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    Laos

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Asie

    ATLASLaos

    174 900 tonnes (FAOSTAT 2024)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Laos n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Lao People's Democratic Republic
    Dernière valeur
    174 900 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    chiffre officiel
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    183 895 tonnes en 2023
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 15 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t91 948 t183 895 tpic : 183 895 t en 20231966 : estimé1967 : estimé1975 : estimé174 900 t en 2024 · officiel19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Petits points creux : les 3 années antérieures que FAOSTAT impute ou estime. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    Le Laos n'apparaît pas dans les sources anciennes de la bibliothèque. Ukers, en 1922, décrit pourtant l'Indochine française en détail : premiers essais de 1887 près de Hanoï avec des graines d'arabica venues de La Réunion, recensement de 1916 qui compte environ un million de caféiers en rapport au Tonkin, en Annam et en Cochinchine, cultures citées aussi au Cambodge. Le Laos n'y est pas nommé une seule fois. Trente-trois ans plus tard, Coste range le Laos parmi les zones d'altitude où l'on cultive Coffea arabica et cite une « Station agricole de Boloven » consacrée à cette espèce. Entre les deux, la culture est née sur le plateau des Bolovens, un plateau d'environ 500 km² au sud du pays, entre 600 et 1 300 mètres d'altitude [2][3][5].

    La date de cette naissance varie selon qui la raconte. Le manuel de la FAO de 2005 parle du « début des années 1900 », l'Agence française de développement des années 1920, une compilation de l'université de Berne de 1920. La source la plus proche des faits est un article de L'Écho annamite du 15 septembre 1939 : la culture du café sur le plateau, « commencée vers 1925 », y couvrait 2 hectares en 1931, 66 en 1936, 160 en 1937 et 400 en 1938, et la production serait passée en huit ans d'une tonne à environ 300 tonnes. Le silence d'Ukers en 1922 s'accorde mieux avec une introduction dans les années 1920 qu'avec une introduction au début du siècle [2][4][5][10][11].

    L'élan vient de l'administration coloniale. L'ancien service agricole crée une station expérimentale aux Bolovens, reprise par l'Institut des recherches agronomiques, qui y essaie le caféier, le théier et le quinquina, puis la transforme en ferme de colonisation, c'est-à-dire en domaine chargé de former et d'installer des colons. L'ingénieur agronome Jean Forgemol, entré au service de l'agriculture en 1931, y passe l'essentiel de sa carrière et dirige aussi la coopérative du café des Bolovens, dotée d'une usine qui reçoit, sèche, déparche et trie le café de novembre à février. Déparcher, c'est retirer la parche, l'enveloppe qui entoure le grain. La coopérative achète le café des « Kha », nom que l'administration donnait aux populations des hauteurs, et celui des petits colons, puis le vend à Saïgon sous une marque déposée d'« arabica pur ». Le texte de 1939 note que la culture du canephora, qui avait d'abord tenté les planteurs locaux par son rendement, a été « définitivement abandonnée » sur les conseils de l'administration, et que le « borer », un insecte foreur, et l'hemileia, le champignon de la rouille orangée, ont été signalés sur le plateau [4].

    Le Vietnam est présent dès l'origine. La station met en valeur son domaine avec une « main-d'œuvre annamite », c'est-à-dire vietnamienne dans la langue coloniale, le reportage de La Dépêche d'Indochine de décembre 1937 décrit la plantation de dix hectares d'un planteur annamite installé au Laos depuis plus de trente ans, et le plan de colonisation de février 1939 réserve des terres à « l'immigration annamite ». Le café, lui, descend vers Saïgon. La guerre arrête cet élan : en 1945, des prisonniers français des Japonais sont logés dans la coopérative du café, près de Paksong, avant de bâtir leur camp, et en 1947 la coopérative des planteurs français des Bolovens, réunie à Saïgon, met les dommages de guerre à l'ordre du jour de son assemblée. Les sources consultées ne disent pas ce que les décennies suivantes, guerre d'Indochine puis bombardements américains de 1964 à 1973, ont fait aux plantations [4][11].

