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7 584 tonnes (FAOSTAT 2024)Dossier approfondi, atlas 2026Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.
Angola n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.
La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.
- Statut géographique
- pays
- Nom dans FAOSTAT
- Angola
- Dernière valeur
- 7 584 tonnes en 2024
- Nature de la valeur
- chiffre officiel
- Début de la série positive
- 1961
- Maximum de la série
- 235 200 tonnes en 1967
Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 22 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.
L'histoire
Le caféier n'a pas eu à être introduit en Angola : Coffea canephora pousse à l'état sauvage dans les forêts du nord, et Coste, en 1955, range encore le pays parmi les aires spontanées de l'espèce, à côté de caféiers qui n'existent que là, comme C. carrissoi et C. melanocarpa. Les populations sauvages angolaises forment même un groupe génétique à part, noté G, dans la classification des canephora reprise par la planche du site sur la diversité de l'espèce. Selon McCook, dès les années 1830, colons portugais, planteurs venus du Brésil et Africains commencent à domestiquer ces caféiers de forêt ; le botaniste autrichien Friedrich Welwitsch, dans les années 1850, voit Africains et Européens cultiver un café dont ils ramassent la graine dans la forêt voisine, d'abord nommé C. welwitschii, puis rattaché au canephora. Seleti date de 1833 la première plantation d'importance, ouverte dans le Cazengo, au nord du fleuve Cuanza, par un planteur brésilien, João Pereira Barbosa, qui compte 600 pieds en 1838. Les exportations officielles par Luanda restent minuscules, 1 400 kilos par an en moyenne en 1830-1832, 6 000 en 1845, tandis qu'une partie de la cueillette africaine part par le port d'Ambriz, que les Portugais ne contrôlent pas [7][9][5][4].
Le café grandit sur une main-d'œuvre contrainte. Les planteurs du Cuanza Norte sont les premiers employeurs de serviçais, des travailleurs liés à leur maître par un statut proche de l'esclavage, qui survit à l'abolition de la traite : en 1902, la Companhia Agrícola do Cazengo en emploie 1 070, et l'administration laisse les planteurs réquisitionner pendant la récolte le travail forcé fourni par les soldats de la milice. Ukers le confirme en 1922 : la récolte commence en juin, et le gouvernement doit souvent prêter des soldats aux planteurs faute de bras. Il compte 10 655 934 livres exportées en 1913, environ 4 800 tonnes, qui placent le pays vers le troisième rang africain. La ceinture caféière court du Cuanza au Congo, entre 460 et 760 mètres environ, et dans la vallée du Cazengo les caféiers sauvages sont si serrés qu'il suffit d'éclaircir. La plus grande plantation, celle de la Companhia Agrícola do Cazengo, récolte près de 1 500 tonnes en 1913. Le café, séché au soleil de quatorze à quarante jours puis décortiqué à la machine, se vend surtout à Lisbonne, à un prix qui couvre à peine le coût de revient et le transport ; une partie part pour Hambourg sous la marque Cazengo, le plus petit grain du marché européen après le moka [4][2].
Les années 1920 font entrer le capital étranger. La Companhia Agrícola de Angola (CADA), fondée vers 1926-1927 avec des capitaux de la banque belge Hallet, absorbe une partie des plantations de la Companhia de Amboim et exporte 2 000 tonnes dès 1928. En octobre 1940, l'État crée la Junta de Exportação do Café Colonial, un office chargé de régler les exportations et d'écouler les stocks pendant la guerre. Dans les années 1950, l'Angola est avec le Congo belge le seul pays d'Afrique où le canephora prospère en grande plantation ; sa production double entre 1950 et 1960, il entre dans les dix premiers producteurs mondiaux et vend surtout au Portugal et aux États-Unis. La colonie dispose d'un service technique de la Junta, d'une station expérimentale publique et d'une station privée de la CADA ; l'administration pousse aussi le Coffea arabica, sans succès commercial selon McCook. Cet essor réclame des bras : Keese étudie les scandales de travail forcé dans le district du Congo, au nord, de 1955 à 1961, et Seleti voit dans les conflits nés de l'économie caféière une cause du soulèvement de mars 1961, qui ouvre la guerre d'indépendance dans des régions couvertes de plantations [4][5][6].
