ATLASRépublique centrafricaine
environ 325 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur imputée)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.
République centrafricaine n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Central African Republic
- Dernière valeur
- environ 325 000 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- valeur imputée par l'organisme récepteur
- À lire avec prudence
- Cette valeur est imputée, c'est-à-dire estimée par FAOSTAT sans déclaration nationale, et la série va de 9 050 à 324 923 tonnes sur dix ans, sans qu'aucune autre source ne décrive une filière de cette taille. Le repère est montré parce qu'il est dans la base, pas parce qu'il est établi.
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- environ 325 000 tonnes en 2024, valeur imputée
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 21 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le premier caféier que la science attache au territoire centrafricain n'y a pas été planté : il y poussait. Auguste Chevalier le découvre en 1902 en Oubangui-Chari, le nom colonial du pays, dans le bassin du Haut-Chari, et le nomme Coffea excelsa. Coste reprend en 1955 la description de Chevalier : un arbre de 6 à 15 mètres, parfois 20, très robuste et résistant à la sécheresse, mais lent, puisqu'il n'atteint sa pleine production qu'à huit ou dix ans, et si variable que ses fruits mûrissent de façon inégale, ce qui complique la préparation du grain. Ukers, en 1922, le situe dans la région du fleuve Chari, non loin du lac Tchad, et le range parmi les formes du liberica, rangement qui a duré : pendant des décennies, l'excelsa n'a été qu'une variété, dite dewevrei, du Coffea liberica. Une étude génomique publiée dans Nature Plants en 2025 en a refait une espèce, sous le nom de Coffea dewevrei, plus ancien et donc prioritaire selon les règles de la nomenclature ; son aire naturelle couvre l'Afrique centrale, République centrafricaine comprise. Le site en parle dans sa fiche du liberica et dans son glossaire [12][13][15][21].
La culture coloniale part de très bas. Le tableau des exportations d'Ukers crédite toute l'Afrique-Équatoriale française, dont l'Oubangui-Chari n'est qu'une partie, de 48 060 livres de café en 1916, soit environ 22 tonnes. Les planteurs de l'entre-deux-guerres misent sur l'excelsa et ses proches, que Coste appelle les excelsoïdes, et c'est sur eux que tombe la trachéomycose, c'est-à-dire une maladie due à un champignon, Gibberella xylarioides, qui bouche les vaisseaux de l'arbre et le fait mourir de soif. Constatée dès 1927, jugée alarmante en 1938, elle a détruit à peu près complètement 15 000 hectares d'excelsoïdes en 1942, sans qu'aucun laboratoire local ait pu en donner la cause à temps : c'est le phytopathologiste belge Steyaert qui identifie le champignon, et Saccas, au laboratoire de Boukoko, qui l'étudie. Le canephora, l'autre espèce de la région, avait été introduit du Congo belge en 1921 selon l'office national de contrôle ; c'est lui qui prend la place. Le site raconte cet épisode dans sa planche sur la trachéomycose [12][13][4][19].
La recherche s'installe en Lobaye. La station expérimentale de Boukoko, créée en 1939 près de M'Baïki, travaille dans les années 1950 sur deux fronts : trouver des canephora et des excelsa résistants à la trachéomycose, dont deux sujets, B 10 et A 445, éveillent alors de sérieux espoirs, et comprendre le « caféier de la Nana ». Celui-ci pousse à l'état spontané dans les galeries forestières, c'est-à-dire les bandes de forêt qui suivent les cours d'eau, de la rivière Nana, sous-affluent de la Sangha, dans la région de Carnot. D'abord classé avec Coffea congensis, puis rapproché d'une variété guinéenne du canephora, il reste en 1955 une « variété présumée » de cette espèce, à petites graines, assez résistante à la sécheresse puisque les pluies de son habitat descendent certaines années sous 1 000 millimètres, mais qui ne se passe pas d'ombrage ; il n'est cultivé que dans les régions de Carnot et de Bouar. Vingt ans plus tard, en 1975, une mission de prospection de l'ORSTOM et de l'IRCC collecte en Centrafrique des caféiers sauvages, dont des Coffea congensis le long de l'Oubangui, autour de Bangui et sur l'île Louma, replantés en collection en Côte d'Ivoire à partir de 1976. Le site place les canephora sauvages centrafricains dans le groupe génétique congolais, dont la fiche de l'atlas inclut la RCA dans l'aire d'origine [13][16][17][20].
