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    Cuba

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Caraïbes.

    Caraïbes

    ATLASCuba

    6 000 tonnes (FAOSTAT 2024)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Caraïbes.

    Cuba n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Cuba
    Dernière valeur
    6 000 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    chiffre d'une organisation externe
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    52 206 tonnes en 1962
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 24 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t26 103 t52 206 tpic : 52 206 t en 19622014 : imputé2015 : imputé2016 : imputé6 000 t en 2024 · source externe19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Petits points creux : les 3 années antérieures que FAOSTAT impute ou estime. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    Le caféier arrive à Cuba en 1748. Ukers le dit deux fois, dans son chapitre sur la propagation et dans sa chronologie : cette année-là, Don José Antonio Gelabert introduit la culture dans l'île avec des graines venues de Saint-Domingue. Le catalogue de World Coffee Research donne la même date et la même provenance, et précise qu'il s'agissait de Typica, la lignée issue du plant de Java passé par Amsterdam et Paris, arrivée à Saint-Domingue en 1735. D'après l'historien cubain Francisco Pérez de la Riva, cité par la presse de l'île, le premier cafetal, c'est-à-dire la première plantation de café, est fondé sur une propriété de Gelabert près de Wajay, au sud de La Havane. Cuba devient ensuite à son tour un point de départ : Ukers fait venir de l'île le café du Costa Rica en 1779, ce que rappelle le dossier du site sur ce pays, et celui du Salvador en 1852 [1][2][15].

    Le vrai démarrage vient d'ailleurs, et d'une révolte. Après le soulèvement des esclaves de Saint-Domingue d'août 1791, des colons français et des créoles nés dans la colonie fuient vers l'est de Cuba, et les arrivées se poursuivent jusqu'en 1803. Ils apportent un savoir-faire : selon l'UNESCO, le traitement par voie humide, où l'on dépulpe la cerise puis fait fermenter le grain avant de le sécher, a été mis au point dans cette région par les Français, avec ses citernes, ses aqueducs et ses moulins. L'agence IPS, qui s'appuie sur les historiens cubains de cette immigration, compte environ 100 000 caféiers dans la région en 1803 et quatre millions en 1807, sur 191 plantations où travaillent 1 650 esclaves. Ce que la chronique du site décrit comme le passage du centre de gravité du café vers Cuba, la Jamaïque puis le Brésil a donc ici un lieu précis, les contreforts de la Sierra Maestra, et une main-d'œuvre : l'historien Stuart McCook note que Cuba est le seul endroit des Antilles où la plantation de café à esclaves survit à la crise des années 1790 à 1830 [4][5][6].

    Ce paysage est inscrit au patrimoine mondial en 2000 sous le nom de Paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba. Il couvre 81 475 hectares dans les provinces de Santiago de Cuba et de Guantánamo et réunit les vestiges de 171 cafetales, avec la maison du maître, les secaderos, c'est-à-dire les aires de séchage en terrasses, les ateliers où l'on décortiquait et torréfiait le grain, les logements des travailleurs, ainsi que les chemins muletiers qui menaient le grain aux ports. L'UNESCO dit sans détour que ces propriétaires, surtout d'origine française et haïtienne, ont exploité la montagne « par la sueur et le sang » de leurs esclaves africains. Le domaine de La Isabelica, qui appartenait au colon Prudencio Casamayor, est devenu un musée dans les années 1960. Si ces ruines ont si bien survécu, c'est que la région a été largement abandonnée au début du XXe siècle, quand ses techniques ne pouvaient plus rivaliser avec celles du reste de l'Amérique latine [4][5].

