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    Mozambique

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.

    Afrique

    ATLASMozambique

    environ 800 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.

    Mozambique n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Mozambique
    Dernière valeur
    environ 800 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    valeur imputée par l'organisme récepteur
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    environ 1 000 tonnes en 1961, valeur estimée
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 29 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t500 t1 000 tpic : environ 1 000 t en 1961 · estimé1961 : estimé1962 : estimé1963 : estimé1964 : estimé1965 : estimé1966 : estimé1967 : estimé1968 : estimé1969 : estimé1970 : estimé1971 : estimé1972 : estimé1973 : estimé1974 : estimé1975 : estimé1976 : estimé1977 : estimé1978 : estimé1979 : estimé1980 : estimé1981 : estimé1982 : estimé1983 : estimé1984 : estimé1985 : estimé1986 : estimé1987 : estimé1988 : estimé1989 : estimé1990 : estimé1991 : estimé1992 : estimé1993 : estimé1994 : estimé1995 : estimé1996 : estimé1997 : estimé1998 : imputé1999 : imputé2000 : estimé2001 : imputé2002 : imputé2003 : imputé2004 : estimé2005 : estimé2006 : estimé2007 : estimé2008 : estimé2009 : estimé2010 : estimé2011 : estimé2012 : estimé2013 : estimé2014 : imputé2015 : imputé2016 : estimé2017 : imputé2018 : imputé2019 : imputé2020 : imputé2021 : imputé2022 : imputé2023 : imputéenviron 800 t en 2024 · imputé19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Point creux : la dernière valeur est imputée par FAOSTAT, pas déclarée par le pays. Petits points creux : les 63 années antérieures que FAOSTAT impute ou estime. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    Au Mozambique, les caféiers sauvages ont précédé les caféiers cultivés. Deux espèces y sont indigènes, c'est-à-dire qu'elles y poussent naturellement : Coffea racemosa, dans le centre et le sud du pays, en forêt côtière, en forêt riveraine et dans les fourrés, du niveau de la mer à 500 mètres, et Coffea zanguebariae, dans le nord, entre 10 et 350 mètres, que l'on retrouve aussi dans le sud de la Tanzanie et le nord du Zimbabwe. Loureiro les décrit toutes deux dans une flore imprimée à Lisbonne en 1790 : la première d'après un spécimen d'herbier récolté au Mozambique, aujourd'hui perdu et remplacé par un néotype, c'est-à-dire un spécimen de référence choisi après coup, venu du district de Massingir, dans la province de Gaza ; la seconde d'après du matériel de Zanzibar, où, selon lui, les Portugais l'avaient apportée. Coste, en 1955, range ces caféiers dans la section que Chevalier avait nommée Mozambicoffea : de petits arbustes aux feuilles souvent caduques, c'est-à-dire qui tombent en saison sèche, aux fruits et aux graines très petits, avec un troisième caféier qu'il attribue au Mozambique, C. salvatrix. Le Crop Trust y ajoute en 2017 une sous-espèce de C. mufindiensis présente dans l'ouest du pays [5][8][9].

    Ces deux espèces ont été cultivées, à petite échelle, bien avant tout projet moderne. Le café d'Inhambane, c'est le C. racemosa : Hiern note en 1876 qu'on en tire une boisson, et des parts d'herbier de 1937 le montrent planté dans plusieurs fermes à moins de 80 kilomètres d'Inhambane, l'une précisant que les arbres ont 35 ans, ce qui fait remonter la culture au moins au début du XXe siècle. Le café d'Ibo, du nom d'une île de l'archipel des Quirimbas, au large du Cabo Delgado, est le C. zanguebariae. Ses graines apparaissent selon Cheney sur le marché de l'Afrique orientale allemande en 1893 ; Froehner le décrit en 1897, à Berlin, comme une espèce distincte, C. ibo, et Cheney écrit en 1925 qu'on le cultive dans ses localités d'origine pour remplacer l'arabica. Il reçoit en 1906, à Lisbonne, un diplôme de médaille d'or. Pendant un siècle, les auteurs confondent les deux cafés, qui se ressemblent des feuilles aux graines ; il a fallu l'ADN, chez Davis et ses coauteurs en 2021 puis chez Navarini et ses coauteurs en 2024, pour établir que les plants d'Ibo et de Quirimba sont tous des zanguebariae, et ceux de la province d'Inhambane des racemosa. Ni l'un ni l'autre n'est un canephora : ce sont deux espèces diploïdes, à 22 chromosomes, proches entre elles et génétiquement éloignées des deux espèces du commerce [5][6][7].

    Dans les manuels du négoce, le Mozambique tient une ligne. Thurber, en 1881, le compte parmi les côtes d'Afrique orientale qui produisent de petites quantités de café, sans poids pour l'Europe et les États-Unis. Walsh, en 1894, décrit un café assez bon, comparable à la moyenne des cafés doux, de taille moyenne, verdâtre, corsé et moelleux en tasse ; Ukers reprend en 1922 cette description presque mot pour mot et ajoute que la production est faible. Il fait mieux : dans sa table générale de la consommation, il range le Mozambique parmi les pays qui ne produisent pas assez pour eux-mêmes, avec 111 614 livres importées en 1919, environ 50,6 tonnes, 78 973 livres réexportées et 32 641 livres consommées, soit moins de 15 tonnes. Sa table des cafés commerciaux éclaire ces réexportations : le café du Nyassaland, l'actuel Malawi, sort par Chinde, et celui de Rhodésie par Beira, deux ports de l'Afrique orientale portugaise. Ukers note encore que les Africains y préparent le café à leur manière et les Européens à la leur. Aucun de ces auteurs ne dit de quelle espèce est fait le « café du Mozambique » qu'il décrit [4][3][2].

