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    Cap-Vert

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.

    Afrique

    ATLASCap-Vert

    14 tonnes (FAOSTAT 2024)Dossier approfondi, atlas 2026

    Dossier approfondi : la série FAOSTAT confrontée aux autres chiffres, l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ses zones d'ombre, sources numérotées. Région : Afrique.

    Cap-Vert n'avait qu'un repère statistique. Ce dossier le complète : l'histoire de la filière, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qui reste incertain, chaque paragraphe renvoyant à ses sources, numérotées en bas de page.

    La série FAOSTAT reste affichée telle quelle. Le dossier dit ce qu'elle vaut, année par année quand c'est possible, et la confronte aux autres chiffres disponibles.

    Ce que la source permet d'affirmer
    Statut géographique
    pays
    Nom dans FAOSTAT
    Cabo Verde
    Dernière valeur
    14 tonnes en 2024
    Nature de la valeur
    chiffre officiel
    Début de la série positive
    1961
    Maximum de la série
    185 tonnes en 1971
    Niveau de documentation

    Couverture confirmée : série FAOSTAT, et un dossier de 14 sources qui croise l'histoire, la filière d'aujourd'hui et ce qui reste incertain.

    La production dans le temps
    Production de café vert en tonnes, 1961 à 20240 t92 t185 tpic : 185 t en 19711982 : estimé1983 : estimé1984 : estimé14 t en 2024 · officiel19612024
    Évolution déclarée ou estimée par FAOSTAT, en tonnes de café vert. Petits points creux : les 3 années antérieures que FAOSTAT impute ou estime. Une rupture peut venir du terrain, mais aussi de la méthode statistique.
    FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, item Coffee, green, code 656, élément Production, code 5510.

    L'histoire

    L'archipel du Cap-Vert était inhabité quand les Portugais commencent à le peupler, par Santiago, en 1462, et le caféier y arrive bien plus tard, par plusieurs îles à la fois. Le plus ancien témoignage relevé par l'historien A. d. C. Souza est celui du botaniste Fusée-Aublet, qui décrit à Santiago, le 1er mars 1754, des caféiers d'environ cinq pieds plantés à l'abri de grands arbres et chargés de fruits. La culture ne prend pourtant qu'à partir des années 1790 : une mémoire du temps rapporte que trois ou quatre habitants de Santiago ont commencé à cultiver du café dans les regadios, c'est-à-dire les terres irriguées, et qu'à São Nicolau un Portugais établi dans l'île a semé quelques graines venues des Antilles, dont sont nés cinq pieds. En janvier 1803, l'intendant António Pusich estime déjà à 3 000 pieds les caféiers de São Nicolau et place le café en tête des productions de la colonie, pour 14:000$000 réis, devant le maïs et la vigne. Fogo n'apparaît dans aucun de ces documents [3].

    Lisbonne recommande la culture du café au Cap-Vert en 1803, et une Junta de Agricultura est créée en 1812 par ordre royal pour la développer, avec des « sociétés agronomiques » dans les îles. Souza relève pourtant un silence : de 1803 à 1826, la correspondance des gouverneurs ne parle pas de la production de café, alors qu'on le tient pour la première richesse de l'archipel. Il reparaît en 1826 dans une pétition de 22 négociants de Lisbonne, qui expliquent l'« improductivité » des îles par la fiscalité : l'arroba de café du Cap-Vert, une mesure d'environ 15 kilos, revient près de 1$800 réis à Lisbonne quand celle du Brésil dépasse à peine 600 réis, parce que les produits des possessions africaines paient 30 % de droits, ramenés à 10 % en 1829 seulement. Souza conclut que la culture a été freinée par la préférence de la métropole pour le café brésilien, par les longues sécheresses et par les morgadios, ces grands domaines concentrés en peu de mains et laissés sans exploitation [3].