L'indépendance, le 13 août 1960, ne change pas la place du café : deuxième produit agricole exporté après le coton, culture qui touche directement ou indirectement plus d'un tiers de la population selon le gouvernement, il rapporte en 1986 un peu plus de 5 milliards de francs CFA aux familles et plus d'un milliard par an à l'État en droits de sortie. Le pays adhère à l'Organisation internationale du café en 1962, au sein d'un groupe africain et malgache. De 1978 à 1999, trois projets financés par des bailleurs se succèdent : l'ADECAF pour la caféiculture familiale de la Lobaye, de la Mambéré-Kadéï, de la Sangha-Mbaéré et de Bimbo, puis le PDRCS, puis le PAPAAV dans le sud-est. Sur la période, les exportations oscillent entre 8 000 et 22 000 tonnes de café vert par an, les surfaces passent de 39 000 hectares en 1980 à 65 000 en 1998 et le nombre de planteurs de 24 000 à 70 000. Le sommet se situe à la fin des années 1980 : 362 000 sacs de 60 kilos exportés en 1988-1989 selon l'office de contrôle, une production de 362 000 sacs en 1988 selon l'USDA, et 24 482 tonnes, chiffre officiel, dans FAOSTAT la même année [4][5][7][1].
Le déclin commence avec le siècle. La fin des projets, la libéralisation, le retrait de l'État, l'instabilité politique et la chute des cours de 2001-2002 font tomber les exportations contrôlées à 3 927 tonnes en 2003-2004, puis 1 500 tonnes en 2005-2006 ; elles remontent à 7 000 tonnes en 2006-2007 et se tiennent autour de 5 000 tonnes en 2008-2010. Les plantations industrielles ont disparu, les planteurs de 2013 sont ceux qui ont commencé avant ou pendant les années 1970, et la ministre du Développement rural signale cette année-là le retour de la trachéomycose dans l'est, sur plus de 400 hectares. La prise de Bangui par la Seleka, en mars 2013, ouvre une crise dont le café devient une ressource de guerre : dans le sud-est, autour de Bambari, l'office de contrôle n'enregistre que 47 tonnes vendues et taxées en 2013, puis le groupe armé UPC impose de garder la moitié, puis 60 %, de la taxe, et une partie de la récolte part vers les commerçants soudanais par des routes tenues par les groupes armés, ou vers la République démocratique du Congo de l'autre côté de l'Oubangui. Un rapport de l'Institut des États-Unis pour la paix estime à 2,75 millions de dollars par an ce que les groupes armés tirent du marché du café [5][9].
La série FAOSTAT suit ce récit jusqu'en 2017, puis s'en détache. De 1961 à 2010, ses valeurs sont presque toutes des chiffres officiels, entre 1 500 et 24 482 tonnes ; celles de 2001 et de 2003 à 2008 sont marquées comme non officielles, et celles de 2011 à 2013, imputées, c'est-à-dire calculées par la FAO faute de déclaration. De 2014 à 2017, elle tourne autour de 10 000 tonnes. Elle passe ensuite à 89 979 tonnes en 2018 et 202 753 tonnes en 2019, deux valeurs imputées, puis à 289 283 tonnes en 2020, cette fois comme chiffre officiel, et monte jusqu'à 324 923 tonnes, imputées, en 2024. Aucune des autres sources lues ne voit cette hausse : elles décrivent un pays qui produit au plus quelques milliers de tonnes et en exporte entre 400 et 2 500 par an sur la même période. La zone d'ombre ci-dessous reprend la série année par année [1][3][6].