La série FAOSTAT commence au sommet. De 168 600 tonnes en 1961, la production monte à 235 200 tonnes en 1967, son maximum, soit environ 5,4 % du total des pays recensés cette année-là. De 1961 à 1972, le pays est quatrième producteur mondial huit années sur douze, derrière le Brésil, la Colombie et la Côte d'Ivoire, et troisième en 1962, 1965 et 1967, quand la récolte ivoirienne fléchit ; il l'est encore en 1974. L'INCA, cité par une étude de l'université d'Évora, compte en 1973 525 000 hectares et 209 900 tonnes, dont 60 % des surfaces en plantations d'une centaine d'hectares qui font 70 % de la récolte, avec une main-d'œuvre venue du Planalto central, les hauts plateaux du centre, et des rendements de 450 à 520 kilos de café vert par hectare. La rouille orangée, absente de la colonie pendant toute la décennie 1950 alors qu'elle sévissait au Congo voisin, y est détectée en 1966 ; McCook suppose que les allers et retours de guérilleros et de réfugiés à travers la frontière ont pu l'apporter, et l'Angola devient le dernier relais avant le Brésil, touché en 1970 [1][14][5][9].
L'indépendance, en 1975, brise cet édifice. Les colons portugais quittent les fazendas, les grandes exploitations, et l'Empresa Nacional de Café, créée vers 1975 sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, doit reprendre les plantations abandonnées, la commercialisation, le décorticage et l'exportation. La guerre civile qui suit empêche tout entretien et vide les campagnes. FAOSTAT passe de 180 000 tonnes en 1975 à 57 480 en 1976, puis 17 340 en 1979 ; à partir de 1990 la série tombe à 5 000 tonnes par an, et touche son plus bas en 2002, l'année où la guerre prend fin, avec 1 260 tonnes. Selon l'étude d'Évora, le rendement passe d'environ 500 kilos par hectare en 1975 à 30 au début des années 1990, beaucoup de familles remplacent le caféier par des cultures vivrières, et la part du pays dans la production mondiale tombe de 3,9 % en 1975 à 0,02 % en 2002 [5][14][1][12].
La série a ses propres trous. De 1975 à 1985, puis de 1994 à 2004, FAOSTAT ne publie pas de chiffre officiel angolais mais une valeur reprise d'une organisation extérieure, notée X, et les surfaces inscrites à 500 000 hectares chaque année de 1963 à 1974 sont des estimations. La remontée de l'après-guerre, jusqu'à 15 009 tonnes en 2014, est suivie de cinq années imputées, de 2016 à 2020, c'est-à-dire calculées par la FAO faute de déclaration du pays. Puis viennent deux chiffres officiels qui ne se raccordent pas : 10 304 tonnes en 2021, 5 206 en 2022. La valeur courante, 7 584 tonnes en 2024, est celle que le ministère de l'Agriculture annonce pour la campagne 2023-2024 en café commercial, c'est-à-dire décortiqué ; elle représente un peu plus de 3 % du maximum de 1967. Ce que cache ce changement d'échelle est discuté en zone d'ombre [1][18][16].


Aujourd'hui
Le café se cultive sur deux étages. Selon l'INCA, le canephora occupe le nord, au-dessous de 1 000 mètres : Uíge, Cuanza Norte, Cuanza Sul, Bengo, Cabinda et une partie de Malanje. Le Coffea arabica, au-dessus de 1 000 mètres, se trouve sur les plateaux du centre et du sud, dans le Huambo, le Bié, le Benguela et la Huíla, sur une partie de Malanje et du Cuanza Sul, avec une extension vers l'est, dans les Lundas. Le canephora ferait environ 98 % de la production, chiffre d'une évaluation de 2015 repris par la CNUCED. Deux provinces dominent : l'Uíge, avec 49,4 % de la production, et le Cuanza Sul, avec 45 %, d'après les données de l'INCA citées par l'hebdomadaire Expansão en 2025 [11][22][12][17].
