond dans la cerise et peut faire perdre plus de la moitié d'une récolte selon le département, ont encore fait baisser les rendements. En 2023-2024, l'Office relevait 25,04 bahts le kilo de cerises d'arabica, 197,66 bahts le kilo de parche d'arabica, la parche étant l'enveloppe qui entoure le grain, et 70,33 bahts le kilo de café vert de canephora [6][11][12][16].
Les variétés recommandées viennent surtout de la recherche publique. Pour le sud, le Department of Agriculture recommande cinq canephora sélectionnés à son centre de recherche horticole de Chumphon ; le premier, DOA Chumphon 1, tiré à partir de 1989 d'arbres de planteurs du district de Sawi, a été recommandé en 2006 après dix-sept ans d'essais, avec 3,94 kilos de grain sec par arbre et par an en moyenne sur neuf ans. Le catalogue de World Coffee Research cite deux clones de Nestlé Research diffusés en Thaïlande, Roubi 4 et Roubi 5, à gros grains et très résistants à la rouille, et range le pays parmi les dix premiers producteurs de canephora. Au nord, la variété certifiée Chiang Mai 80 croise une lignée de Catimor, issue de l'Hybride de Timor et du Caturra, avec le SL28 ; le département demande de la planter à l'ombre, surtout sous 1 000 mètres. Les cahiers des charges de Doi Tung et de Doi Chaang nomment le Catimor, le Caturra et le Catuai et décrivent la voie humide : tri des cerises par flottation, dépulpage, fermentation dans l'eau, 36 heures à Doi Tung après un passage en démucilagineuse, une machine qui retire le mucilage, la couche sucrée collée à la parche, puis lavage et séchage au soleil jusqu'à 10 à 12 % d'humidité. La récolte va d'octobre à février à Doi Tung et de novembre à mars à Doi Chaang, où les caféiers fleurissent en février [9][10][12][13][15][21].
Ces deux montagnes de Chiang Rai ont obtenu le même jour, le 9 juillet 2015, une indication géographique protégée de l'Union européenne, c'est-à-dire un nom réservé aux cafés qui suivent un cahier des charges attaché à un lieu : Kafae Doi Tung et Kafae Doi Chaang, kafae voulant dire café en thaï. Doi Tung avait reçu dès 2006 l'indication géographique du département thaïlandais de la propriété intellectuelle ; sa zone, 149,62 km² entre les districts de Mae Fah Luang et de Mae Sai, est contrôlée par la fondation Mae Fah Luang, qui traite le café dans sa propre usine et peut faire figurer le sceau de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime sur ses paquets. Doi Chaang couvre deux villages du district de Mae Suai, entre 1 100 et 1 700 mètres, où le café pousse sous des pruniers, des pêchers, des poiriers et des macadamias. La Thaïlande est membre exportateur de l'Organisation internationale du café, partie à l'accord de 2007, et le tableau de l'Organisation repris par le Centre du commerce international la range parmi les producteurs des deux espèces, avec une campagne d'octobre à septembre [9][10][17][20].
Le pays boit bien plus de café qu'il n'en produit. Exportateur de 71 295 tonnes de café vert en 1997, il n'en déclare plus que 15 980 tonnes en 2005 et 720 en 2024. Ses importations de café vert atteignent 61 284 tonnes en 2024, dont 36 704 du Vietnam, 15 049 du Laos et 8 797 d'Indonésie. Ce café entre à 5 % de droits depuis les pays de l'ASEAN, l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, contre 30 % dans le contingent tarifaire négocié à l'Organisation mondiale du commerce, c'est-à-dire un volume admis à droit réduit, ici 5,25 tonnes, et 90 % au-delà. Le Department of Agriculture estime les besoins de l'industrie à 80 000 tonnes par an. Une grande part devient du soluble : le département américain de l'Agriculture estime la consommation thaïlandaise de 2024 à l'équivalent de 700 000 sacs de 60 kilos en soluble contre 230 000 en café torréfié et moulu, et l'étude de marché de 2021, faite pour l'ambassade du Brésil, attribue à Nescafé 81 % du marché du soluble. Le pays revend ces produits transformés à ses voisins, 26 244 tonnes de produits du café en 2020 selon la même étude, surtout des mélanges « 3 en 1 » de soluble, de sucre et de crème végétale vendus en Birmanie, au Laos et au Cambodge. La consommation change aussi de forme : les importations de soluble ont été multipliées par plus de cinq de 1997 à 2000, et l'étude de 2021 décrit l'essor des chaînes de cafés et du café préparé à la maison [6][12][18][19][22].
