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    Pinhalense

    Les torréfacteurs d'échantillon, Espírito Santo do Pinhal, État de São Paulo, Brésil.

    OùEspírito Santo do Pinhal, État de São Paulo, Brésil
    Depuis1950
    FamilleLes torréfacteurs d'échantillon

    L'histoire

    Six associés fondent la maison en 1950 à Espírito Santo do Pinhal, dans l'État de São Paulo. Le constructeur les nomme : Dimas Cipolli, Guerino Del Guerra, Lourenço Del Guerra, Mauro Del Guerra, Ovídio Piagentini et Waldomiro Casemiro Teixeira. Les premières machines sont des décortiqueuses en bois. La région produit du café, et avant tout le reste il faut séparer le grain de sa coque. Vient ensuite le catador de pedra, littéralement ramasseur de pierres, qui ôte les cailloux du lot avant qu'ils ne cassent les machines suivantes. Puis le classificateur par taille et le trieur. Le métier n'a pas bougé depuis : c'est le café vert, de la cerise au sac. En 2017 la maison traitait sept cultures, du café au poivre et à la noix de macadamia. En 2026 elle en annonce plus de dix, avec soixante-seize ans d'existence, plus de huit cents salariés et une présence dans plus de cent pays. La presse professionnelle lui comptait en 2017 environ 710 salariés et trois usines totalisant plus de 60 000 mètres carrés, toutes à Espírito Santo do Pinhal. Elle lui comptait aussi plus de vingt-cinq brevets, portant sur les étapes du traitement, de la réception à l'exportation. Aucun ne concerne la torréfaction. Pourtant, entre 2017 et 2019, Pinhalense a bien mis au catalogue deux machines à torréfier, le TL2 et le TLFGI. Elles furent montrées trois années de suite à la Semaine internationale du café, à l'Expominas de Belo Horizonte. Le TL2 fut le prix du concours Aroma BSCA, catégorie voie humide, celle des cafés dépulpés à l'eau. Il fut remis le 27 novembre 2017 à José Renato Gonçalves Dias, de la Fazenda Sertãozinho à Botelhos, dans le Minas Gerais. Ce producteur avait gagné les deux catégories du concours, voie humide et naturels. Les deux torréfacteurs ont depuis disparu du catalogue.

    Ce qu'elle fabrique

    Le métier de Pinhalense est le traitement du café vert : décortiqueuses, dépulpeuses, laveuses, séchoirs, fourneaux, tables densimétriques, classificateurs et trieurs. La torréfaction n'en fait pas partie, et c'est ce qui rend ses deux torréfacteurs intéressants. Le TLFGI chauffe par lit fluidisé. Un lit fluidisé, c'est une colonne d'air chaud montante assez forte pour soulever les grains : la charge se comporte alors comme un liquide en ébullition. La chaleur passe donc presque entièrement par convection, c'est-à-dire par l'air en mouvement, et non par contact avec du métal chaud. La cuve est en inox et le brûleur au gaz. Le constructeur lui prête une torréfaction homogène, un faible niveau de bruit, un refroidissement automatique et une émission de fumée minimale. Le TL2, lui, est décrit par le constructeur comme un torréfacteur de laboratoire au gaz. La liste annoncée est longue. Allumage automatique du feu avec système de sécurité, manomètre de pression de gaz, sonde plongée directement dans la masse de grains et non dans l'air. Commandes indépendantes de la flamme, de la température et du débit d'air, minuterie électronique à alarme, témoin de flamme à diode. Enfin un collecteur de fumée et de pellicules, ces fines peaux qui se détachent du grain pendant la cuisson, et un refroidissement rapide. Le principe de chauffe du TL2, lui, n'est publié nulle part : ni tambour, ni lit fluidisé, ni air recirculé ne sont jamais nommés.

    Les modèles

    Deux torréfacteurs, et aucune capacité par fournée publiée. Le TLFGI, torréfacteur à lit fluidisé, en inox et au gaz, est nommé dès le communiqué d'octobre 2017. Le TL2, torréfacteur de laboratoire au gaz, y est décrit en détail mais pas nommé. Son sigle n'apparaît qu'en novembre 2017, dans la presse professionnelle, à l'occasion du concours Aroma BSCA. Les deux machines reviennent à la Semaine internationale du café en novembre 2018, puis en novembre 2019, avec le moulin ML. Le seul chiffre que la presse ait répété, un kilo de café torréfié pour 1,2 kilo de vert, concerne le TLFGI. Ce n'est pas une capacité mais un rendement. Il dit que la cuisson perd environ 16,7 pour cent de la masse, ce qui correspond à une torréfaction moyenne, et ne dit rien du volume de la cuve. La fiche technique du constructeur, dont le fichier s'appelait TLFGI-5, n'est plus en ligne et renvoie une erreur 404. À côté des deux machines venait un moulin de laboratoire, le ML. Il pèse 17 kilos, fonctionne en bi-tension et moud à disques. Trémie interne, tiroir inox de nettoyage, réglage de mouture et levier de purge des résidus complètent la liste. Le constructeur appelait les trois sa ligne de laboratoire, destinée aux laboratoires, aux cafétérias et aux petites torréfactions. Aucun des trois ne figure au catalogue de 2026, qui ne liste plus que des équipements de café vert.

