G. W. Barth (Sirocco)
L'industrie et le continu, Ludwigsburg, Allemagne.
L'histoire
Le nom d'origine dit l'argument de vente : « fabrique de torréfacteurs de sûreté brevetés Josef Haag », à une époque où l'incendie est le risque majeur du métier. Georg Wilhelm Barth entre comme associé en 1890 et donne son nom à la maison. Son torréfacteur sphérique Sirocco est primé à Bruxelles en 1897, puis à Versailles et à Paris. Barth torréfie le café, mais aussi le cacao, la chicorée, le malt, les céréales, l'arachide.
Sous-investissement dans les années 1970, faillite en août 1980 avec 210 salariés ; la division machines est reprise par son directeur technique, qui en fait le leader mondial des torréfacteurs à cacao. Le centre de gravité a basculé là. Déménagement à Freiberg am Neckar en 1988, rachat par Bühler en 2007 : le seul grand nom allemand de la torréfaction à avoir fini dans un groupe suisse, ce qui explique qu'il soit presque invisible dans les listes allemandes.
Ce qu'elle fabrique
Historiquement, des tambours à pales réglables et des sphères. Le produit vendu aujourd'hui sous le nom Barth chez Bühler, le Tornado, torréfie du grué de cacao et du malt.
Les modèles
Sirocco (un Scirocco de 120 kg de 1966 circule d'occasion, brûleur de 150 kW), Menado 30 kg, encore en service chez des torréfacteurs de spécialité britanniques. Les torréfacteurs à café ne sont plus fabriqués.
Ce qu'on y gagne
Un tambour à pales réglables et 1,25 kW par kilo relève de la conduction classique avec appoint convectif : profils longs faciles, bonne inertie, stabilité d'un lot à l'autre.
Ce qu'on y perd
Réactivité limitée en cours de cuisson et marquage possible au contact de la paroi. Et la lignée café est éteinte.