    Au XIXe siècle, le café reste une culture de plusieurs îles. Les instructions nautiques de Kerhallet et Le Gras, traduites par le service hydrographique américain en 1873, le rangent parmi les principales exportations des deux groupes d'îles et attribuent à Santo Antão, l'île au sol le plus productif, environ un millier de quintaux d'un café excellent, dont la moitié est exportée ; leur description de Fogo n'en dit rien. En 1920, le manuel du Foreign Office britannique sur l'archipel fait du café la première exportation du Cap-Vert, payée à Lisbonne plus cher que tous les autres cafés d'Afrique de l'Ouest, et le dit cultivé surtout à Santo Antão, à Fogo et à Santiago. Il ajoute deux traits de structure : le régime des petits producteurs empêche d'en récolter assez pour le marché étranger, et partout où il est cultivé, le café reste sous le contrôle du propriétaire, qui le fait travailler pour son compte, alors que la purgueira, un arbuste dont les graines donnent une huile à savon et à graisser, se cultive en métayage contre la moitié de la récolte. Café et purgueira font ensemble à peu près les trois quarts des exportations [5][4].

    Ukers donne la mesure de cette époque. Dans son tableau des exportations des pays producteurs, les îles du Cap-Vert expédient 1 442 910 livres de café en 1916, soit environ 654 tonnes, pour une moyenne de cinq ans de 1 100 095 livres, environ 499 tonnes ; dans son texte, il les compte parmi les plus gros producteurs africains, juste après l'ancienne Afrique orientale allemande et devant Madagascar, l'Érythrée ou São Tomé. C'est trois fois et demie le plus haut niveau que FAOSTAT enregistrera après 1961. Une dépêche de l'agence Lusa de 2019 reprend un ordre de grandeur voisin pour la seule île de Fogo, 500 tonnes en 1900 tombées à une centaine de tonnes par an un siècle plus tard, puis moins encore à cause d'une sécheresse prolongée, sans citer de source. La même dépêche donne environ deux cents ans à la plantation actuelle, sur la pente du volcan, et rapporte qu'en 1934 le café de Fogo fut jugé le meilleur de l'empire portugais [2][8].

    La série FAOSTAT commence en 1961 à 52 tonnes et culmine à 185 tonnes en 1971, avec des écarts d'une année sur l'autre que seule une très petite production rend possibles, comme les 8 tonnes de 1973 entre 76 et 71 tonnes. Elle décline ensuite par paliers ronds, 50 ou 100 tonnes dans les années 1980, jusqu'à 10 tonnes en 1991. Puis elle s'interrompt : FAOSTAT inscrit un zéro estimé pour 1992 et aucune valeur de 1993 à 2010. Elle reprend en 2011 à 62 tonnes, oscille entre 40 et 88 tonnes jusqu'en 2022, et tombe à 17,17 tonnes en 2023 puis à 14 tonnes en 2024, toutes ces valeurs récentes étant des chiffres officiels. Le repère statistique actuel de l'atlas, qui fait débuter la série en 1961, ne signale pas ce trou de dix-huit ans [1].

    Aujourd'hui

    Les sources récentes ne parlent plus que de l'île de Fogo, et plus précisément de la commune de Mosteiros, sur le flanc nord-est du volcan dont le pic atteint presque 2 900 mètres. D'après l'administrateur de la société Fogo Coffee Spirit, cité par Lusa en 2019, des dizaines de petits agriculteurs y cultivent le caféier entre 350 et 1 300 mètres, en sec, c'est-à-dire sans irrigation, et sans engrais chimique. Barista Magazine situe la culture plus haut, entre 3 000 et 5 000 pieds, soit environ 900 à 1 500 mètres, et décrit de vieux caféiers mêlés aux papayers et aux bananiers, souvent plantés comme la vigne dans un trou creusé dans le lapilli, ces scories volcaniques noires sur lesquelles l'humidité de la nuit se condense puis s'égoutte vers la plante [8][10].