    Au XIXe siècle, Cuba compte parmi les grands exportateurs, puis disparaît du marché. Ukers donne 50 000 000 de livres exportées en moyenne par an dans les années 1840, soit près de 22 700 tonnes, et 2 067 plantations « il y a un siècle » ; Thurber, en 1881, parle de plus de 25 000 000 de livres par an entre 1830 et 1840 et de 15 710 tons en 1842. Les deux auteurs s'accordent sur la suite. Les ouragans, une législation défavorable, la montée du Brésil et surtout le sucre, plus rentable, chassent le café, et Walsh écrit en 1894 que l'île ne produit même plus de quoi boire. En 1907, il reste 1 411 plantations et 3 662 850 caféiers, qui donnent 6 595 700 livres, à peine 3 000 tonnes. Cuba est alors un pays importateur et grand buveur : en 1920, elle achète près de 40 000 000 de livres, environ 18 100 tonnes, dont une grande part vient de Porto Rico, et chaque habitant consomme 13,79 livres par an, soit 6,3 kilos, le deuxième chiffre du monde derrière la Suède. La préparation que décrit Ukers est un extrait à froid : la mouture fine est versée dans un sac de flanelle sur lequel on repasse plusieurs fois de l'eau froide, et l'extrait sert ensuite au café au lait ou au café noir [1][7][8].

    La culture repart au XXe siècle, puisque le pays exporte au milieu des années 1950 plus de 20 000 tonnes par an, surtout vers les Pays-Bas et l'Allemagne, à des prix supérieurs au marché ; un Instituto Cubano del Café figure alors parmi les organismes de recherche que recense Coste en 1955. Le sommet suit la révolution de 1959 : la presse cubaine parle d'un record de 60 330 tonnes en 1961, avec un rendement de 0,36 tonne par hectare. Le déclin est ensuite long et documenté par le ministère américain de l'Agriculture. La Sierra Maestra, première région caféière, a été le théâtre de la guérilla ; s'y ajoutent la nationalisation des fermes caféières, le départ des techniciens, l'exode des travailleurs vers les villes et un pari perdu sur des plantations proches de La Havane, cueillies par des volontaires venus de la capitale. À la fin des années 1960, la production est revenue au niveau des années 1930, et dans les années 1970 à celui des années 1920. La chronique du site rappelle l'autre face de cette histoire : l'accord international sur le café de 1962 est aussi pensé pour tenir les pays producteurs loin de l'influence cubaine [9][10][11].

    La série FAOSTAT du café vert commence à 37 000 tonnes en 1961 et culmine à 52 206 tonnes en 1962. Elle oscille ensuite entre 14 807 tonnes (1978) et 34 246 tonnes (1967), remonte à 28 920 tonnes en 1989 grâce aux plantations décidées dans les années 1980, puis glisse après l'effondrement du bloc soviétique, qui prive l'agriculture d'engrais et de carburant et vide la montagne de ses cueilleurs. Les 6 000 tonnes de 2024 sont huit à neuf fois moins que le sommet de 1962. Mais la série change de nature en chemin. Ses 29 premières valeurs, de 1961 à 1989, sont des chiffres officiels ; depuis 1990, 30 valeurs sur 35 portent le statut X, « chiffre non officiel d'une organisation externe », trois sont imputées par la FAO (2014 à 2016) et deux seulement sont officielles (9 100 tonnes en 2021, 6 252 en 2022). La surface récoltée, qui passe de 170 000 hectares en 1961 à 17 801 en 2024, n'est jamais un chiffre officiel après 1989. Ce que ces statuts veulent dire est discuté dans les zones d'ombre [3][9].

