PXL Roasters
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  • Constructeur

    Siatec Brasil

    L'industrie et le continu, Araraquara, État de São Paulo, Brésil.

    OùAraraquara, État de São Paulo, Brésil
    Depuis2001
    FamilleL'industrie et le continu

    L'histoire

    Marcos et Marcelo fondent la Siatec Brasil en 2001, à Araraquara, dans l'État de São Paulo. Ils ne viennent pas du café mais de l'automatisation de machines. C'est ce métier qu'ils apportent à la torréfaction, et cela explique la forme du catalogue : des postes automatisés plutôt qu'un torréfacteur isolé. Leur premier produit connu n'est d'ailleurs pas un torréfacteur. C'est la MRE-60, une machine de reprocessing, c'est-à-dire de récupération. Elle ouvre les paquets de café moulu abîmés, sépare la poudre de son emballage et la rend à la production, sans qu'une main y touche. Le problème qu'elle règle est banal dans une usine brésilienne. Les paquets crevés s'accumulent, et les ouvrir aux ciseaux est lent, sale et dangereux pour le produit. La maison élargit ensuite son métier par étapes. En 2005 viennent le conseil, l'assistance technique et la remise à niveau des machines existantes, ce que le métier appelle retrofit. Le moulin automatisé sort en 2013. Le torréfacteur maison ne vient qu'en 2014, treize ans après la fondation. Les fondateurs expliquent l'attente par leur refus du cylindre tournant, qu'ils jugeaient trop usant et trop peu efficace. L'expansion vers le reste de l'Amérique latine commence en 2020, les silos arrondis sortent en 2023. La maison annonce en 2026 une usine de 4 000 m².

    Ce qu'elle fabrique

    Siatec ne vend pas une machine seule mais les postes d'une usine : torréfacteurs, foyers de combustion, moulins, silos de stockage, machine de récupération du café emballé. Le foyer, que le brésilien appelle fornalha, est une chambre de combustion séparée du torréfacteur. Le combustible y brûle à l'écart, et seuls les gaz chauds rejoignent le café. La flamme ne touche donc jamais le grain, ce qui écarte la brûlure de surface que donne une flamme nue. Le constructeur ne décrit en revanche aucun échangeur de chaleur. Ce sont donc les gaz de combustion eux-mêmes qui traversent le lit de grains, et non de l'air propre réchauffé derrière une paroi. Ce foyer accepte le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié, le bois, la plaquette de bois, la briquette ou le gazole. Il est bâti en acier au carbone ou en inox, garni de brique réfractaire. Il porte en sortie un collecteur de particules en inox, destiné à retenir les suies avant la cheminée, et un extracteur qui règle l'arrivée d'oxygène dans la chambre. Le constructeur le vend seul, en affirmant qu'il s'adapte aux torréfacteurs à cylindre du marché. La chambre de cuisson est décrite par la maison comme un lit fluidisé sous pression négative. Le lit fluidisé désigne une masse de grains tenue en suspension par un courant d'air montant. Chaque grain est alors entouré d'air chaud au lieu de reposer sur du métal chaud. La pression négative maintient la chambre sous la pression de l'atelier, de sorte que fumées et pellicules partent vers la cheminée et non dans la salle. Le moulin, lui, travaille à la lame et à la peneira, mot portugais pour le tamis, avec nettoyage automatique des tamis en marche.