    Le café n'est pas une culture de Chã das Caldeiras, la plaine d'altitude enclose dans la caldeira, c'est-à-dire le grand cratère effondré au pied du pic. L'étude des dégâts de l'éruption de 2014-2015 y inventorie légumes, arbres fruitiers et vignes, la vigne étant la culture de plus grande valeur, sans un mot du café ; les coulées y ont enseveli environ un quart des terres cultivables. Le lien avec Chã est commercial : selon Wikipédia, l'association agricole du village torréfie et vend sous le nom de Café das Caldeiras un café cultivé sur le flanc nord [11][13].

    Barista Magazine écrit que ce café est encore entièrement de l'espèce Coffea arabica ; aucune source trouvée ne nomme les variétés cultivées ni ne les a analysées. Fogo Coffee Spirit, fondée en 2011, achète le café aux producteurs encore en cerise pour réunir des volumes, et le traite de deux manières : par voie sèche, la méthode traditionnelle, où la cerise sèche entière, et par voie humide, qui retire la pulpe avant le séchage, dans une installation du groupe en montagne ; son usine de Mosteiros trie et emballe. La récolte a lieu de février à avril, selon la mairie de Mosteiros. La société prévoyait aussi de développer une infusion de pulpe séchée, le thé de casca de café, jusque-là rudimentaire sur l'île [10][8][6].

    L'exportation se faisait, et se fait encore en partie, producteur par producteur et par l'intermédiaire des émigrés cap-verdiens, explique Fogo Coffee Spirit, détenue à 51 % par le négociant néerlandais Trabocca et à 49 % par la société cap-verdienne Capital Consulting, et associée à l'Associação dos Produtores do Café dos Mosteiros, dite Pro Café. En 2015, l'agence Inforpress annonce une première vente de 6 960 kilos à Starbucks, sous certificat phytosanitaire du ministère du Développement rural à Fogo, après des ventes au Japon, en Russie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie, et chiffre la production actuelle à 30 tonnes par an en moyenne, avec l'objectif de 300 tonnes en dix ans. En 2019, Lusa rapporte que l'usine a traité 11 tonnes en 2018 et à peine plus d'une tonne à la récolte de mars 2019, après trois années de faibles pluies ; quand la récolte baisse, les producteurs préfèrent stocker leur café en attendant un meilleur prix. Le Cap-Vert n'est pas membre de l'Organisation internationale du café : il figure parmi les gouvernements invités comme observateurs à la session qui a négocié l'accord de 2022 [8][9][12].

    Sur place, la mairie de Mosteiros a voulu donner au café une fête. Elle a créé en 2014 le Festival do Café do Fogo, tenu chaque année à Igreja, chef-lieu de la commune, dans les dernières semaines de la récolte, pour que les caféiculteurs puissent y venir et que les invités assistent à la cueillette. Ses deux temps forts sont le café da manhã et le café da tarde, des repas où le café accompagne la batanquinha, une préparation de patate douce et de farine de maïs, le cuscuz de maïs, le fromage et la banane. La même année, la commune présente un Musée du café de Fogo, installé dans l'ancienne délégation de santé, et son président demande au ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'aider à étendre les plantations, en quantité comme en qualité [6][7].

    Repères
    Espèce citée
    Coffea arabica, variétés non documentées [10]
    Zone de culture
    commune de Mosteiros, flanc nord-est du volcan de Fogo [8]
    Altitude de culture
    350 à 1 300 m selon le principal acheteur [8]
    Récolte
    février à avril à Mosteiros [6]
    Production FAOSTAT 2024
    14 t, chiffre officiel ; surface imputée [1]
    Maximum de la série FAOSTAT
    185 t en 1971 ; aucune valeur de 1993 à 2010 [1]
    Exportations en 1916
    1 442 910 livres, environ 654 t [2]
    Organisation internationale du café
    non membre, invité comme observateur [12]
    Caféier isolé sur un versant sec et pierreux, agaves et muret de pierres noires derrière
    Un caféier sur une pente sèche près de Mosteiros, à Fogo, entre un muret de pierres volcaniques et des agaves, en 2010Torbenbrinker · CC BY-SA 3.0
    Grains de café torréfiés en gros plan
    Café de l'île de Fogo, torréfié, en 2012Ji-Elle · CC BY-SA 3.0
    Tasse de café noir sur sa soucoupe, une cuillère posée à côté, sur une nappe blanche
    Une tasse de café à São Filipe, chef-lieu de Fogo, en 2012Ji-Elle · CC BY-SA 3.0
    Façade blanche peinte du nom du musée du café de Fogo, au bord d'une rue
    Le musée du café de Fogo, à Mosteiros, en 2025GualdimG · CC BY-SA 4.0, recadrage