    Le passage de l'arabica au canephora n'est daté par aucune source lue. La FAO l'attribue à la rouille de l'arabica et aux bas prix du liberica, deux espèces qui faisaient partie des premiers essais avec le canephora, et constate le résultat en 2001 : 34 000 hectares de caféiers, dont 88 % en canephora et 12 % en arabica, cultivés par 23 000 familles. La relance de l'arabica suit le Nouveau mécanisme économique de 1986, l'ouverture du régime à l'économie de marché. L'Agence française de développement finance de 1998 à 2002 un projet sur le plateau qui promeut l'arabica et la voie humide, et une nouvelle variété d'arabica, que le manuel de la FAO identifie au Catimor, résistant à la rouille, est diffusée sur les Bolovens à la fin des années 1990 [5][10][11].

    La série FAOSTAT commence à 1 000 tonnes en 1961, monte à 3 500 tonnes au milieu des années 1960, retombe à 1 800 tonnes en 1973 et en 1975, puis remonte lentement : 10 020 tonnes en 1996, 23 500 en 2000, 46 290 en 2010. Elle fait ensuite un saut qu'aucune source lue n'explique, de 52 010 tonnes en 2011 à 87 330 en 2012, soit 68 % en un an, et culmine à 183 895 tonnes en 2023. La valeur de 2024, 174 900 tonnes, porte le statut A, chiffre officiel : c'est le nombre que transmet l'État lao. Le portail commercial du ministère de l'Industrie et du Commerce publie les mêmes valeurs, à la tonne près pour 2014 et 2018, et la compilation de Berne cite le bureau lao de la statistique pour 2010 et 2017. La série dit donc ce que déclare l'État, pas ce qu'un organisme tiers a mesuré, et c'est là que se trouve la principale zone d'ombre du pays [1][9][11].

    Aujourd'hui

    Le plateau des Bolovens fournit encore l'essentiel du café lao, environ 95 % selon la FAO en 2005. Il s'étend sur les provinces de Champassak, Salavan et Xékong, qui comptaient respectivement 51 200, 24 000 et 13 370 hectares de caféiers en 2018 selon le ministère de l'Industrie et du Commerce, soit 91 % des 97 400 hectares plantés dans le pays. Paksong, le bourg du plateau, est à 1 200 mètres. Le ministère compte onze provinces caféières et en nomme plusieurs au nord, Phongsaly, Oudomxay, Houaphan, Luang Prabang et Xayaburi ; la FAO y signale de l'arabica sans préciser où. Une coopérative soutenue par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Vanmai, aide des villages à passer de l'opium au café [5][9][13].

    Le pays produit d'abord du Coffea canephora. Le tableau de l'Organisation internationale du café repris par le Centre du commerce international le classe parmi les producteurs de canephora seul, et le même guide le place au septième rang mondial pour cette espèce en 2018-2019, avec 503 000 sacs de 60 kilos, derrière le Vietnam, le Brésil, l'Indonésie, l'Inde, l'Ouganda et la Côte d'Ivoire. Le catalogue de World Coffee Research de 2025 le cite lui aussi juste après ces six pays. L'arabica, qui demande plus de 1 000 mètres selon la FAO, occupe les parties hautes du plateau, mais aucune source récente lue ne chiffre sa part : la dernière mesure trouvée est celle de 2001, 12 % des surfaces [5][6][15].

    La récolte va d'octobre à décembre pour l'arabica et de décembre à février pour le canephora, selon le manuel de la FAO, et l'usine coloniale de 1937 tournait déjà de novembre à février. La plus grande partie du canephora est traitée par voie sèche, en cerises entières séchées au soleil pendant 18 à 20 jours, une méthode que le manuel juge peu coûteuse mais de faible qualité. L'arabica passe par la voie humide : dépulpage, fermentation, lavage, puis séchage de la parche en 9 à 10 jours. La FAO recommandait pour le Laos des dépulpeurs-démucilagineurs, des machines qui retirent la pulpe puis le mucilage, la couche sucrée collée à la parche, avec un demi-litre d'eau par kilo de cerise au lieu de 2 à 10 litres pour un lavage complet [4][5].