- Espèces
- Coffea arabica au nord, Coffea canephora au sud, à parts presque égales en 2023 (7 991 t et 8 583 t) [11]
- Production officielle 2024
- 16 623 t, statut A (chiffre officiel) [1]
- Maximum de la série FAOSTAT
- 86 450 t en 1995 [1]
- Zones de culture
- Canephora à Chumphon, Surat Thani, Nakhon Si Thammarat, Krabi, Phang Nga et Ranong ; arabica dans les montagnes du nord [6]
- Altitude du canephora
- 700 m au plus, selon la recommandation du Department of Agriculture [12]
- Indication géographique protégée (UE)
- Kafae Doi Tung, arabica de 800 à 1 200 m, enregistrée le 9 juillet 2015 [9]
- Importations de café vert 2024
- 61 284 t, dont 60 % du Vietnam [19]
- Introduction du canephora
- 1904 à Songkhla, selon un récit rapporté en 1986 d'après un texte de 1972 [5]



Zones d'ombre
Le volume du café thaïlandais dépend de qui le compte. L'Office of Agricultural Economics, que FAOSTAT reprend à quelques tonnes près, donne 16 575 tonnes pour 2023 ; l'Organisation internationale du café, par le Centre du commerce international, 450 000 sacs pour la campagne 2019, soit 27 000 tonnes, proches des 26 414 tonnes de l'Office ; le département américain de l'Agriculture, 750 000 sacs en 2023 et 900 000 en 2024, soit 45 000 et 54 000 tonnes, de 2,7 à 3,2 fois le chiffre officiel. Le désaccord porte aussi sur l'espèce : la base américaine ne compte plus un sac d'arabica thaïlandais depuis 1999, quand l'Office en compte 7 991 tonnes en 2023, presque la moitié de la récolte. Les pages du département américain ayant refusé l'accès, aucun rapport annuel sur le café thaïlandais n'a pu être lu, et l'origine de ces chiffres reste inconnue. La statistique officielle n'est pas non plus d'un seul tenant : pour 2019, deux publications qui citent l'Office donnent 26 414 et 26 424 tonnes ; pour 2018, FAOSTAT inscrit 23 619 tonnes quand l'Office en publie 24 687 ; et la série FAOSTAT porte des décimales, 16 623,48 tonnes en 2024, inattendues pour un chiffre national, alors que seul le statut de 2024 est connu [1][11][17][18][22].
La consommation est plus mal connue encore. Pour 2019, le département américain l'estime à 800 000 sacs, 48 000 tonnes, et le Centre du commerce international à 2 169 000 sacs d'équivalent vert, environ 130 000 tonnes, ce qui ferait de la Thaïlande le vingtième consommateur mondial ; le Department of Agriculture parle de besoins industriels de 80 000 tonnes par an et compte 91 389,90 tonnes de café vert et de soluble importées en 2023, sans dire comment il convertit le soluble. Les produits transformés ne se recoupent pas davantage : la base américaine prête au pays 650 000 sacs de soluble exportés en 2024, environ 39 000 tonnes d'équivalent vert, quand les douanes déclarent 2 322 tonnes d'extraits de café exportés. Les mélanges « 3 en 1 », rangés sous un autre code douanier, expliquent peut-être une part de l'écart, mais aucune source lue ne le dit. Les deux documents officiels qui commentent les récoltes de 2023 et de 2024 se contredisent enfin sur un point simple : le Department of Agriculture écrit que les caféiers plantés sous les hévéas et les théiers du nord sont des arabicas, le bureau de politique commerciale du ministère du Commerce que ce sont des canephora [11][12][16][17][18][19].
Les dates d'origine reposent sur peu de chose. Le planteur de 1904, Nai Ti Mun, n'est attesté dans ce qui a été lu que par une brochure de 1972, introuvable en ligne, et les chercheurs qui la citent en 1986 l'introduisent par un « on dit » ; l'origine indonésienne des graines est une supposition de leur part. Le liberica signalé au Siam par Walsh vers 1884 ne laisse aucune autre trace dans les sources lues. Angkasith écrit que la vulgarisation du café a commencé dès 1957, sans dire où ni par qui, douze ans avant le Projet royal, et date le projet avec les Nations unies de 1972 quand le ministère des Affaires étrangères le fait commencer en 1971. Le récit de l'opium remplacé par le café est surtout porté par des sources officielles, qui l'écrivent comme un succès : le ministère annonce une baisse de 97 % du pavot entre 1985 et 2015 sans dire quelle part en revient au café, et l'étude de 2025 en conteste la présentation. Aucune source lue, enfin, ne chiffre ce que pèsent aujourd'hui Doi Tung et Doi Chaang dans les 7 991 tonnes d'arabica du nord [3][5][6][7][8].