    Ce qu'on y gagne

    Le lit fluidisé supprime la paroi chaude. Le marquage des pointes et le roussissement de surface viennent d'un contact trop chaud avec le métal : sans cette paroi, la cause disparaît. Chaque grain baigne dans le même air, donc la cuisson est régulière d'un grain à l'autre. L'air emporte les pellicules au fur et à mesure, avant qu'elles ne brûlent sur une paroi chaude. C'est une source de fumée en moins, et le constructeur annonce de fait une émission minimale. La convection répond vite, et une correction de débit d'air se voit en quelques secondes. Le rendement annoncé pour le TLFGI, un kilo pour 1,2, confirme une cuisson menée à terme et non un simple séchage. Sur le TL2, la sonde plonge dans la masse : elle lit ce qui cuit, pas l'air du brûleur.

    Ce qu'on y perd

    Un lit fluidisé travaille dans une fenêtre étroite. Trop d'air et les grains quittent le lit, trop peu et ils retombent sur le fond. Une charge partielle devient donc difficile, là où un tambour l'encaisse. Surtout, le profil ne se transpose pas. Un tambour de production cuit pour une bonne part par conduction, le grain touchant le métal chaud, et il ne réagit pas comme une colonne d'air. Ce qui a été réglé sur le TLFGI est donc à refaire sur la machine de production. Aucune capacité par fournée n'est publiée pour ces deux machines, ni puissance de brûleur, ni débit d'air : on ne peut donc les comparer à rien. Enfin, elles ont quitté le catalogue : acheter d'occasion, c'est acheter sans pièces garanties.