L'INCA ne parle pas de variétés au sens des sélectionneurs mais d'écotypes, c'est-à-dire de populations locales de canephora adaptées chacune à son milieu : l'Ambriz, cultivé dans l'Uíge, le Bengo, le Cuanza Norte et Malanje ; le Cazengo, limité aux environs de N'Dalatando ; l'Amboim, du Cuanza Sul ; le Macocola, propre à la zone de Macocola et Milunga, dans l'Uíge ; et celui de Cabinda. Les mêmes noms servent de types commerciaux à l'exportation, et en 2025 l'Ambriz fait 70 % des volumes exportés. Les plantations sont vieilles, multipliées par semis, presque sans engrais ni traitements, ce qui fait dire à l'INCA que le pays produit « pratiquement du café biologique », sans certification pour l'attester. Trois stations expérimentales conduisent la recherche : Uíge et Amboim pour le canephora, Ganda, dans la province de Benguela, pour l'arabica [11][19][21][12].
La production est presque entièrement familiale. L'INCA comptait en 2025 19 894 producteurs, dont 19 570 exploitations familiales, sur 56 421 hectares ; l'enquête de la campagne 2016-2017 en estimait 21 468 sur 49 423 hectares récoltés, avec un rendement de 140 kilos par hectare. La CNUCED donnait en 2018 une exploitation moyenne de 1,7 hectare, et 90 % de fermes en monoculture. Chez ces familles, le café sert d'épargne : l'INCA rapporte l'expression « o meu banco », ma banque, pour un café qu'on garde et qu'on ne vend qu'en cas de besoin. Les surfaces restent près de dix fois inférieures à celles de 1973 [21][11][12][14].
Le traitement se fait par voie sèche. Les cerises sont séchées entières pour donner le café mabuba, ou café en coque, puis décortiquées pour obtenir le café commercial, c'est-à-dire le grain vert ; selon l'INCA, 10 kilos de cerises donnent 5 kilos de mabuba et 2,5 kilos de café commercial. Une étude menée en 2013 dans le municipe d'Amboim n'y trouve aucune voie humide, jugée trop coûteuse : les petits producteurs vendent cerises ou mabuba à des intermédiaires qui décortiquent et acheminent le grain vers Luanda, seul port d'exportation. La qualité s'en ressent : 76 % des exportations de 2025 sont classées en seconde qualité, et le directeur de l'INCA demande en 2026 qu'on cesse de sécher le café à même le sol et de cueillir des cerises encore vertes [11][14][21][22].
L'Instituto Nacional do Café (INCA), rattaché au ministère de l'Agriculture et des Forêts, encadre aussi le palmier à huile, l'anacardier et le cacao ; ses brigades techniques conseillent les producteurs, et ses agences de certification, installées aux ports, délivrent les licences d'exportation. Il comptait 18 chercheurs en 2019. Les exportations ont oscillé entre 600 et 750 tonnes par an de 2013 à 2018, puis montent : 1 662 tonnes en 2020, 1 427 pour la campagne 2022-2023, environ 2 160 en 2024, 3 288 en 2025 pour 12 millions de dollars. Le Portugal reste le premier client, 961 tonnes en 2025, devant la Pologne et l'Italie ; Angonabeiro, filiale angolaise du torréfacteur portugais Delta, y vend une marque Amboim et mêle du café angolais à d'autres assemblages. L'Assemblée nationale a approuvé en mars 2025 la ratification de l'Accord international sur le café de 2022. L'INCA vise 14 000 tonnes de production et 5 000 tonnes d'exportation en 2026-2027 : ce sont des objectifs, pas des résultats [11][20][19][18][21][17].
Le pays boit peu du café qu'il produit, et l'INCA range la faible consommation intérieure parmi les faiblesses de la filière. Quelques marques torréfient sur place la matière première locale, Soicafé et Dona Isabela dans l'Uíge, Bela Negra et Gabela dans le Cuanza Sul, Cazengo dans le Cuanza Norte ; en 2021, l'INCA signalait aussi l'emploi du grain pour fabriquer des liqueurs [11][20].
