PXL Roasters
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  • Constructeur

    Retsch GmbH

    L'échantillonnage et la mesure, Haan, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.

    OùHaan, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne
    Depuis1915
    FamilleL'échantillonnage et la mesure

    L'histoire

    Retsch naît en 1915 à Düsseldorf. Son fondateur s'appelle Friedrich Kurt Retsch. La maison met huit ans à sortir son premier appareil de laboratoire en propre. C'est, en 1923, un broyeur à mortier que le métier finira par nommer simplement le broyeur Retsch. L'appareil motorise un geste de pharmacien. Le mortier tourne, et un pilon monté hors du centre se met à tourner de lui-même au contact de la paroi et de l'échantillon. La matière est réduite par pression et par frottement, sans qu'on la chauffe. Vers 1950, la maison applique pas à pas ses principes de broyage et de tamisage au contrôle qualité en laboratoire. C'est ce déplacement qui la fait exister. Broyer cesse d'être une fin, cela devient ce qu'on fait avant de mesurer. En 1976, elle quitte Düsseldorf pour Haan. Le constructeur ne dit pas pourquoi, mais il précise que le site a été agrandi sans arrêt depuis, ce qui va dans le sens d'un besoin de place. Elle emménage en 2012 dans le siège qu'elle occupe encore. Le groupe Verder la rachète en 1989, et l'entreprise familiale devient une maison à filiales, ouvertes un peu partout à partir de 2000. Elle a fêté ses cent ans en 2015 et emploie plus de cent cinquante personnes. Elle n'a jamais construit de torréfacteur.

    Ce qu'elle fabrique

    Retsch ne fabrique aucune machine à torréfier. Elle construit des appareils de préparation d'échantillon et d'analyse granulométrique, c'est-à-dire de mesure de la taille des grains. Trois familles d'appareils touchent au café vert. Le diviseur rotatif d'abord. Un distributeur tournant répartit la matière entre six, huit ou dix sorties, pour que chaque part ait la même composition que le lot entier. Le diviseur à riffles ensuite, qui coupe le tas en deux par une série de goulottes alternées, sans aucune pièce en mouvement. La tamiseuse enfin. Un entraînement électromagnétique secoue la colonne de tamis selon un mouvement de projection à trois dimensions. Le grain retombe ailleurs sur la toile à chaque coup, donc il finit par rencontrer une maille qu'il peut franchir. Rien là-dedans ne chauffe le café : la maison s'arrête exactement où le torréfacteur commence.

    Les modèles

    Aucun de ces appareils ne torréfie, donc la gamme se lit en litres et en millimètres, pas en kilos par fournée. Diviseurs rotatifs : le PT 100 avale jusqu'à 5 000 ml par passe. Son plateau tourne à 110 tours par minute et sort six, huit ou dix parts, en godets de 30, 100, 250 ou 500 ml. Le PT 200 accepte des grains de 10 mm au plus et donne une à trois parts selon le cône monté. Le PT 300 monte à 30 mm de grain, avec une trémie de 30 ou 60 litres et quatre à dix sorties. Diviseurs à riffles : les RT 6,5 à RT 75 coupent en deux, pour des grains de 4 à 50 mm selon le modèle. Le RT 100 a une fente réglable de 12 à 108 mm, par pas de 12. Tamiseuses : les AS 200 basic, digit cA et control couvrent 20 µm à 25 mm, avec une amplitude numérique de 0,20 à 3,00 mm. La control accepte 3 kg de charge et 6 kg de pile de tamis. L'AS 300 control va jusqu'à 40 mm, l'AS 400 control de 45 µm à 63 mm, l'AS 450 de 25 µm à 125 mm. L'AS 200 jet trie par jet d'air, de 10 µm à 4 mm environ. Tamis d'analyse en toile tissée de 20 µm à 125 mm, conformes ISO 3310-1 et ASTM E11. Tamis à tôle perforée de 1 à 125 mm, conformes ISO 3310-2 et ISO 5223, en cadres de 200, 305 et 400 mm.

    Ce qu'on y gagne

    Tout se joue avant le feu, sur l'échantillon. Un PT 100 à dix sorties découpe le flux en environ mille cent prélèvements par minute, chiffre qui colle à ses 110 tours par minute. Chaque part reçoit donc un mélange fin du lot, là où une main qui plonge dans un sac prend ce qui est remonté à la surface. Sur le calibre, l'AS 200 control tient son amplitude entre 0,20 et 3,00 mm par réglage numérique. Son entraînement électromagnétique, breveté sous le numéro EP 0642844, règle l'accélération de la pile entre 1,0 et 15,1 g sans passer par la fréquence du réseau. C'est ce détail qui compte. Deux appareils réglés pareil donnent le même tri, à Hambourg comme à Santos, alors qu'un secouage calé sur le courant local changerait d'un pays à l'autre.

    Ce qu'on y perd

    Rien de tout cela ne dit comment le grain se comportera au feu. Le tamis trie sur une dimension géométrique, pas sur la densité ni sur l'humidité. Plus gênant : les toiles ISO 3310-1 sont des mailles carrées cotées en millimètres, quand le négoce du café trie sur des trous ronds numérotés en soixante-quatrièmes de pouce. Un grain long et plat franchit une maille carrée de biais, pas un trou rond de même cote. Les deux échelles ne se transposent pas. Enfin les PT 100 et PT 200 s'arrêtent à 10 mm de grain, court pour les gros calibres.