    Bâtisse à rez-de-chaussée de pierre voûté et étage de bois, devant un jardin
    La maison de maître du domaine caféier de La Isabelica, près de Santiago de Cuba, en 2008Sigi Knoll (Lagaly_de) · CC BY-SA 3.0
    Grandes aires de séchage maçonnées vues d'en haut, collines boisées au fond
    Les aires de séchage dallées de La Isabelica, où le café sécha au soleilSigi Knoll (Lagaly_de) · CC BY-SA 3.0
    Grande auge circulaire de pierre moussue avec son axe et sa meule, dans l'herbe
    La meule circulaire de pierre où l'on décortiquait le grain sec, à La IsabelicaSigi Knoll (Lagaly_de) · CC BY-SA 3.0

    Aujourd'hui

    Le café cubain est un café de montagne de l'Oriente. Environ 90 % de la production vient de la bande montagneuse des provinces de Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo, et Tercer Frente, dans la province de Santiago, est la première commune productrice du pays. Le centre de l'île produit aussi dans l'Escambray. Les zones caféières sont des zones qui se vident : environ 700 000 personnes vivent en montagne, 6 % de la population, et le manque de bras pour la cueillette revient dans toutes les sources comme la première cause des mauvaises récoltes. Pour le contourner, le Grupo Empresarial Agroforestal, l'entreprise d'État du ministère de l'Agriculture qui encadre la production, mène depuis 2017 un programme de « café en el llano », c'est-à-dire de café en plaine : 1 200 hectares plantés en 2021, surtout dans les provinces de Matanzas, Villa Clara et Mayabeque, avec un objectif de 7 163 hectares et de plus de 4 000 tonnes par an en 2030 [14][15][16][17].

    Les deux espèces sont cultivées. L'État achète le café arabica de première qualité 500 pesos la lata et le canephora 420 pesos ; la lata est l'unité de compte de la récolte, une boîte de 12,88 kilos de cerises selon Granma. Le canephora est le dernier à mûrir, si bien qu'en novembre 2025 il restait encore environ 360 tonnes sur les arbres de la seule province de Guantánamo. Côté arabica, une étude menée à Filé, dans la commune de Tercer Frente, compare du Typica, l'héritage de 1748, et deux Catimor, l'un à fruits jaunes, l'autre à fruits rouges, cultivés entre 200 et 350 mètres d'altitude seulement ; le Typica y donne la meilleure tasse. Du matériel génétique venu du Vietnam est multiplié dans les fermes semencières de Tercer Frente, Guisa et Buey Arriba, et Granma mentionne trois clones « à haut potentiel » issus de cette coopération. Le traitement se fait par voie humide, celle que les Français avaient installée : dépulpeuses, bacs de fermentation et aires de séchage, que la campagne 2025-2026 devait réparer. La récolte s'ouvre en septembre et, dans l'Oriente, se prolonge sur l'année suivante [16][17][18][19][20][23].

    L'État tient chaque étape après la cueillette. La culture, elle, a largement échappé aux fermes d'État : dès le milieu des années 1990, la plus grande part de la production ne passe plus par elles, et l'étude de Filé porte sur des fermes privées. La torréfaction pour le marché intérieur revient à l'entreprise publique Cuba-Café, qui produit le café de la libreta et les marques vendues en devises, Turquino, Serrano, El Arriero et Regil. L'exportation passe par Cubaexport, qui payait en 2008 au producteur et au transformateur un prix fixé par l'État. Une entreprise mixte cubano-italienne, BioCubaCafé, travaille avec le Grupo Agroforestal sur le café biologique : elle annonce plus de 4 500 producteurs certifiés et paie 500 pesos la lata biologique, et Granma lui attribue un café vieilli en fûts de rhum avec Cuba Ron, vendu sous le nom de Reserva de Tierra Cuba. Vis-à-vis de l'Organisation internationale du café, Cuba est membre exportateur de l'accord de 2007, mais suspendu pour arriérés de cotisations persistants en 2024-2025 [9][14][17][19][22][23].

