PXL Roasters
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  • Constructeur

    Carmomaq

    Les tambours de production, Espírito Santo do Pinhal, État de São Paulo, Brésil.

    OùEspírito Santo do Pinhal, État de São Paulo, Brésil
    Depuis1992
    FamilleLes tambours de production

    L'histoire

    La maison se dit née en 1992 à Espírito Santo do Pinhal, dans l'État de São Paulo. Le registre fédéral brésilien, lui, ouvre la société le 23 octobre 2001. Les deux dates peuvent cohabiter, un atelier de famille précédant souvent son immatriculation, mais aucune pièce ne fait le lien. Le fondateur est connu sous le surnom de Zé do Carmo, et c'est ce surnom qui a donné le nom de l'entreprise. Sa raison sociale enregistrée dit encore aujourd'hui « peças e máquinas agrícolas », soit pièces et machines agricoles. La maison est donc partie du matériel de ferme, et elle ne raconte nulle part comment elle est passée de là au torréfacteur. Ce qu'elle dit, c'est que le goût de la torréfaction vient du fondateur et qu'il est resté dans la famille. Ses trois fils figurent aujourd'hui au registre, Leandro Cesar, Lucas Tadeu et Marcus Vinicius do Carmo. Seul Marcus y est inscrit comme gérant, les deux autres comme associés. L'usine occupe le Distrito Industrial II de la même ville. La gamme s'appelle Linha ATTO, d'après le suffixe que partagent ses neuf lignes, Laboratto, Stratto, Stratto Lab, Speciatto, Caloratto, Superatto, Macinatto, Minoratto, Exatto. Elle est vendue dans plus de vingt-cinq pays, sur tous les continents. Son intérêt, pour qui compare les constructeurs, tient à son étendue. Un seul catalogue couvre les trois échelles du métier : l'échantillon de 120 grammes, l'atelier de quelques kilos, la ligne industrielle de plusieurs centaines de kilos par fournée.

    Ce qu'elle fabrique

    Carmomaq fabrique des torréfacteurs à tambour, et elle les fabrique à toutes les tailles. Le registre confirme qu'il s'agit bien d'un constructeur. Son activité principale y est la fabrication de machines, et l'une de ses activités déclarées est la découpe et le pliage de métal. Elle travaille donc sa propre tôle, ce qui la sépare d'un assembleur ou d'un revendeur. Le principe qu'elle met en avant n'est ni la flamme directe ni la chauffe indirecte pure. Sur le Caloratto comme sur le Speciatto, elle annonce un dispositif qui permet d'alterner en cours de torréfaction entre conduction et convection. La conduction, c'est la chaleur transmise par contact du grain contre le métal du tambour. La convection, c'est la chaleur transportée par l'air chaud qui traverse la charge. Régler la part de chacune revient à régler ce qui sèche le grain et ce qui le cuit. La version anglaise du site donne au Caloratto un brûleur à micro-flamme. Un brûleur qui tient une très petite flamme descend bas en puissance sans s'éteindre, ce qui compte sur une charge partielle. La ligne dite traditionnelle, plus ancienne, garde un cylindre « blindado », blindé, c'est-à-dire tenu à l'écart de la flamme. Deux modèles échappent au gaz : le Stratto et le Stratto Lab chauffent par résistances électriques, 3 000 watts. Le Superatto industriel incinère ses propres fumées et ses pellicules, la pellicule étant la fine peau qui se détache du grain à la torréfaction. Le constructeur y annonce un brûleur modulant ou conventionnel selon la version. Le four écologique, vendu à part, se greffe sur un torréfacteur classique et monte jusqu'à 1 300 degrés.

