25République Dominicaine
352 000 sacsFiche pays approfondie : production, variétés, classification, histoire, situation actuelle et points encore incertains. Région : Caraïbes.
La République Dominicaine occupe la partie est de l'île d'Hispaniola. Ses plantations s'étalent sur les chaînes montagneuses du centre, dans de petites vallées où un microclimat, entre 600 et 1 450 mètres, favorise la caféiculture. Les petits producteurs y cultivent sous ombrage naturel.
Régulièrement exposée aux cyclones, l'île a bénéficié d'un programme franco-dominicain (AFD, Codocafé) visant à la fois la sensibilisation des producteurs, le financement d'infrastructures et la définition des terroirs. Les meilleurs lots d'altitude sont regroupés sous l'appellation « Cibao Altura », considérée comme le meilleur cru de l'île.
- Espèce botanique
- Arabica
- Nature du sol
- Calcaire à granitique, riche en minéraux
- Altitude
- 600 à 1 400 m
- Ombrage
- Arbres forestiers
- Récolte
- Manuelle et sélective (picking)
- Traitement
- Voie humide et semi-humide ; séchage sur aires cimentées ou fours
- Préparation
- Calibrage mécanique ; triage mécanique complété à la main
- Période de récolte
- Décembre à mai
- Conditionnement
- Sac de 60 kg
Il n'existe pas encore de critère officiel : producteur et importateur définissent ensemble un cahier des charges (altitude, variétés, ombrage, récolte, traitement, taille des grains, triage). L'organisme d'État CODOCAFE met toutefois en place, avec l'AFD, un système national de grades.
Ce système combine : région de production, altitude, variétés, méthode de traitement et nombre de défauts maximum. Exemple : « Cibao Altura – Supremo AA » = Arabica lavé de Cibao Altura, calibrage > 18, 5 défauts max, aspect bleu-vert et homogène.
L'histoire
Le café est introduit dans la partie orientale d'Hispaniola en même temps que dans la partie occidentale, en 1715. Des plants venus de Martinique renforcent ensuite la culture.
La trace est directe : de Clieu mentionne explicitement l'envoi de plants à « Santo Domingo » après 1728.
La suite, elle, n'a rien de commun avec celle de la moitié voisine. En 1920, la république exportait 1 361 666 livres, quarante-cinq fois moins qu'Haïti sur la même île.
Autrement dit, la même plante, entrée à la même date, n'a pas donné la même filière.
Ukers, All About Coffee (1922), ch. II, p. 5-10 ; Ukers 1922, ch. XXII, p. 289-291 (exportations des pays producteurs), p. 290Le contraste entre les deux moitiés de l'île est l'un des faits les plus parlants de la géographie caféière. Même roche, même climat, même date d'introduction, et deux trajectoires opposées.
Aucune source consultée n'explique cet écart. Le fait se mesure, sa cause reste ouverte.
La fiche note un appui extérieur. Régulièrement exposée aux cyclones, la République Dominicaine a bénéficié d'un programme franco-dominicain associant l'Agence française de développement et Codocafé. Il portait sur trois volets : la sensibilisation des producteurs, le financement d'infrastructures et la définition des terroirs.
Fiches Pays, Marco De Sousa Rosa, 2026Aujourd'hui
Le volume de tête de fiche, 352 000 sacs, est celui de la fiche. Les plantations s'étalent sur les chaînes montagneuses du centre, dans de petites vallées à microclimat, entre 600 et 1 450 mètres, sous ombrage naturel. Les variétés sont le Typica, le Catuai, le Caturra et le Bourbon ; la récolte se fait en picking, le traitement en voie humide et semi-humide, avec séchage sur aires cimentées ou en fours.
Fiches Pays, Marco De Sousa Rosa, 2026Les meilleurs lots d'altitude sont regroupés sous l'appellation « Cibao Altura », considérée comme le meilleur cru de l'île.
Fiches Pays, Marco De Sousa Rosa, 2026Zones d'ombre
- Aucun volume de production dominicain récent n'a pu être sourcé.
- Les dates et le montant du programme franco-dominicain ne sont pas documentés par les sources du corpus.
- L'écart historique entre Haïti et la République Dominicaine sur la même île n'est expliqué par aucune source consultée.
- La part de la production dominicaine consommée sur place n'est pas chiffrée.