    Le café que boivent les Cubains est d'abord celui de la libreta, le carnet de rationnement : un sachet de 115 grammes par personne et par mois, ce qui correspond aux deux onces par adulte tous les quinze jours que relevait le ministère américain de l'Agriculture en 2008. Ce café est mélangé à du chícharo, des pois secs torréfiés. Le mélange existait depuis l'effondrement de la production après 1959 ; il cesse en 2005, quand le café pur revient dans le carnet, puis reprend en mai 2011, par une note officielle du ministère chargé du commerce, parue dans Granma, qui en donne la raison : le canephora a pris 69 % en un an, à 2 904 dollars la tonne, et le pois seulement 30 %, à 500 dollars. La même note supprime la ration des enfants jusqu'à six ans. En 2023, le café de la ration est importé pour moitié au moins et mélangé à 50 % de pois, et il n'a pas été distribué pendant environ quatre mois à partir de mai. En 2025, le sachet de 115 grammes de la marque Hola coûte 11 pesos au guichet et se revend 85 à 150 pesos, tandis que Cubita et Serrano montent jusqu'à 1 500 pesos le kilo sur le marché informel. La consommation par habitant, de l'ordre de 12 livres par an à la fin des années 1950, était tombée à 3 livres en 2001 [9][12][13][14][15].

    L'île importe plus de café qu'elle n'en vend. En 2010-2011, elle en a acheté 18 000 tonnes sur le marché mondial, pour 40 à 50 millions de dollars par an, et Raúl Castro avait chiffré la facture à 47 millions devant l'Assemblée nationale en décembre 2010. En 2023, la presse de l'île reprend un chiffre de Granma de 2020 : environ 8 000 tonnes importées chaque année, toutes du Vietnam. Les exportations sont restées sous les 2 000 tonnes en 2021, vendues de 4 262 dollars la tonne pour les qualités basses à 9 682 dollars pour les meilleures ; le Japon et la France étaient les deux premiers clients en 2008. Les objectifs, eux, se succèdent : 22 000 tonnes pour 2015 annoncées en 2012, puis 30 000 tonnes et 80 000 hectares pour 2030, dont 5 000 à 8 000 tonnes pour l'export. Une productrice résume ce qui coince : « il n'y a pas de correspondance entre l'effort que demande le café et ce qu'il rapporte » [9][11][12][14][15].

    Repères
    Arrivée du caféier
    1748, par José Antonio Gelabert, avec des graines de Saint-Domingue [1]
    Premières plantations au patrimoine mondial
    171 cafetales sur 81 475 ha, provinces de Santiago de Cuba et de Guantánamo, inscription en 2000 [4]
    Record de production
    60 330 t en 1961 selon la presse cubaine ; 52 206 t en 1962, maximum de FAOSTAT [11]
    Valeur FAOSTAT 2024
    6 000 t, statut X, chiffre non officiel d'une organisation externe [3]
    Espèces cultivées
    Coffea arabica et Coffea canephora, achetés 500 et 420 pesos la lata de 12,88 kg de cerises [18]
    Principales provinces
    Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo, environ 90 % de la production [15]
    Café de la libreta
    115 g par personne et par mois, mélangé de pois depuis 2011 (pur de 2005 à 2011) [12]
    Organisme d'exportation
    Cubaexport, à prix fixé par l'État [9]

    Zones d'ombre

    Personne ne sait au juste combien Cuba produit. FAOSTAT donne 6 000 tonnes en 2023 et en 2024, un chiffre rond qui fait exactement 100 000 sacs de 60 kilos et porte le statut X ; 27 des 30 valeurs X de la série tombent d'ailleurs sur un nombre rond de milliers de sacs, ce qui trahit des chiffres recopiés d'une source qui compte en sacs, vraisemblablement l'Organisation internationale du café, sans que la FAO la nomme. Au même moment, la presse cubaine parle de 9 000 à 10 000 tonnes par an. Le guide de l'ITC, construit sur les données de l'OIC, donne 100 000 à 118 000 sacs entre 2014 et 2019, soit 6 000 à 7 080 tonnes, quand FAOSTAT impute 9 203 tonnes à 2014. Le Guardian parle d'un plus bas de 5 500 tonnes en 2009, l'année où FAOSTAT inscrit 7 980 tonnes. Le départ ne vaut pas mieux : 37 000 tonnes en 1961 pour FAOSTAT, chiffre officiel, contre 60 330 tonnes pour la presse cubaine, qui en fait le record de l'île. Même l'unité de la récolte reste à éclaircir : dans la province de Guantánamo, 57 300 latas perdues valent 101 tonnes, soit environ 1,8 kilo par lata, ce qui suppose un compte en café oro, c'est-à-dire en grain vert décortiqué, mais l'article ne le dit pas [3][11][12][14][20][21].

