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    Philippines

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Asie

    ATLASPhilippines

    environ 64 000 tonnes (FAOSTAT 2024, valeur estimée)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Asie.

    Philippines n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Philippines
    Dernière valeur
    environ 64 000 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    valeur estimée
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    171 400 tonnes en 1982
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 19 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t85 700 t171 400 tpic : 171 400 t en 19822022 : imputé2023 : estiméenviron 64 000 t en 2024 · estimé19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Point creux : la dernière valeur est estimée par FAOSTAT, pas déclarée par le pays. Petits points creux : les 2 années antérieures que FAOSTAT impute ou estime. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    Personne ne sait quand le caféier est arrivé aux Philippines, et les sources anciennes se contredisent entre elles. Ukers, en 1922, donne deux versions dans le même livre : dans sa chronologie, des missionnaires espagnols l'introduisent depuis Java en 1740 ; dans son chapitre sur les îles du Pacifique, des missionnaires venus du Mexique l'apportent « dans la seconde moitié du XVIIIe siècle », d'abord dans la province de La Laguna, puis dans celles de Batangas et de Cavite, au sud de Manille, et le caféier est un arabica. Walsh, en 1894, rapporte deux autres thèses : des prêtres espagnols l'auraient rapporté du monde malais, ou bien la plante poussait déjà à l'état sauvage sur Luçon sans que les habitants en fassent usage. La Philippine Coffee Board, l'association professionnelle du secteur, qualifie aujourd'hui de mythe le récit du moine franciscain qui aurait planté le premier caféier à Lipa, dans la province de Batangas, et évoque des commerçants arabes, tout en affichant ailleurs sur la même page la date de 1740 [2][4][11].

    Le XIXe siècle est mieux documenté. Thurber, en 1881, raconte que la Société économique de Luçon a offert des primes aux plus grandes plantations, puis que les domaines primés ont été laissés à l'abandon, et il chiffre les exportations des ports de Manille, Cebu et Iloilo à 64 391 piculs en 1879 et 83 999 en 1880. Le picul, unité de poids du commerce asiatique, valait ici 140 livres : 1880 représente donc environ 5 300 tonnes, dont 82 % partent vers l'Europe continentale. Walsh distingue en 1894 trois qualités commerciales nommées d'après leur port : le Luçon, petit grain dur ; le Manille, produit dans la Laguna, à Batangas et à Cavite ; le Zamboanga, gros grain de Mindanao à la tasse « mince ». Ukers place le sommet en 1883, avec 16 805 000 livres exportées, soit environ 7 600 tonnes, vendues surtout en Espagne, en Grande-Bretagne et à Hong Kong, et cite comme centre de négoce la ville de « Yipa », coquille probable pour Lipa. McCook range alors les Philippines au quatrième rang des exportateurs mondiaux [2][3][4][5].

    La chute vient avec la rouille orangée, Hemileia vastatrix, le champignon qui fait tomber les feuilles du caféier, mais sa date varie selon les pages. Ukers la fait apparaître « vers 1889 » ; la carte de McCook la situe à Luçon en 1890, et le même livre écrit deux pages plus loin qu'elle apparaît en 1892. La chronique du site retient 1890. McCook ajoute que des vers et un foreur des racines frappaient aussi les plantations, et, d'après l'agronome Wester en 1915, que la rouille rendait la culture impossible au-dessous de 800 mètres, là où se trouvaient la plupart des caféières. Selon Ukers, les Philippines disparaissent du commerce international après 1892, n'exportent plus que 3 086 livres en 1917, soit 1,4 tonne, et ne cultivent plus en 1920 qu'environ 1 100 hectares pour 1 230 tonnes, en important davantage qu'elles ne produisent. Le Bureau de l'agriculture de Manille annonce un plan de relance en 1915 qui reste sans suite, et les variétés résistantes venues de Java ne prennent pas. Un mémoire soutenu à l'université d'Adélaïde en 2003 conteste le récit d'une Lipa devenue vers 1886 le seul fournisseur du monde : la déforestation, la monoculture, le manque d'investissement et la concurrence d'autres cultures auraient pesé plus que la maladie, qui n'aurait fait qu'accélérer le déclin [2][5][19].