    Le café ne devient jamais une culture coloniale de premier plan. Coste écrit en 1955 que la documentation sur le Mozambique est à peu près inexistante, au point qu'un catalogue récent des insectes nuisibles n'y cite qu'un seul ravageur du caféier. Au milieu des années 1960, le Portugal s'enlise dans ses guerres coloniales en Angola et au Mozambique ; exclu de certaines organisations internationales, il doit faire passer par la FAO, à Rome, les échanges de son centre de recherche sur la rouille du caféier, jusqu'au renversement de l'Estado Novo en 1974, et le Mozambique devient indépendant en 1975. Le parc national de la Gorongosa, créé en 1960 à l'époque coloniale, est dévasté par la guerre civile qui oppose de 1977 à 1992 le Frelimo, au pouvoir, à la Renamo, la Résistance nationale mozambicaine ; la guerre fait jusqu'à un million de morts selon l'Associated Press, et la Renamo garde des bases sur le mont Gorongosa longtemps après la paix. Les scientifiques du parc estiment que la montagne a perdu environ 40 % de sa forêt d'origine depuis 1970 [8][10][13][12].

    La série FAOSTAT ne montre rien de cette histoire, parce qu'elle ne mesure rien. Sur ses 64 valeurs, de 1961 à 2024, aucune n'est un chiffre officiel : 49 sont des estimations de la FAO (E) et 15 des valeurs imputées (I), c'est-à-dire calculées par un modèle faute de déclaration du pays. De 1961 à 1989, elle inscrit 1 000 tonnes chaque année, sur 1 400 hectares, avec un rendement de 714,3 kilos par hectare : vingt-neuf années identiques, qui traversent l'indépendance et la plus grande partie de la guerre civile sans bouger d'une tonne. Le maximum de la série, 1 000 tonnes en 1961, n'est donc pas un sommet mais le premier exemplaire d'un chiffre de convention. De 1990 à 1999, les valeurs oscillent entre 700 et 1 000 tonnes, puis tombent à 600 en 2000 ; depuis 2014, elles restent entre 790 et 841 tonnes, et toutes celles qui suivent 2016 sont imputées. La valeur courante, 803,7 tonnes en 2024 sur 819 hectares estimés, est l'une d'elles : elle prolonge une tendance, elle ne rend compte d'aucune récolte [1].

    Petit fort de pierre sous un ciel nuageux, allée bordée de pierres blanches
    Le fortin de Santo António sur l'île d'Ibo, qui a donné son nom au café d'Ibo, en 2009Rosino · CC BY-SA 2.0
    Planche d'herbier : rameau feuillu de caféier imprimé en noir, annotations manuscrites
    Coffea zanguebariae, l'espèce du café d'Ibo : planche 25 de la monographie de Ralph Holt Cheney, 1925, qui distinguait encore un C. ibo à partRalph Holt Cheney, numérisation Internet Archive · Domaine public

    Aujourd'hui

    Presque tout le café mozambicain d'aujourd'hui vient d'un projet de conservation. Sur le mont Gorongosa, qui culmine à 1 863 mètres dans la province de Sofala, le parc national fait planter du Coffea arabica sous des arbres indigènes, pour donner un revenu aux familles de la montagne et leur faire abandonner l'agriculture sur brûlis qui entame la forêt. L'idée revient au conservateur du parc, Pedro Muagura ; le projet commence en 2013 selon la responsable de la qualité de l'usine, en 2014-2015 selon sa directrice adjointe, et la première récolte, en 2018, ne remplit que quelques sacs. Le système est implanté pour l'essentiel au-dessus de 700 mètres, dans la zone protégée du parc. L'étude de Cassamo et coauteurs porte sur le cultivar Costa Rica 95, du groupe des Catimor, planté à 1,5 mètre sur le rang et 3 mètres entre les rangs, soit environ 2 222 pieds par hectare, à l'ombre de Khaya anthotheca, d'Erythrina lysistemon, d'Albizia adianthifolia et de Bridelia micrantha. L'Associated Press comptait en 2018 environ 90 arbres plantés par hectare de café, avec des bananiers, des ananas et des haricots entre les rangs [12][13][14][15].

    Le projet a grandi au rythme de la paix. En 2018, l'Associated Press décrit des bases de la Renamo sur la montagne, une route parfois barrée de troncs, des responsables qui ne pouvaient plus monter, et seulement 40 hectares plantés, pour un objectif de 1 000 hectares en dix ans. Le désarmement et la réinsertion de 5 221 anciens combattants de la Renamo, ouverts en 2018, s'achèvent en juin 2023 avec la fermeture de la base de Vunduzi, la dernière, dans le district de Gorongosa, et la responsable de l'usine relie à ces fermetures l'extension des cultures. Les surfaces dépassent 240 hectares en 2022 et atteignent 309 hectares en 2023, cultivés cette année-là par 915 producteurs. En 2025, le projet dit travailler avec plus de 1 000 agriculteurs, dont près de la moitié sont des femmes, dans huit communautés réparties en trois zones, Tambarara, Canda et Sandundjira, et le parc parle de 1 500 familles [12][13][14][17].