Aujourd'hui
Le café centrafricain pousse en forêt, dans deux bandes du sud. À l'ouest, du sud-ouest de Bangui jusqu'à Berbérati : la Lobaye et le sud de l'Ombella-M'Poko comptaient 23 000 hectares d'exploitations familiales, la Mambéré-Kadéï et la Sangha-Mbaéré 11 000 hectares. À l'est, de Bambari jusqu'à la frontière congolaise : le sud de la Ouaka et la Basse-Kotto 18 000 hectares, le Mbomou et l'ouest du Haut-Mbomou 8 500 hectares. S'y ajoutaient 4 700 hectares de plantations industrielles, toutes abandonnées. Ces chiffres viennent de la fiche que l'office de contrôle a remise à l'Organisation internationale du café en 2008, qui retient 65 000 hectares au total en 1996 ; aucun recensement plus récent n'a été trouvé. Les caféières sont entre 400 et 600 mètres d'altitude [4][9].
L'espèce cultivée est le canephora, et l'Organisation internationale du café ne range le pays que dans cette catégorie. Les caféiers fleurissent de décembre à mars, la cueillette va de novembre à janvier et le café est préparé par voie sèche, c'est-à-dire que la cerise est séchée entière avant d'être décortiquée. Les premières expéditions partent en janvier ou février et la période d'exportation court jusqu'en août. Le classement compte les défauts sur un échantillon de 300 grammes, de l'Extra Prima, de 1 à 15 défauts, marqué de cinq disques, à la qualité Limite, de 90 à 140 défauts, marquée d'un seul ; le café part en sacs de jute neufs de 60 kilos. Le gouvernement publie en février un prix indicatif d'achat, qui ouvre une saison de vente de février à avril [4][9][2].
Trois institutions tiennent la filière. L'Office de réglementation de la commercialisation et du contrôle du conditionnement des produits agricoles (ORCCPA), créé en 1991, pèse, contrôle la qualité et taxe le café dans les zones de production. L'Institut centrafricain de recherche agronomique (ICRA) a un centre à Boukoko, sur le site de l'ancienne station : pour un projet de la FAO mené de fin 2016 à début 2019, il y a produit 34 200 jeunes caféiers et planté un parc à bois de 0,85 hectare, c'est-à-dire un jardin de pieds-mères où l'on prélève les boutures. L'Agence centrafricaine de développement agricole forme les planteurs. Ce projet a touché 4 560 ménages dans 228 villages de la Lobaye, de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-Mbaéré ; il partait d'un rendement de 300 kilos de café cerise par hectare, visait 1 000 kilos, et n'a pas pu mesurer le rendement final du café [9][11].
Les exportations relevées par la Banque des États de l'Afrique centrale tiennent en quelques milliers de tonnes, puis en quelques centaines : 3 000 tonnes en 2015, 4 800 en 2016, 1 000 en 2017, 2 500 en 2018, 2 000 en 2019, 1 000 en 2020, 400 en 2021, 1 400 en 2022, puis 1 000 tonnes en 2023 et en 2024, payées 806,5 francs CFA le kilo en 2024 contre 489,2 en 2021. Le café descend de Bangui ou de Berbérati vers le port de Douala, au Cameroun, pour l'Europe, et vers le poste d'Am Dafok, à la frontière soudanaise, pour le Soudan. Pour 2025, le ministère des Finances a recensé une production de 1 145 tonnes. En août 2026, le gouvernement a annoncé un programme de relance qui met 601 000 hectares à disposition du café, vise 25 000 tonnes par an et prévoit sept centres de collecte régionaux ; aucun bilan n'en existe encore [6][4][10].
Une partie du café reste dans le pays, moulu. Le même projet de la FAO a formé 158 femmes vendeuses de café moulu à la transformation et à la vente, et l'ORCCPA les a organisées en groupements à M'Baïki, à Boda, à Nola et à Berbérati ; son inventaire des installations couvrait les unités de décorticage, les aires de séchage, les magasins et les unités de torréfaction. Le gouvernement disait déjà en 2008 vouloir encourager la transformation et la consommation nationales pour assurer un débouché aux planteurs [11][4].