- Espèce dominante
- Coffea canephora, environ 98 % de la production (évaluation de 2015) [12]
- Production 2024 (FAOSTAT)
- 7 584 tonnes, chiffre officiel (A) [1]
- Maximum de la série FAOSTAT
- 235 200 tonnes en 1967 [1]
- Production 2025 annoncée par l'INCA
- 10 500 tonnes de café commercial [21]
- Producteurs et surface
- 19 894 producteurs, dont 19 570 familiaux, sur 56 421 hectares (2025) [21]
- Altitude de culture
- canephora au-dessous de 1 000 m, arabica au-dessus [11]
- Provinces principales
- Uíge (49,4 %) et Cuanza Sul (45 %) [17]
- Exportations 2025
- 3 288 tonnes, le Portugal premier client [21]
Zones d'ombre
Trois institutions, trois ordres de grandeur. Pour 2014-2019, FAOSTAT inscrit de 13 000 à 15 000 tonnes par an ; le tableau du Coffee Guide de l'ITC, tiré des données de l'Organisation internationale du café, en donne de 35 000 à 45 000 sacs de 60 kilos, soit 2 100 à 2 700 tonnes ; l'INCA annonce pour la campagne 2016-2017 13 981 tonnes de café mabuba et 6 942 tonnes de café commercial ; la CNUCED écrit 8 000 tonnes pour 2017. Les valeurs imputées par FAOSTAT, 14 680 tonnes en 2016 et 13 543 en 2017, sont proches du poids de mabuba, qui garde sa coque, et non du grain vert que la série est censée compter. La chute de 10 304 à 5 206 tonnes entre 2021 et 2022, un rapport de 1,98, ressemble au passage d'un poids à l'autre plutôt qu'à une récolte réduite de moitié : c'est une hypothèse, qu'aucun document lu ne confirme. La parole officielle flotte aussi : en février 2026, le directeur de l'INCA attribue 10 500 tonnes produites et 3 288 tonnes exportées à 2025 ; en mars, la même agence de presse prête ces deux chiffres à 2024, année pour laquelle le ministère avait annoncé 7 584 tonnes [1][15][11][13][21][22][18].
L'âge d'or lui-même est mal chiffré. Pour 1973, FAOSTAT inscrit 210 000 tonnes et l'INCA 209 900, mais l'hebdomadaire Expansão écrit 240 000 tonnes et fait du pays le troisième producteur mondial, quand FAOSTAT le place sixième cette année-là. La CNUCED le dit premier producteur d'Afrique dans les années 1970, alors que la Côte d'Ivoire le devance dix années sur quinze de 1961 à 1975 dans FAOSTAT ; l'INCA parle plus prudemment d'une alternance avec elle aux deux premières places africaines. Les surfaces vont de 500 000 hectares, valeur estimée et répétée chaque année par FAOSTAT, à 525 000 pour l'INCA en 1973 et 600 000 dans la bouche de son directeur en 2026. Plus haut encore, le chiffre qu'Ukers donne comme production en 1913 est, dans son propre tableau, celui des exportations, et son jugement de goût, un café fort et âcre qui manque de douceur et d'arôme, reprend presque mot pour mot celui de Walsh en 1894 [1][14][16][17][12][11][22][2][3].
Plusieurs récits circulent sans preuve. Le Robusta Amboim aurait été découvert en 1917 par un nommé Couto à Cungulo, et serait plus doux et moins riche en caféine que les autres canephora : l'étude de 2013 qui le rapporte ne cite aucune mesure. Le rapport de la CNUCED écrit que le canephora angolais serait le meilleur des pays producteurs, en prenant soin du conditionnel. Les dates sanitaires divergent : McCook date la rouille en Angola de 1966, un tableau de la BSPP repris par les planches du site donne 1930, qui est aussi l'année avancée pour l'arrivée de l'anthracnose des baies, la maladie des cerises vertes, dont le Crop Trust confirme l'extension à l'Angola sans la dater ; la coïncidence mérite vérification. Enfin, trois caféiers propres à l'Angola, C. carrissoi, C. kapakata et C. melanocarpa, n'ont pas été revus depuis des décennies parce que la guerre a rendu leurs forêts inaccessibles : personne ne sait s'ils survivent [14][12][5][9][10][8].