    L'organisation des producteurs reprend une idée coloniale. Un programme de l'Agence française de développement a fait naître en 2007 l'Association des groupes de producteurs de café du plateau des Bolovens, qui réunissait 53 groupes, puis un autre projet, mené de 2010 à 2015, l'a transformée en 2014 en coopérative, la CPC, Coffee Producers Cooperative. La compilation de Berne la range parmi les coopératives du sud certifiées en agriculture biologique, qui garantissent à leurs membres un prix d'achat. Le programme RECoSeL a lancé de 2017 à 2021 vingt et un sous-projets dans huit provinces avec le ministère de l'Agriculture, et l'État s'est donné une stratégie de développement du café jusqu'en 2025, complétée en 2021 par une feuille de route pour l'exportation préparée avec le Centre du commerce international. En octobre 2026, l'ambassadrice de France a annoncé que le Laos deviendrait membre de l'Organisation internationale du café en 2027 [10][11][13][14].

    Les douanes lao déclarent 35 887 tonnes de café vert exportées en 2023, pour 89,5 millions de dollars, dont 22 525 tonnes vers le Vietnam, soit 63 %, et 6 986 tonnes vers la Thaïlande. La part du Vietnam est passée de 32 % en 2015 à 72 % en 2020 ; le Japon, la Belgique et l'Allemagne suivent selon les années avec quelques milliers de tonnes au plus. Le Vientiane Times donnait 56 % pour le Vietnam dans un article de 2022. Le premier client du café lao est donc le premier producteur mondial de canephora, voisin d'un pays sans accès à la mer. Le site en garde une trace dans le dossier de la Chine, qui importe du canephora venu du Laos et du Vietnam [8][12].

    Repères
    Espèce dominante
    Coffea canephora, 88 % des surfaces en 2001 ; aucune mesure récente de la part de l'arabica [5]
    Zone principale
    Plateau des Bolovens, 600 à 1 300 m, environ 95 % du café lao [5]
    Début de la culture sur les Bolovens
    Vers 1925 selon la presse de 1939 ; dates concurrentes de 1900 à 1920 [4]
    Récolte
    Arabica d'octobre à décembre, canephora de décembre à février [5]
    Production officielle 2024
    174 900 t, statut A (chiffre officiel) [1]
    Production estimée par l'OIC
    500 000 sacs de 60 kg en 2019-2020, soit 30 000 t [6]
    Exportations de café vert 2023
    35 887 t, dont 63 % vers le Vietnam [8]
    Organisation de producteurs
    CPC, coopérative issue en 2014 d'une association de 53 groupes fondée en 2007 [10]
    Caféiers touffus portant des grappes de cerises vertes
    Caféiers chargés de cerises vertes sur le plateau des Bolovens, en 2018Christophe95 · CC BY-SA 4.0
    Rangées de caféiers sous de hauts arbres clairsemés
    Rangs de caféiers sous des arbres d'ombrage, plateau des Bolovens, en 2018Christophe95 · CC BY-SA 4.0
    Plantation basse en plein soleil au bord d'une piste de terre, ciel bleu
    Plantation de caféiers en plein soleil près de Houayxay, province de Xékong, en 2011Adriaan Castermans · CC BY-SA 3.0