    Les modèles

    Torréfacteurs d'échantillon : le Laboratto, 120 g par tambour, en versions à 2, 4 ou 6 tambours, gaz propane, dix minutes de cuisson, 1 HP soit environ 0,75 kilowatt. Chaque tambour y a son propre réglage de gaz et son propre débit d'air, et l'ensemble sort ses pellicules par un cyclone. Le Stratto Lab, 150 à 250 g, électrique, 3 000 W, 4 à 12 minutes, compatible Artisan et Cropster. Un torréfacteur d'échantillon dit traditionnel, à 1, 2, 3 ou 6 cylindres, dont la capacité n'est pas publiée. Petites séries : le Stratto, 300 g à 1 kg, 100 % électrique, 3 000 W, 12 à 18 minutes ; le Speciatto, 0,5 à 2 kg, gaz naturel ou propane, 12 à 18 minutes, 1 HP. Production : le Caloratto, 5, 10, 15, 30 et 60 kg par fournée, gaz naturel ou propane, 12 à 18 minutes, 3 à 4 HP. Il vient au choix avec un panneau à boutons ou un panneau tactile qui règle la température, l'air et la rotation du tambour. Le Caloratto Pro reprend les mêmes capacités avec un écran capacitif de 15,6 pouces. Industriel : le Superatto, 12 à 20 minutes de cuisson, 18 à 50 HP. La page portugaise le donne en 60, 120 et 240 kg par fournée, la page anglaise y ajoute 30 et 480 kg. Les combustibles annoncés diffèrent aussi d'une langue à l'autre du site. S'y ajoute un torréfacteur traditionnel de 4 et 10 kg, dont le cycle complet, charge, cuisson et refroidissement, tient en trente minutes. Autour des torréfacteurs viennent le Macinatto, ensemble de mouture et d'emballage donné pour 180 kg/h, la doseuse Minoratto et la doseuse Exatto, 120 kg/h chacune. Viennent encore des moulins à disques, à marteaux et de dégustation, le four écologique et les silos. La manutention se fait par élévateurs à godets ou par le transporteur tubulaire STTC, donné pour 1 000 à 1 500 kg/h.

    Ce qu'on y gagne

    Le réglage entre conduction et convection change ce qu'on peut faire d'une même machine. On sèche par l'air, on finit par le contact, sans changer de tambour. Le brûleur à micro-flamme descend très bas en puissance, donc une charge partielle n'oblige pas à couper puis rallumer. Le Laboratto donne six profils sur un même échantillon en dix minutes. Chaque tambour ayant son gaz et son air propres, les six cuissons sont des variantes et non six répétitions. C'est exactement ce que demande une analyse sensorielle, où l'on compare des torréfactions volontairement différentes. Le Stratto, lui, tient sur 3 000 watts de résistances et s'installe là où il n'y a pas d'arrivée de gaz. Le four écologique enfin se greffe sur une machine déjà en place : traiter ses fumées n'oblige pas à changer de torréfacteur.

    Ce qu'on y perd

    Le Laboratto reste un torréfacteur d'échantillon. À 120 grammes, le rapport de la surface à la masse est énorme et l'air fait presque tout le travail. À 60 kilos, c'est le métal du tambour. Le profil ne se transpose donc pas tel quel d'une échelle à l'autre. Les résistances du Stratto plafonnent à 3 000 watts, soit 3 watts par gramme sur une charge d'un kilo. Une charge lourde allonge le séchage, et la rampe perdue ne se rattrape pas ensuite. Le four écologique monte à 1 300 degrés, et cette chaleur se paie en combustible. Le constructeur n'en publie ni la consommation ni le surcoût. Le catalogue, enfin, ne publie ni diamètre de tambour, ni vitesse de rotation, ni puissance de brûleur, ni masse. Sans ces chiffres, deux machines de même capacité annoncée ne se comparent pas.