- Espèce cultivée
- Coffea canephora, introduit du Congo belge en 1921 selon l'office de contrôle [4]
- Caféiers sauvages
- Coffea dewevrei (excelsa), Coffea canephora et Coffea congensis [15]
- Zones de culture
- Lobaye, Ombella-M'Poko, Mambéré-Kadéï et Sangha-Mbaéré à l'ouest ; Ouaka, Basse-Kotto et Mbomou à l'est [4]
- Altitude
- 400 à 600 m [4]
- Récolte et traitement
- cueillette de novembre à janvier, voie sèche [4]
- Exportations 2024
- 1 000 tonnes (BEAC) [6]
- Production 2024 (FAOSTAT)
- 324 923 tonnes, valeur imputée (I), sans rapport avec les autres comptages [1]
- Organisme de contrôle
- ORCCPA, créé en 1991 [9]


Zones d'ombre
La série FAOSTAT des années 2018 à 2024 ne décrit pas le café centrafricain. Le fichier brut donne le statut de chaque année : production imputée en 2018 et 2019, officielle de 2020 à 2023, imputée en 2024, et il en va de même des surfaces, 298 752 puis 622 257 hectares imputés, puis 717 420 hectares officiels en 2020. Les quatre années officielles trahissent un calcul plutôt qu'une mesure : le rendement y reste à 403,2 kilos par hectare et la surface augmente de 3 % exactement chaque année, jusqu'à 783 944 hectares en 2023, puis 943 748 hectares imputés en 2024. C'est onze fois les 65 000 hectares du sommet de 1998 et plus que les 601 000 hectares que le gouvernement met à disposition en 2026 pour planter. Le rendement inscrit dépasse celui que le projet de la FAO prenait pour référence sur le terrain à la même époque, 300 kilos de café cerise par hectare, alors que FAOSTAT compte du café vert, plus léger que la cerise. Les autres comptages sont soixante à trois cents fois plus bas : 55 000 sacs, soit 3 300 tonnes, pour l'année caféière 2019-2020 selon l'Organisation internationale du café, contre 202 753 tonnes dans FAOSTAT pour 2019 ; 1 000 tonnes exportées en 2020 selon la Banque des États de l'Afrique centrale, contre 289 283 tonnes ; 1 145 tonnes produites en 2025 selon le ministère des Finances. Avec ses 324 923 tonnes de 2024, FAOSTAT fait du pays le neuvième producteur mondial, et le troisième par la surface récoltée. Le chiffre circule déjà : un article de revue publié en 2026 range la République centrafricaine parmi les cinq premiers pays producteurs, dans un classement qui correspond aux surfaces de FAOSTAT. Aucun des documents lus n'explique d'où viennent les valeurs officielles de 2020 à 2023 [1][3][6][10][11][18].
Les sources sérieuses ne s'accordent pas non plus entre elles, à une échelle plus modeste. L'Organisation internationale du café a révisé ses propres chiffres : 58 000 et 60 000 sacs pour 2018 et 2019 dans le guide de l'ITC de 2021, 37 000 et 55 000 sacs dans son tableau consulté en 2024. L'USDA n'inscrit que 2 000 sacs en 2018 puis zéro depuis 2019, ce qui signifie qu'il a cessé de suivre le pays plutôt que le pays ne produit plus. Les relevés de l'office de contrôle à Bambari, 4 000 tonnes par an en 2014 et 2015, dépassent la production nationale que donne l'USDA pour ces années, 6 000 et 8 000 sacs. Dans la base Comtrade des Nations unies, depuis 2012, les pays importateurs ne déclarent que quelques dizaines à quelques centaines de tonnes de café vert venues de Centrafrique, rien en 2023 ni en 2024, et les déclarations centrafricaines elles-mêmes donnent des prix impossibles, 50 tonnes pour 1 320 dollars en 2024. Une part de l'écart tient aux circuits que personne ne compte, vers le Soudan et vers la République démocratique du Congo, et une autre au transit par le Cameroun, que les sources lues ne permettent pas de chiffrer. Enfin, la presse économique présente parfois comme une production ce que la Banque des États de l'Afrique centrale publie comme des exportations [2][3][7][8][9][10].
