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environ 9 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.
Myanmar n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Myanmar
- Dernière valeur
- environ 9 000 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- valeur imputée par l'organisme récepteur
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- 8 908 tonnes en 2020
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 17 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le café birman entre dans la littérature du négoce par la petite porte. En 1894, le négociant américain Joseph Walsh le présente comme une sorte nouvelle, introduite depuis peu et encore rare : un grain assez gros et régulier, verdâtre et tendre à l'état vert, « coriace » une fois torréfié, au goût herbacé qu'il attribue à la jeunesse des plantations ; il assortit cette note d'un mépris colonial pour les habitants du pays, qu'il juge incapables de mettre leurs jungles en valeur. Ukers, en 1922, ne lui accorde guère plus : dans son chapitre sur l'Inde britannique, la Birmanie fait partie des régions où le café ne pousse « qu'à une échelle restreinte », et son grand tableau des cafés du monde range le Burma, vendu à Rangoun et venu du district de Tavoy, parmi les grains gros et spongieux, à la tasse herbacée, « sans importance commerciale ». Sa bibliographie cite aussi une brochure imprimée à Tavoy en 1893 sur la culture du café de Liberia, c'est-à-dire Coffea liberica, une autre espèce que l'arabica et le canephora [3][4]
Le premier récit précis de l'introduction se trouve dans une enquête de l'administration indienne publiée en 1940, le rapport sur la commercialisation du café en Inde et en Birmanie. Il date la première plantation birmane d'environ 1886 : le service des forêts ouvre alors deux jardins d'essai, à Mergui (aujourd'hui Myeik) et à Tavoy (Dawei), sur la côte du Tenasserim, que la rouille des feuilles oblige à fermer. Une plantation ouverte à la même époque à Nancho, dans les collines karens, est presque anéantie par la maladie en 1897 et 1898 ; les graines des quelques arbres épargnés servent à replanter, et les Karens adoptent la culture. Leur café, dit de Toungoo, passe alors pour le meilleur du pays. De ces collines, écrivent les enquêteurs, la culture a probablement gagné le Myelat, dans le sud des États shans, puis les reliefs du nord. Le même rapport signale deux caféiers sauvages en Haute-Birmanie, Coffea jenkinsii dans les collines kachines et Coffea bengalensis, sans usage commercial ; Coste range encore en 1955 cette seconde espèce parmi les caféiers d'Asie présents en Birmanie [2][16]
L'enquête de 1940 montre aussi pourquoi les statistiques officielles ne voyaient presque rien. Le café pousse hors du cadastre, si bien que les registres agricoles comptent 13 acres en 1935-36 quand les enquêteurs en estiment environ 2 000, soit quelque 800 hectares. La production moyenne des cinq campagnes achevées en 1935-36 est évaluée à 5 097 quintaux anglais, environ 260 tonnes (conversion faite ici, à 50,8 kg le quintal), puis à 7 000 quintaux en 1936-37, et elle a plus que triplé en dix ans. Les trois quarts viennent du sud des États shans, autour de Yengan, Pinlaung, Pwela et Pindaya, avec Aungban pour marché de collecte ; le reste des collines karens près de Thandaung, de Chaungwe dans l'État de Hsipaw, où un bloc de 120 acres est planté en 1934, et des collines de Sinlumkaba près de Bhamo. Presque tout le café vient de jardins familiaux d'un dixième d'acre, souvent plantés le long des clôtures des maisons [2]