    Les modèles

    Le catalogue public compte sept postes, dont deux lignes de torréfacteurs. La ligne Master, présentée comme torréfacteur de haute performance, est annoncée de 100 à 3 600 kg par heure, avec deux foyers indépendants. Une seconde fiche, intitulée torréfacteur à gaz, donne des fournées de 240, 480 ou 720 kg, en 12 à 15 minutes. Cela fait quatre, huit ou douze sacs de 60 kg. Le site n'écrit nulle part que ces deux fiches décrivent la même machine, mais les capacités concordent. La ligne Black Gold, destinée au café de spécialité, cuit 30, 60 ou 120 kg par fournée en 12 à 18 minutes, avec un foyer unique. La page qui liste les produits lui donne jusqu'à 480 kg par heure. Elle refroidit par aspiration, au moyen d'un bac tamis de grand diamètre et d'un extracteur placé dessous, qui tire l'air froid à travers la couche de grains. Les deux lignes se pilotent par écran tactile et se font en acier inoxydable. La Black Gold reçoit une peinture époxy, la ligne à gaz une peinture polyuréthane. Les deux brûlent du gaz naturel ou du gaz de pétrole liquéfié. Le constructeur annonce la compatibilité avec les logiciels de courbe Artisan et Cropster. Le moulin MMS existe en trois puissances : 15 ch pour 350 kg par heure, 25 ch pour 900 kg, 40 ch pour 1 500 kg. Cela fait environ 11, 18 et 29 kW. Il porte un séparateur de pierres, une plaque magnétique à l'entrée et un variateur de fréquence. La MRE-60 traite jusqu'à 60 paquets par minute, en 100, 250 et 500 g, en sachet coussin, à fond plat ou sous vide, avec un seul opérateur. Les silos sont faits sur mesure, en acier au carbone ou en inox, de forme cylindrique pour que le moulu ne stagne pas dans les angles.

    Ce qu'on y gagne

    La flamme brûle dans un foyer séparé, hors de la chambre. Elle ne peut donc pas roussir la surface du grain, ce que fait une flamme nue quand la charge est trop faible. L'air chaud, lui, porte la chaleur à toute la surface du grain en même temps. C'est ce qui rend arithmétiquement tenable une fournée de 720 kg en 12 minutes : 720 kg en 12 minutes font exactement les 3 600 kg par heure annoncés. Sur la Black Gold, les 480 kg par heure annoncés correspondent à 120 kg en 15 minutes. Cette valeur tombe bien dans la fourchette de 12 à 18 minutes publiée. La chambre en dépression envoie fumées et pellicules vers la cheminée au lieu de l'atelier. La pellicule ne va donc pas griller sur une paroi chaude, ce qui est une vraie source de goût de fumée. Le foyer acceptant le bois, la plaquette et la briquette autant que le gaz, l'usine se cale sur le combustible le moins cher du moment sans changer de torréfacteur.

    Ce qu'on y perd

    La convection domine, donc la conduction ne marque plus le grain. Un profil bâti sur cette machine ne se transpose pas sur un tambour, où le métal chauffe le café par contact. La plus petite fournée de la ligne à gaz est de 240 kg, soit quatre sacs de 60 kg. Il faut donc réunir quatre sacs d'un même lot pour lancer une cuisson, ce qui ferme cette ligne au microlot. Seule la Black Gold, à 30 kg, descend à la taille d'un lot de spécialité. Un lit fluidisé exige une vitesse d'air supérieure à celle qui met les grains en suspension. Le débit de gaz par kilo de café est donc bien plus élevé que dans un tambour. Cheminée, ventilation et traitement des fumées grossissent d'autant, et la chaleur qui sort par le conduit est perdue faute de recyclage décrit. Comme aucun échangeur n'est décrit, les gaz de combustion traversent eux-mêmes le lit de grains. Un feu mal réglé ou du bois humide mettent donc leur fumée dans la tasse. Le constructeur écrit d'ailleurs que le foyer élimine la fumée dans la chambre de combustion, ce qui revient à reconnaître qu'il y a de la fumée à éliminer. Enfin, le bois impose un combustible dont l'humidité et le pouvoir calorifique varient d'une livraison à l'autre. La puissance d'entrée n'est donc pas constante, et la courbe doit être rattrapée en marche.