Non traité : Les séries de l'Organisation internationale du café consultées directement : les adresses des statistiques historiques renvoient une page 404, seul le tableau de l'ITC a servi. Le rapport du service agricole américain sur le café angolais (GAIN AO2021-0002, 8 700 t estimées pour 2019, d'après un résumé de recherche) : le site de l'USDA répond 403 et le nom du fichier n'a pas été trouvé. La thèse de Maria do Mar Gago, Robusta Empire (Lisbonne, 2018), protégée par une vérification anti-robot que je n'ai pas contournée. La date de création de l'INCA, le passage de l'Instituto do Café de Angola colonial à l'INCA, le rôle de l'entreprise publique Cafangol : aucune source ouverte ne les établit. Le calendrier de récolte actuel : seul Ukers en donne un, en 1922. Le chiffre de 4 683 t de café commercial en 2023 attribué au directeur de l'INCA par l'agence ANGOP : page protégée, non lue. Les prix payés aux producteurs, présents dans la présentation de l'INCA de 2019 mais trop anciens pour être utiles seuls.
- FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (code 656), Angola : production, surface récoltée, rendement et statut de chaque valeur, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
Série 1961-2024 lue dans l'archive en vrac déjà extraite sur le disque : 168 600 t en 1961, maximum de 235 200 t en 1967, 210 000 t en 1973, 180 000 t en 1975, 57 480 t en 1976, 1 260 t en 2002, 15 009 t en 2014, 14 679,61 t en 2016, 13 542,99 t en 2017, 10 304 t en 2021, 5 206 t en 2022, 6 229 t en 2023, 7 584 t en 2024. Statut de la production : A de 1961 à 1974, X de 1975 à 1985, A de 1986 à 1993, X de 1994 à 2004, E en 2005-2006, A de 2007 à 2011, I en 2012, A en 2013-2015, I de 2016 à 2020, A de 2021 à 2024. Surface estimée (E) à 500 000 ha de 1962 à 1974, imputée (I) de 2016 à 2024 (22 060 ha en 2024). Rangs mondiaux calculés sur les pays de la même table, hors agrégats. - All About Coffee, chap. XX (p. 229-230), XXI (p. 268), XXII (tableau des exportations) et XXIV (caractéristiques des cafés et table de référence), William H. Ukers, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
Exportations de 10 655 934 livres en 1913 (moyenne quinquennale 10 459 724), présentées dans le texte comme une production de près de 11 millions de livres ; café deuxième produit du pays, environ troisième rang africain ; ceinture caféière du Cuanza au Congo entre 1 500 et 2 500 pieds ; caféiers sauvages du Cazengo ; près de 1 500 t récoltées en 1913 par la Companhia Agrícola de Cazengo ; récolte à partir de juin, soldats prêtés aux planteurs ; séchage de 14 à 40 jours ; prix de Lisbonne ; marque Cazengo à Hambourg, plus petit grain après le moka ; goût fort et âcre, sans douceur ni arôme ; type Encoje. - Coffee: Its History, Classification and Description, p. 105, Joseph M. Walsh, 1894, https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/33348 niveau moyen
Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Le café d'Angola décrit comme fort et âcre, manquant de douceur et d'arôme, le café des colons des plateaux jugé supérieur aux sortes sauvages ; type Benguela. Formulation reprise presque mot pour mot par Ukers en 1922. Ouvrage de négoce, témoignage d'époque. - Portuguese colonialism, capitalism and the Angolan coffee industry, 1850-1950, thèse de doctorat, p. 46-48, 157-160, 222-223 et 319-320, Yonah Ngalaba Seleti, Dalhousie University, 1987, https://hdl.handle.net/10222/85476 niveau moyen