    Après la rouille, la carte des espèces change. McCook écrit que le canephora, qui avait sauvé les plantations des Indes néerlandaises, est introduit dans toute la région, Philippines comprises. En 1955, Coste range les Philippines parmi les pays d'arabica d'altitude, dans la Laguna et à Batangas, et parmi ceux du canephora, à Batangas, à Cavite, dans la province de la Montagne, à Iloilo et sur Negros ; il ne nomme pas les Philippines pour le liberica ni pour l'excelsa, mais ses listes se terminent par « etc. ». La Philippine Coffee Board date de 1876 les premiers plants de liberica, à Amadeo, dans la province de Cavite, l'année même où, selon la chronique du site, William Hiern décrit l'espèce, et c'est ce liberica que le pays appelle aujourd'hui kapeng barako, un café que la feuille de route du ministère décrit comme fort et très aromatique. L'archipel a aussi son caféier sauvage, Coffea mabesae, que la liste des espèces du Crop Trust localise aux Philippines. La même association raconte une variété résistante introduite avec l'aide américaine dans les années 1950, un excédent suivi d'une interdiction temporaire des importations dans les années 1960, et une adhésion à l'Organisation internationale du café en 1980, sans citer de source pour aucun de ces faits [5][6][8][11][18].

    La série FAOSTAT commence à 32 300 tonnes en 1961 et atteint 53 031 tonnes en 1974. Elle fait l'année suivante un bond de 72 %, à 91 444 tonnes, alors que la surface ne gagne que 0,7 % et que le rendement passe d'un coup de 817 à 1 399 kilos par hectare : cela ressemble à une rupture de méthode statistique plus qu'à une récolte exceptionnelle, et aucune source lue ne l'explique. Le maximum est de 171 400 tonnes en 1982 sur 135 660 hectares ; la série redescend ensuite lentement, 107 557 tonnes en 2000, 72 342 en 2015, 60 641 en 2020. Les statuts racontent la fin de l'histoire : chiffre officiel de 1961 à 2021, valeur imputée en 2022, c'est-à-dire calculée par l'organisme qui reçoit les données faute de chiffre transmis, puis valeurs estimées, 60 000 tonnes en 2023 et 64 000 en 2024, deux nombres ronds, alors que la surface reste un chiffre officiel. Surtout, les valeurs de 2015 et de 2020 sont identiques au centième près aux productions publiées par l'autorité philippine de la statistique en cerises séchées, c'est-à-dire en fruits entiers séchés avec leur pulpe, que la feuille de route du ministère de l'Agriculture convertit en café vert en divisant par deux [1][8][9].

    Aujourd'hui

    Les Philippines cultivent quatre espèces commerciales, ce qui est rare : le centre de recherche agricole PCAARRD et la Philippine Coffee Board écrivent tous deux que le pays est l'un des seuls à produire les quatre. En 2020, d'après l'autorité de la statistique citée par la feuille de route, la récolte se partageait en 41 809 tonnes de cerises séchées de Coffea canephora, 14 657 d'arabica, 3 712 d'excelsa et 463 de liberica, sur 86 376, 18 156, 7 430 et 1 303 hectares. Pour 2023, la presse de Manille, citant la même autorité, donne en café vert 22 000 tonnes de canephora, 5 955 d'arabica, 1 826 d'excelsa et 238 de liberica, soit environ 30 000 tonnes dont 73 % de canephora. Le guide du Centre du commerce international fait du pays le premier producteur mondial de liberica. L'excelsa, longtemps rangée comme variété dewevrei du liberica, a été rétablie en 2025 comme espèce à part, Coffea dewevrei, par une étude génomique que le site présente dans sa planche sur l'avenir du caféier [7][8][9][10][15].

    Le café philippin est devenu un café de Mindanao. Selon la feuille de route, l'île du sud fournit 83,63 % de la production, dont 35,60 % pour la seule région de Soccsksargen et 9,23 % pour le Nord-Mindanao ; Luçon n'en donne plus que 9,18 % et les Visayas, les îles du centre, 7,2 %. Le canephora et l'arabica viennent surtout de la région de Davao et de Soccsksargen, l'excelsa de l'ancienne région autonome musulmane et de Davao, le liberica des Visayas occidentales et de la même région autonome. L'arabica est cultivé vers 1 000 mètres d'altitude et au-dessus. La plupart des caféiculteurs exploitent un à deux hectares qui leur appartiennent, en association avec des légumes, des cocotiers, des fruitiers ou des arbres forestiers ; les grandes plantations sont rares. Nestlé entretient des jardins de clones, c'est-à-dire des parcelles où l'on multiplie des plants identiques par bouture, à Davao et à Lipa [8].