Non traité : Le texte de 1972 qui porte le récit de 1904, introuvable en ligne ; les rapports annuels du département américain de l'Agriculture sur le café thaïlandais, ses pages ayant renvoyé 403, si bien que l'origine de ses chiffres reste inconnue ; le statut FAOSTAT de chaque année, seul celui de 2024 étant connu ; la répartition de la production par province, l'Office ne publiant en accès libre que des totaux et des parts régionales lus ici ; le calendrier de récolte du canephora du sud, qu'aucune source lue ne donne en mois ; le nombre de planteurs ; la part de Doi Tung et de Doi Chaang dans l'arabica du nord et l'histoire des entreprises qui les commercialisent ; les concours, les procédés récents (miel, fermentations contrôlées) et le marché du café de spécialité ; le café d'éléphant Black Ivory, déjà traité par la planche du site sur les cafés d'animaux ; l'effet du changement climatique, au-delà de la sécheresse de 2023 ; le régime de licence d'exportation instauré par le ministère du Commerce en 2023, vu seulement dans un résultat de recherche.
- FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
Série 1961 à 2024 lue dans pays_producteurs_complement.json (version du 23 décembre 2025) : 60 t en 1961, 1 140 t en 1971, 9 120 t en 1980, 71 483 t en 1990, maximum de 86 450 t en 1995, 86 009 t en 2001, 48 955 t en 2010, 26 089 t en 2015, 23 619 t en 2018, 26 424,38 t en 2019, 16 690 t en 2023, 16 623,48 t en 2024 avec le statut A. Le statut n'est connu que pour l'année courante. - All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Copie de la bibliothèque, recherche dans le texte intégral : aucune occurrence de Siam, Thailand ou Bangkok. Le livre décrit l'Indochine française (p. 237), les États malais fédérés et signale du café « on a restricted scale » en Birmanie. - Coffee: Its History, Classification and Description, Joseph M. Walsh, Henry T. Coates & Co., 1894, https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/33348 niveau solide
Copie de la bibliothèque (Pepites_historiques_et_scientifiques), p. 149, chapitre des cafés de Polynésie : culture systématique du liberica commencée une dizaine d'années plus tôt au Siam, à Malacca et dans de petites îles malaises, d'abord prospère, puis décevante. - Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, Les caféiers, René Coste, Larose, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
Copie de la bibliothèque, texte extrait : aucune mention de la Thaïlande ni du Siam comme pays caféier (seule occurrence : l'arbre d'ombrage Cassia siamea). - Robusta Coffee (Coffea canephora): A Perspective (ความเป็นมาของกาแฟโรบัสต้า), Arporn Tummakate et Wichit Thanomthin, Thai Agricultural Research Journal, vol. 4, n° 2, p. 174-177, 1986, https://li01.tci-thaijo.org/index.php/thaiagriculturalresearch/article niveau solide
PDF numérisé sans couche texte, lu sur l'image (pages 1 et 3). Introduction du canephora en Indonésie en 1900-1901 ; « on dit » que Nai Ti Mun l'a planté à Saba Yoi, Songkhla, en 1904, d'après Thongphun Sriwanarat, brochure du département, 1972 ; origine indonésienne ou malaise supposée ; 82 ans plus tard, culture dans presque toutes les provinces du sud et produit d'exportation ; pas de sélection variétale, types à petites et grandes feuilles mêlés. - Coffee Production Status and Potential of Organic Arabica Coffee in Thailand, Pongsak Angkasith, université de Chiang Mai, AU Journal of Technology (communication à la First Asian Regional Round-table on Sustainable, Organic and Speciality Coffee, Chiang Mai, février 2001), 2002, https://web.archive.org/web/2015/http://www.journal.au.edu/au_techno/2 niveau solide