    Zone d'ombreL'année 1992 ne repose que sur le récit du constructeur, et ce récit se contredit lui-même. Sa page « 30 anos » donne 1992, sa page d'accueil annonce « plus de 35 ans d'histoire », ce qui ramènerait le début vers 1990 ou avant. Le registre fédéral, lui, ouvre la société le 23 octobre 2001. Un atelier de famille peut précéder son immatriculation de neuf ans, mais aucune pièce ne l'atteste ici. La date de 1992 est donc rapportée, pas établie. Zé do Carmo est un surnom, et le fondateur ne figure pas parmi les associés enregistrés. Son nom civil n'a pas été retrouvé, pas plus que ses dates. Le passage de la machine agricole, que dit encore la raison sociale, au torréfacteur n'est documenté nulle part : ni date, ni raison. La liste des vingt-cinq pays d'export n'est publiée nulle part non plus. Les capacités du Superatto ne concordent pas d'une langue à l'autre du site. La page portugaise donne 60, 120 et 240 kg par fournée. La page anglaise y ajoute un 30 kg et un 480 kg. Les combustibles divergent de même, bois, gaz, mixte bois et gaz ou diesel côté portugais, gaz naturel, propane ou bois côté anglais. Laquelle des deux pages est à jour n'a pas pu être établie. Côté technique, le constructeur ne dit jamais si ses tambours de production sont à flamme directe ou à chauffe indirecte. Il annonce une modulation entre conduction et convection sans en décrire le mécanisme, registre d'air, volet ou écran. Le terme « blindado » de la ligne traditionnelle est traduit ici par blindé, au sens d'un cylindre tenu à l'écart de la flamme. Aucune coupe ni aucun schéma ne vient l'établir. Aucun diamètre de tambour, aucune vitesse de rotation, aucune puissance de brûleur en kilowatts et aucune masse ne sont publiés. Les durées de cuisson annoncées, dix minutes pour le Laboratto, douze à dix-huit pour le Caloratto, sont des chiffres de constructeur et n'ont pas été mesurées. Le registre situe l'établissement au quartier Monte Alegre II quand le site écrit Distrito Industrial II : les deux désignent vraisemblablement le même lieu, sans que ce soit vérifié. Enfin, aucune recherche de brevet n'a pu aboutir. Google Patents a répondu par une erreur de service, et le registre brésilien de la propriété industrielle n'est pas consultable sans session ouverte. L'existence ou non de brevets Carmomaq reste inconnue, et aucun essai indépendant ni article de presse professionnelle n'a été consulté.
    Site du constructeur, carmomaq.com.br, page « 30 anos », consultée en septembre 2026 (fondation annoncée en 1992, surnom Zé do Carmo, fils Lucas, Marcus et Leandro, plus de vingt-cinq pays et tous les continents) ; même site, page d'accueil, qui annonce pour sa part « mais de 35 anos de história », et adresse Rua Rachid Elias Sobrinho 440, Distrito Industrial II, Espírito Santo do Pinhal, SP, CEP 13990-000 ; même site, pages Produtos, Linha ATTO et Outros Produtos, et fiches produits Laboratto, Stratto, Stratto Lab, Speciatto, Caloratto, Caloratto 30, Caloratto 60, Caloratto Pro, Superatto, torréfacteur traditionnel, torréfacteur d'échantillon traditionnel, Macinatto, Minoratto, Exatto et STTC, versions portugaise et anglaise, consultées en septembre 2026, pour les capacités, les temps de cuisson, les combustibles, les puissances en HP et les panneaux de commande ; page anglaise « Ecological Furnace » du même site, même date, pour le four écologique, ses 1 300 degrés et son adaptation à un torréfacteur existant ; page anglaise du Caloratto, même date, pour le brûleur à micro-flamme et pour le réglage de la rotation du tambour au panneau tactile ; registre national des entreprises brésiliennes, données ouvertes de la Receita Federal relevées le 18 septembre 2026 par deux miroirs indépendants, brasilapi.com.br et minhareceita.org, concordants (CNPJ 04.768.124/0001-72, raison sociale Carmomaq Indústria e Comércio de Peças e Máquinas Agrícolas Ltda, ouverture au 23 octobre 2001, situation active, activité principale 2833-0/00 fabrication de machines et équipements pour l'agriculture, activités secondaires dont 2599-3/02 découpe et pliage de métal et 3321-0/00 installation de machines industrielles, capital social de 20 100 000 reais, associés Leandro Cesar do Carmo entré le 23 octobre 2001, Lucas Tadeu do Carmo et Marcus Vinicius do Carmo entrés le 28 décembre 2010, ce dernier seul inscrit comme gérant, quartier déclaré Monte Alegre II)
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