    La campagne caféière court de juillet à juin dans les tableaux de l'Organisation internationale du café. La feuille de route décrit une cueillette le plus souvent « par égrappage », qui arrache d'un geste toutes les cerises de la branche, mûres ou vertes, pour devancer les vols, au prix d'une qualité très faible ; dans la province de Kalinga, au nord de Luçon, où l'on plante des semis sauvages, la récolte va de décembre à mars. La voie sèche, qui fait sécher la cerise entière, domine pour le canephora comme pour l'arabica, faute d'équipement pour le reste ; la voie humide, plus rare, dépulpe les cerises puis fait fermenter la parche, l'enveloppe qui entoure le grain, pendant 8 à 12 heures dans l'eau. Le séchage se fait surtout au soleil, à même le sol ou sur des aires pavées, de deux jours à deux semaines. Le catalogue de World Coffee Research compte les Philippines parmi les huit pays dont il décrit les variétés de canephora, avec deux clones de Nestlé Research, Roubi 1 et Roubi 2, diffusés au Mexique et aux Philippines [7][8][17].

    Le ministère de l'Agriculture conduit la filière par son programme des cultures à haute valeur. Sa feuille de route 2021-2025, publiée en 2022 par son bureau de la recherche avec la fondation de l'université des Philippines à Los Baños, vise 2 kilos de cerises séchées par arbre et 164 704 tonnes en 2026, ce qui ferait passer l'autosuffisance de 15 % à 39,46 %. La Philippine Coffee Board, fondée en 2002 sous le nom de National Coffee Development Board, est une association privée qui réunit producteurs, torréfacteurs, collectivités et organismes de crédit ; elle est le partenaire local du Coffee Quality Institute depuis 2016. Le pays a adhéré à l'accord international sur le café de 2007 le 29 mars 2011, avec 0,5 % des voix. Nestlé Philippines, installée à Cagayan de Oro, au nord de Mindanao, tient 80 % du marché du café soluble selon la feuille de route [8][11][14].

    Les Philippines boivent bien plus de café qu'elles n'en produisent. L'Organisation internationale du café, dans le guide du Centre du commerce international, les place au quatorzième rang des consommateurs mondiaux en 2019 avec 2 792 000 sacs de 60 kilos, soit environ 167 500 tonnes, contre le vingt et unième en 2000. En 2023, les douanes philippines déclarent 47 633 tonnes de café vert importées pour 126,3 millions de dollars, dont 82,5 % du Vietnam et 14,8 % d'Indonésie, plus 16 909 tonnes d'extraits solubles, et seulement 48 tonnes de café vert exportées. Le soluble domine la consommation et a remplacé, dit la feuille de route, le café « nilaga », bouilli à la maison, tandis que les sachets « 3 en 1 » de café, sucre et lait arrivent d'Indonésie et de Thaïlande. Le liberica et l'excelsa se vendent pourtant cher : environ 500 pesos le kilo contre 160 à 180 pour le canephora, selon la présidente de la Philippine Coffee Board en 2024 [7][8][10][13].

    Repères
    Espèces cultivées
    Coffea canephora, arabica, excelsa (Coffea dewevrei) et liberica (kapeng barako) : 22 000, 5 955, 1 826 et 238 t de café vert en 2023 [10]
    Production FAOSTAT 2024
    64 000 t, statut E (estimation), au niveau des cerises séchées et non du café vert [1]
    Maximum de la série FAOSTAT
    171 400 t en 1982, sur 135 660 ha [1]
    Zone principale
    Mindanao, 83,63 % de la production ; Soccsksargen seule 35,60 % (2020) [8]
    Sommet du XIXe siècle
    16 805 000 livres exportées en 1883, environ 7 600 t [2]
    Arrivée de la rouille
    Vers 1889 selon Ukers, 1890 ou 1892 selon McCook [5]
    Importations de café vert 2023
    47 633 t, dont 82,5 % du Vietnam [13]
    Organisation internationale du café
    Adhésion à l'accord de 2007 le 29 mars 2011 [14]
    Rameau de caféier aux grandes feuilles portant des fleurs rosées fanées
    Fleurs rosées d'un cultivar local d'arabica, province de Bukidnon, à Mindanao, en 2024Obsidian Soul · CC0