    Chaque zone a sa station de voie humide, où la pulpe du fruit est retirée et le grain lavé ; le café sèche ensuite à Mapombwe, près de Vila Gorongosa, sur des lits surélevés, puis il est décortiqué et trié dans une usine équipée d'un calibreur et d'une table densimétrique, qui sépare les grains par densité. Le projet prépare surtout des cafés lavés, aussi des naturels, séchés dans leur cerise, et essaie la fermentation anaérobie et le procédé honey ; en 2025, sa directrice adjointe annonce environ 346 000 kilos de cerises traités dans l'année, à 90 % en lavé, et plus de 40 tonnes de café vert par an. Sur les parcelles d'essai, l'altitude compte plus que l'ombrage : entre 650 et 935 mètres, la maturation s'allonge de quatre semaines, les grains gagnent en calibre, en densité et en trigonelline, un précurseur d'arômes, tandis que le niveau d'ombre ne change presque rien, hormis une masse de grain plus faible en plein soleil. La même équipe prévoit qu'en système agroforestier la surface favorable du mont reculera d'environ 30 % d'ici 2041-2060, et qu'en plein soleil il n'y en aurait déjà plus en 2021-2040. Le café se vend sous la marque Nossa Gorongosa ; ses acheteurs sont le Portugal, l'Angleterre et les États-Unis, mais le premier consommateur reste le Mozambique, selon le parc [14][15][16][17].

    D'autres foyers se sont ouverts depuis 2019, tous en arabica d'altitude. Dans la province de Manica, l'entreprise Café de Manica distribue cette année-là 500 plants à une douzaine d'agriculteurs autour du parc national de Chimanimani, puis des semences de sept variétés venues du Malawi, du Brésil et du Zimbabwe ; elle travaille en 2023 avec plus de 2 300 agriculteurs et a exporté un premier lot vers les Pays-Bas en 2022. Une équipe de chercheurs a suivi en juin 2024, au mont Tsetsera, dans le même parc, la fermentation spontanée d'un arabica lavé pendant 72 heures. Le communiqué de l'ICO de 2023 cite six marques : Nossa Gorongosa, Café Chimanimani, Café Niassa, Café Vumba, Café de Manica, cultivé dans les monts Mussapa, et Café de Ibo. En 2025, le gouvernement compte plus de 4 000 petits producteurs, sur des parcelles de 0,5 à 1 hectare, et nomme comme principales zones Manica, Sofala et Cabo Delgado ; l'association des caféiculteurs, AMOCAFÉ, cite de son côté Nampula, la Zambézie, le Niassa et Manica, avec les plateaux de Gurúè et de Lichinga, qu'elle dit traditionnellement liés à l'arabica. Une modélisation publiée en 2023 désigne Manica, Sofala, la Zambézie et Nampula comme les régions favorables à l'arabica [22][23][24][18][21][11].

    Les cafés indigènes survivent dans les jardins. Sur Ibo et Quirimba, le C. zanguebariae pousse dans des jardins familiaux et de petites plantations associées à d'autres cultures, sans irrigation, sans fumure régulière ni taille, si bien qu'il a l'allure d'une plante spontanée. Davis et ses coauteurs y relèvent un écartement de 2,5 à 3 mètres, une floraison de décembre à janvier, déclenchée par les premières grandes pluies, et une récolte en mars et avril, environ quatre mois plus tard ; un arbre adulte donne 3 à 4 kilos de cerises, soit de 300 à 800 grammes de café vert selon le rendement retenu. L'île reçoit environ 950 millimètres de pluie par an, avec sept mois sous 50 millimètres, pour une moyenne de 26 °C, et des maximums de 39 à 45 °C à l'ombre y ont été relevés en janvier et février 2019. Quatre jurys de dégustation ont trouvé au zanguebariae des notes d'herbes, de réglisse, de jasmin, d'eucalyptus et de chocolat noir, sur des échantillons mal récoltés et mal conservés. Le C. racemosa d'Inhambane, lui, n'a pas pu être revu en culture par Davis, qui ne rapporte que des témoignages d'une culture locale. Les producteurs d'Ibo ont une association, et un projet de l'ONUDI financé par la coopération italienne a décrit en 2021 la morphologie du café d'Ibo [7][5].

    Le cadre institutionnel est neuf. AMOCAFÉ, l'Association mozambicaine des caféiculteurs, est créée en 2021 et regroupe onze entreprises en 2023. Le Mozambique, simple observateur lors de l'adoption de l'Accord international sur le café de 2007, devient membre de l'Organisation internationale du café le 13 juin 2023, en signant à Londres l'accord de 2022. La stratégie nationale vise environ 5 000 hectares en dix ans, avec 4 millions d'euros de la coopération italienne pour le programme MAIS VALOR II, et l'Italie finance aussi un centre agroalimentaire à Manica, chiffré à 35 millions d'euros. Les échanges déclarés restent minuscules : selon UN Comtrade, le pays a exporté 7 tonnes de café vert en 2021, surtout vers les États-Unis, puis 8 en 2022, 9 en 2023 et 6 en 2024, surtout vers l'Afrique du Sud, tandis qu'il en importe chaque année de 6 à 70 tonnes depuis 2010, venues surtout d'Afrique du Sud, du Malawi et du Portugal [24][25][19][21][26].