L'histoire ancienne a ses propres flous. L'historien McCook écrit que la trachéomycose a fait tomber dans les années 1930 la production de l'Oubangui-Chari de 20 000 tonnes à quelques centaines ; aucune autre source lue ne donne de chiffre de production pour cette période, et 20 000 tonnes égaleraient le sommet des années 1980, ce qui paraît beaucoup pour les 15 000 hectares d'excelsoïdes détruits selon Coste. Le même passage place l'Oubangui-Chari en Afrique-Occidentale française, alors qu'il relevait de l'Afrique-Équatoriale française. La découverte de l'excelsa est datée de 1902 par Coste et de 1905 par Ukers, qui retient sans doute l'année de la publication. Le caféier de la Nana, enfin, n'a jamais reçu de place nette : « variété présumée » de canephora en 1955, il n'apparaît dans aucune étude génétique récente lue ici, et l'atlas du site n'a pas de fiche à son nom [14][12][13].
Non traité : La source des valeurs officielles de FAOSTAT pour 2020-2023 : aucun document lu ne dit quel service les a déclarées ni sur quelle base, et le questionnaire national transmis à la FAO n'est pas public. Les chiffres de l'Organisation internationale du café après 2019-2020 : son tableau historique s'arrête là dans la copie consultée. Les statistiques coloniales de l'Oubangui-Chari entre 1920 et 1960 (production, surfaces, part des colons et des planteurs africains) : ni Ukers, ni Coste, ni les recherches menées n'en donnent, et l'article d'Éric de Dampierre sur le café et le coton du Haut-Oubangui (1960) n'a pas pu être ouvert. La part du café qui passe par le Soudan, la RDC et le Cameroun hors des comptages officiels : personne ne la mesure. Le prix au producteur actuel par région et la qualité en tasse : aucune source datée trouvée. Aucun rapport GAIN de l'USDA n'existe pour ce pays à ma connaissance.
- FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (code 656), Central African Republic : production, surface récoltée, rendement et statut de chaque année, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
Archive en vrac déjà extraite sur le disque (%TEMP%/faostat-production-extract). Production A de 1961 à 2000 sauf 1981 et 1983 (E), X en 2001 et de 2003 à 2008, A en 2002, 2009 et 2010, I de 2011 à 2013, A de 2014 à 2016, E en 2017 (9 989,67 t), I en 2018 (89 979,42 t) et 2019 (202 752,73 t), A de 2020 à 2023 (289 283,3 ; 297 961,8 ; 306 900,66 ; 316 108 t), I en 2024 (324 922,99 t). Sommet officiel ancien : 24 482 t en 1988. Surfaces : 44 000 à 45 052 ha (A) en 2014-2016, 298 752 et 622 257 ha (I) en 2018-2019, 717 420 à 783 944 ha (A) en 2020-2023, soit +3 % par an exactement, 943 748 ha (I) en 2024. Rendement 403,2 kg/ha (A) de 2020 à 2023. Rangs calculés : 9e producteur mondial en 2024 (2,9 % du total), 3e par la surface récoltée. - The Coffee Guide, quatrième édition, tableau 5 (p. 87), Centre du commerce international (ITC), d'après l'Organisation internationale du café, 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
Exemplaire de la bibliothèque locale, ligne relue par coordonnées de mots (PyMuPDF) à cause du décalage de pdftotext. République centrafricaine classée (R), année caféière octobre-septembre, 63, 100, 37, 60, 58 et 60 milliers de sacs de 60 kg pour 2014 à 2019. - Total production by all exporting countries, tableau 1a (années caféières 1990-1991 à 2019-2020), Organisation internationale du café (OIC), 2024, http://web.archive.org/web/20240415232356/https://ico.org/historical/1 niveau solide