La qualité suit cette structure. Neuf dixièmes de la récolte sont préparés en café « cerise » : les fruits verts, mûrs et trop mûrs cueillis dans la journée sont pilés au mortier avec un peu de balle de riz, étalés sur des nattes de bambou, pilés de nouveau puis tamisés, d'où des grains écrasés ou brisés. Seule la plantation de Chaungwe produit du café en parche, c'est-à-dire lavé et séché dans son enveloppe, après 30 à 40 heures de fermentation et trois semaines de séchage. Le café birman se vend environ 9 roupies le quintal de moins que le café cerise indien, écart que le rapport attribue à cette préparation. Les cultivateurs dépendent de marchands de village : un tiers d'entre eux reçoivent des avances de 50 à 80 % de la valeur attendue, les poids sont faussés, et le planteur touche environ 56 % du prix payé par le consommateur de Rangoun. La marque Thamadi, posée en 1939 sur des poids et des paniers étalonnés, donne au pays ses premières mesures portant un poinçon officiel. La Birmanie boit alors plus de café qu'elle n'en produit, environ 11 000 quintaux en 1938, surtout en ville, la majorité de la population préférant le thé, et en importe d'Inde ; un essai d'envoi au Royaume-Uni en 1935-36 est jugé de qualité médiocre [2]
Après l'indépendance, le manuel publié par la FAO en 2005 retrace la suite. Le groupe de Chaungwe plante en 1952 près de Pyin Oo Lwin, l'ancienne Maymyo, une soixantaine d'acres d'arabica, surtout de la variété S 795. De 1968 à 1994, les fermes d'État de Chaungwe, Pyin Oo Lwin, Pwe Daung et Banbwe, reprises au secteur privé, relèvent d'un ministère de l'Industrie ; on compte en 1971 6 379 acres et 859 tonnes. Le café devient ensuite un instrument de lutte contre le pavot à opium : trois campagnes de plantation se succèdent de 1975 à 1991, trois tonnes de semences de Catimor et de Catuai arrivent du Costa Rica en 1986, et un projet du Programme des Nations unies pour le contrôle des drogues est lancé en 1987 dans les États shans, largement sans succès, même si beaucoup de foyers gardent dix à vingt caféiers. En 1994, le café d'État passe à l'entreprise publique Myanmar Farm Enterprises, du ministère de l'Agriculture. En 2004, le gouvernement vise 100 000 acres et offre des baux de 25 ans à 18 dollars l'acre ; une partie des grandes plantations échoue, faute d'intrants, d'ombrage et de bonnes semences, avec des Catimors venus de Chine [5]
La série FAOSTAT commence en 1961 à 200 tonnes, un chiffre repris d'une autre organisation (marque X), puis reste entre 917 et 1 688 tonnes jusqu'en 1990, ce que confirme la moyenne de 1 146 tonnes que le manuel de la FAO donne pour 1977-1985. Elle monte de 1 200 tonnes en 1992 à 8 000 tonnes en 2012, reflet des plantations des années 1990 et 2000, puis plafonne entre 8 300 et 8 908 tonnes. Le maximum, 8 908 tonnes, est atteint en 2020 et répété à l'identique en 2021 alors que la surface récoltée change. Le dernier chiffre officiel (marque A) est celui de 2022, 8 557 tonnes ; 2023 et 2024 sont des valeurs imputées (marque I), 8 904 tonnes pour 2024. De 1991 à 2015, les surfaces sont des conversions exactes de milliers d'acres ronds, 4 047 hectares pour 10 000 acres, 11 736 pour 29 000, et la production est presque toujours arrondie à la centaine : la série reprend des estimations administratives faites en acres et ne mesure rien par elle-même. Les chiffres du ministère que présentait l'association du café en 2016, de 3 012 tonnes en 2003-04 à 7 687 tonnes en 2011-12, ont des voisins dans FAOSTAT, de 50 à 150 tonnes plus bas pour l'année civile correspondante, puis 8 000 tonnes en 2012 quand le ministère annonçait 7 441 tonnes pour 2012-13 : la parenté est nette, la correspondance n'est pas exacte [1][5][8]