    Zones d'ombre

    Le volume du café lao n'est pas connu à mieux qu'un facteur cinq près. Pour 2019, FAOSTAT donne 171 380 tonnes, chiffre officiel ; l'Organisation internationale du café, pour la campagne commencée en 2019, 500 000 sacs de 60 kilos, soit 30 000 tonnes ; le département américain de l'Agriculture, 440 000 sacs, soit 26 400 tonnes. L'écart grandit avec le temps : FAOSTAT valait 3,4 fois l'estimation de l'OIC en 2014 et 5,7 fois en 2019. Les exportations penchent du côté des estimations basses : 26 155 tonnes déclarées par les douanes lao en 2019, quand le département américain n'estime la consommation intérieure qu'à 100 000 sacs, 6 000 tonnes. Si le chiffre officiel était juste, plus de 130 000 tonnes de café vert resteraient chaque année dans le pays sans être ni bues ni vendues. Les rendements le disent aussi : 150 800 tonnes sur 93 300 hectares récoltés en 2017, c'est 1,6 tonne par hectare, contre environ 0,3 tonne avec le chiffre de l'OIC [1][6][7][8][11].

    Aucune source lue n'explique cet écart. Le portail du ministère précise que ses 154 435 tonnes de 2018 sont du « café vert ». Une hypothèse vient à l'esprit, que rien de ce qui a été consulté ne confirme : que le chiffre national additionne des poids de café en cerise ou en parche, plus lourds que le grain vert, ou qu'il extrapole des surfaces plantées. Les articles reprennent ces chiffres sans les vérifier et les brouillent parfois : le Vientiane Times de 2022 donne 77 540 « tonnes » pour 2015, qui est en fait la surface récoltée en hectares publiée par le ministère. Le Laos n'étant pas encore membre de l'OIC, rien n'indique que les chiffres de l'organisation soient autre chose que des estimations. L'espèce est aussi mal suivie : le département américain range toute la production lao en canephora, aucun sac d'arabica, alors que la FAO comptait 12 % d'arabica en 2001 et que l'aide française finance l'arabica depuis 1998 [5][7][9][10][12][14].

    Le flux vers le Vietnam est lui-même mal mesuré. En 2023, le Laos déclare 22 525 tonnes exportées vers le Vietnam, et le Vietnam n'en déclare que 11 190 importées du Laos ; en 2015, c'était l'inverse, 5 407 tonnes d'un côté, 10 355 de l'autre. Une partie du café déclaré vers le Vietnam pourrait n'y faire que transiter vers un port, ou y être mélangée et revendue sous une autre origine : aucune source lue ne le mesure. Côté histoire, la date d'introduction oscille entre le début du siècle et 1925 selon les auteurs, et le basculement de l'arabica vers le canephora, que l'administration coloniale disait avoir écarté en 1939, n'est daté par personne [4][5][8][10][11].

    Non traité : Les usages locaux du café (aucune source lue ne les décrit) ; le statut FAOSTAT de chaque année, seul celui de 2024 étant connu, faute d'avoir téléchargé l'archive complète ; les chiffres récents de l'OIC, son site n'ayant pas répondu ; le nombre de membres de la CPC, que les fiches d'importateurs donnent de façon contradictoire sans que j'aie pu ouvrir une source primaire ; les investissements vietnamiens ou étrangers dans les plantations ; les variétés autres que le Catimor ; les prix payés aux producteurs ; la cause du saut de 2012 dans la série FAOSTAT ; l'effet des guerres de 1946 à 1975 sur les plantations.