Copie de l'Internet Archive du 15 avril 2024, déjà téléchargée par un autre dossier. Ligne de la RCA (R), en milliers de sacs : 175 en 1990-1991, 250 en 1994-1995, 241 en 1999-2000, 43 en 2003-2004, 23 en 2005-2006, 114 en 2006-2007, 112 en 2009-2010, 23 en 2012-2013, 90 en 2013-2014, puis 63, 100, 37, 60, 37 et 55 de 2014-2015 à 2019-2020. - Políticas cafeteras nacionales : comunicación de la República Centroafricana (ICC 100-7), avec en annexe « Informations générales sur la filière café centrafricaine », Gouvernement de la République centrafricaine et ORCCPA, document du Conseil international du café, 2008, https://ico.org/documents/icc100-7c.pdf niveau solide
Préfectures caféières (Lobaye, Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï, Bimbo, sud de la Ouaka, Basse-Kotto, Mbomou) et surfaces par zone ; 65 000 ha en 1996, 70 000 planteurs ; canephora introduit du Congo Léopoldville en 1921 ; projets ADECAF (1978-1990), PDRCS (1989-1994), PAPAAV (1994-1999) ; exportations de 8 000 à 22 000 t, 39 000 ha en 1980 et 65 000 en 1998 ; 1 500 t en 2005-2006 ; altitude 400 à 600 m, floraison, cueillette, voie sèche, calendrier d'exportation, classement par défauts, sacs de 60 kg, caféine 2,32 % ; 362 000 sacs exportés en 1988-1989, 41 000 depuis 2002-2003 ; routes vers Douala et Am Dafok ; volonté de promouvoir la consommation nationale. - National coffee policy of the Central African Republic : statement by Mrs Marie-Noëlle Koyara, Minister of State for Rural Development (ICC 111-21), Gouvernement de la République centrafricaine, document du Conseil international du café, 2013, https://www.ico.org/documents/cy2012-13/icc-111-21e-statement-car-coff niveau solide
Adhésion à l'OIC en 1962 par l'OAMCAF ; café deuxième produit agricole exporté après le coton, plus d'un tiers de la population concernée ; 5 milliards de francs CFA de revenus familiaux en 1986 et plus d'un milliard par an pour l'État ; exportations de 3 927 t (2003-2004), 2 503 t (2004-2005), 1 500 t (2005-2006), 7 000 t (2006-2007), 3 000 t (2007-2008), environ 5 000 t (2008-2010) ; disparition des plantations industrielles ; vieillissement des planteurs ; trachéomycose dans l'est sur plus de 400 ha. - Les monographies économiques : Centrafrique, éditions 2019, 2022 et 2024, tableau des principales productions et prix d'achat aux producteurs, Banque de France, d'après la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) et les administrations nationales, 2025, https://www.banque-france.fr/system/files/2025-12/CMAF_CEMAC_Centrafri niveau solide
Exportations de café en milliers de tonnes : 3,0 (2015), 4,8 (2016), 1,0 (2017), 2,5 (2018), 2,0 (2019), 1,0 (2020), 0,4 (2021), 1,4 (2022), 1,0 (2023), 1,0 (2024). Prix au kilo : 725,2 (2018), 693,5 (2019), 584,5 (2020), 489,2 (2021), 633,8 (2022), 709,9 (2023), 806,5 francs CFA (2024), appelé prix à l'exportation dans l'édition 2022 et prix d'achat aux producteurs dans l'édition 2024. Autres éditions : https://banque-France.fr/system/files/2023-08/Banque%20de%20France%20%E2%80%93%20cmaf-2019_centrafrique.pdf et https://www.banque-france.fr/system/files/2023-12/CEMAC_Centrafrique2022.pdf. - Production, Supply and Distribution (PSD), café, Central African Republic, Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
Fichier du 22 juillet 2026, en milliers de sacs de 60 kg : production 362 en 1988, 350 en 1990 et 1991, 200 en 1992, 10 en 2008, 30 en 2009, 7 en 2012, 6 en 2013 et 2014, 8 en 2015, 5 en 2016, 3 en 2017, 2 en 2018, puis 0 de 2019 à 2026, ce qui marque la fin du suivi. - UN Comtrade, interface publique, code SH 090111 (café vert non décaféiné), exportations déclarées par la RCA et importations déclarées par ses partenaires, 2008-2024, Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS niveau solide
