Scolari Engineering
L'industrie et le continu, Milan, Italie.
L'histoire
Antonio Scolari fonde la maison « dans les années 1930 », sans année précise ; son fils Dario la dirige avec Carlo, troisième génération, une soixante-dizaine de personnes. Deux dates publiées : 1953, des torréfacteurs à infrarouge ; 1955, le brevet « Bava et Gamba » pour les tambours. Rien après.
C'est le seul constructeur du dossier à produire à la fois des tambours et des lits fluidisés, et à revendiquer d'avoir installé en 1986 « le premier logiciel de profil au monde », ce qui est une auto-déclaration. Siège social sur la Piazza della Repubblica à Milan, usine à Cinisello Balsamo ; à ne pas confondre avec Scolari Srl, qui fait des séchoirs pour le soja et la biomasse.
Ce qu'elle fabrique
Des tambours FIMT à double paroi creuse, chauffe indirecte et convection forcée, avec cyclone et incinérateur de pellicules intégrés ; des lits fluidisés H.Y.C. où les grains « flottent » dans l'air chaud ; des machines de laboratoire à air chaud.
Les modèles
FIMT 60 à FIMT 500 (le FIMT 120 : 4 à 6 fournées par heure, 480 à 720 kg/h, avec une incohérence entre « 120 kg » en tête de fiche et « 150 kg » dans le tableau) ; HYC 100 et HYC 200 (le HYC 100 PLUS : 2 500 kg/h, cycles de 1 min 30 pour 70 kg à 6 minutes pour 240 kg) ; Lab Roaster 1 kg et 10 kg.
Ce qu'on y gagne
Le lit fluidisé supprime tout contact prolongé avec une paroi et transfère très vite : le constructeur en tire l'argument qu'un cycle de 90 secondes « empêche la sortie des huiles essentielles ». Offrir dans une même maison un tambour indirect et un lit fluidisé permet d'aligner une ligne rapide et une ligne lente avec un seul fournisseur.
Ce qu'on y perd
Une torréfaction de 90 secondes laisse très peu de marge et très peu de temps aux réactions lentes : un choix industriel, que le constructeur avoue à demi-mot en réglant son logiciel « pour l'espresso, en torréfaction moyenne à foncée ». La double paroi du FIMT ajoute de l'inertie et récompense l'anticipation.