    Zones d'ombre

    Le chiffre officiel de la production cache une surface et un rendement qui ne le sont pas. Depuis 2011, FAOSTAT qualifie chaque année la production de chiffre officiel, mais la surface récoltée est imputée, sauf en 2012 et 2013 où elle est estimée, et le rendement est estimé partout : il monte presque régulièrement de 204,3 kilos par hectare en 2014 à 231,8 en 2024, une courbe de modèle plutôt qu'une mesure. La surface s'en déduit, 14 tonnes divisées par 231,8 kilos donnant les 60 hectares de 2024, et n'apprend donc rien. Avant 1992, la série mêle chiffres officiels, valeurs reprises d'un organisme extérieur (1966 à 1968, 1974 et 1975) et estimations (1982 à 1984), avec des surfaces figées à 200 hectares de 1978 à 1984 puis à 180 hectares jusqu'en 1991. De 1993 à 2010, les années portent le statut M, que la table des statuts de FAOSTAT définit comme « valeur manquante ; la donnée ne peut exister », comme si la culture avait cessé ; or Lusa parle d'une centaine de tonnes par an vers 2000. Personne n'explique si ce trou traduit une récolte nulle ou un pays qui ne déclarait plus rien [1][8].

    Les tonnages ne se recoupent pas. Pour 2018 et 2019, FAOSTAT donne 46 puis 40 tonnes officielles, quand l'usine de Fogo Coffee Spirit traite 11 tonnes puis un peu plus d'une ; en 2015, Inforpress parle de 30 tonnes de production moyenne quand FAOSTAT en compte de 52 à 62 de 2011 à 2015. Les deux mesures ne portent peut-être pas sur la même chose, une société contre tout le pays, du café vert contre de la cerise ou de la parche, c'est-à-dire l'enveloppe qui entoure le grain, mais aucune source ne précise l'unité. On ignore aussi si le chiffre national couvre d'autres îles que Fogo, alors que Santiago, São Nicolau et Santo Antão étaient des îles à café au XIXe siècle et que le manuel de 1920 cite encore Santo Antão et Santiago à côté de Fogo. La chute de 47 à 14 tonnes entre 2022 et 2024, soit 70 %, n'est expliquée par aucune source trouvée ; la sécheresse en serait une cause possible, non démontrée. Enfin, aucune publication de l'Institut national de la statistique ni du ministère de l'Agriculture ne chiffre le café dans ce qui a pu être consulté : la présentation du recensement agricole de 2015 n'en parle pas, et le site de l'institut ne s'affiche pas sans navigateur [1][8][9][4][5][14].

    Plusieurs récits se répètent sans pièce primaire. Le « meilleur café de l'empire portugais », les médailles d'or de l'Exposition coloniale de Porto en 1934 et de Lisbonne en 1949, la présentation à une exposition universelle de Paris viennent de dépêches de presse qui ne citent aucun document. L'ancienneté varie selon qui parle, deux cents ans pour Lusa, au moins trois cents pour Barista Magazine, alors que les archives lues par Souza situent les premiers caféiers à Santiago en 1754 et que les sources lues ici ne citent pas le café de Fogo avant le manuel britannique de 1920. Ce même manuel juge le café du Cap-Vert si riche en caféine que bien des consommateurs le coupent de trois ou quatre fois son poids d'un café plus doux ; aucune mesure ne vient l'appuyer. Enfin, l'idée que ce café serait surtout bu sur place et vendu aux visiteurs n'est établie par aucune source : Barista Magazine écrit qu'il est le plus souvent exporté pour être torréfié ailleurs, au point d'être difficile à trouver sur l'île, et personne n'a mesuré la part consommée dans l'archipel [9][8][10][3][4].