    Sources
    1. FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
      Série 1961 à 2024 lue dans pays_producteurs_complement.json (version du 23 décembre 2025) : 174 900 t en 2024, statut A ; maximum de 183 895 t en 2023 ; saut de 52 010 t à 87 330 t entre 2011 et 2012. Le statut n'est connu que pour l'année courante.
    2. All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Indochine française p. 237 : essais de 1887 au Tonkin avec de l'arabica de La Réunion, recensement de 1916 (environ un million d'arbres au Tonkin, en Annam et en Cochinchine), Cambodge cité dans un autre chapitre. Le Laos n'apparaît nulle part dans le texte intégral (recherche dans la copie de la bibliothèque).
    3. Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, Les caféiers, René Coste, Larose, 1955 niveau solide
      Copie de la bibliothèque (Pepites_historiques_et_scientifiques). P. 61 : C. arabica exploité dans les zones d'altitude du « Viet-Nam (Laos) ». Vers p. 329 et p. 348 : « Station Agricole de Boloven », recherches sur C. arabica.
    4. Société coopérative agricole des Bolovens (Laos), dossier de presse et d'archives, Entreprises coloniales françaises, compilation de L'Écho annamite (15 septembre 1939), La Dépêche d'Indochine (20 décembre 1937), Rapport du Gouvernement général sur le Laos 1937-1938, Bulletin administratif de l'Annam (1940), Journal de Saïgon (1947), témoignage publié en 1994, 2019, mis à jour en 2026, https://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Cooperative_agric niveau moyen
      Culture « commencée vers 1925 » ; 2 ha en 1931, 66 en 1936, 160 en 1937, 400 en 1938 ; production d'une tonne à environ 300 t en huit ans ; station expérimentale et ferme de colonisation ; coopérative et usine (novembre à février) ; vente à Saïgon sous marque d'arabica pur ; abandon du canephora sur conseil de l'administration ; borer et hemileia signalés ; main-d'œuvre et immigration annamites ; prisonniers logés dans la coopérative en 1945 ; dommages de guerre en 1947. Documents d'époque transcrits par un site d'histoire, d'où le niveau moyen.
    5. Arabica coffee manual for Lao PDR, Edward Winston, Jacques Op de Laak, Tony Marsh, Herbert Lempke, Keith Chapman, FAO Regional Office for Asia and the Pacific (projet TCP/LAO/2903), 2005, https://www.fao.org/4/ae939e/ae939e03.htm niveau solide
      Chapitre 1 : premières plantations françaises « au début des années 1900 » ; canephora devenu dominant par la rouille de l'arabica et les bas prix du liberica ; Catimor introduit ; Bolovens d'environ 500 km², 600 à 1 300 m, 95 % du café lao ; 34 000 ha en 2001, 88 % canephora et 12 % arabica, 23 000 familles ; arabica au-dessus de 1 000 m ; Paksong à 1 200 m. Chapitre 8 (ae939e08.htm) : calendrier de récolte, voie sèche pour la plupart du canephora, durées de séchage, dépulpeurs-démucilagineurs.
    6. The Coffee Guide, 4e édition, Centre du commerce international (ITC), avec les données de l'Organisation internationale du café, 2021 niveau solide
      Copie de la bibliothèque. Tableau 2, p. 80 : Laos septième producteur de canephora en 2018-2019, 503 000 sacs. Tableau 5, p. 87 (source ITC et OIC) : Laos classé (R), campagne octobre-septembre, 552, 535, 510, 533, 503 et 500 milliers de sacs pour 2014 à 2019.
    7. Production, Supply and Distribution Online, fichier café (psd_coffee_csv), USDA Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
      Fichier téléchargé le 21 octobre 2026. Laos : production de 440 000 sacs en 2019, 410 000 en 2023, 450 000 en 2024 ; production d'arabica nulle, tout en rubrique « Robusta Production » ; exportations de 340 000 sacs en 2019 ; consommation intérieure de 100 000 sacs en 2019.
    8. UN Comtrade, HS 090111 (café non torréfié, non décaféiné), Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=418&a niveau solide