    Repères
    Espèces
    Coffea arabica cultivé (Gorongosa, Chimanimani) ; C. zanguebariae (Ibo, Quirimba) et C. racemosa (Inhambane), indigènes [7]
    Production 2024 (FAOSTAT)
    803,7 tonnes, valeur imputée (I) [1]
    Série FAOSTAT 1961-2024
    aucune valeur officielle : 49 estimées, 15 imputées ; 1 000 t inscrites chaque année de 1961 à 1989 [1]
    Production annoncée par le gouvernement
    40 tonnes en 2024, près de 100 tonnes prévues en 2025 [17]
    Gorongosa
    Costa Rica 95 (groupe Catimor) sous arbres indigènes, essais entre 650 et 935 m [15]
    Surface du projet de Gorongosa
    309 hectares et 915 producteurs en 2023 [13]
    Récolte du café d'Ibo
    mars et avril, après une floraison de décembre à janvier [5]
    Organisation internationale du café
    membre depuis le 13 juin 2023 [24]
    Grappes serrées de fruits verts côtelés sur une branche
    Fruits verts côtelés d'un caféier indigène du nord du Mozambique, à Chiure (Cabo Delgado), en 2013Ton Rulkens · CC BY-SA 4.0
    Silhouette bleue d'un massif au-dessus d'une plaine humide, ciel rose
    Le mont Gorongosa vu depuis la plaine inondable du parc national, au crépuscule, en 2018Judy Gallagher · CC BY 2.0

    Zones d'ombre

    Personne ne sait combien le Mozambique produit de café. Pour 2024, FAOSTAT inscrit 803,7 tonnes, valeur imputée, sur 819 hectares estimés ; le gouvernement, cité par l'agence Lusa, parle de 40 tonnes récoltées et d'environ 300 hectares dans tout le pays, et prévoit près de 100 tonnes pour 2025 ; des acteurs de la filière, cités par Zitamar, donnent 50 tonnes pour la campagne 2023-2024, réduite par un foreur des tiges et par la punaise Antestia ; le président d'AMOCAFÉ annonce en août 2025 de 500 à 600 tonnes par an. Le seul projet de Gorongosa se décrit tour à tour par 370 tonnes « récoltées » depuis 2013, 120 tonnes en quelques mois de 2023, plus de 30 tonnes de café sec par saison, plus de 40 tonnes de café vert par an et 5 tonnes tous les trois mois, sans toujours dire s'il compte des cerises ou du grain vert, alors qu'il faut de 5 à 10 kilos de cerises pour un kilo de vert. Les exportations déclarées, de 6 à 9 tonnes par an, ne s'accordent avec aucun de ces chiffres. La presse spécialisée reprend « 827 tonnes en 2019 » d'après les Nations unies, quand la version actuelle de FAOSTAT donne 789,95 tonnes pour cette année-là : la valeur imputée a été recalculée entre deux livraisons. L'ICO et le service agricole américain ne publient pas de chiffre pour le pays. Pour la même année 2024, le chiffre FAOSTAT vaut vingt fois celui du gouvernement, et rien ne permet de le tenir pour une mesure [1][17][20][21][13][14][5][26][22][27].

    Plusieurs récits sur le café d'Ibo ne tiennent pas devant les botanistes. Le communiqué commun de l'ICO et du gouvernement, en 2023, affirme que ce café a été introduit par des marchands arabes au XIe siècle et qu'il est naturellement pauvre en caféine. Or le C. zanguebariae est indigène dans le nord du Mozambique, et l'analyse d'échantillons d'Ibo en 2022 donne environ 1 % de caféine, à 0,3 point près, comme les 1,06 % mesurés chez le C. racemosa en 1993, des teneurs que Navarini et ses coauteurs jugent conformes à celles des autres caféiers. La réputation d'un café peu caféiné vient de descriptions des années 1950 et des essais brésiliens qui ont employé le racemosa pour abaisser la caféine de l'arabica. Le site la reprend : la planche avenir-09 donne une caféine « faible » aux deux espèces et la fiche C. racemosa de l'atlas une « très faible teneur en caféine » ; ces deux mentions mériteraient d'être nuancées. D'autres affirmations circulent sans preuve. Le conservateur du parc soutient en 2024 que les colons portugais interdisaient aux Africains de planter du café pour protéger le Brésil, alors présenté comme leur colonie caféière, ce qu'aucune source lue n'atteste et que la chronologie rend douteux, le Brésil étant indépendant depuis 1822 ; dans le même entretien, la forêt caféière du mont couvrirait 600 000 hectares, quand le projet en cultive 309. Perfect Daily Grind écrit que le Portugal aurait réservé le café à l'Angola et le thé au Mozambique, sans citer de source. Walsh, en 1894, fait passer le café du Mozambique à Madagascar vers 1717, sans preuve ; Cheney, en 1925, attribue au zanguebariae 9 300 kilos récoltés à Nosy Be en 1880, une lecture fautive que Davis corrige : le chiffre concernait un arabica Bourbon [24][7][5][29][28][27][3][6].

    Le canephora du Mozambique reste à documenter. Aucune source lue ne donne une surface, une province ou un tonnage de canephora : le secrétaire d'État cite en 2025 « arabica and robusta » parmi les variétés du pays, la presse spécialisée mentionne l'espèce sans chiffre, et l'étude génétique de 2024 écrit que le pays n'a pas de tradition de culture de l'arabica ni du canephora. Le café d'Ibo, qu'on range parfois avec lui, est un zanguebariae. L'identité des caféiers du nord pose aussi un problème d'image : deux photographies de Ton Rulkens du 6 décembre 2013, légendées « Coffea racemosa, petite plantation au village de Chiure, nord du Mozambique », ont été prises à Chiure, un district du Cabo Delgado, province où les botanistes ne signalent que du zanguebariae ; la photographie de cerises que le site emploie dans la planche avenir-16, du même auteur et du même jour, pourrait montrer la même espèce mal nommée, ce que seule la vérification de son lieu de prise permettrait de trancher. Enfin, l'histoire coloniale du café reste à chiffrer : hors des herbiers et des manuels de négoce, aucune statistique de production entre 1920 et 1975 n'a été trouvée, et Coste jugeait déjà la documentation presque inexistante [18][14][7][5][29][8].