    Zones d'ombre

    La série FAOSTAT pèse des cerises séchées et les appelle café vert. Pour 2015 et 2020, elle reprend exactement les chiffres nationaux en cerises séchées, qui pèsent environ deux fois le grain vert : le coefficient de l'Organisation internationale du café pour passer de la cerise séchée au vert est de 0,5, et la feuille de route l'applique. Les valeurs estimées de 2023 et 2024 prolongent ce niveau, 60 000 puis 64 000 tonnes, quand la presse de Manille rapporte environ 30 000 tonnes de café vert pour 2023, total qui égale la somme des quatre espèces publiées par l'autorité de la statistique. Le département américain de l'Agriculture compte 450 000 sacs, soit 27 000 tonnes, et l'Organisation internationale du café 210 000 sacs pour la campagne 2019, soit 12 600 tonnes. Le chiffre FAOSTAT de 2019 vaut 4,8 fois celui de l'OIC, et encore 2,4 fois une fois divisé par deux. Personne ne dit depuis quand la série est tenue en cerises séchées : si elle l'a toujours été, le maximum de 1982 représenterait environ 86 000 tonnes de café vert, mais aucune source lue ne permet de l'affirmer, pas plus qu'elle n'explique le saut de 1975 [1][7][8][10][12].

    La part des quatre espèces n'est pas sûre. La même feuille de route donne trois répartitions : 66 % de canephora, 25 % d'arabica, 8 % d'excelsa et 1 % de liberica dans son état des lieux ; 76,5 %, 16,7 %, 5,7 % et 1,1 % dans son tableau des types de café ; alors que les tonnages de ce tableau donnent 68,9 %, 24,2 %, 6,1 % et 0,8 %. Les pourcentages du tableau ressemblent davantage à la répartition des surfaces qu'à celle des récoltes. Le département américain, lui, ne compte plus aucun sac d'autres espèces que l'arabica et le canephora depuis 2010, contre 200 000 en 1990 : l'excelsa et le liberica philippins ont disparu de ses bilans. Et l'équipe de Kew, d'après Daily Coffee News, estime la production mondiale de liberica et d'excelsa à probablement moins de 1 000 tonnes, alors que l'autorité philippine en compte à elle seule plus de 2 000 tonnes en café vert pour 2023. Le récit du barako ajoute sa confusion : Ukers décrit un café de Lipa qui était de l'arabica, et le liberica, décrit en 1876, ne peut pas être arrivé à Lipa au XVIIIe siècle comme on le lit parfois ; la date de 1876 à Amadeo n'a pas de source primaire connue [2][8][10][11][12][16].

    La consommation est aussi mal mesurée que la production. Pour 2019, l'OIC compte 2 792 000 sacs consommés et le département américain 6 120 000, plus du double, dont 5 000 000 de sacs de soluble importé, l'équivalent de 300 000 tonnes de café vert. Or les douanes ne déclarent en 2023 que 16 909 tonnes d'extraits solubles importés, environ 44 000 tonnes de café vert avec le coefficient de 2,6 de l'OIC. Les sachets « 3 en 1 », classés ailleurs dans la nomenclature douanière, pourraient combler l'écart, mais rien de ce qui a été lu ne le vérifie. La feuille de route écrit enfin que le pays est autosuffisant à 15 % et importe 81 % de ses besoins, deux chiffres dont la somme ne fait pas cent, et qu'il est importateur net depuis 1997, alors qu'Ukers et McCook le décrivaient déjà importateur au début du XXe siècle [2][5][7][8][12][13].