    Non traité : Les variétés d'arabica cultivées à Fogo : aucune étude, aucune fiche de World Coffee Research ni aucun article trouvé ne les nomme. Les chiffres de l'administration cap-verdienne : je n'ai trouvé ni série de l'Institut national de la statistique ni rapport du ministère de l'Agriculture qui chiffre le café ; le site de l'INE est une application qui ne s'affiche pas sans navigateur et je ne l'ai pas parcourue dans un navigateur. Les exportations récentes en douane (UN Comtrade) : non consultées. La part du café consommée dans l'archipel : aucune mesure trouvée. Le café actuel de Santo Antão, Santiago et São Nicolau, îles à café au XIXe siècle : aucune source récente trouvée, ce qui ne prouve pas qu'il ait disparu. L'histoire du café à Fogo entre 1873 et 1920, et la période de 1975 à 2010 : aucune source lue.

    Sources
    1. FAOSTAT, Production: Crops and livestock products, Coffee, green (code 656), Cabo Verde : production, surface récoltée, rendement et statut de chaque valeur, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2025, https://bulks-faostat.fao.org/production/Production_Crops_Livestock_E_ niveau solide
      Archive en vrac publiée le 23 décembre 2025, lue dans la copie déjà extraite sur le disque. Production : A de 1961 à 1965, X (organisme extérieur, « Unofficial figure ») en 1966-1968 et 1974-1975, A de 1969 à 1973 et de 1976 à 1981, E de 1982 à 1984 (50 t), A de 1985 à 1991, 0 t (E) en 1992, M de 1993 à 2010, A de 2011 à 2024. Valeurs : 52 t en 1961, 185 t en 1971, 8 t en 1973, 168 t en 1976, 10 t en 1991, 62 t en 2011, 88 t en 2012, 46 t en 2018, 40 t en 2019, 47 t en 2022, 17,17 t en 2023, 14 t en 2024. Surface : E de 1961 à 1987, A de 1988 à 1991 (180 ha), M de 1993 à 2010, I en 2011 et de 2014 à 2024 (60 ha en 2024), E en 2012-2013. Rendement E sur toute la période récente, de 204,3 kg/ha (2014) à 231,8 kg/ha (2024).
    2. All About Coffee, chapitre XX (« Other African countries », p. 229 d'après l'index) et chapitre XXII, tableau des exportations des pays producteurs, William H. Ukers, 1922, https://www.gutenberg.org/ebooks/28500 niveau solide
      Cape Verde Islands : 1 442 910 livres exportées en 1916, moyenne quinquennale 1 100 095 livres ; dans le texte, rangées parmi les plus gros producteurs africains entre l'ancienne Afrique orientale allemande (2 334 450 livres en 1913) et Madagascar (707 676 livres en 1918). Conversions en tonnes calculées (0,45359237 kg la livre) : 654 t et 499 t.
    3. Cabo Verde e o silêncio em torno da cultura cafeeira durante as primeiras décadas do séc. XIX, Revista Escripturas, v. 5, n. 1, p. 95-119, A. d. C. Souza, Universidade de Pernambuco (revue), 2021, https://f842d77c-20b7-44fb-8ac7-c51e47c616a3.filesusr.com/ugd/2b5a58_6 niveau solide
      Article d'histoire fondé sur l'Arquivo Histórico Ultramarino. Peuplement par Santiago en 1462 ; caféiers vus à Santiago par Fusée-Aublet le 1er mars 1754 (Aublet 1755, p. 52) ; développement à partir de 1790 ; Santiago, culture dans les regadios ; São Nicolau, cinq pieds nés de graines des West Indies, 3 000 pieds estimés par Pusich le 8 janvier 1803 ; café estimé 14:000$000 réis, maïs et vigne 7:200$000 chacun ; recommandation de 1803 ; Junta de Agricultura de 1812 et sociétés agronomiques ; silence des gouverneurs jusqu'en 1826 ; pétition de 22 négociants de Lisbonne (1826) : arroba du Cap-Vert à près de 1$800 réis contre un peu plus de 600 réis pour le Brésil ; droit de 30 % sur les produits d'Afrique, ramené à 10 % le 14 décembre 1829 ; conclusion : préférence pour le Brésil, sécheresses, morgadios. Fogo n'est pas citée comme île à café.