Lu en PDF par l'archive (l'adresse d'origine renvoie 404). Tableau 3 d'après l'Office of Agricultural Economics : 1995, nord 863 t sur 1 509,4 ha, sud 85 371 t sur 69 914 ha, rendement sud 1 221,1 kg/ha, total 86 233 t ; 1998, total 78 214 t. Canephora dans six provinces du sud, 423 947 rai en 1997-1998. Exportations de café vert 71 295 t en 1997, 59 311 t en 2000 ; clients États-Unis, Corée, Allemagne, Japon, Pologne ; importations de soluble de 412 t (1997) à 2 270 t (2000). Projet Thaï/ONU de substitution des cultures 1972-1979 ; vulgarisation « since 1957 » ; Caturra puis Catimor en 1974 ; classement de 1985 ; 500 t d'arabica en 1990-1991 ; chute des cours 1990-1992 ; arabica de 800 à 1 200 m. - From Poppy to Coffee: How Thailand Became a Model for Alternative Development, Chutintorn Gongsakdi, ministère thaïlandais des Affaires étrangères, 2021, https://image.mfa.go.th/mfa/0/Ty8J7f4hKr/ข่าว/Article_From_Poppy_to_Co niveau moyen
Migrations des années 1940, environ 145 t d'opium par an dans les années 1960, interdiction de 1958, idée du roi en 1969, première formation en 1970, projet de substitution avec l'UNFDAC en 1971, arabica parmi plus de 150 cultures introduites, éradication à partir de 1985, baisse de 97 % du pavot de 1985 à 2015. Texte gouvernemental de promotion, d'où le niveau moyen. - From Cold War to Cold Brew: Crop Replacement Strategies, Bean Logistics, and Ethnicized Coffee Commerce in Northern Thailand, Jane M. Ferguson et Amporn Ayuttacorn, Critical Asian Studies, vol. 57, n° 1, p. 96-118, DOI 10.1080/14672715.2025.2450476, 2025, https://hdl.handle.net/1885/733751052 niveau solide
Résumé seul, lu sur la fiche du dépôt de l'Australian National University (article en accès fermé) : programmes de remplacement des cultures des années 1970 contre l'essartage et l'opium, entretiens avec des producteurs akha et lisu de Chiang Rai, mise en marché qui présente les montagnards comme loyaux et pittoresques et tait la guerre froide, les inégalités et les dégâts écologiques. - Document unique « Kafae Doi Tung », JO C 48 du 20.2.2014, p. 14, et règlement d'exécution (UE) 2015/1134 du 9 juillet 2015, Commission européenne, Journal officiel de l'Union européenne, 2014 et 2015, https://publications.europa.eu/resource/oj/JOC_2014_048_R_0014_01 niveau solide
Indication géographique protégée (et non appellation d'origine), demande TH-PGI-0005-0814 du 27.05.2010 ; arabica Catimor, Caturra, Catuai ; 800 à 1 200 m ; zone de 93 515 rai ou 149,62 km² dans les districts de Mae Fah Luang et Mae Sai ; indication géographique thaïlandaise de 2006 ; récolte d'octobre à février ; démucilagination mécanique puis 36 h de fermentation ; séchage au soleil jusqu'à 10-12 % ; contrôle par la fondation Mae Fah Luang ; sceau de l'ONUDC ; projet de développement de Doi Tung lancé en 1988. Règlement lu par le portail des publications de l'UE (CELEX 32015R1134). - Document unique « Kafae Doi Chaang », JO C 49 du 21.2.2014, p. 8, et règlement d'exécution (UE) 2015/1135 du 9 juillet 2015, Commission européenne, Journal officiel de l'Union européenne, 2014 et 2015, https://publications.europa.eu/resource/oj/JOC_2014_049_R_0008_01 niveau solide
Indication géographique protégée, demande TH-PGI-0005-0815 du 27.05.2010 ; Caturra, Catimor, Catuai ; 1 100 à 1 700 m ; villages de Doi Chaang et Ban Mai Pattana, sous-district de Wawi, district de Mae Suai ; floraison en février, récolte de novembre à mars ; voie humide, trempage de 20 à 24 h, séchage de sept à huit jours jusqu'à 11 % ; ombrage de pruniers, pêchers, poiriers et macadamias. - คู่มือ การป้องกันกำจัดมอดเจาะผลกาแฟแบบผสมผสาน (manuel de lutte intégrée contre le scolyte des fruits du caféier), Sumet Pakpian, centre de recherche agricole de Lampang, Department of Agriculture, d'après l'Office of Agricultural Economics (2024), 2026, https://www.doa.go.th/ac/lampang/wp-content/uploads/2026/01/คู่มือ-การ niveau solide