    Plusieurs récits se répètent sans preuve. Le Guardian écrit en 2011 que Cuba aurait été « réputée » premier exportateur mondial dans les années 1940 : Ukers la dit pratiquement sortie du commerce d'exportation en 1922, et le ministère américain de l'Agriculture lui prête un peu plus de 20 000 tonnes exportées au milieu des années 1950, ce qui ne fait pas un premier rang. Les sources anciennes divergent aussi entre elles : Ukers et World Coffee Research font venir les graines de 1748 de Saint-Domingue, Walsh en 1894 les fait venir de la Martinique vers 1750 ; Ukers donne 50 000 000 de livres exportées par an dans les années 1840, Thurber la moitié pour la décennie précédente. Une encyclopédie en ligne affirme que la production est tombée à 7 000 sacs en 2007-2008, soit 420 tonnes, quinze fois moins que les 6 240 tonnes que FAOSTAT inscrit en 2008 : sans doute une coquille, à ne pas reprendre [1][2][7][8][9][12][24].

    Ce que personne n'a mesuré, enfin. Aucune source consultée ne donne la part du canephora et de l'arabica dans la récolte, ni l'espèce des clones venus du Vietnam, que ni OnCuba ni Granma ne précisent. On ignore aussi la part du café importé dans les marques en devises, et qui fabrique Cubita : les sources lues la citent comme marque, sans dire qui la torréfie. Les plans successifs annoncent des tonnages qui n'ont jamais été atteints, mais aucun bilan public ne mesure l'écart, ni le nombre exact de producteurs, que BioCubaCafé chiffre à 4 500 pour ses seuls producteurs certifiés [15][16][17][19].

    Non traité : La part du canephora et de l'arabica dans la récolte, faute de chiffre publié ; l'espèce des clones venus du Vietnam ; le fabricant de Cubita ; la source exacte des valeurs X de FAOSTAT, que la FAO ne nomme pas ; une série nationale officielle récente (annuaire de l'ONEI non consulté) ; le texte de la réforme agraire de 1959 et la date de la nationalisation des fermes caféières, que la source lue ne précise pas ; l'expulsion des Français de 1809, vue seulement en résumé de recherche ; le nombre de producteurs du pays.