Aujourd'hui
Selon le président de l'association du café, en 2016, l'arabica pousse sur les hauteurs des États shans du nord et du sud, des États chin, kachin et kayah, des régions de Sagaing et de Mandalay, et le canephora dans les basses terres de Bago, de l'Ayeyarwady et de l'État karen (Kayin). Les chiffres du ministère pour 2012-13 qu'il présente donnent la mesure de chaque zone : 60 795 acres plantées, environ 24 600 hectares, dont 26 980 en récolte, pour 7 441 tonnes. Le nord de l'État shan fournit 2 678 tonnes, le sud 1 598, la région de Mandalay, autour de Pyin Oo Lwin, 758 tonnes sur 16 982 acres plantées dont 3 350 seulement en récolte, et l'État karen 1 243 tonnes. Le delta de l'Ayeyarwady ne compte que 75 acres et 38 tonnes : le canephora birman est surtout une affaire karen, dans un État qui a aussi ses collines d'arabica autour de Thandaung. Un rapport de marché de 2023 estime les plantations à près de 50 000 acres (20 243 hectares) en 2020, dont 75 à 80 % d'arabica et 20 à 25 % de canephora [8][10]
Le manuel de la FAO de 2005 décrit la variété la plus anciennement installée, le S 795, une sélection de la station indienne de Balehonnur issue du croisement de S 288 et de Kent, S 288 descendant lui-même d'un hybride naturel entre Coffea arabica et Coffea liberica. Le Caturra arrive dans les années 1950, le Catimor et le Catuai en 1986, des sélections kényanes comme SL 28 et SL 34 en 2004, et le manuel recommande le S 795 et le Catimor au-dessus de 1 000 mètres, en avertissant que beaucoup de Catimors plantés n'en sont pas. À Ywangan, dans le sud de l'État shan, les profils des 21 groupes de producteurs publiés par Winrock en 2017 montrent une autre réalité : des villages, danu pour la plupart, situés entre 1 005 et 1 601 mètres, où le Catuai représente 80 à 100 % des arbres, complété par un peu de Catimor ou de Caturra [5][7]
Le café de spécialité, c'est-à-dire noté au moins 80 points sur 100 à la dégustation selon le protocole de la Specialty Coffee Association, naît d'un programme américain. Fin 2013, un ancien cadre de Green Mountain Coffee venu en volontaire de l'USAID goûte les cafés locaux et pousse les producteurs à s'organiser. En septembre 2014, des propriétaires de plantations du Mandalay Coffee Group fondent la Myanmar Coffee Association, et fin 2014 Winrock International signe avec l'USAID l'accord du projet Value Chains for Rural Development, avec le Coffee Quality Institute pour partenaire. Le premier concours national, en mai 2015, classe 21 échantillons sur 58 au-dessus de 80 points. Un consultant qui avait travaillé au Yémen propose les naturels séchés au soleil, des cerises entières séchées 25 à 35 jours sur des tables surélevées, une méthode à la portée des petits producteurs. Le premier lot exporté, 36 tonnes en mai 2016, réunit 26 tonnes des plantations du groupe de Mandalay et 10 tonnes de villages de petits producteurs. Le groupe ouvre à Pyin Oo Lwin en 2017 la première usine de décorticage de qualité, où le café sec est débarrassé de ses enveloppes, trié et calibré, et dix-huit villages de Ywangan forment en 2018 leur propre association, Shwe Taung Thu. Le projet s'achève fin 2019. Les gains annoncés, des cerises payées 1,00 à 1,20 dollar la livre en 2018, de 54 à 85 % au-dessus du prix local de 2015, sont ceux que publie Winrock elle-même [6][7]