Café sauvage des forêts de l'arrière-pays de Luanda ; première plantation importante dans le Cazengo en 1833 par le Brésilien João Pereira Barbosa, 600 pieds en 1838, treize planteurs en 1849 ; exportations de 1 400 kg par an en 1830-1832, 3 000 kg en 1844, 6 000 kg en 1845, commerce africain par Ambriz ; 1 070 serviçais à la Companhia Agrícola do Cazengo en 1902, réquisition de soldats de la milice pour la récolte ; CADA fondée vers 1926-1927 avec la banque belge Hallet, 2 000 t exportées en 1928 ; Junta de Exportação do Café Colonial créée en octobre 1940 ; conflits menant à la guerre de libération de mars 1961 (résumé). - Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, p. 108-111, 123, 127-129, 135-139 et 143-144, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019, https://ohioopen.library.ohio.edu/oupress/96/ niveau solide
Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Domestication des caféiers sauvages dès les années 1830 ; Welwitsch et C. welwitschii ; production doublée de 1950 à 1960, Angola parmi les dix premiers à la fin des années 1950 ; canephora en grande plantation en Angola et au Congo belge ; Junta, station expérimentale et station de la CADA ; promotion de l'arabica sans succès commercial ; pays exempt de rouille dans les années 1950, rouille détectée en 1966 ; guérilla de 1961 dans le nord caféier ; indépendance en 1975 ; rouille au Brésil en 1970. - The Constraints of Late Colonial Reform Policy: Forced Labour Scandals in the Portuguese Congo (Angola) and the Limits of Reform under Authoritarian Colonial Rule, 1955-61, Portuguese Studies, vol. 28, n° 2, p. 186-200, doi:10.5699/portstudies.28.2.0186, Alexander Keese, 2012, https://doi.org/10.5699/portstudies.28.2.0186 niveau solide
Titre et métadonnées lus (Crossref), résumé vu par une recherche, texte non lu : scandales de travail forcé dans le district du Congo, au nord de l'Angola, région du boom caféier d'après-guerre, de 1955 à 1961. - Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, Les caféiers, René Coste, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. C. canephora spontané en Angola et cultivé à Ambriz, Seles et dans le Mayumbe ; espèces angolaises C. carrissoi et C. melanocarpa ; Junta de Exportação do Café à Luanda. - High extinction risk for wild coffee species and implications for coffee sector sustainability, Science Advances 5(1), eaav3473, Aaron P. Davis et al., 2019, https://doi.org/10.1126/sciadv.aav3473 niveau solide
Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Coffea carrissoi, C. kapakata et C. melanocarpa classées en données insuffisantes faute d'observations récentes, l'accès à leur région ayant été empêché par le conflit. - Planches du site : diversité du canephora (robusta-05) et maladies du caféier (maladies-03, -05, -12, -14, -19), PXL Roasters, d'après Gomez et al. 2009, Cubry et al. 2013, Mérot-L'Anthoëne et al. 2019, McCook 2019 et le tableau de la BSPP 2022, 2026 niveau solide
Source héritée du site, non rouverte à cette passe : groupe génétique G du canephora attribué à l'Angola ; rouille en Angola en 1966 selon McCook, 1930 selon le tableau de la BSPP ; anthracnose des baies en Angola en 1930 selon le même ensemble de planches ; l'Angola dernier relais avant le Brésil. - Global Conservation Strategy for Coffee Genetic Resources, Crop Trust et World Coffee Research (Bramel, Krishnan, Horna, Lainoff, Montagnon), 2017, https://www.croptrust.org/saving-coffee/ niveau solide