2023 : 204 211 rai en rapport (arabica 104 682, canephora 99 529), 16 574 t (arabica 7 991, canephora 8 583) ; nord 54,49 %, sud 39,56 %, centre 4,11 %, nord-est 1,84 % des surfaces ; tableau 2018-2023 (24 687, 26 414, 22 481, 21 775, 18 689, 16 575 t) ; abattage des vieux canephora des vergers de durians à Chumphon et Ranong ; caféiers plantés en 2020 sous hévéas et théiers d'Assam dits arabica ; sécheresse ; scolyte, plus de 50 % de pertes ; prix 2023-2024 de 25,04, 197,66 et 70,33 bahts le kilo. - คู่มือเทคโนโลยีการผลิตกาแฟโรบัสตา (manuel de technologie de production du canephora), Institut de recherche horticole et centre de recherche horticole de Chumphon, Department of Agriculture, 2024, https://www.doa.go.th/hort/wp-content/uploads/2025/01/คู่มือเทคโนโลยีก niveau solide
Production « en récession » ; 2023 : 99 529 rai et 8 584 t, dont le sud 80 633 rai et 6 896 t ; besoins de l'industrie de 80 000 t par an ; importations de café vert et de soluble de 91 389,90 t en 2023 ; cinq variétés recommandées (Chumphon 1, 2, 3, 84-4, 84-5) ; altitude de 700 m au plus ; culture intercalaire dans les durians et les longkongs, ombrage de sator, Sesbania ou Leucaena ; récolte au moins 309 jours après la floraison. - กาแฟโรบัสตาพันธุ์ กวก.ชุมพร 1 (fiche de la variété DOA Chumphon 1), Centre de recherche horticole de Chumphon, Department of Agriculture, 2025, https://www.doa.go.th/hort/wp-content/uploads/2025/01/กาแฟโรบัสตาพันธุ niveau solide
Collecte à partir de 1989, dont la lignée 1/11 du district de Sawi ; 17 ans de recherche (1989-2005) ; 3,94 kg de grain sec par arbre et par an sur neuf ans ; variété recommandée le 9 octobre 2006. - กาแฟอะราบิกาพันธุ์ กวก. เชียงราย 2 (fiche de la variété DOA Chiang Rai 2), Centre royal de recherche agricole de Chiang Mai, Department of Agriculture, 2025, https://www.doa.go.th/hort/wp-content/uploads/2025/01/กาแฟอะราบิกา-กวก niveau solide
Croisement Mundo Novo 1535/33 par H.W. 26/14 (Caturra par Hybride de Timor CIFC 832/1) obtenu au CIFC d'Oeiras en 1960 ; deuxième génération éprouvée en Thaïlande de 1975 à 1981 à Mae Lod (Mae Taeng, Chiang Mai), sélection jusqu'en 2020 ; variété recommandée le 19 juillet 2021 ; à planter à l'ombre au-dessus de 1 200 m. - การปลูกและดูแลรักษากาแฟอะราบิกา (culture et entretien de l'arabica), Centre de recherche et de développement agricole de Chiang Mai, Department of Agriculture, 2025, https://www.doa.go.th/hc/cmrarc/wp-content/uploads/2025/08/การปลูกและด niveau solide
Chiang Mai 80, variété certifiée, croisement de H.W. 26/5 (Hybride de Timor 832/1 par Caturra 19/1) et de SL28 ; 500 à 900 g de grain sec par arbre à sept ans ; à ne pas planter en plein soleil, surtout sous 1 000 m. - มาตรการและสถานการณ์การค้าสินค้ากาแฟของต่างประเทศ (mesures et situation du commerce du café à l'étranger), Trade Policy and Strategy Office, ministère du Commerce, d'après l'Office of Agricultural Economics, 2023, https://uploads.tpso.go.th/มาตรการและสถานการณ์การค้าสินค้ากาแฟของต่างป niveau solide
Prévision 2023 : surfaces en rapport de +0,69 % (arabica +4,81 %, canephora -3,31 %), abattage des vieux canephora des vergers de durians à Chumphon et Ranong, caféiers plantés sous hévéas et théiers d'Assam du nord dits canephora ; production -11,31 % ; sécheresse de fin février à début mars 2023 dans le sud. - The Coffee Guide, 4e édition, Centre du commerce international (ITC), avec les données de l'Organisation internationale du café, 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