    Non traité : Les statistiques coloniales de production et d'exportation entre 1920 et 1975 : aucune série trouvée, ni dans la bibliothèque ni en ligne, et je n'ai pas eu accès aux annuaires statistiques de la colonie. Le texte intégral de Cassamo et al. 2023 : le dépôt de l'université de Lisbonne a cessé de répondre pendant la session, seul le résumé a servi. Le canephora : aucune source ne le chiffre ni ne le localise, la consigne qui le plaçait en Zambézie et à Ibo n'a pas été confirmée. Les articles de Halle et Faria (1973) et de Lopes (1974) sur le racemosa du Mozambique, cités par Davis, non accessibles. Le calendrier de récolte de l'arabica de Gorongosa et de Manica : seule une récolte de juin 2024 à Chimanimani est datée. Les prix payés aux producteurs : deux revenus annuels par famille ont été cités par des responsables (150 000 et 250 000 meticais), sans base de calcul. Le statut UICN du racemosa et du zanguebariae : fiches de 2017 citées, non ouvertes. Le site du parc (gorongosa.org/coffee) redirige vers une boutique sans rapport, il n'a pas été utilisé. Les déclarations miroirs d'importation des partenaires dans UN Comtrade, non interrogées.

    Sources
    1. FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (code 656), Mozambique : production, surface récoltée, rendement et statut de chaque valeur, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
      Série lue dans l'archive en vrac déjà extraite sur le disque, identique à pays_producteurs_complement.json (livraison du 23 décembre 2025). Production : 1 000 t chaque année de 1961 à 1989 (E), 937 t en 1990, 700 t en 1992, 600 t en 2000, 900 t en 2012-2013, 840,46 t en 2016 (E), 789,95 t en 2019 (I), 803,7 t en 2024 (I). Statuts de la production : 49 E et 15 I (1998, 1999, 2001 à 2003, 2014, 2015, 2017 à 2024), aucun A. Surface : 1 400 ha (E) de 1961 à 1989, 819 ha (E) en 2024. Rendement : 714,3 kg/ha (E) de 1961 à 1989, 980,8 kg/ha en 2024.
    2. All About Coffee, chap. XXII (table générale de la consommation), XXIV (caractéristiques des cafés et table de référence des cafés commerciaux) et XXXV (usages), William H. Ukers, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Mozambique en 1919 : 111 614 livres importées, 78 973 exportées, 32 641 consommées, dans la liste des pays qui ne produisent pas assez pour eux-mêmes ; café verdâtre, de taille moyenne, moelleux, production faible ; grain moyen, verdâtre, corsé, doux et moelleux en tasse ; café du Nyassaland exporté par Chinde et de Rhodésie par Beira, ports de l'Afrique orientale portugaise ; Africains préparant le café à la manière africaine, Européens à l'européenne.
    3. Coffee: Its History, Classification and Description, p. 24-25, 104 et 107-108, Joseph M. Walsh, 1894, https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/33348 niveau moyen
      Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Café du Mozambique assez bon, au rang des cafés doux moyens, grain moyen, verdâtre, corsé et moelleux ; classé parmi les cafés de la côte orientale ; café porté du Mozambique à Madagascar par des Africains vers 1717, sans preuve donnée. Ouvrage de négoce.
    4. Coffee: From Plantation to Cup, Francis B. Thurber, 1881, https://archive.org/details/coffeefromplanta00thur niveau moyen
      Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Petites quantités de café sur la côte orientale de l'Afrique, Mozambique compris, sans influence sur l'approvisionnement de l'Europe et des États-Unis. Ouvrage de négoce.
    5. Hot Coffee: The Identity, Climate Profiles, Agronomy, and Beverage Characteristics of Coffea racemosa and C. zanguebariae, Frontiers in Sustainable Food Systems 5, 740137, doi:10.3389/fsufs.2021.740137, Aaron P. Davis, Roberta Gargiulo, Iolanda N. das M. Almeida, Marcelino Inácio Caravela, Charles Denison, Justin Moat, 2021, https://doi.org/10.3389/fsufs.2021.740137 niveau solide
      Texte intégral lu. Aires de C. racemosa (centre et sud du Mozambique, est du Zimbabwe, KwaZulu-Natal, 0 à 500 m) et de C. zanguebariae (sud de la Tanzanie, nord du Zimbabwe et du Mozambique, 10 à 350 m) ; descriptions de Loureiro (1790), néotype de Massingir ; Hiern 1876 ; herbiers de 1937 autour d'Inhambane, arbres de 35 ans ; agronomie du zanguebariae à Ibo (écartement, floraison décembre-janvier, récolte mars-avril, 3 à 4 kg de cerises par arbre, rendements 5:1 ou 10:1) ; climat d'Ibo (950 mm, sept mois sous 50 mm, 26 °C, 39 à 45 °C relevés en 2019) ; notes de dégustation de quatre jurys ; culture du racemosa à Inhambane non vérifiée ; réputation de faible caféine d'après des auteurs de 1954 et 1956 ; erreur de Cheney sur Nosy Be corrigée par la lecture de Lanessan 1886.
    6. Coffee: a monograph of the economic species of the genus Coffea L., p. 27-29 et 68-70, planche 25, Ralph Holt Cheney, New York University Press, 1925, https://archive.org/details/coffeemonographo00chen niveau solide