Exemplaire de la bibliothèque locale. Extension de l'anthracnose des baies à l'Angola, sans date ; la collection angolaise n'a pas répondu à l'enquête sur les banques de gènes ; aire de C. carrissoi, C. kapakata et C. melanocarpa. - Apresentação do Instituto Nacional do Café (INCA) : O café, oportunidade de negócio no momento da crise, troisième atelier de la Revue nationale des exportations vertes de l'Angola, Uíge, 28 novembre 2019, Luzolo Manuel, Instituto Nacional do Café, document publié par la CNUCED, 2019, https://unctad.org/meetings/en/Presentation/ditc-ted-25112019-NGERango niveau solide
Missions de l'INCA (café, palmier, anacardier, cacao), brigades techniques, agences de certification aux ports ; écotypes Macocola, Ambriz, Cazengo, Amboim, Cabinda ; campagne 2016-2017 : 21 468 producteurs, 49 423 ha, 140 kg/ha, 13 981 t de mabuba, 6 942 t de café commercial ; plantations anciennes sans intrants ; canephora au-dessous et arabica au-dessus de 1 000 m ; stations d'Uíge, Amboim et Ganda, 18 chercheurs ; « o meu banco » ; conversion cerise, mabuba, café commercial ; exportations de 600 à 750 t par an de 2013 à 2018, 1 121 t en 2019 ; Angola quatrième producteur mondial et premier ou deuxième africain avant l'indépendance ; marques locales ; faible consommation intérieure. - National Green Export Review of Angola. Wood, Fish, and Coffee: Baseline Report, UNCTAD/DITC/TED/2017/8, p. 23-24, Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), 2018, https://unctad.org/system/files/official-document/ditcted2017d8_en.pdf niveau solide
Angola présenté comme premier producteur d'Afrique dans les années 1970 avec environ 500 kg/ha ; production presque nulle pendant la guerre, stabilisation politique depuis 2002 ; rendement moyen d'environ 260 kg/ha ; canephora 98 % de la production d'après Bellachew (2015) ; canephora angolais présenté au conditionnel comme le meilleur ; 98 % de petites exploitations, environ 25 000, de 1,7 ha en moyenne ; 90 % de monocultures ; stations de l'INCA à Amboim, Uíge et Ganda. - Angola eyes former coffee glory for more sustainable growth, CNUCED, article d'actualité, 2020, https://unctad.org/news/angola-eyes-former-coffee-glory-more-sustainab niveau solide
Article du 6 mai 2020 : 8 000 t produites en 2017 contre plus de 230 000 t par an au début des années 1970 ; moins de 50 000 ha en 2016-2017 contre 500 000 dans les années 1970 ; environ 25 000 producteurs familiaux ; Uíge centre historique du café. - Estudo da produção, transformação e comercialização do café no município de Amboim, Kuanza-Sul, Cláudio Jorge Nobre Bernardo, Pedro Damião Henriques, Maria Leonor da Silva Carvalho, Universidade de Évora, 2013, https://dspace.uevora.pt/rdpc/bitstream/10174/9354/1/CAF%c3%89_CLAUDIO niveau moyen
Communication de congrès fondée sur 34 producteurs. Troisième producteur mondial en 1974 ; 525 000 ha et 209 900 t en 1973 (INCA 1997) ; plantations d'environ 100 ha sur 60 % des surfaces, 70 % de la récolte, 450 à 520 kg/ha, main-d'œuvre du Planalto central ; Empresa Nacional de Café créée vers 1975 ; rendement de 500 kg/ha en 1975 et 30 kg/ha au début des années 1990 ; part mondiale de 3,9 % en 1975 et 0,02 % en 2002 ; canephora 98 % ; voie sèche seule à Amboim ; circuit des intermédiaires et port de Luanda ; récit du Robusta Amboim découvert par Couto en 1917, sans mesure. - The Coffee Guide, quatrième édition, tableau 5, p. 86-87, Centre du commerce international (ITC), d'après l'Organisation internationale du café, 2021, https://www.intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourt niveau solide
Exemplaire PDF de la bibliothèque locale. Production de l'Angola, canephora et arabica, année avril-mars : 39 000, 41 000, 45 000, 35 000, 40 000 et 35 000 sacs de 60 kg de 2014 à 2019. - Produção de café em Angola vale só 3% da última grande safra dos anos 70, Expansão (hebdomadaire économique, Luanda), 2024, https://www.expansao.co.ao/angola/detalhe/producao-de-cafe-em-angola-v niveau moyen