L'association, dont le siège est à Pyin Oo Lwin, compte en 2016 six groupes locaux et plus de 300 membres, dix groupes en 2019, et tient depuis 2015 un concours annuel. La recherche publique est installée près de la même ville, au centre de recherche et de vulgarisation de Myanmar Farm Enterprises, modernisé avec l'aide de la FAO entre 2003 et 2005 ; la presse d'État cite encore en 2022 un centre de recherche sur le café de Pyin Oo Lwin. L'Institut fédéral suisse de la propriété intellectuelle a fait enregistrer la marque collective « Ywangan Coffee » et préparé un dossier d'indication géographique, mais il a cessé tout travail avec les administrations birmanes après février 2021 [5][6][8][13][14]
La récolte va de fin décembre ou début janvier à fin mars, selon une importatrice qui achète au pays ; le rapport de 1940 la plaçait de novembre à fin février. On y pratique la voie humide classique, le miel, où le grain sèche dix à quinze jours couvert d'une partie de sa pulpe, et les naturels. Les grandes plantations sont dans la région de Mandalay, et les producteurs de l'État shan possèdent le plus souvent moins d'un hectare [2][6][8][12]
Les exportations de café vert déclarées par le Myanmar à la base Comtrade des Nations unies passent de 1 531 tonnes en 2014, dont 1 131 vers la Chine, à 812 tonnes en 2019 et 301 tonnes en 2020, puis remontent à 537 tonnes en 2021, 1 401 tonnes en 2022 et 1 894 tonnes en 2024, dont 1 099 vers la Thaïlande et 404 vers la Chine. La valeur moyenne déclarée passe d'environ 2,2 dollars le kilo en 2019 à 8,2 dollars en 2022, puis 5,7 dollars en 2024 (calculs faits ici). Les chercheurs de l'International Growth Centre notaient qu'entre 2011 et 2017 le commerce frontalier partait à 92,6 % vers la Chine, à 0,85 dollar la livre contre 1,06 pour les envois par mer ; un rapport de 2023 réserve les cafés de spécialité aux États-Unis, à l'Europe, au Japon et à la Corée, le café courant à la Chine et à la Thaïlande, et attribue à la demande thaïlandaise le pic du marché intérieur de la campagne 2022. Le coup d'État du 1er février 2021 tombe en pleine récolte : banques fermées par la désobéissance civile, transporteur de colis fermé à Yangon jusqu'au 20 avril, coupures d'internet, et des producteurs qui vendent leurs cerises sur place pour avoir de l'argent. Dans le pays, le café se boit surtout en mélange soluble « trois en un », dont une enquête de 2011 comptait 39 marques [9][10][11][12][15]
- Espèces cultivées
- Coffea arabica sur les hauteurs, Coffea canephora dans les basses terres, surtout dans l'État karen [8]
- Altitude des groupes de producteurs de Ywangan
- 1 005 à 1 601 m [7]
- Variété dominante à Ywangan
- Catuai, 80 à 100 % des arbres selon les groupes [7]
- Récolte
- fin décembre à fin mars [12]
- Dernière production officielle (FAOSTAT)
- 8 557 t en 2022 ; 2023 et 2024 imputées [1]
- Surface plantée
- 20 243 ha en 2020, dont 75 à 80 % d'arabica [10]
- Exportations déclarées de café vert
- 1 894 t en 2024, dont 1 099 t vers la Thaïlande [11]
- Première plantation documentée
- vers 1886, jardins d'essai du service des forêts à Mergui et Tavoy [2]



Zones d'ombre