      Texte intégral lu (Internet Archive). C. ibo Froehner, « Ibo coffee » : graines sur le marché de l'Afrique orientale allemande en 1893, île portugaise d'Ibo vers 12° de latitude sud, spécimens envoyés au musée botanique de Berlin, description de 1897, culture récente comme substitut de l'arabica ; C. racemosa connu depuis 1790, usage local ; C. zanguebariae « café de Zanzibar », 9 300 kg récoltés à Nosy Be en 1880 (assertion que Davis 2021 corrige).
    7. Mozambican Coffea accessions from Ibo and Quirimba Islands: identification and geographical distribution, AoB PLANTS 16(2), plae004, doi:10.1093/aobpla/plae004, Luciano Navarini, Davide Scaglione, Lorenzo Del Terra, Simone Scalabrin, Lopes Mavuque, Luca Turello, Rafael Nguenha, Gianluca Luongo, 2024, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10880890/ niveau solide
      Texte intégral lu. Pas de tradition de culture de l'arabica ni du canephora au Mozambique ; café d'Ibo cultivé depuis près de deux siècles, diplôme de médaille d'or à Lisbonne en 1906 ; confusion historique entre café d'Ibo et café d'Inhambane ; séquençage de 40 accessions : C. zanguebariae seul présent à Ibo et Quirimba, C. racemosa propre à la province d'Inhambane ; espèces diploïdes à 22 chromosomes ; jardins familiaux et petites plantations, sans irrigation, fumure ni taille ; caféine d'environ 1 % (± 0,3) à Ibo (mémoire d'Abdurabe 2022), 1,06 % chez le racemosa (Anthony 1993) ; association des producteurs de café d'Ibo ; projet ONUDI et coopération italienne (Mavuque 2021).
    8. Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, Les caféiers, René Coste, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
      Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Section Mozambicoffea Chev. : arbustes souvent petits, à feuilles caduques, fruits et graines très petits ; C. zanguebariae (Zanzibar, Tanganyika, Mozambique), C. racemosa, C. salvatrix (Mozambique) ; documentation sur les ravageurs du caféier au Mozambique « à peu près inexistante », un seul insecte cité par un catalogue récent.
    9. Global Conservation Strategy for Coffee Genetic Resources, tableau des espèces de Coffea, Crop Trust et World Coffee Research (Bramel, Krishnan, Horna, Lainoff, Montagnon), 2017, https://www.croptrust.org/saving-coffee/ niveau solide
      Exemplaire de la bibliothèque locale. Aires d'après la liste de Kew : C. racemosa (Mozambique, Zimbabwe, KwaZulu-Natal, îles du canal du Mozambique), C. zanguebariae (sud de la Tanzanie, nord du Mozambique), C. salvatrix (sud-ouest de la Tanzanie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe), C. mufindiensis subsp. australis (sud du Malawi, ouest du Mozambique, est du Zimbabwe).
    10. Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019, https://ohioopen.library.ohio.edu/oupress/96/ niveau solide
      Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Guerres coloniales du Portugal en Angola et au Mozambique au milieu des années 1960, exclusion de certaines organisations multilatérales, échanges du CIFC passant par la FAO jusqu'à la chute de l'Estado Novo en 1974 ; indépendance du Mozambique l'année suivante.
    11. Genomic Evaluation of Coffea arabica and Its Wild Relative Coffea racemosa in Mozambique: Settling Resilience Keys for the Coffee Crop in the Context of Climate Change, Plants 12(10), 2044, doi:10.3390/plants12102044, Inocência da Piedade Ernesto Tapaça et al., Universidade de Lisboa, IIAM, UniLúrio, parc national de la Gorongosa, 2023, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10220690/ niveau solide
      Texte intégral lu. Mozambique absent des listes de pays producteurs ; système agroforestier de la Gorongosa cité comme cas exemplaire ; culture du racemosa à Inhambane signalée dès 1876 (Hiern) ; modélisation de Cassamo et al. 2023 : Manica, Sofala, Zambézie et Nampula favorables à l'arabica ; arabica échantillonné à Gorongosa et au Niassa, racemosa sauvage dans les provinces d'Inhambane, Sofala et Maputo.
    12. Coffee and Conservation: Mozambique Tries Both on a Mountain, Associated Press, republié par Voice of America, 2018, https://www.voanews.com/amp/coffee-and-conservation-mozambique-tries-b niveau moyen
      Article du 11 juillet 2018 : bases de la Renamo sur le mont Gorongosa, route barrée, accès impossible par moments ; 90 arbres plantés par hectare de café, cultures intercalaires ; guerre civile ayant fait jusqu'à un million de morts, terminée en 1992, violences jusqu'en 2016 ; sommet à 1 863 m ; environ 40 % de la forêt perdue depuis 1970 selon les scientifiques ; 40 ha plantés, 100 ha prévus dans l'année, 1 000 ha visés en dix ans ; première récolte quatre ans après la plantation ; café en vente au lodge de Chitengo.
    13. Moçambique aumenta produção e exportação de Café da Gorongosa, Forbes Portugal, dépêche Lusa, 2023, https://www.forbespt.com/mocambique-aumenta-producao-e-exportacao-de-c niveau moyen
      Article du 19 novembre 2023, propos d'Edna Catondo, responsable du contrôle qualité de l'usine : projet commencé en 2013, 370 t récoltées et exportées vers le Royaume-Uni et l'Afrique du Sud depuis, 120 t depuis janvier 2023 sur 309 ha contre 105 l'année précédente, 915 producteurs ; hausse de 150 t de 2019 à 2022 après la fermeture des premières bases de la Renamo ; DDR de 5 221 combattants ouvert en 2018, achevé en juin 2023 avec la base de Vunduzi ; plus de 240 ha en 2022, plus de 30 t de café sec par saison ; parc créé en 1960, guerre civile de 1977 à 1992, accord de gestion avec la fondation de Greg Carr en 2008.