    Zone d'ombreTout ce qui précède vient du constructeur, par son site ou par sa page LinkedIn. Aucune source réellement indépendante n'a pu être consultée : ni registre d'entreprise, ni numéro CNPJ, ni presse professionnelle, ni brevet. Le site ne publie pas son CNPJ, pas même dans sa politique de confidentialité. L'année 2001 repose donc sur la seule frise du site, que la page LinkedIn reprend sans l'établir. Les fondateurs n'y sont désignés que par leurs prénoms, Marcos et Marcelo, sans nom de famille. La frise place le lancement de la MRE-60 la même année que la fondation, ce qui n'est confirmé nulle part ailleurs et reste surprenant pour un premier produit. L'effectif, lui, est donné trois fois et trois fois autrement. La frise annonce 70 professionnels en 2026. Le bloc de compteurs de la même page en annonce plus de 100. La page LinkedIn de la maison déclare une tranche de 11 à 50 salariés. Aucun de ces trois chiffres ne peut être retenu, et la fiche n'en retient aucun. Les temps de cuisson diffèrent aussi d'une page à l'autre. La ligne Master est donnée de 12 à 20 minutes sur une page, de 12 à 15 sur une autre. La Black Gold est donnée de 15 à 30 minutes sur une page, de 12 à 18 sur une autre. Aucune de ces valeurs ne peut être retenue comme la bonne. Le site brouille de plus l'identité des deux lignes. Le tableau de la fiche Master intitule Black Gold la ligne qui donne 240, 480 et 720 kg par cycle. Or la fiche Black Gold, elle, annonce 30, 60 et 120 kg. Le site n'écrit d'ailleurs jamais que la ligne Master et le torréfacteur à gaz sont la même machine : les capacités concordent, mais l'équivalence reste une déduction. La même fiche Master annonce une plage de 100 à 3 600 kg par heure. Or la plus petite fournée publiée sur cette ligne est de 240 kg, et 100 kg par heure ne correspond à aucune fournée du catalogue. L'expression lit fluidisé est le mot du constructeur, pas un fait vérifié. Aucun schéma, aucune vitesse d'air, aucune hauteur de lit n'est publiée. Impossible donc de dire s'il s'agit d'un véritable lit fluidisé, où le grain est tenu en suspension, ou d'une chambre fortement convective à brassage mécanique. Rien n'indique non plus qu'un échangeur sépare les gaz de combustion du café. La fiche a raisonné en supposant qu'il n'y en a pas, faute de la moindre mention. L'affirmation selon laquelle la machine élimine l'acrylamide, substance cancérigène, n'est appuyée par aucune mesure, aucun laboratoire, aucune norme citée. L'acrylamide se forme pendant la cuisson elle-même, donc une telle affirmation exigerait un dosage publié. Le gain annoncé de 3 pour cent par sac face aux torréfacteurs à cylindre est donné sans protocole, sans machine de comparaison nommée et sans mesure. Les pays d'Amérique latine touchés depuis 2020 ne sont pas nommés, et aucun chiffre d'exportation n'est publié. Le catalogue public compte sept produits et ne montre aucun convoyeur, aucune vis de transport ni aucun élévateur. La page LinkedIn, elle, range les convoyeurs parmi les fabrications de la maison. L'idée d'une ligne complète livrée d'un seul tenant, transport du café compris, ne se vérifie donc pas. Aucune puissance thermique en kilowatts, aucun débit d'air, aucun poids, aucun encombrement, aucune exigence de cheminée ou de postcombustion ne sont publiés. Le coût d'installation réel ne se déduit donc pas. Le site écrit Artsan là où le logiciel s'appelle Artisan, et ne documente aucun protocole de dialogue. La manière dont la machine parle à Artisan et à Cropster n'est donc pas établie. La fiche du foyer restreint au tableau les combustibles au bois, à la briquette et à la plaquette, quand le corps du texte y ajoute le gaz et le gazole. Enfin, rien n'est publié sur l'existence d'un réseau d'entretien hors d'Amérique latine.