La date de 1885 et ses missionnaires, répétées partout, ne tiennent pas à la source qu'on leur donne. Le manuel de la FAO de 2005 écrit que des missionnaires ont lancé le café en 1885, « d'après le bureau de l'agriculture de Birmanie en 1940 », et l'association du café puis un rapport de 2023 le reprennent. Or le rapport de 1940 dit « vers 1886 », attribue les premiers jardins au service des forêts et ne parle d'aucun missionnaire. Le manuel ajoute que des missionnaires catholiques auraient apporté l'arabica en 1930 dans les États shans et à Pyin Oo Lwin, alors que l'enquête de 1940 fait venir la culture des collines karens vers le Myelat ; une importatrice écrit en 2021 que le café est arrivé dans les années 1880 autour de Pyin Oo Lwin. Le manuel affirme encore que les Karens ont développé du canephora, quand le rapport de 1940 dit que le café birman est en majorité de l'arabica et ne donne pas l'espèce du café karen ; la brochure de 1893 sur le café de Liberia à Tavoy montre qu'une troisième espèce a été essayée. Aucune source lue ne date l'arrivée du canephora. Même le passé chiffré diverge : 268 tonnes en 1935-36 selon le manuel, environ 6 600 quintaux, quelque 335 tonnes, dans le tableau de 1940 [2][3][5][8][10][12]
Aucune source consultée ne mesure la récolte. FAOSTAT donne 8 769 tonnes pour 2019, le chiffre de l'annuaire statistique du ministère ; l'importatrice Atlas, qui achète au pays, estimait la même année la production entre 3 500 et 4 000 tonnes. Pour 2003-04, le manuel de la FAO annonce 3 380 tonnes sur 15 351 acres quand les chiffres du ministère présentés en 2016 donnent 3 012 tonnes. Une grande partie des surfaces plantées ne produit pas, 20 243 hectares plantés en 2020 contre 12 935 récoltés selon FAOSTAT, et la série elle-même mêle acres ronds convertis, valeur répétée en 2021 et années imputées. Le guide du café de l'International Trade Centre de 2021 ne mentionne pas le pays : il n'existe pas de seconde série indépendante. La part du canephora varie elle aussi, de « presque exclusivement arabica » selon les chercheurs de l'International Growth Centre, qui citent la presse, à 20 ou 25 % des plantations selon le rapport de 2023 [1][5][8][9][10][12][17]
Les exportations ne s'accordent pas davantage. Pour 2019, Comtrade enregistre 812 tonnes déclarées par le Myanmar, l'importatrice Atlas 400 à 500 tonnes. Pour 2021, la presse d'État annonçait environ 100 tonnes, Comtrade en enregistre 537. Surtout, la Thaïlande, premier client déclaré depuis 2022 avec 738, 691 puis 1 099 tonnes, déclare elle-même moins de 41 tonnes venues du Myanmar en 2022, moins de 24 en 2023 et 168 en 2024. La Chine n'enregistre rien en 2014 et presque rien en 2015, quand le Myanmar lui déclare 1 131 puis 936 tonnes. Le commerce frontalier échappe donc à l'une des deux statistiques, et l'on ne sait pas laquelle. Enfin, les résultats du programme de spécialité, prix, parts du prix revenant aux producteurs, nombre de villages, viennent des rapports de Winrock, l'organisation qui le menait ; aucune évaluation indépendante n'a été trouvée, et rien ne dit ce que ces filières sont devenues après le départ du projet et le coup d'État [6][11][12][13]
Non traité : Pas de chiffre de production mesuré indépendamment du ministère : FAOSTAT recopie ses estimations, l'ICO ne publie pas le pays dans les documents consultés et l'USDA n'a pas été interrogé faute de quota. Pas de surface ni de production par espèce, donc pas de chiffre propre au canephora. Pas de calendrier de récolte du canephora ni de description de sa préparation. Pas d'évaluation indépendante du projet de l'USAID, dont le rapport final n'a pas été trouvé ; le budget cité par la presse (27 millions de dollars) n'a pas été vérifié et n'est pas repris. Rien d'établi sur l'état des filières shan depuis 2022, sur les combats dans le nord de l'État shan ni sur la Myanmar Coffee Association après le coup d'État. Le cas des projets du Programme des Nations unies contre la drogue (UNODC) dans le café n'est connu que par une mention du rapport de 2023. Pas d'image d'archive libre trouvée sur la période coloniale.
- Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), Myanmar : production, superficie récoltée, rendement, avec leurs marques, FAO, FAOSTAT, 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
Série 1961-2024 et marque de chaque année : X pour la production de 1961, A de 1962 à 2022, I pour 2023 et 2024 (surface I, rendement E). Maximum 8 908 t en 2020 répété en 2021 ; surfaces de 1991 à 2015 égales à des milliers d'acres ronds convertis. Fichier de la publication du 23/12/2025, lu en local. - Report on the Marketing of Coffee in India and Burma (Agricultural Marketing in India, no 21), India, Office of the Agricultural Marketing Adviser, Government of India Press, Delhi, 1940, https://archive.org/details/in.ernet.dli.2015.33539 niveau solide
Première plantation vers 1886, jardins du service des forêts à Mergui et Tavoy, Nancho et la rouille de 1897-1898, café karen de Toungoo, zones de 1931-1939, production de 5 097 cwt en moyenne, structure des exploitations, préparation en cerise, marchands de village, marque Thamadi de 1939, consommation et commerce (pages 16-17, 57-59, 137, 166-167, 172-173 environ, lues dans l'OCR d'archive.org). - All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Café cultivé « à une échelle restreinte » en Birmanie (chapitre sur l'Inde) ; tableau de référence du chapitre XXIV : Burma, marché de Rangoun, district de Tavoy, grain gros et spongieux, tasse herbacée, sans importance commerciale ; bibliographie : J. D. Watson, Liberian coffee cultivation in Tavoy, Tavoy, 1893. - Coffee: Its History, Classification and Description, Joseph M. Walsh, 1894, https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/33348 niveau moyen
Le « Burmah coffee » décrit comme nouveau sur le marché, rare, grain gros et verdâtre, tasse herbacée (p. 121) ; jugement colonial sur la population, non repris. Exemplaire PDF de la bibliothèque. - Arabica coffee manual for Myanmar, Edward Winston, Jacques Op de Laak, Tony Marsh, Herbert Lempke, Okkar Aung, Thaung Nyunt, Keith Chapman, FAO Regional Office for Asia and the Pacific, 2005, https://www.fao.org/3/ae938e/AE938E.pdf niveau solide
Histoire du café au Myanmar (1885 attribué au rapport de 1940, Chaungwe, fermes d'État 1968-1994, campagnes anti-pavot 1975-1991, semences de 1986, MFE en 1994, plan de 2004), chiffres de 1971, 1977-1985 et 2003-04, liste et origine des variétés, centre de recherche de Pyin Oo Lwin. - Myanmar's Specialty Coffee Makes It to the Top Shelf, Lorene Flaming et l'équipe VC-RD, Winrock International pour l'USAID, 2019, https://winrock.org/document/myanmars-specialty-coffee-makes-it-to-the niveau moyen
Chronologie du programme 2013-2019 : volontaire de fin 2013, fondation de la MCA en septembre 2014, accord USAID-Winrock fin 2014, concours de 2015, naturels, premier export de 36 t en mai 2016, usine de Pyin Oo Lwin en 2017, Shwe Taung Thu en 2018, prix annoncés. Bilan rédigé par l'organisation qui menait le projet. - Specialty Coffee Producer Group Profiles, Ywangan Township, Southern Shan, Winrock International, Value Chains for Rural Development, 2017, https://winrock.org/document/coffee-communities-in-shan-state-myanmar- niveau moyen
Fiches de 21 groupes de producteurs : altitude de 1 005 à 1 601 m, Catuai à 80-100 %, Catimor et Caturra en complément, population danu. - Myanmar Coffee Industry in Brief (présentation), U Ye Myint, président de la Myanmar Coffee Association, Myanmar Centre for Responsible Business, 2016, https://www.myanmar-responsiblebusiness.org/pdf/2016-11-08-Food-Safety niveau moyen