    4. Cape Verde Islands, Handbooks prepared under the direction of the Historical Section of the Foreign Office, n° 117, Great Britain, Foreign Office, Historical Section, H.M. Stationery Office, 1920, https://archive.org/details/capeverdeislands00grearich niveau solide
      P. 21-22 : le café est la première exportation, payé à Lisbonne plus cher que les autres cafés d'Afrique de l'Ouest, si riche en caféine que beaucoup le coupent de trois ou quatre fois son poids d'un café plus doux ; le régime des petits producteurs empêche d'en produire assez pour l'étranger ; cultivé surtout à Santo Antão, Fogo et Santiago. P. 26-27 : grandes propriétés à café, purgueira et canne à Santiago, Santo Antão et São Nicolau ; purgueira en métayage (moitié de la récolte plus un dixième) ; partout le café reste sous le contrôle du propriétaire. P. 32 : café et graines de purgueira font environ les trois quarts des exportations.
    5. The Cape Verde Islands, translated from the French of Capts. Philippe de Kerhallet and A. Le Gras, Charles Philippe de Kerhallet et A. Le Gras, United States Hydrographic Office, 1873, https://archive.org/details/capeverdeislands00kerh niveau moyen
      Instructions nautiques, avec quelques remarques économiques. P. 10 : café parmi les principales exportations des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent. P. 15-16 : Santo Antão, sol le plus productif du groupe, environ 1 000 quintaux d'excellent café dont 50 % exportés. Description de Fogo sans mention du café. L'unité du quintal n'est pas précisée.
    6. Nota informativa NI_06/CMM/GP/ACI/2018 : 5ª edição do Festival do Café do Fogo, Câmara Municipal dos Mosteiros, 2018, https://www.cmmost.cv/uploads/files/2019/01/cmm-ni-n-06-marco-de-2018. niveau solide
      Festival créé par la mairie et institutionnalisé en 2014, tenu à Igreja à l'époque de la récolte, qui à Mosteiros va de février à avril, dans les dernières semaines de la campagne ; visites des caféières dans les hauts de la commune ; café da manhã et café da tarde avec batanquinha (patate douce et farine de maïs), camoca, cuscuz, fromage, pomme de terre, pain, banane.
    7. Noba de Musteru, informativo da CMM, n° 5 : 1º Festival do Café do Fogo, Câmara Municipal dos Mosteiros, 2014, https://www.cmmost.cv/uploads/files/2018/01/boletim-informativo-abril- niveau solide
      Premier festival à Igreja, avril 2014 ; présentation du Museu do Café do Fogo, installé dans l'ancienne délégation de santé ; le président de la mairie demande au ministère de l'Agriculture et du Développement rural d'étendre les caféières en quantité et en qualité ; ConCafé, Confraria do Café do Fogo.
    8. Café do vulcão cabo-verdiano do Fogo chega ao gigante Starbucks, Agence Lusa, publié par 24noticias (SAPO), 2019, https://24noticias.sapo.pt/atualidade/artigos/cafe-do-vulcao-cabo-verd niveau moyen
      Dépêche du 8 décembre 2019. Fogo Coffee Spirit, partenariat de 2011 entre Trabocca (51 %) et Capital Consulting (49 %) ; plantation d'environ 200 ans sur un volcan de près de 2 900 m ; 1934, meilleur café de l'empire selon la dépêche ; 500 t en 1900, environ 100 t par an un siècle plus tard, moins ensuite à cause de la sécheresse ; dizaines de petits agriculteurs à Mosteiros, de 350 à 1 300 m ; culture de sequeiro sans engrais chimique ; achat en cerise ; voies sèche et humide ; 11 t traitées en 2018, 11 % de ce volume en mars 2019 ; faibles pluies depuis trois ans ; exportation faite en partie par chaque producteur et par les émigrés ; stockage par les producteurs quand la récolte baisse ; projet de thé de casca de café ; trois envois à Starbucks depuis la campagne 2015, en sacs de 30 kilos.