    14. In Mozambique, The Gorongosa Coffee Project Is Changing Lives (And Saving Forests), Sprudge, entretien avec Camille de Boissel, directrice adjointe du projet, 2025, https://specialprojects.sprudge.com/?p=719 niveau moyen
      Article du 30 avril 2025, parole du projet : début en 2014-2015 à l'initiative de Pedro Muagura ; Quentin Haarhoff de 2014 à 2021 ; première récolte en 2018, quelques sacs ; guerre civile de 1977 à 1992 ; instabilité en 2015-2016 ; plus de 1 000 agriculteurs, près de 50 % de femmes ; de 5 à plus de 200 ha, huit communautés, zones de Tambarara, Canda et Sandundjira ; plus de 40 t de vert par an ; trois stations de voie humide, séchage à Mapombwe ; lavés, naturels, essais anaérobies et honey ; environ 346 000 kg de cerises traités dans l'année, 90 % en lavé ; mention du canephora parmi les espèces du pays, sans chiffre ; affirmation d'une adhésion à l'ICO.
    15. Shade and Altitude Implications on the Physical and Chemical Attributes of Green Coffee Beans from Gorongosa Mountain, Mozambique, Agronomy 12(10), 2540, doi:10.3390/agronomy12102540, Crimildo T. Cassamo, Adilson V. J. Mangueze, António E. Leitão et al., Universidade de Lisboa et Universidade Eduardo Mondlane, 2022, https://repositorio.ulisboa.pt/handle/10400.5/25894 niveau solide
      Texte intégral lu (dépôt de l'université de Lisbonne). C. arabica cv. Costa Rica 95 (groupe Catimor), plants de quatre ans, 1,5 m × 3 m, environ 2 222 pieds/ha ; essais à 650, 825 et 935 m, ombre dense, ombre modérée et plein soleil ; arbres d'ombrage indigènes (Khaya anthotheca, Erythrina lysistemon, Albizia adianthifolia, Bridelia micrantha) ; plantations au-dessus de 700 m ; maturation allongée de deux à quatre semaines avec l'altitude ; calibre, homogénéité, masse, densité et trigonelline plus élevés à 935 m ; effet de la lumière faible, masse plus faible en plein soleil ; voie humide avec 24 h de fermentation en eau, séchage au soleil.
    16. Impact of climate changes in the suitable areas for Coffea arabica L. production in Mozambique: Agroforestry as an alternative management system to strengthen crop sustainability, Agriculture, Ecosystems & Environment 346, 108341, doi:10.1016/j.agee.2022.108341, Crimildo T. Cassamo et al., 2023, https://doi.org/10.1016/j.agee.2022.108341 niveau solide
      Résumé seul lu (OpenAlex), texte intégral non ouvert : en agroforesterie, surface favorable du mont Gorongosa réduite d'environ 30 % en 2041-2060 et de 50 % en 2081-2100 ; en plein soleil, plus aucune surface adéquate dès 2021-2040 ; au niveau national, perte de la moitié aux deux tiers des surfaces en agroforesterie d'ici 2041-2060.
    17. Mozambique: Coffee production employs 1,500 families in Gorongosa, Lusa, republié par l'Alliance des agences de presse méditerranéennes (AMAN), 2025, https://aman-alliance.org/Home/ContentDetail/95719 niveau moyen
      Dépêche du 8 octobre 2025, propos de Pedro Muagura : au moins 1 500 familles ; environ 5 t de café tous les trois mois ; acheteurs Portugal, Angleterre, États-Unis, Mozambique premier consommateur ; production systématisée depuis près de cinq ans, concentrée à Gorongosa ; environ 300 ha de café dans le pays ; près de 100 t attendues en 2025 après 40 t en 2024 ; 4 millions d'euros de la coopération italienne, 2 200 familles ; 5 000 ha visés en dix ans.
    18. Mozambique forecasts production of about 90 tonnes of coffee, Agência de Informação de Moçambique (AIM), 2025, https://aimnews.org/2025/06/13/mozambique-forecasts-production-of-abou niveau moyen
      Dépêche du 13 juin 2025, propos du secrétaire d'État Momade Juízo à l'Expo Café Moçambique : environ 90 t attendues, plus de 4 000 petits producteurs sur 0,5 à 1 ha, principales zones Manica, Sofala et Cabo Delgado ; « arabica and robusta » et le racemosa cités parmi les variétés du pays.
    19. Mozambique: Government expects almost 100 tonnes of coffee production this year, Lusa, republié par AMAN, 2025, https://www.aman-alliance.org/Home/ContentDetail/91144 niveau moyen
      Dépêche du 12 juin 2025 : environ 90 t attendues, 2 200 familles ; stratégie financée par 4 millions d'euros de l'Agence italienne de coopération (programme MAIS VALOR II) ; objectif de 5 000 ha en dix ans.
    20. Mozambican coffee moves from fashion trend to large-scale production, Zitamar News, 2025, https://www.zitamar.com/mozambican-coffee-moves-from-fashion-trend-to- niveau moyen
      Article du 14 juillet 2025, seul le début est libre d'accès : 90 t de café sec attendues, record ; 50 t seulement en 2023-2024, récolte touchée par un foreur des tiges et la punaise Antestia, surtout dans le district de Gorongosa, d'où vient l'essentiel du café mozambicain.
    21. Governo aposta no relançamento da cadeia de café em Moçambique, Agência de Informação de Moçambique (AIM), 2025, https://aimnews.org/2025/08/26/governo-aposta-no-relancamento-da-cadei niveau moyen