    Non traité : L'histoire de 1920 à 1980 (arrivée de Nestlé, essor de Mindanao, quotas de l'OIC, cause du saut de 1975), que seule l'association professionnelle raconte sans source ; la date du déplacement de la culture de Luçon vers Mindanao ; les variétés d'arabica cultivées dans la Cordillère et à Mindanao, faute de source ; les chiffres officiels de 2024 en café vert, la base de l'autorité de la statistique ayant répondu 403 ; le rapport annuel café du département américain de l'Agriculture, introuvable ; le texte intégral de Belamide (Philippine Social Sciences Review, 2020) et du mémoire de Castro (2003), dont seuls les résumés ont été vus ; Legarda, After the Galleons, cité par McCook ; les illustrations d'Ukers (séchage au soleil dans la Laguna, station de « Lamoa » près de Manille), du domaine public mais dont je n'ai pas localisé le fichier ; la consommation par habitant, dont le tableau du guide ITC est illisible par extraction.

    Sources
    1. FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (656), FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
      Série 1961 à 2024 de pays_producteurs_complement.json (version du 23 décembre 2025) et statuts année par année lus dans la copie locale du fichier normalisé (éléments 5510, 5312, 5412) : production en statut A de 1961 à 2021, I en 2022 (59 962,36 t), E en 2023 (60 000 t) et 2024 (64 000 t) ; surface en statut A sur toute la série (115 779 ha en 2024) ; rendement en E de 2022 à 2024. 53 031 t en 1974, 91 444 t en 1975 (rendement de 816,9 à 1 398,7 kg/ha) ; maximum 171 400 t en 1982 sur 135 660 ha ; 72 342 t en 2015 ; 60 640,95 t en 2020.
    2. All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Copie texte de la bibliothèque. P. 9 et chronologie : introduction depuis Java par des missionnaires espagnols en 1740. P. 241-242 : missionnaires venus du Mexique à la fin du XVIIIe siècle, La Laguna puis Batangas et Cavite, arabica, ville de « Yipa », clients espagnols, britanniques et de Hong Kong, 16 millions de livres en 1883-1884, rouille vers 1889 (index : « Philippines (1889), 242 »), 3 086 livres exportées en 1917, plan de 1915 sans suite, échec des variétés de Java. P. 284 : sommet de 16 805 000 livres en 1883, pays devenu importateur, 2 700 acres et 2 710 000 livres en 1920. Absence du commerce international depuis 1892 (chapitre des cafés commerciaux, p. 355 selon l'index) ; importations nettes de 3 475 504 livres en 1920 (tableau de consommation).
    3. Coffee: From Plantation to Cup, Francis B. Thurber, American Grocer Publishing Association, 1881 niveau moyen
      Copie de la bibliothèque (Pepites_historiques_et_scientifiques), p. 87-88 : primes de la Société économique de Luçon puis plantations abandonnées ; exportations de Manille, Cebu et Iloilo de 64 391 piculs en 1879 et 83 999 piculs de 140 livres en 1880, dont 68 942 vers l'Europe continentale. Auteur négociant compilant des chiffres de seconde main, d'où le niveau moyen.
    4. Coffee: Its History, Classification and Description, Joseph M. Walsh, Henry T. Coates, 1894 niveau moyen
      Copie de la bibliothèque, p. 150 : thèses concurrentes sur l'origine (prêtres espagnols venus du monde malais, ou plante sauvage de Luçon) ; qualités Luçon, Manille (Laguna, Batangas, Cavite) et Zamboanga (Mindanao, gros grain, tasse mince).
    5. Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019 niveau solide
      Copie de la bibliothèque. P. 66 : Philippines parmi les exportateurs d'Asie. P. 68-69 et carte 4.1 : rouille à Luçon en 1890. P. 70 : « après l'apparition de la rouille aux Philippines en 1892 », exportations de 16 millions de livres à presque rien, quatrième exportateur au début des années 1880, importateur net au début du XXe siècle, vers et foreur des racines. P. 72 : culture impossible sous 800 m d'après Wester (1915), reconversion vers d'autres cultures. P. 104 : canephora introduit aux Philippines après son succès aux Indes néerlandaises.
    6. Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, Les caféiers, René Coste, Larose, 1955 niveau solide