Copie de la bibliothèque, tableaux lus par coordonnées de mots (pdftotext attribue la ligne thaïlandaise du tableau 5 à une autre). Tableau 2, p. 80 : dixième producteur de canephora en 2018-2019, 352 000 sacs. Tableau 5, p. 88 : Thaïlande (R/A), campagne octobre-septembre, 845, 762, 538, 638, 482 et 450 milliers de sacs pour 2014 à 2019. Tableau 9, p. 96 : consommation de 871 (2005), 1 302 (2010), 1 755 (2015) et 2 169 milliers de sacs (2019), vingtième rang en 2019. Tableau 10, p. 98 : 35 000 sacs de soluble exportés vers l'UE en 2019. - Production, Supply and Distribution Online, fichier café (psd_coffee_csv), USDA Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
Fichier téléchargé le 21 octobre 2026 (copie du bac à sable). Thaïlande : production de 700 000 sacs en 2019, 750 000 en 2023, 900 000 en 2024 ; arabica nul depuis 1999, tout en rubrique « Robusta Production » ; consommation de 800 000 sacs en 2019 et 930 000 en 2024, dont 700 000 en soluble et 230 000 en torréfié ; exportations de soluble de 650 000 sacs en 2024 ; importations de grains de 650 000 sacs en 2024. - UN Comtrade, HS 090111 (café non torréfié, non décaféiné) et HS 210111 (extraits, essences et concentrés de café), Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=764&a niveau solide
Interrogé le 21 octobre 2026. Déclarations thaïlandaises : exportations de café vert de 15 980 t (2005, dont 11 800 t vers les États-Unis), 236 t (2010), 720 t (2024) ; importations de café vert de 14 263 t (2010), 62 162 t (2023, dont 43 720 du Vietnam, 10 010 d'Indonésie, 8 063 du Laos), 61 284 t (2024, dont 36 704 du Vietnam, 15 049 du Laos, 8 797 d'Indonésie) ; exportations d'extraits de café de 2 322 t en 2024. Le Laos déclare 6 986 t exportées vers la Thaïlande en 2023 (requête de l'agent du dossier Laos, relue dans son fichier). - Procedures for membership of the International Coffee Agreement 2022, ED 2409/22 Rev. 3, Organisation internationale du café, 2025, https://www.ico.org/documents/cy2024-25/ed-2409-r3e-membership-ica-202 niveau solide
Annexe III, document du 16 juillet 2025 : la Thaïlande figure parmi les membres exportateurs parties à l'accord de 2007. La page « About us » de l'Organisation, consultée le 21 octobre 2026, la liste aussi parmi ses membres. - Coffee Varieties Catalog, World Coffee Research, 2025, https://varieties.worldcoffeeresearch.org/ niveau solide
Copie de la bibliothèque. P. 90 : la Thaïlande suit les six premiers producteurs de canephora, avec le Laos, la Tanzanie et Madagascar, dans les dix premiers mondiaux (d'après Abacusbio 2023). P. 132 et 133 : clones Roubi 4 et Roubi 5, Nestlé Research, diffusés en Thaïlande, gros grains, très résistants à la rouille. - Market Research in Thailand: Coffee, premium and standard, green and roasted beans, Final Report, Canvassco (Thailand), pour le secteur commercial de l'ambassade du Brésil à Bangkok, publié sur gov.br (Invest Export Brasil), 2021, https://www.gov.br/empresas-e-negocios/pt-br/invest-export-brasil/expo niveau moyen
D'après l'Office of Agricultural Economics : 223 690 rai dans 42 provinces en 2020 ; arabica 10 497, 8 895 et 11 169 t, canephora 14 192, 17 529 et 11 336 t pour 2018 à 2020 ; total de 26 424 t en 2019 ; besoins des usines de 78 954 t. Plantations citées à Chiang Mai, Nan et Tak. Importations de 78 583 t de produits du café en 2020, 70 % du Vietnam ; droits sur le café vert de 30 % dans un contingent de 5,25 t et 90 % hors contingent (OMC), 5 % dans l'AFTA (d'après le Department of Foreign Trade) ; exportations de 26 244 t de produits du café en 2020, à 84,7 % des mélanges, vers la Birmanie, le Laos et le Cambodge ; Nescafé 81 % du soluble. Étude de consultant, d'où le niveau moyen.