Importations déclarées en provenance de la RCA : 1 974 t en 2008, 1 257 t en 2010, 1 054 t en 2011, 283 t en 2012, 37 t en 2014, 492 t en 2016 (dont 269 t au Soudan), 194 t en 2018, 256 t en 2019, 55 t en 2020, 190 t en 2021, 20 t en 2022, rien en 2023 et 2024. Exportations déclarées par la RCA : 2 142 t en 2010, 568 t en 2012, 18 t en 2013, 50 t pour 1 320 dollars en 2024. Base fiable par construction, mais déclarations visiblement incomplètes pour ce pays ; requête de 2016 côté RCA en échec. - The « Green Diamond » : Coffee and Conflict in the Central African Republic, Special Report 464, Fiona Mangan, Igor Acko et Manal Taha, United States Institute of Peace, 2020, http://web.archive.org/web/2021id_/https://www.usip.org/sites/default/ niveau moyen
Rapport fondé sur des entretiens, dont l'ORCCPA en juin 2017, et sur les données de l'USDA. Deux zones de culture, environ 65 000 ha ; ORCCPA créé en 1991, saison d'achat de février à avril après publication d'un prix indicatif ; à Bambari, 47 t taxées en 2013, 4 000 t par an en 2014-2015, environ 5 000 t en 2016, 900 t en 2017 ; partage de la taxe avec l'UPC (50 % puis 60 %) ; circuits vers le Soudan et la RDC ; jusqu'à 2,75 millions de dollars par an pour les groupes armés. Lu sur la copie de l'Internet Archive, l'adresse d'origine redirigeant ailleurs. - Centrafrique : le gouvernement ouvre 601 000 ha pour relancer la filière café en déclin, Laurent Onguene, Ecomatin, 2026, https://ecomatin.net/centrafrique-le-gouvernement-ouvre-601-000-ha-pou niveau moyen
Article du 19 août 2026 : programme pilote lancé le 14 août, 601 000 ha, objectif de 25 000 t par an, sept centres de collecte, pilotage par un cabinet de conseil ; production de 1 145 t en 2025 selon le ministère des Finances ; reprend les chiffres de la BEAC en les appelant production. - Appui à la relance de la culture associée café-vivriers en République centrafricaine en période post-conflit, rapport final du projet TCP/CAF/3602, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2020, https://openknowledge.fao.org/server/api/core/bitstreams/526e1185-9b6f niveau solide
Projet du 1er décembre 2016 au 28 février 2019, 473 000 dollars ; partenaires ACDA, ICRA, ORCCPA ; 4 560 ménages dans 228 villages de la Lobaye, de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-Mbaéré ; rendement de référence de 300 kg de café cerise par hectare, cible de 1 000 kg, rendement final non déterminé ; 34 200 plants et parc à bois de 0,85 ha produits par l'ICRA à Boukoko ; 158 femmes vendeuses de café moulu formées et organisées à M'Baïki, Boda, Nola et Berbérati. - All About Coffee, chap. XV (botanique : Excelsa) et chap. XXII (tableau des exportations des pays producteurs), William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Texte intégral local. Excelsa « discovered in 1905 by Aug. Chevalier », dans la région du fleuve Chari, non loin du lac Tchad, rangé dans le groupe du liberica ; Afrique-Équatoriale française : 48 060 livres exportées en 1916, moyenne quinquennale de 47 046 livres. - Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I : Les caféiers (p. 26-27, vers la p. 61, p. 217-218 et 348), René Coste, avec la collaboration de P. Vayssière et de Barat pour les maladies, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
Excelsa découvert par Chevalier en Oubangui-Chari en 1902, spontané dans le Haut-Chari, pleine production à huit ou dix ans ; caféier de la Nana (rivière Nana, région de Carnot, cultivé dans les régions de Carnot et de Bouar, étude de Borget et Drouillon, 1954) ; trachéomycose constatée en 1927, 15 000 ha d'excelsoïdes détruits en 1942, Steyaert et Saccas ; station de Boukoko créée en 1939 près de M'Baïki, sujets B 10 et A 445. Exemplaire de la bibliothèque locale et copie de l'IRD. - Coffee Is Not Forever : A Global History of the Coffee Leaf Rust (p. 131-132), Stuart McCook, Ohio University Press, 2019, https://ohioopen.library.ohio.edu/oupress/96/ niveau solide
