ROEST
Les torréfacteurs d'échantillon, Oslo, Norvège.
L'histoire
Deux frères, Sverre Simonsen, ingénieur mécanicien, et Trond Simonsen, fondent le 14 mars 2014 une société qui porte leur nom, Simonsen & Simonsen AS, devenue Røst Coffee en 2017 puis ROEST. Un Red Dot Design Award et un Best New Product en 2017 ; plus de 500 machines dans plus de cinquante pays en juin 2021, quand une augmentation de capital de six millions de couronnes fait entrer l'homme d'affaires Jan Christian Opsahl et le champion du monde de barista Tim Wendelboe.
Cette opération a été prise ailleurs pour un rachat. Le registre norvégien dit le contraire : aucune société mère, ni faillite, ni liquidation. Trente salariés. En novembre 2025, la maison lance sa deuxième génération, S200 et L200, et arrête la plateforme 100 après dix ans, en reconnaissant « les limites de la plateforme matérielle d'origine ».
Ce qu'elle fabrique
Des torréfacteurs d'échantillon électriques à air chaud, mais dont le tambour est brassé mécaniquement par des pales : l'air chauffe, il ne porte pas les grains. Et depuis 2025 un torréfacteur de production de 3 kg entièrement automatisé, à caméra interne.
Les modèles
- S20050 à 200 g, 1,6 kg/h
- L200 Plusdétection automatique du premier crack, protocole entre fournées
- L200 Ultradouble sonde de grain, capteur de pression, mode contre-courant, jusqu'à 3 kg/h
- P30003 kg, plus de quinze capteurs, caméra suivant couleur et taille des grains, 32 900 euros, précommandes ouvertes le 26 mars 2025
S100, L100 et L100 Plus arrêtés
Ce qu'on y gagne
Parce que l'air ne porte pas les grains, on peut faire varier le débit d'air sans perdre le brassage, ce qu'un lit fluidisé interdit : réduire l'air y fait retomber le lit. Cette liberté rapproche le comportement de la machine de celui d'un tambour de production, ce qui est exactement ce qu'on demande à un échantillonneur, que le profil de cent grammes soit transposable. L'électrique s'installe dans un laboratoire comme un appareil de mesure, et la détection du premier crack objective la comparaison entre lots.
Ce qu'on y perd
Cinquante à deux cents grammes : un outil d'analyse, pas de production, jusqu'au P3000. Un petit tambour a peu d'inertie, et le résultat dépend de l'état de la machine entre deux fournées, ce que ROEST reconnaît en documentant un protocole entre fournées. Et l'arrêt simultané de toute la gamme 100 pose la question du support des machines en service, à laquelle aucune réponse publiée n'a été trouvée.