    9. Cape Verde company sells coffee to Starbucks, Macau Daily Times, reprenant Macauhub et l'agence Inforpress, 2015, https://macaudailytimes.com.mo/cape-verde-company-sells-coffee-to-star niveau moyen
      6 960 kg vendus à Starbucks ; ventes antérieures au Japon, en Russie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie ; certificat phytosanitaire du ministère du Développement rural à Fogo ; partenariat avec Pro Café ; production actuelle de 30 t en moyenne annuelle, objectif de 300 t en dix ans ; culture à Mosteiros, surtout au Morgadio de Monte Queimado ; médailles d'or de 1934 (Porto) et 1949 (Lisbonne) ; présentation à Paris au début du XXe siècle. Date de publication lue dans la page : 2015, deux dates de métadonnées (6 juillet et 27 août).
    10. Ilha do Fogo Is a Volcanic Paradise of Coffee & Wine, Tanya Nanetti, Barista Magazine Online, 2022, https://www.baristamagazine.com/ilha-do-fogo-is-a-volcanic-paradise-of niveau moyen
      Article du 24 mars 2022. Café entièrement arabica ; au moins 300 ans de présence ; culture au nord de l'île entre 3 000 et 5 000 pieds sur le lapilli, plantée comme la vigne, l'humidité nocturne condensée gouttant vers la plante ; vieux caféiers parmi papayers et bananiers ; producteurs organisés en coopératives ; Fogo Coffee Spirit achète à plus de 100 producteurs ; le café est le plus souvent exporté pour être torréfié ailleurs, d'où la difficulté de le trouver sur l'île.
    11. Damage from lava flows: insights from the 2014-2015 eruption of Fogo, Cape Verde, Journal of Applied Volcanology, 6, S. F. Jenkins, S. J. Day, B. V. E. Faria, J. F. B. D. Fonseca, 2017, https://doi.org/10.1186/s13617-017-0057-6 niveau solide
      Chã das Caldeiras : légumes, fruitiers et vignes cultivés dans des puits de téphra, vin et confitures de la coopérative ; la vigne est la culture de plus grande valeur ; 75 % des bâtiments et 25 % des terres cultivables ensevelis (2,08 km² sur 8,5 km²) ; aucune occurrence du mot coffee dans l'article.
    12. Procedures for membership of the International Coffee Agreement 2022, ED 2409/22 Rev. 3, annexe III, Organisation internationale du café, 2025, https://www.ico.org/documents/cy2024-25/ed-2409-r3e-membership-ica-202 niveau solide
      Document du 16 juillet 2025 : Cape Verde ne figure pas parmi les parties contractantes de l'accord de 2007 ; il est dans la liste des gouvernements invités comme observateurs à la 133e session du Conseil, qui a négocié l'accord de 2022.
    13. Chã das Caldeiras, Wikipédia en anglais, 2026, https://en.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A3_das_Caldeiras niveau faible
      Sans note : l'association du village torréfie et moud un café de Fogo vendu sous l'étiquette Café das Caldeiras, cultivé sur le flanc nord. Utilisée seulement pour ce lien commercial.
    14. V Recenseamento Geral da Agricultura (RGA 2015), présentation des résultats, Governo de Cabo Verde, Instituto Nacional de Estatística, 2015, https://governo.cv/documentos/v-recenseamento-geral-da-agricultura niveau solide
      Présentation de 27 pages (rubriques : agrégats familiaux, structure agraire, élevage) qui ne contient aucune occurrence de café. Établit seulement que ce document ne chiffre pas le café.
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