      Interrogé le 21 octobre 2026. Exportations déclarées par le Laos : 17 098 t (2015) à 42 488 t (2020), 35 887 t et 89,5 millions de dollars en 2023 ; part du Vietnam de 32 % (2015) à 72 % (2020), 63 % en 2023 ; Thaïlande 6 986 t en 2023. Importations déclarées par le Vietnam depuis le Laos : 10 355 t (2015), 11 190 t (2023).
    9. The production and export of Lao coffee in 2018 and the global coffee production situation, Lao Trade Portal, Department of Foreign Trade, ministère de l'Industrie et du Commerce, d'après le ministère de l'Agriculture et des Forêts, vers 2019, https://laotradeportal.gov.la/en-gb/site/display/1702 niveau solide
      Production de 113 580 t (2014) à 154 435 t (2018), dite « café vert » pour 2018 ; 97 400 ha plantés et 82 980 ha récoltés ; Champassak 51 200 ha, Salavan 24 000 ha, Xékong 13 370 ha ; onze provinces caféières ; exportations de 31 495 t en 2018. Chiffres internes parfois contradictoires (surfaces 2017 et 2018 identiques, deux valeurs pour 2018).
    10. Laos: Increasingly Sustainable Coffee Production, Agence française de développement, 2021, https://cambodia-kh.afd.fr/en/actualites/laos-increasingly-sustainable niveau solide
      Café introduit dans les années 1920 ; projets PDRPB (1998-2002, arabica et voie humide), PCADR-PAB (association AGPC de 53 groupes en 2007), PRCC 2 (2010-2015, transformation en coopérative CPC en 2014), RECoSeL (2017-2021, 21 sous-projets dans huit provinces).
    11. The Coffee Sector in Lao PDR, Background Information, Maliphone Douangphachanh, Alina Ferrara, Jesse Hanich, Eva Ming, Manivanh Sengphachanh, Yarin Shmerling, université de Berne, 2022, https://www.coffeegame.unibe.ch/unibe/portal/fak_naturwis/micro_coffee niveau moyen
      Introduction française vers 1920 ; Nouveau mécanisme économique de 1986 ; nouvelle variété d'arabica diffusée sur les Bolovens à la fin des années 1990 ; surface récoltée de 50 600 ha (2010) à 93 300 ha (2017) et production de 46 300 t à 150 800 t d'après le bureau lao de la statistique ; coopératives du sud certifiées en agriculture biologique ; bombardements américains de 1964 à 1973.
    12. Lao coffee brand wins Asian award, Vientiane Times, 2022, https://www.vientianetimes.org.la/freeContent/FreeConten193_Laocoffee. niveau moyen
      Part du Vietnam dans les exportations de café vert lao, 56 % l'année précédente ; exportations de 28 320 t (2017) et 31 495 t (2018) ; donne 77 540 « tonnes » pour 2015, valeur qui correspond à la surface récoltée publiée par le ministère.
    13. New roadmap adopted to export more Lao coffee to the EU, Nations unies en République démocratique populaire lao, 2021, https://laopdr.un.org/en/135084-new-roadmap-adopted-export-more-lao-co niveau solide
      Feuille de route pour l'exportation lancée le 8 juillet 2021 avec l'ITC et ARISE Plus, alignée sur la stratégie de développement du café jusqu'en 2025 ; café troisième produit agricole exporté ; coopérative Vanmai soutenue par l'ONUDC pour remplacer l'opium.
    14. Lao PDR Marks International Coffee & Tea Day 2026: Two Brews, One Journey, Délégation de l'Union européenne en RDP lao (Service européen pour l'action extérieure), 2026, https://www.eeas.europa.eu/delegations/lao-pdr/lao-pdr-marks-internati niveau solide
      Déclaration de l'ambassadrice de France, 2 octobre 2026 : le Laos deviendra membre de l'Organisation internationale du café en 2027 ; soutien français à une nouvelle stratégie de développement du café ; ministère désormais nommé ministère de l'Agriculture et de l'Environnement.
    15. Coffee Varieties Catalog, World Coffee Research, 2025, https://varieties.worldcoffeeresearch.org/ niveau solide
      Copie de la bibliothèque, p. 90 : le Laos suit les six premiers producteurs de canephora (Vietnam, Brésil, Indonésie, Ouganda, Inde, Côte d'Ivoire) dans les dix premiers mondiaux, d'après Abacusbio 2023.
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