Article du 16 décembre 2024, d'après les statistiques de l'INCA : 7 500 t sur les neuf premiers mois de 2024 ; 240 000 t sur 500 000 ha en 1973 ; 1 427 t exportées en 2022-2023 ; 80 % de production familiale selon le directeur de l'INCA. - Angola aprova Acordo Internacional do Café e quer aumentar a produção, Estêvão Martins, Expansão, 2025, https://expansao.co.ao/angola/detalhe/angola-aprova-acordo-internacion niveau moyen
Article du 2 avril 2025 : 7 584 t de café commercial en 2024 selon l'INCA ; 240 000 t en 1973 et troisième rang mondial ; ratification de l'Accord international sur le café de 2022 approuvée la semaine précédente par l'Assemblée nationale ; 78 % de production familiale ; Uíge 49,4 % et Cuanza Sul 45 % ; 2 165 t exportées en 2024 ; marque Amboim lancée au Portugal par Angonabeiro, filiale de Delta. - Agricultura angolana cresce 6% na campanha 2023-2024, Pedro Mbinza, Forbes África Lusófona, d'après le ministère de l'Agriculture et des Forêts (dépêche Lusa), 2024, https://forbesafricalusofona.com/?p=118704 niveau moyen
Article du 26 décembre 2024 : 7 584 t de café commercial pour la campagne 2023-2024, en hausse de 27 % ; au moins 2 160 t exportées en 2024, en hausse de 51,3 %, par 21 entreprises, vers le Portugal, la Pologne, l'Italie, la Belgique et le Liban. - Angola: Coffee Exports Generate Over Usd 3 Million, ANGOP, republié par allAfrica, 2023, https://allafrica.com/stories/202312280269.html niveau moyen
Dépêche du 28 décembre 2023, propos du ministre de l'Agriculture : 1 427 t de café commercial (Ambriz et Amboim) exportées pendant la campagne 2022-2023 pour un peu plus de 3,5 millions de dollars. Seul le début de la dépêche a pu être lu. - Country exported more than 1.6 thousand tons of coffee in 2020, Ver Angola, d'après un document de l'INCA cité par le Jornal de Angola, 2021, https://www.verangola.net/va/en/042021/Trade/24947/Country-exported-mo niveau moyen
Article du 12 avril 2021 : 1 662 t de café vert exportées en 2020, 27 701 sacs, 1,2 million de dollars, vers le Portugal, l'Espagne et le Liban ; quatre types de canephora selon le milieu (Amboim, Ambriz, Cazengo, Cabinda) ; consommation intérieure faible, café employé pour des liqueurs. - Angola arrecadou 12 milhões de dólares com exportação de café em 2025. Um terço foi para Portugal, Ver Angola, dépêche Lusa, 2026, https://www.verangola.net/va/pt/022026/Comercio/47791/Angola-arrecadou niveau moyen
Article du 19 février 2026, propos du directeur général de l'INCA, Vasco Gonçalves : 3 288 t exportées en 2025 (+51,8 %), 10 500 t produites (+38,4 %), 12 millions de dollars ; Portugal 961 t ; 19 894 producteurs dont 19 570 familiaux sur 56 421 ha, 64 000 ha visés en 2027 ; 76 % des exportations en seconde qualité ; Ambriz 70 % des exportations ; objectifs de 14 000 t et 5 000 t pour 2026-2027. - País não desiste da exportação de café: « Temos uma margem de progressão muito grande », Ver Angola, dépêche Lusa, 2026, https://www.verangola.net/va/pt/032026/Comercio/48090/Pa%C3%ADs-n%C3%A niveau moyen
Article du 16 mars 2026, propos du directeur général de l'INCA : séchage à même le sol et cueillette de cerises vertes à abandonner ; environ 600 000 ha à l'époque coloniale contre 55 000 aujourd'hui ; provinces de l'arabica et du canephora, extension vers l'est ; 10 500 t et 3 288 t attribuées à 2024, en contradiction avec la dépêche du 19 février.