      Copie de la bibliothèque. P. 61 : C. arabica exploité aux Philippines (Laguna, Batangas). P. 63 : C. canephora cultivé aux Philippines (Batangas, Cavite, province de la Montagne, Iloilo, Negros) ; les Philippines ne figurent pas dans les listes, terminées par « etc. », du liberica et de C. dewevrei (excelsa).
    7. The Coffee Guide, 4e édition, Centre du commerce international (ITC), avec les données de l'Organisation internationale du café, 2021 niveau solide
      Copie de la bibliothèque, lue par coordonnées de mots. Encadré des conversions (pages liminaires) : cerise séchée vers vert × 0,5, soluble vers vert × 2,6. Tableau 5, p. 88 : Philippines (R/A), campagne juillet-juin, 193, 208, 215, 203, 206 et 210 milliers de sacs pour 2014 à 2019. Tableau 9, p. 96 : 985 milliers de sacs consommés en 2000 (21e rang), 2 792 en 2019 (14e rang). P. 147 : le liberica pousse surtout en Asie, les Philippines en sont le premier producteur.
    8. The Philippine Coffee Industry Roadmap (2021-2025), Department of Agriculture, Bureau of Agricultural Research, par la UPLB Foundation avec le Philippine Council for Agriculture and Fisheries ; High Value Crops Development Program, 2022, https://hvcdp.da.gov.ph/wp-content/uploads/2023/07/Philippine-Coffee-I niveau solide
      P. 2-3 : 60 640,95 t de cerises séchées sur 113 264,89 ha en 2020, objectif de 164 704 t et autosuffisance de 15 % à 39,46 % en 2026. P. 4 : 15 % d'autosuffisance, 81 % importé. P. 6 : unités (cerises séchées de l'autorité de la statistique, café vert). P. 10-11 : Mindanao 83,63 %, Soccsksargen 35,60 %, Nord-Mindanao 9,23 %, Luçon 9,18 %, Visayas 7,2 % ; répartition 66/25/8/1 ; 72 342 t de cerises séchées (36 171 t de vert) en 2015. P. 12 : exploitations d'un à deux hectares. P. 13 : tableau des types (76,5/16,7/5,7/1,1 %), Nestlé 80 % du soluble. P. 21-22 : tonnages et surfaces par espèce, conversion en vert par moitié, régions par espèce, liberica dit kapeng barako. P. 25 : importateur net depuis 1997. P. 40-42 : jardins de clones de Nestlé à Davao et Lipa, égrappage, récolte de décembre à mars à Kalinga, voie sèche dominante, fermentation de 8 à 12 h, séchage de deux jours à deux semaines. P. 53 : soluble à la place du café « nilaga », sachets venus d'Indonésie et de Thaïlande.
    9. ISP Commodities: Coffee, DOST-PCAARRD (Philippine Council for Agriculture, Aquatic and Natural Resources Research and Development), 2023-2024, https://ispweb.pcaarrd.dost.gov.ph/isp-commodities/coffee/ niveau solide
      D'après l'autorité de la statistique : 60 640,95 t de cerises séchées en 2020, insuffisantes pour une demande d'environ 198 720 t ; 0,54 t de cerises séchées par hectare en 2021 ; Soccsksargen 21 007,41 t en 2021 ; pays « parmi les rares » à produire les quatre types de café.
    10. Millennials, Gen Zs perk up coffee production in Philippines, The Philippine Star, 2024, https://www.philstar.com/business/2024/02/20/2334572/millennials-gen-z niveau moyen
      D'après l'autorité de la statistique et la Philippine Coffee Board : environ 30 000 t de café vert en 2023 (29 957 t en 2022) ; 22 000 t de canephora, 5 955 t d'arabica, 1 826 t d'excelsa, 238,18 t de liberica ; prix d'environ 500 pesos le kilo pour le liberica et l'excelsa, 160 à 180 pesos pour le canephora, selon Chit Juan, présidente de la Philippine Coffee Board. L'unité des chiffres par espèce n'est pas précisée, mais leur somme égale le total en vert.
    11. Our Coffee Heritage (page Philippine Coffee), Philippine Coffee Board Inc., consultée en 2026, https://philcoffeeboard.com/philippine-coffee/ niveau faible
      Récit sans sources : moine franciscain de Lipa qualifié de mythe, piste des commerçants arabes, 1740 en accroche ; premiers liberica à Amadeo en 1876 ; ravageurs en 1889 et rouille en 1891 ; variété résistante des années 1950, excédent et interdiction d'importer dans les années 1960, adhésion à l'OIC en 1980 ; quatre espèces ; association fondée en 2002 comme National Coffee Development Board, membre de l'ASEAN Coffee Federation en 2011, partenaire du Coffee Quality Institute en 2016. Utilisée pour l'association elle-même et comme exemple de récit répété.