    Sources
    1. All About Coffee, William H. Ukers, The Tea and Coffee Trade Journal Company, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Introduction en 1748 par Don José Antonio Gelabert avec des graines de Saint-Domingue, puis vers le Costa Rica (1779) et le Salvador (1852) (p. 9, chronologie p. 728) ; exportations moyennes de 50 000 000 de livres dans les années 1840 et causes du déclin (p. 233) ; 2 067 plantations « il y a un siècle », 1 411 plantations et 3 662 850 arbres en 1907, importations (p. 282) ; Cuba premier débouché du café de Porto Rico (p. 194) ; 13,79 livres par habitant, deuxième rang mondial (p. 288) ; 39 981 696 livres importées en 1920 (p. 291) ; classes commerciales (p. 361) ; préparation au sac de flanelle (p. 692). Pages vérifiées sur le PDF de la bibliothèque.
    2. Coffee Varieties Catalog, World Coffee Research, 2025, https://varieties.worldcoffeeresearch.org/ niveau solide
      Typica arrivé à Saint-Domingue en 1735, graines envoyées de Saint-Domingue à Cuba en 1748, puis de Cuba au Costa Rica (1779) et au Salvador (1840) (p. 9).
    3. FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green, Cuba (fichier normalisé complet), FAO, 2025, https://www.fao.org/faostat/en/#data/QCL niveau solide
      Production de 1961 à 2024 avec son statut année par année, lu dans le CSV complet : A de 1961 à 1989 et en 2021-2022, X (« Unofficial figure ») de 1990 à 2013, de 2017 à 2020 et en 2023-2024, I de 2014 à 2016 ; maximum 52 206 t en 1962 ; 6 000 t en 2024 ; surface récoltée de 170 000 ha (1961, E) à 17 801 ha (2024, I).
    4. Archaeological Landscape of the First Coffee Plantations in the South-East of Cuba, Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, 2000, https://whc.unesco.org/en/list/1008/ niveau solide
      Inscription en 2000 ; 171 plantations sur 81 475 ha dans les provinces de Guantánamo et de Santiago de Cuba ; propriétaires surtout d'origine française et haïtienne, travail des esclaves africains ; traitement humide mis au point par les Français dans la région ; abandon au début du XXe siècle ; musée de La Isabelica dans les années 1960.
    5. CULTURE-CUBA: French Ruins May Be Named World Heritage Site, Dalia Acosta, Inter Press Service, 2000, https://www.ipsnews.net/?p=75405 niveau moyen
      Arrivée des colons de Saint-Domingue de 1791 à 1803 ; 100 000 caféiers en 1803, quatre millions en 1807 sur 191 plantations et 1 650 esclaves, d'après les travaux de Juan Pérez de la Riva ; La Isabelica, propriété de Prudencio Casamayor ; près de 100 cafetales déclarés monuments nationaux en 1991.
    6. Coffee Is Not Forever: A Global History of the Coffee Leaf Rust, Stuart McCook, Ohio University Press, 2019, https://ohioopen.library.ohio.edu/oupress/96/ niveau solide
      Effondrement de la plantation caféière des Antilles entre 1790 et 1830 ; Cuba seul endroit des Antilles où elle survit, en concurrence avec le sucre pour la main-d'œuvre esclave (p. 29, copie de la bibliothèque).
    7. Coffee: From Plantation to Cup, Francis B. Thurber, 1881, https://archive.org/details/coffeefromplanta00thur niveau moyen
      Exportations cubaines de plus de 25 000 000 de livres par an de 1830 à 1840 et de 15 710 tons en 1842 ; l'île ne couvre plus sa propre consommation (p. 138, copie de la bibliothèque).
    8. Coffee: Its History, Classification and Description, Joseph M. Walsh, 1894, https://archive.org/details/coffeeitshistory00wals niveau moyen
      Plants obtenus de la Martinique par les Espagnols vers 1750 (p. 29) ; près de 50 000 000 de livres par an autrefois, culture remplacée par le sucre et le tabac, districts de la Sierra Maestra, de la Vuelta Abajo, d'Alquízar et de San Marcos (p. 158) ; préparation au sac de flanelle (p. 234). Copie de la bibliothèque.