    Site du constructeur, siatecbrasil.com.br, page Quem Somos, frise chronologique, consultée en septembre 2026 (fondation en 2001 par Marcos et Marcelo pour l'automatisation de machines, lancement des machines de reprocessing dont la MRE-60 en 2001, élargissement du portefeuille de services en 2005 avec conseil, assistance technique et retrofit, moulin automatisé à lames et tamis en 2013, torréfacteur Siatec à chambre de cuisson et lit fluidisé en 2014 avec la raison donnée, sortir du cylindre jugé usant et peu efficace, expansion internationale en Amérique latine en 2020, silos arrondis en 2023, usine de 4 000 m² et 70 professionnels en 2026) ; même page, bloc de compteurs (plus de 20 ans d'expérience, plus de 100 professionnels, plus de 1 000 clients) ; siatecbrasil.com.br, page Produtos, sept fiches produits avec leurs accroches chiffrées (ligne Master jusqu'à 3 600 kg par heure, moulin jusqu'à 1 500 kg par heure, MRE-60 à 60 paquets par minute, ligne Black Gold jusqu'à 480 kg par heure), consultée en septembre 2026 ; siatecbrasil.com.br, fiche Torradores de Alto Desempenho, ligne Master (capacité de 100 à 3 600 kg par heure, chambre de cuisson à lit fluidisé sous pression négative, courbes uniques avec deux foyers indépendants, cycle de 12 à 20 minutes pour la Master et de 15 à 30 minutes pour la Black Gold, ligne de capacité par cycle étiquetée Black Gold mais donnant 240 kg soit 4 sacs, 480 kg soit 8 sacs et 720 kg soit 12 sacs, mention élimine l'acrylamide, substance cancérigène, rendement annoncé supérieur de 3 pour cent par sac face aux torréfacteurs à cylindre) ; siatecbrasil.com.br, fiche Torrador à gás (240, 480 et 720 kg par cycle, 12 à 15 minutes au tableau et 12 à 20 minutes dans le texte, lit fluidisé, gaz naturel ou GPL, écran tactile, Artsan et Cropster, inox et peinture polyuréthane) ; siatecbrasil.com.br, fiche Torradores para linha de café especial black gold (30, 60 et 120 kg par cycle, 12 à 18 minutes, foyer unique, bac tamis de refroidissement de grand diamètre, extracteur inférieur aspirant l'air ambiant à travers la couche de grains, inox et peinture époxy, Artsan et Cropster) ; siatecbrasil.com.br, fiche Fornalha ecológica (acier au carbone ou inox, brique réfractaire, combustibles gaz naturel, GPL, bois, plaquette, briquette ou gazole dans le corps du texte mais bois, briquette et plaquette seuls au tableau, collecteur de particules en inox en sortie de cheminée, flux d'oxygène réglé par un extracteur d'air ambiant, compatibilité annoncée avec tous les torréfacteurs à cylindre du marché) ; siatecbrasil.com.br, fiche MRE-60 SIATEC (60 paquets par minute, formats 100, 250 et 500 g, sachets coussin, fond plat et sous vide, un seul opérateur, séparation du moulu et de l'emballage sans contact manuel) ; siatecbrasil.com.br, fiche Moagem à lâmina automatizado (moulin MMS, 15 ch pour 350 kg par heure, 25 ch pour 900 kg par heure, 40 ch pour 1 500 kg par heure, rotor, tamis à nettoyage automatique en marche, variateur de fréquence avec rampes d'accélération, séparateur de pierres, plaque magnétique à la trémie, isolation acoustique) ; siatecbrasil.com.br, fiche Silos de armazenagem (capacités sur mesure, acier au carbone ou inox, forme cylindrique contre la rétention dans les angles) ; siatecbrasil.com.br, page Serviços (conseil sur usine neuve ou adaptation d'une usine existante, assistance technique, réforme d'équipements, automatisation industrielle) ; siatecbrasil.com.br, page d'accueil et pied de page (Av. Miguel Aiello, 505, Jardim Regina, Araraquara, São Paulo, 14808-125, téléphone 16 3333-8040), consultée en septembre 2026 ; page LinkedIn de l'entreprise, linkedin.com/company/siatec-brasil, consultée en septembre 2026 (même adresse, secteur mécanique et génie industriel, société privée, tranche d'effectif déclarée de 11 à 50 salariés)
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