    Zone d'ombreLa raison sociale relevée dans la presse professionnelle est Pinhalense Máquinas Agrícolas, mais elle ne figure sur aucune page du site du constructeur. Le numéro CNPJ, l'identifiant fiscal des entreprises brésiliennes, n'a pas été retrouvé, et aucun extrait de registre n'a pu être consulté. L'année 1950 ne repose donc que sur le récit du constructeur. Elle est corroborée par son propre décompte de soixante-seize ans en 2026. Un communiqué d'octobre 2017 la dit « fondée il y a plus de 67 ans », ce qui ramène aussi à 1950. Mais les deux formules sortent de la même maison : cela ne fait qu'une seule voix. Aucune capacité par fournée n'est publiée pour le TL2 ni pour le TLFGI, nulle part : c'est le trou principal de cette fiche. Le chiffre d'un kilo torréfié pour 1,2 kilo de vert vient d'un communiqué unique, repris mot pour mot par plusieurs titres de presse. Il n'a jamais été mesuré par un tiers, et le communiqué l'appelle à tort une capacité. Le principe de chauffe du TL2 n'est pas documenté : tambour, lit fluidisé ou air chaud, rien ne permet de trancher. Le nom de fichier TLFGI-5 laisse penser à une désignation de modèle, peut-être à une taille, mais rien ne le confirme. La fiche technique correspondante n'a pas pu être lue. Elle renvoie 404 sur le site du constructeur, et web.archive.org est inaccessible depuis cette session. L'interface de disponibilité de l'Internet Archive, elle, ne rend aucun instantané pour cette adresse en septembre 2026. Une vidéo mise en ligne sur YouTube par un particulier, et non par le constructeur, propose une machine d'occasion. Son titre annonce un « torrador Pinhalense leito fluidizado para 500 grs, especial para cafeteria ». Si elle est authentique, le torréfacteur à lit fluidisé précéderait de six ans sa présentation de 2017. Ni la capacité de 500 grammes ni la date de la machine n'ont pu être confirmées. Seul le titre a été lu, la date de 2011 venant d'un extrait de moteur de recherche. YouTube n'a pas pu être rouvert en septembre 2026, le site renvoyant vers un mur de consentement : les deux vidéos citées n'ont donc pas été revérifiées. La maison n'a jamais expliqué pourquoi elle est entrée dans la torréfaction, ni pourquoi elle en est sortie. La date exacte du retrait est inconnue, la trace s'arrêtant après l'édition 2019 du salon. On ignore aussi si les deux torréfacteurs ont été conçus et construits par Pinhalense ou achetés ailleurs et rebadgés. La question est réelle, car Espírito Santo do Pinhal abrite plusieurs constructeurs de machines à café, et rien de trouvé ne la tranche. Le chiffre de plus de trois cents produits au catalogue, qui circule, n'a été retrouvé dans aucune source et n'a donc pas été retenu. Les effectifs annoncés varient, environ 710 dans la presse de 2017 et plus de 800 sur le site en 2026 : ce sont deux chiffres de l'entreprise, aucun n'est audité. Les trois usines et les plus de vingt-cinq brevets viennent d'un seul communiqué de 2017 qui reprend l'entreprise. Aucune recherche de brevet n'a pu être menée : le quota de recherche web de la session était épuisé et Google Patents a répondu par des erreurs 503. Enfin, aucun essai indépendant, aucune courbe mesurée et aucun témoignage de torréfacteur professionnel n'ont été trouvés sur l'une ou l'autre de ces deux machines. Le classement dans la famille des torréfacteurs d'échantillon suit le vocabulaire du constructeur lui-même, qui parle de ligne de laboratoire et de torréfacteur de laboratoire. Le TLFGI était toutefois aussi vendu aux cafétérias, ce qui le place à cheval sur la famille des machines de table.
    Site du constructeur, pinhalense.com.br, page « Sobre nós », consultée en septembre 2026 (fondation en 1950 à Espírito Santo do Pinhal par Dimas Cipolli, Guerino Del Guerra, Lourenço Del Guerra, Mauro Del Guerra, Ovídio Piagentini et Waldomiro Casemiro Teixeira, premières machines décortiqueuses en bois, puis catador de pedra, classificador por tamanho et catador de escolha) ; même site, page d'accueil, consultée en septembre 2026 (soixante-seize ans d'existence, plus de huit cents salariés, plus de cent pays, plus de dix cultures, aucune mention de torréfaction) ; même site, page « Contato », consultée en septembre 2026 (Rua Honório Soares 80, Espírito Santo do Pinhal, CEP 13990-045, aucune raison sociale ni CNPJ) ; même site, recherche interne sur le mot « torrador », consultée en septembre 2026, sans le moindre résultat ; fiche technique TLFGI-5, pinhalense.com.br/wp-content/uploads/2018/08/TLFGI-5_web.pdf, encore présente en index de moteur de recherche mais renvoyant 404 en septembre 2026 ; chaîne YouTube du constructeur, vidéo « Torrador para laboratório - TL2 », titre relevé lors d'un relevé antérieur ; CCCMG, « Pinhalense apresenta lançamentos para café torrado na SIC », 16 octobre 2017, cccmg.com.br/noticias/pinhalense-apresenta-lancamentos-para-cafe-torrado-na-sic/ (torrador non nommé et torrador com leito fluidizado TLFGI, moulin, rendement d'un kilo torréfié pour 1,2 kilo de vert attribué au TLFGI, raison sociale Pinhalense Máquinas Agrícolas, trois usines totalisant plus de 60 000 mètres carrés à Espírito Santo do Pinhal, fondation « há mais de 67 anos », environ 710 salariés, une centaine de pays, plus de vingt-cinq brevets, sept cultures traitées, salon du 25 au 27 octobre 2017 à l'Expominas de Belo Horizonte, stand D26) ; Terra, rubrique DINO, « Pinhalense apresenta lançamentos para café torrado na SIC », 16 octobre 2017, reprise du même communiqué, non rouverte en septembre 2026 ; CaféPoint, « Pinhalense dará novo torrador ao vencedor do Concurso Aroma BSCA », 16 novembre 2017 (TL2 promis au vainqueur de la catégorie voie humide, remise annoncée pour le 27 novembre 2017, machine présentée à la SIC d'octobre 2017 à l'Expominas de Belo Horizonte, destinée aux propriétés rurales, aux torréfactions, aux laboratoires de classification et aux commerces de café) ; CaféPoint, « Concurso Aroma BSCA: campeão ganha novo torrador da Pinhalense », 30 novembre 2017 (remise du TL2 le lundi 27 novembre 2017 à José Renato Gonçalves Dias, Fazenda Sertãozinho, Botelhos, Minas Gerais, vainqueur des deux catégories) ; CaféPoint, « Pinhalense estará na Semana Internacional do Café », 31 octobre 2018 (moulin ML, torrador TL2 et torrador com leito fluidizado TLFGI) ; CCCMG, « Equipamentos para café torrado são os destaques da Pinhalense na SIC », 30 octobre 2018, cccmg.com.br/noticias/equipamentos-para-cafe-torrado-sao-os-destaques-da-pinhalense-na-sic/ (caractéristiques détaillées du TL2, du TLFGI et du moulin ML, salon du 7 au 9 novembre 2018 à l'Expominas, stand E34) ; CCCMG, « Pinhalense destaca controlador de secagem na Semana Internacional do Café », 20 novembre 2019, cccmg.com.br/noticias/pinhalense-destaca-controlador-de-secagem-na-semana-internacional-do-cafe/ (torréfacteurs TLFGI et TL2 et moulin ML encore présentés comme ligne de laboratoire pour cafétérias et petites torréfactions, salon du 20 au 22 novembre 2019, stand E36)
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