    9. Cuba's Food & Agriculture Situation Report, Office of Global Analysis, Foreign Agricultural Service, USDA, 2008, https://web.archive.org/web/20131105150934/http://www.fas.usda.gov/itp niveau solide
      Exportations de plus de 20 000 t par an au milieu des années 1950, vers les Pays-Bas et l'Allemagne ; Japon et France premiers clients ; Cubaexport seul exportateur à prix fixé ; causes du déclin après 1959 (guérilla dans la Sierra Maestra, nationalisation, exode, plantations près de La Havane) ; niveaux des années 1930 puis 1920 ; reprise des années 1980 et choc de 1989-1991 ; fin des fermes d'État dominantes au milieu des années 1990 ; ration de deux onces par adulte tous les quinze jours ; consommation de 12 à 3 livres par habitant (p. 49-50).
    10. Les caféiers et les cafés dans le monde, tome I, René Coste, Larose, 1955, https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers20-12 niveau solide
      Arrivée à Cuba en 1748 ; Instituto Cubano del Café parmi les organismes de recherche caféière d'Amérique (p. 330). Lu dans la copie de la bibliothèque.
    11. Cuba le vuelve a apostar a su café, Notimex, repris par La Opinión, 2012, https://laopinion.com/2012/06/12/cuba-le-vuelve-a-apostar-a-su-cafe/ niveau moyen
      Record de 60 330 t en 1961, rendement de 0,36 t/ha ; environ 60 000 t en 1958 ; 18 000 t importées en 2010-2011, 40 à 50 millions de dollars par an ; objectif de 22 000 t en 2015 ; plus de 70 % des caféiers âgés de 30 à 40 ans selon le vice-ministre Ramón Frómeta.
    12. Hard times mean Cuban coffee tastes of peas again, Rory Carroll, The Guardian, 2011, https://www.theguardian.com/world/2011/may/06/cuba-coffee-peas niveau moyen
      Note du ministère du Commerce intérieur dans Granma ; hausse du canephora de 69 % à 2 904 $/t, du pois de 30 % à 500 $/t ; café pur dans la ration depuis 2005 ; suppression de la ration des moins de six ans ; sachets de 115 g ; plus bas de 5 500 t en 2009 ; 47 millions de dollars d'importations selon Raúl Castro ; formule « réputé premier exportateur mondial dans les années 1940 ».
    13. Cuba: un cafecito con chícharos, Associated Press, repris par Expansión, 2011, https://expansion.mx/economia-insolita/2011/05/04/cuba-un-cafecito-con niveau moyen
      Retour du mélange en mai 2011 ; sachet de 115 g passé de 5 à 4 pesos ; mélange jusqu'en 2005 ; production d'environ 6 000 t par an couvrant un tiers des besoins.
    14. ¿No hay café en Cuba?, Lucía Rojas, OnCuba News, 2023, https://oncubanews.com/cuba/economia/no-hay-cafe-en-cuba niveau moyen
      Production de 9 000 à 10 000 t par an, besoin de 24 000 t ; rendement de 0,18 t/ha ; environ 8 000 t importées par an du Vietnam (d'après Granma, 2020) ; exportations sous 2 000 t en 2021, à 4 262 et 9 682 $/t ; objectifs de 30 000 t et 80 000 ha en 2030 ; ration importée pour moitié au moins et mélangée à 50 % de pois, interrompue à partir de mai 2023 ; Cuba-Café et ses marques Turquino, Serrano, El Arriero, Regil ; 700 000 habitants en montagne.
    15. Cafeteras vacías: sin costumbres tampoco hay país, Ángel Marqués Dolz, OnCuba News, 2025, https://oncubanews.com/?p=579539 niveau moyen
      Premier cafetal en 1748 sur une propriété de Gelabert près de Wajay, d'après Francisco Pérez de la Riva ; environ 90 % de la production dans les provinces de Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo ; Tercer Frente première commune productrice ; plan de 17 000 t en 2022 et 30 000 t en 2030 ; prix du sachet Hola, de Cubita et de Serrano ; grains de l'Escambray ; citation de la productrice Nidia Calunga.
    16. Cuba apuesta por producir café en el llano con tecnología vietnamita, OnCuba News, d'après l'Agencia Cubana de Noticias, 2021, https://oncubanews.com/cuba/cuba-apuesta-por-producir-cafe-en-el-llano niveau moyen