Exemplaire de la bibliothèque locale. Trachéomycose en Oubangui-Chari dans les années 1920 et 1930 ; production tombée de 20 000 tonnes à quelques centaines ; conférence de l'INEAC en 1956. Le passage situe l'Oubangui-Chari en « French West Africa ». - Genomic data define species delimitation in Liberica coffee with implications for crop development and conservation, Aaron P. Davis et coauteurs, Nature Plants 11, 2025, https://www.nature.com/articles/s41477-025-02073-y niveau solide
Division de C. liberica en trois espèces, C. liberica, C. dewevrei (excelsa) et C. klainei, selon la priorité nomenclaturale ; C. dewevrei indigène en Afrique centrale, dont la République centrafricaine ; excelsa adapté à des pluies annuelles plus faibles que le liberica. - La diversité génétique de l'espèce Coffea congensis Froehner : évaluation en Côte d'Ivoire de caféiers sauvages originaires de République centrafricaine, F. Anthony et D. Le Pierrès, Café Cacao Thé, vol. XXXI, n° 4, 1987, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-05 niveau solide
Prospection de 1975 en RCA (Berthaud et Guillaumet, 1978) dans le programme ORSTOM-IRCC ; C. congensis collecté le long de l'Oubangui, île Louma et région de Bangui ; plantations en collection à Divo en 1976, 1978 et 1979. - Global Conservation Strategy for Coffee Genetic Resources, Crop Trust et World Coffee Research, 2017, https://www.croptrust.org/saving-coffee/ niveau solide
Exemplaire de la bibliothèque locale. Mission de collecte de 1975 en RCA, matériel conservé en Côte d'Ivoire et en RCA ; aires naturelles de C. canephora et de C. congensis incluant la RCA. - From Germplasm to Cup : A Comprehensive Review of the Genetic, Environmental, and Postharvest Determinants of Coffee Quality and Their Interactions, Agriculture 16, 739, p. 2, Gui-Bing Yang et coauteurs, MDPI, 2026, https://doi.org/10.3390/agriculture16070739 niveau solide
Article de revue à comité de lecture, exemplaire de la bibliothèque locale : « FAO statistics for 2024 », 12,48 millions d'hectares récoltés et 11,28 millions de tonnes dans le monde, et « Brazil, Indonesia, the Central African Republic, Ethiopia, and Colombia » comme cinq premiers producteurs, soit exactement les cinq premières surfaces récoltées de FAOSTAT en 2024, dans le même ordre ; le Viêt Nam, deuxième en tonnage, n'y figure pas. Cité comme preuve de la diffusion du chiffre aberrant, pas pour son contenu sur la RCA. - Planches du site : La trachéomycose, de l'Oubangui à l'Ouganda (maladies, section 13) et La trachéomycose, 1927-1993 (le canephora, section 09), PXL Roasters, d'après Coste 1955, Rutherford 2006 et UCDA 2019, 2026, https://www.pxlroasters.com/maladies-13.html niveau solide
Source héritée du site : première observation en 1927 en Oubangui-Chari sur excelsa, 15 000 ha d'excelsoïdes détruits en 1942, Boukoko et les sujets B10 et A445 ; seconde page : https://www.pxlroasters.com/robusta-09.html. - Planche du site Deux groupes, puis huit : la géographie génétique (le canephora, section 05) et fiche Robusta (groupe congolais) de l'atlas, PXL Roasters, d'après Montagnon 2000, Gomez 2009, Cubry 2013 et Kawuki 2026, 2026, https://www.pxlroasters.com/carte.html?v=rob_congo niveau solide
Source héritée du site : sous-groupes B et C du groupe congolais du canephora rattachés à la RCA et au Cameroun ; fiche rob_congo, origine « Bassin du Congo, Cameroun, RCA ». Planche : https://www.pxlroasters.com/robusta-05.html. - Fiche C. liberica de l'atlas, glossaire (Excelsa) et planche L'avenir, section 09, PXL Roasters, 2026, https://www.pxlroasters.com/carte.html?v=liberica niveau solide
Source héritée du site : excelsa longtemps rangé comme variété dewevrei du liberica, rétabli comme espèce par une étude génomique en 2025, lent à entrer en production. Pages : https://www.pxlroasters.com/glossaire.html et https://www.pxlroasters.com/avenir-09.html.