    12. Production, Supply and Distribution Online, fichier café (psd_coffee_csv), USDA Foreign Agricultural Service, 2026, https://apps.fas.usda.gov/psdonline/downloads/psd_coffee_csv.zip niveau solide
      Fichier téléchargé le 21 octobre 2026 par un autre agent du même chantier et relu ici. Philippines : production de 450 000 sacs en 2019 et 2024 (25 000 d'arabica, 425 000 de canephora) ; autres espèces à 200 000 sacs en 1990, nulles depuis 2010 ; consommation intérieure de 6 120 000 sacs en 2019 ; importations de soluble de 5 000 000 de sacs en 2019 et 2024.
    13. UN Comtrade, HS 090111 (café non torréfié, non décaféiné) et HS 210111 (extraits, essences et concentrés de café), Division de statistique des Nations unies, 2026, https://comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=608&a niveau solide
      Interrogé le 21 octobre 2026, déclarations des Philippines pour 2023 : importations de café vert 47 632 964 kg pour 126 265 907 dollars, dont Vietnam 39 300 052 kg et Indonésie 7 060 411 kg (Brésil 639 499 kg) ; importations d'extraits 16 909 320 kg pour 102 533 078 dollars ; exportations de café vert 47 859 kg, d'extraits 748 535 kg.
    14. Membership of the International Coffee Organization under the International Coffee Agreement 2007, as at 2 February 2022, Organisation internationale du café, 2022, https://www.icocoffee.org/wp-content/uploads/2022/11/membershipica2007 niveau solide
      Philippines parmi les pays ayant achevé leurs procédures : adhésion le 29 mars 2011, 0,5 % des voix pour l'entrée en vigueur.
    15. Genomic data define species delimitation in Liberica coffee with implications for crop development and conservation, Aaron P. Davis et coauteurs, Nature Plants 11, p. 1729-1738, doi 10.1038/s41477-025-02073-y, 2025, https://doi.org/10.1038/s41477-025-02073-y niveau solide
      Non ouvert en texte intégral (le dépôt de l'université de Saragosse n'a pas répondu). Lu à travers la planche avenir-09 du site et la source 16 : trois espèces, C. liberica, C. dewevrei (excelsa) et C. klainei ; l'excelsa cesse d'être une variété du liberica.
    16. Study Says Liberica and Excelsa Are Separate Species, With Implications for Cultivation, Nick Brown, Daily Coffee News, 2025, https://dailycoffeenews.com/2025/08/21/study-says-liberica-and-excelsa niveau moyen
      Compte rendu de la source 15 : production mondiale de liberica et d'excelsa « probablement inférieure à 1 000 tonnes », la part de 1 à 2 % souvent citée venant de données de la fin du XIXe siècle. L'article ne nomme pas les Philippines.
    17. Coffee Varieties Catalog, World Coffee Research, 2025, https://varieties.worldcoffeeresearch.org/ niveau solide
      Copie de la bibliothèque. P. 5 : Philippines parmi les huit pays couverts pour le canephora. P. 129 et 131 : clones Roubi 1 et Roubi 2, obtenteur Nestlé Research, diffusés au Mexique et aux Philippines, hautement résistants à la rouille.
    18. Global Conservation Strategy for Coffee Genetic Resources, Paula Bramel, Sarada Krishnan, Daniela Horna, Brian Lainoff, Christophe Montagnon, Crop Trust, 2017 niveau solide
      Copie de la bibliothèque (Varietes_et_genetique), annexe II, liste des espèces, p. 65 : Coffea mabesae, Philippines.
    19. Demythologising the history of coffee in Lipa, Batangas in the XIXth century, Bel Castro, université d'Adélaïde (mémoire), 2003, https://digital.library.adelaide.edu.au/items/9186a96e-1ad5-4707-ab21- niveau moyen
      Résumé seulement, lu par le moteur de recherche, la notice n'ayant pas pu être ouverte : la thèse d'un monopole de Lipa vers 1886-1887 est un mythe ; déforestation, monoculture, manque d'investissement et concurrence d'autres productions expliqueraient mieux le déclin que la maladie, qui l'aurait accéléré.
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