      Programme de café en plaine depuis 2017, mené par le Grupo Empresarial Agroforestal ; 1 200 ha plantés ; objectif de 7 163 ha et de plus de 4 000 t en 2030 ; pôles principaux à Matanzas, Villa Clara et Mayabeque ; matériel génétique vietnamien multiplié à Tercer Frente, Guisa et Buey Arriba ; exode des montagnards.
    17. Para que no falte «un traguito de café» (I), Luis Alberto Portuondo et David A. Medina Cabrales, Granma, 2025, https://www.granma.cu/cuba/2025-11-22/para-que-no-falte-un-traguito-de niveau moyen
      Record de 60 000 t en 1961 ; manque de main-d'œuvre pour la cueillette ; Tercer Frente première commune productrice ; trois clones issus d'un projet avec le Vietnam ; BioCubaCafé, plus de 4 500 producteurs certifiés, Reserva de Tierra Cuba vieilli en fûts de rhum avec Cuba Ron.
    18. Trabajan en la paulatina recuperación de la producción cafetalera, Luis Alberto Portuondo et Milena Estévez Gámez, Granma, 2025, https://www.granma.cu/cuba/2025-09-03/sin-pausas-la-recuperacion-de-la niveau moyen
      Prix d'achat de 500 pesos la lata d'arabica de première qualité et de 420 pesos la lata de canephora (« robusta » dans le texte) ; ouverture de la récolte en septembre 2025 ; convention réunie par le Grupo Agroforestal.
    19. Proveen logística vital para la actual cosecha cafetalera, Luis Alberto Portuondo et David A. Medina Cabrales, Granma, 2025, https://www.granma.cu/cuba/2025-09-15/proveen-logistica-vital-para-la- niveau moyen
      Lata de 12,88 kg de cerises ; 500 pesos la lata biologique ; BioCubaCafé, entreprise mixte cubano-italienne, 270 associés en 2023 et 320 en 2024 ; réparation des aires de séchage et des bacs de fermentation.
    20. Cafetaleros del Alto Oriente: recoger y recuperar, José Llamos Camejo, Granma, 2025, https://www.granma.cu/huracan-melissa-cuba/2025-11-18/cafetaleros-del- niveau moyen
      Ouragan Melissa en Guantánamo : 6 873 ha de café endommagés, plus de 57 300 latas perdues valant 101 t ; environ 360 t de canephora encore sur les arbres, variété la plus tardive ; objectif provincial proche de 670 t.
    21. The Coffee Guide, 4e édition, tableau 5, p. 86-87, International Trade Centre (ITC), 2021, https://intracen.org/resources/publications/the-coffee-guide-fourth-ed niveau solide
      Cuba classé arabica, année caféière de juillet à juin ; production de 101, 100, 103, 113, 118 et 110 milliers de sacs de 2014 à 2019 (lu dans la copie de la bibliothèque, ligne décalée d'un rang dans l'extraction du texte).
    22. Redistribution of votes in the Council for coffee year 2024/25 (ICC-140-1), Organisation internationale du café, 2025, https://ico.org/documents/cy2024-25/icc-140-1e-redistribution-2024-25. niveau solide
      Cuba parmi les membres exportateurs de l'accord de 2007 suspendus pour arriérés persistants, sans droit de vote (document du 22 septembre 2025).
    23. Estudios sobre calidad del café (Coffea arabica) en la localidad de Filé, municipio Tercer Frente, Santiago de Cuba, Yudmila Vázquez-Osorio, Daniel Vuelta-Lorenzo, Miriela Rizo-Mustelier, Ciencia en su PC, vol. 1, n° 2, p. 66-81, 2020, https://www.redalyc.org/journal/1813/181363909010/181363909010.pdf niveau solide
      Typica, Catimor jaune et Catimor rouge cultivés sur des fermes privées de Filé entre 200 et 350 m ; meilleure qualité chimique et sensorielle pour le Typica.
    24. Coffee production in Cuba, Wikipédia en anglais, consulté en 2026, https://en.wikipedia.org/wiki/Coffee_production_in_Cuba niveau faible
      Seulement l'affirmation d'une chute à 7 000 sacs en 2007-2008, citée comme exemple d'erreur probable.
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