    Zone d'ombreLe point le plus important d'abord, et il met en cause la fiche entière : Retsch ne construit aucune machine à torréfier, ni de production ni d'échantillon, et rien n'indique qu'elle en ait jamais construit. Elle est rangée ici dans la famille des torréfacteurs d'échantillon pour une seule raison. Ses diviseurs et ses tamis servent le travail qui entoure la cuisson d'un échantillon, le prélèvement et le contrôle du calibre. Ce n'est pas un fabricant de torréfacteurs et la fiche ne doit pas laisser croire le contraire. La maison ne vise d'ailleurs pas le marché du café. Aucune note d'application consacrée au café, au café vert ou à la taille des grains de café n'a été trouvée dans sa base de connaissances, dont la liste d'articles a été parcourue. L'usage caféier décrit ici est donc une déduction, pas une affirmation du constructeur. Ensuite les dates, qui sont toutes celles du constructeur et n'ont pas pu être recoupées ailleurs. La chronologie officielle donne 1976 pour l'installation à Haan, et non 1959 : la date de 1959 n'a pas pu être confirmée et n'a pas été retenue. Le constructeur écrit que le broyeur à mortier de 1923 a été mis au point, jamais qu'il a été breveté. Ce brevet de 1923 n'a pas pu être vérifié, faute d'accès à un registre. Le fondateur est nommé Friedrich Kurt Retsch par le constructeur, pas F. Kurt Retsch. Le rachat par le groupe Verder est daté de 1989 par le constructeur. En revanche le pays et l'année de fondation de ce groupe n'ont pas pu être vérifiés, et ne sont donc pas écrits. Le lien entre Retsch et Endecotts n'a pas pu être établi, et tout indique qu'il n'existe pas. La page de Verder Scientific consultée liste six marques, Carbolite Gero, Eltra, QATM, Retsch, Microtrac et Erweka, sans Endecotts, et le site d'Endecotts ne publie pas son actionnaire. Cette filiation n'a donc pas été reprise. La page de presse du centenaire citée au départ renvoie une erreur 404 et n'a pas pu être lue. Sur la technique, la page des tamis à tôle perforée ne dit pas si les trous sont ronds ou carrés. La conformité ISO 3310-2 autorise les deux. La géométrie exacte reste donc à vérifier avant d'en faire un équivalent des cribles du café. La norme ISO 4150, qui porterait sur l'analyse granulométrique du café vert, n'a pas pu être consultée. Le site iso.org a renvoyé une erreur 403, et cette norme n'est donc pas citée. La taille de grain maximale de 10 mm du PT 100 et du PT 200 vient de la page de catégorie et non de la fiche détaillée de chaque appareil, qui ne la reprend pas. Aucun débit en kilos par heure n'est publié pour les diviseurs. Le chiffre d'environ mille cent prélèvements par minute est une donnée constructeur, cohérente avec les 110 tours par minute et les dix sorties, mais elle n'a pas été mesurée. Il en va de même pour l'accélération de 1,0 à 15,1 g de l'AS 200 control et pour la reproductibilité annoncée entre deux appareils. Les effectifs, plus de cent cinquante personnes, et le parc installé, plus de trois cent mille appareils, sont aussi des chiffres constructeur. Le catalogue général au format PDF n'a pas été ouvert, et aucune archive d'entreprise ni presse professionnelle indépendante n'a pu être interrogée pendant ce travail. Enfin l'adresse exacte du siège n'a pas été relevée au-delà de la ville de Haan.
    Site du constructeur retsch.com, pages Entreprise et À propos de nous, chronologie 1915, 1923, 1950, 1976, 1989, 2000, 2012 et 2015, ainsi que les effectifs de plus de cent cinquante personnes et le parc de plus de trois cent mille appareils, consultées en septembre 2026 ; retsch.com, page Diviseurs d'échantillon et fiche PT 100, sections Données techniques et Fonction, pour les 5 000 ml, les 110 tours par minute, les six, huit ou dix sorties, les godets de 30 à 500 ml et les mille cent prélèvements par minute, consultées en septembre 2026 ; retsch.com, même page, pour les tailles de grain du PT 200 et du PT 300, les trémies de 30 et 60 litres, les RT 6,5 à RT 75 et la fente du RT 100, consultée en septembre 2026 ; retsch.com, pages Tamiseuses et AS 200 control, sections Données techniques et Fonction, pour les plages de mesure des AS 200, AS 200 jet, AS 300, AS 400 et AS 450, l'amplitude 0,20 à 3,00 mm, les 3 kg de charge, les 6 kg de pile, l'accélération de 1,0 à 15,1 g, le brevet EP 0642844 et l'indépendance vis-à-vis de la fréquence du réseau, consultées en septembre 2026 ; retsch.com, page Tamis d'analyse, pour les plages 20 µm à 125 mm en toile tissée et 1 à 125 mm en tôle perforée, les normes ISO 3310-1, ASTM E11, ISO 3310-2 et ISO 5223, et les cadres de 200, 305 et 400 mm, consultée en septembre 2026 ; retsch.com, page Broyeur à mortier RM 200, section Fonction, pour le mortier tournant, le pilon décentré entraîné par contact et la réduction par pression et frottement, consultée en septembre 2026 ; verder-scientific.com, page d'accueil, pour la composition de la division scientifique du groupe Verder en six marques, consultée en septembre 2026 ; un document de formation professionnelle, pour le calibrage du café vert sur trous ronds en soixante-quatrièmes de pouce
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