Zones d'arabica et de canephora, 22 variétés d'arabica cultivées, série du ministère 2003-04 à 2012-13 (surfaces plantées et récoltées, production), tableau par État et région pour 2012-13, profil de l'association (2014, Pyin Oo Lwin, six groupes, plus de 300 membres), voies humide et sèche. - Myanmar's emerging coffee sector: Opportunities and constraints (policy brief), Siddhartha Basu, Tim Dobermann, Rocco Macchiavello, International Growth Centre, 2019, https://www.theigc.org/sites/default/files/2019/09/Basu-et-al-2019-pol niveau moyen
Café « presque exclusivement arabica » (d'après la presse), surfaces par État d'après le Myanmar Times, commerce frontalier 2011-2017 à 92,6 % vers la Chine, prix moyens de 0,85 et 1,06 dollar la livre d'après le département du Commerce. - Brief From Market System Analysis Of Coffee In Chin State, myanSEED Agribusiness Consultancy, diffusé par le Myanmar Information Management Unit (MIMU), 2023, https://www.themimu.info/sites/themimu.info/files/assessment_file_atta niveau moyen
Près de 50 000 acres (20 243 ha) en 2020, 75 à 80 % d'arabica, 8 769 t en 2019-20 d'après le Myanmar Agricultural Statistics Book 2021 ; destinations 2020 ; rôle de la demande thaïlandaise en 2022. Reprend la date de 1885 et les missionnaires. Année déduite du texte (campagne 2022 citée au passé), non imprimée. - UN Comtrade, HS 090111 (café non torréfié, non décaféiné), Myanmar déclarant et partenaire, 2012-2024, Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS niveau solide
Exportations déclarées par le Myanmar et importations déclarées par ses partenaires, en poids net et en valeur, interrogées le 21/10/2026 par l'API publique (une année par requête). - Isolation and Fear Among Myanmar Coffee Producers as Military Coup Wears On, Susan Heller Evenson (Atlas Coffee Importers), Daily Coffee News, 2021, https://dailycoffeenews.com/2021/04/08/isolation-and-fear-among-myanma niveau moyen
Calendrier de récolte, production 2019 estimée à 3 500-4 000 t et exportations à 400-500 t, effets du coup d'État (banques, transport des échantillons, internet), exploitations shan de moins d'un hectare. Autrice employée d'un importateur qui achète au pays. - Myanmar to Export 450-500 Tonnes of Coffee: New Light, Asia Financial, d'après The Global New Light of Myanmar, 2022, https://www.asiafinancial.com/myanmar-to-export-450-500-tonnes-of-coff niveau faible
Selon la presse d'État et le centre de recherche sur le café de Pyin Oo Lwin, environ 100 t exportées en 2021 et 450 à 500 t prévues pour la campagne. Cité seulement comme affirmation officielle, confrontée à Comtrade. - The Myanmar-Swiss Intellectual Property Project, MYSIPP (fiche de projet), Institut fédéral suisse de la propriété intellectuelle (IPI), financement SECO, 2025, https://www.ige.ch/fileadmin/user_upload/recht/entwicklungszusammenarb niveau solide
Projet 2020-2024, arrêt des activités avec l'État après février 2021, marque collective « Ywangan Coffee » enregistrée, dossier d'indication géographique préparé. - Consumer Behavior towards Coffee Mix in Yangon, Tin Tin Aye, Yangon University of Economics Research Journal, 2011, https://meral.edu.mm/records/1347 niveau moyen
Enquête auprès de 300 consommateurs de Yangon : boisson quotidienne en mélange soluble « 3 in 1 », environ 39 marques sur le marché. Lue dans la notice du dépôt, pas dans le texte intégral. - Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, René Coste, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
Coffea bengalensis cité pour l'Inde et la Birmanie parmi les caféiers d'Asie (p. 20). - The Coffee Guide, 4e édition, International Trade Centre (ITC), 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
Aucune mention du Myanmar ni de la Birmanie dans le texte intégral (recherche dans l'exemplaire de la bibliothèque) : le pays est absent des tableaux de production tirés de l'ICO.