      Dépêche du 26 août 2025, FACIM : centre agroalimentaire de Manica de 35 millions d'euros financé par l'Italie ; propos de Genaro Lopez, président d'AMOCAFÉ : provinces de Nampula, Zambézie, Niassa et Manica, plateaux de Gurúè et de Lichinga traditionnellement liés à l'arabica, production de 500 à 600 t par an.
    22. Café de Manica Envisions a New Era for Coffee in Mozambique, Daily Coffee News (Roast Magazine), 2023, https://dailycoffeenews.com/2023/02/10/cafe-de-manica-envisions-a-new- niveau moyen
      Article du 10 février 2023 : 500 plants d'arabica distribués en 2019 à une douzaine d'agriculteurs autour du parc de Chimanimani, sept variétés venues du Malawi, du Brésil et du Zimbabwe, plus de 2 300 agriculteurs, premier export vers les Pays-Bas en 2022 ; reprise du chiffre de 827 t en 2019 « selon une estimation des Nations unies » ; l'ICO et le service agricole américain n'incluent pas le Mozambique dans leurs rapports.
    23. Integrated microbial-metabolomic analysis reveals how fermentation contributes to the unique flavor of African Arabica coffee, Food Chemistry: Molecular Sciences, doi:10.1016/j.fochms.2025.100344, Gilberto V. de Melo Pereira et al., avec l'Institut polytechnique supérieur de Manica et l'université de Lisbonne, 2026, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12859811/ niveau solide
      Texte intégral lu en partie. Essai de fermentation spontanée de 72 h sur un arabica lavé du mont Tsetsera, parc national de Chimanimani (Manica), en juin 2024, pendant la récolte ; nouvelles plantations en cours dans le parc.
    24. PR 343/23, Planet-protecting coffee: Mozambique joins the International Coffee Organization, Organisation internationale du café (ICO) et gouvernement du Mozambique, communiqué commun, 2023, https://ico.org/documents/cy2022-23/pr-343e-joint-pr-mozambique-signat niveau solide
      Communiqué du 13 juin 2023 : adhésion du Mozambique à l'ICO et signature de l'Accord international sur le café de 2022 à Londres par le ministre Celso Correia ; six marques (Nossa Gorongosa, Café Chimanimani, Café Niassa, Café Vumba, Café de Manica, Café de Ibo) ; AMOCAFÉ créée en 2021, onze entreprises. Les affirmations promotionnelles du même texte (café d'Ibo introduit par des marchands arabes au XIe siècle, naturellement pauvre en caféine) ne sont pas établies : voir les zones d'ombre.
    25. Membership of the International Coffee Agreement 2007, as at 2 February 2022, Organisation internationale du café (ICO), 2022, https://www.icocoffee.org/wp-content/uploads/2022/11/membershipica2007 niveau solide
      Copie texte déjà extraite par la session des pays manquants. Le Mozambique figure parmi les pays invités comme observateurs à la 98e session du Conseil, qui adopta l'accord de 2007, et non parmi les membres.
    26. UN Comtrade, données annuelles HS 090111 (café vert non décaféiné), déclarations du Mozambique, 2010-2024, Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeplus.un.org/ niveau solide
      Interrogé par l'interface publique : exportations déclarées de 7,05 t en 2021 (6,8 t vers les États-Unis), 8,31 t en 2022, 9,07 t en 2023 et 6,14 t en 2024 (surtout vers l'Afrique du Sud), aucune ou presque avant ; importations de 5,9 t (2010) à 69,9 t (2018), surtout d'Afrique du Sud, du Malawi et du Portugal. Les déclarations miroirs des partenaires n'ont pas été interrogées.
    27. O café em Moçambique: conheça mais sobre essa região produtora, Perfect Daily Grind (édition portugaise), 2021, https://perfectdailygrind.com/pt/2021/10/28/o-cafe-em-mocambique-conhe niveau moyen
      Article du 28 octobre 2021 : récit sans source d'un Portugal réservant le café à l'Angola et le thé au Mozambique ; reprise de 827 t en 2019 d'après la FAO ; environ 200 ha à Gorongosa, cafés notés 82 ou 83 selon le responsable du café du parc ; soutien de Nespresso annoncé en 2020.
    28. The forest is us, and we are it too, Rewilding Magazine, entretien avec Pedro Muagura, 2024, https://rewildingmag.com/the-forest-is-us-and-we-are-it-too niveau faible
      Article du 14 août 2024, parole d'un acteur du projet : interdiction coloniale de la culture du café par les Africains pour protéger le Brésil, sans source ; environ 800 t produites au Mozambique en 2022 ; plan de reboisement lancé en 2014, 270 000 caféiers en 2017, 16 t de vert récoltées ensuite avec 800 agriculteurs ; « 600 000 hectares » de forêt caféière.
    29. Planches du site : ce qui vient, sections 09 (espèces sauvages, tableau) et 16 (photographie de cerises), fiche C. racemosa de l'atlas, page provenance, PXL Roasters, d'après Coste 1955, Davis et al. 2021 et Wikimedia Commons, 2026 niveau solide
      Source héritée du site, relue à cette passe : C. racemosa et C. zanguebariae, climat sec et chaud (Mozambique, Tanzanie), caféine « faible », évaluées en panel en 2021 (avenir-09) ; fiche racemosa de l'atlas, « très faible teneur en caféine », parent de l'Aramosa et du Siriema ; photographie « Cerises de Coffea racemosa », Ton Rulkens, 6 décembre 2013, CC BY-SA 2.0, fichier Commons Coffea_racemosa_berries.jpg (avenir-16 et provenance).
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